Bone Martial Art
Le Bone Breaking Martial Art (koppo jutsu en japonais) est une technique de combat offensive fondée sur la connaissance des articulations et de l'ossature qui consiste à neutraliser l'adversaire en luxant, en fêlant, en fracturant ou en broyant ses articulations, les cartilages ou n'importe quel point névralgique de son squelette.
Cette technique datant XIIème siècle a donné naissance à 3 écoles :
- Gikan Ryu
- Hokki Ryu
- Koto Ryu
La Technique :
Les techniques employées sont ultimes :
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Atémi :
Les atémis (coups frappés avec le tranchant de la main, le coude, le genou ou le pied) sont toujours dirigés vers des structures sous tension (jambe porteuse) ou des points névralgiques du squelette (crâne, thorax, vertèbres) afin de provoquer soit une fracture de l'os (impact direct) soit une félure de l'ossature ou hémoragie (impact indirect).
Clé :
Les clés (flexions ou torsions appliquées à un membre de l'adversaire) enchainées sans ménagement ne servent pas à immobiliser l'adversaire mais à provoquer des séries de luxations irréversibles aux articulations.
- Flexion :
Déformation d'un corps soumis à des forces transversales.
- Torsion :
Déformation subie par un corps soumis à l'action de deux couples opposés agissant dans des plans parallèles.
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Projections :
Le Bone Martial Art privilégie les techniques débilitantes (flexion, torsion) aux techniques de projections du Judo (bras, jambes, hanche, sacrifice) ou de l'Aïkido qui n'assurent que le déséquilibre ou la chute de l'adversaire.
Immobilisations :
Le Bone Martial Art intègre diverses techniques de combat au sol (étouffement et renversement) afin d'exécuter des prises d'étranglement ou des clés à levier dévastatrices.
Les Lésions :
On retiendra deux types de lésions :
- Les luxations (affectant les articulations)
- Les fractures (affectant les os)
Les Luxations :
La luxation, ou dysplasie, est définie par une perte de contact totale des surfaces articulaires d'une articulation. Elle peut être favorisée par une trop grande élasticité des ligaments pouvant aller jusqu'à la sortie complète de la cavité (cas rare). On parle aussi de déboîtement. Lorsque la perte de contact n'est pas totale, on parle de sub-luxation.
Mécanisme :
Le mécanisme le plus fréquent est un faux mouvement, ou une sollicitation extérieure d'un membre comme une clef de bras (armlock). Le membre joue un rôle de levier qui amplifie l'effort sur l'articulation.
Conséquences :
A court terme :
- Douleur soudaine et localisée ;
- Impotence fonctionnelle, il est douloureux ou impossible d'effectuer certains mouvements ;
- La déformation, dissymétrie des articulations (l'articulation de gauche ne ressemble pas à celle de droite).
A long terme :
La luxation provoque un étirement des ligaments, qui peut aller dans les cas extrêmes jusqu'à leur rupture ou à un arrachement osseux. Il y a donc une fragilisation de l'articulation. De même, la luxation peut entraîner une fracture osseuse (exemple : fracture de la glène dans la luxation scapulo-humérale) qui fragilisera aussi l'articulation.
En outre, le déplacement de l'articulation peut pincer un nerf ou un vaisseau sanguin, ce qui peut provoquer des problèmes neurologiques aux membres (notamment aux extrémités) et d'alimentation sanguine (ischémie). Pour les membres, on constatera alors chez la victime :
- Des troubles de la sensibilité (sensation de fourmillement, perte de sensibilité, sensation de décharge électrique) ou de la motricité des extrémités ;
- Un pouls distal (radial ou pédieux) dissymétrique, difficile à sentir d'un côté voire absent, des pâleurs et froideurs aux doigts ou orteils.
Dans certains cas, une luxation non détectée et donc non réduite aura pour conséquence, sur le long terme, une reconstruction articulaire : une nouvelle articulation va se créer sur la nouvelle zone de contact articulaire sous la forme d'un creusement osseux, une mobilité approximative est alors retrouvée. Ce type de réarrangement osseux est le plus souvent observé sur les luxations de l'épaule et de la hanche.
Les Fractures :
La fracture est définie comme la rupture brutale d'un os ou d'un cartilage dur.
Mécanisme :
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Choc direct : la partie du corps reçoit un choc et se rompt ;
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Choc indirect : une partie du corps reçoit un choc, l'onde de choc se propage dans les os et une autre partie distante, mais plus fragile se rompt (Ex.: Une personne chute et se reçoit sur la main, mais se casse le coude) ;
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Flexion : l'os est sollicité en flexion ;
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Torsion : l'os est sollicité en torsion ;
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Petits traumatismes répétés : fracture dite de fatigue ;
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Maladie : certaines maladies vont faciliter la fracture, celle-ci va se produire pour des situations non traumatiques chez les personnes saines : cancere des os, ostéoporose (décalcification), ostéogénose imparfaite (maladie des os de verre)
Conséquences :
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Douleur soudaine et localisée ;
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Impotence fonctionnelle : il est douloureux ou impossible d'effectuer certains mouvements ;
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Déformation : formation d'un oedème (gonflement), angulation du membre (fracture avec déplacement), enfoncement.
La rupture d'un os n'est pas en soi dangereuse. Le danger provient :
- De l'impotence fonctionnelle ;
- D'éventuels dégâts provoqués par le déplacement de la fracture.
Cas particuliers :
Traumatismes crâniens :
Dans le cas d'un traumatisme cränien, la rupture de l'os n'est pas en soi problématique, c'est l'atteinte neurologique qu'il faut craindre.
En effet, le choc à la tête peut provoquer une flexion violente du cou et donc un traumatisme des cervicales. Par ailleurs, il peut se produire une atteinte du cerveau même en l'absence de fracture. Il faut notamment craindre la formation d'un hématome qui peut comprimer une partie du cerveau.
Cela a pour conséquences neurologiques :
- Des troubles de la conscience, du comportement ;
- Des troubles de la mobilité ou de la motricité des extrémités, doigts et orteils : sensation de fourmillements, insensibilité, impossibilité de bouger ;
- Une anomalie des réflexes pupillaires, et notamment dissymétrie des pupilles (une est dilatée, l'autre contractée).
La fracture d'une ou plusieurs côtes rend la respiration douloureuse, difficile. Elle peut entraîner une atteinte des poumons, et notamment un hémothorax (le poumon se remplit de sang) ou un pneumothorax (le poumon percé ne peut plus jouer son rôle), qui peut mettre en jeu le pronostic vital.
Outre la douleur et la difficulté respiratoire, on peut avoir :
- Des crachats de sang, avec un sang bien rouge et contenant des bulles ;
- Un volet costal : une partie de la poitrine bouge à contre-sens de la respiration : elle s'abaisse à l'inspiration et s'élève à l'expiration.
Un des risques de la fracture du bassin est la section de l'urètre. Parmi les signes caractéristiques, on peut avoir :
- Une perte d'urine ;
- Une douleur lorsque l'on exerce une pression sur les ailes iliaques (côtés du bassin).
La colonne vertébrale est le lieu ou transite la moelle épinière qui fait partie du système nerveux central, et les racines nerveuses, qui font partie du système nerveux périphérique. Un traumatisme de la colonne vertébrale peut mettre en danger ces structures et donc provoquer une altération de la sensibilité soit par des fourmillements (paresthésies) soit par une absence de sensation (anesthésies) ou de la motricité (paralysie), qui peut être irréversible. Dans l'état actuel des connaissances médicales, on ne sait pas réparer les lésions neurologiques à ce niveau.
Dans certains cas, le traumatisme n'a pas provoqué de lésion de la moelle épinière, mais il rend la colonne vertébrale instable : en cas de mouvement, il peut y avoir création d'une lésion neurologique et donc de troubles de la motricité ou de la sensibilité.
mostafa
mer 09 jan 2008 11:57