Dictionnaire de la Boxe
[ E-&-M ]
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E /
Echange : moment entre deux attentes durant lequel les boxeurs passent à l'offensive ; c'est durant cette période d'activité que les juges comptabilisent les touches arrivées dans les cibles.
Efficience : la gestion des ressources physiques du début à la fin du combat est une compétence essentielle, Il est bon de rappeler que le gagnant d'un combat est celui qui touche le plus de cibles (et avec suffisamment de puissance pour l'opposition au K.O. system) et non celui qui délivre le plus de coups bloqués ou dans le vide, pour une efficacité maximum, les coups doivent être donné avec discernement.
Embrouilleur : combattant qui par ses actions sème la confusion dans l'esprit adverse afin de déstabiliser son opposant et dérégler sa boxe par divers procédés qualifiés de supercheries ou de tromperies (bluff, moqueries, sourires, ruses, etc.).
Empattement : distance qui sépare les deux appuis pédestres. Certains boxeurs ont besoin d'écarter largement leurs appuis pour assurer leur stabilité et leur puissance de frappe, c'est souvent le cas des athlètes longilignes.
Encaisseur : combattant dur aux coups.
Enchaînement : liaison d'actions en attaque et également en défense. Enchaîner, donner plusieurs coups à la suite et lier des techniques permet de créer de l'incertitude défensive afin de déborder l'adversaire et de trouver des ouvertures. Les enchaînements peuvent être constitués de séries des deux mains ou de gestes redoublés du même bras. Les coups peuvent être variés, sur des hauteurs et des cibles différentes.
Enfermer dans le coin : procédé dit de manoeuvre qui consiste à amener l'opposant dans un angle du ring à l'aide de moyens divers (pressing, cadrage, etc.) pour le travailler.
Entraîneur : dans le domaine du sport, les moniteurs assurent différentes fonctions, entraîner les athlètes (rôle de professeur), les diriger techniquement lors des rencontres (rôle de coach) et gérer leur carrière (rôle de manager). Depuis les années 1990, la fonction du coaching (préparation physique et mentale) s'est démarquée du rôle d'entraîneur pour devenir une profession à part entière.
Esquive : mouvement défensif permettant d'éviter (évitement) un coup adverse. L'esquive consiste en un déplacement (retrait) de tout ou d'une partie du corps pour échapper au coup adverse. On distingue l'esquive partielle (mouvement de tronc ou déplacement d'un seul appui) de l'esquive totale (déplacement des deux appuis). On recense six types usuels d'esquive :
- la flexion latérale (inclinaison du tronc ou désaxé),
- l'esquive en torsion (rotation du tronc et extension dorsale),
- l'esquive par-dessous (verticale ou rotative),
- le retrait de buste en arrière (par extension dorsale),
- le pas de coté (décalage, en anglais side-step)
- le pas de retrait (déplacement en arrière, en anglais back-step)
L'esquive est l'apanage des boxeurs expérimentés et la forme de défense par excellence, permettant les ripostes les plus violentes, les esquiveurs (au même titre que les combattants physiquement engagés) sont d'ailleurs très appréciés par le public.
Esquive rotative : mode particulier d'évitement de coups circulaires (crochets et swings) consistant à passer en dessous en anticipant l'arrivée du coup. Plusieurs modes d'exécution existent :
- se baisser puis effectuer une rotation du tronc pour se retrouver d'un côté (demi-rotative),
- absorber le coup puis passer en dessous pour se retrouver de l'autre côté (rotative complète).
Certains athlètes excellent dans ce type d'esquive qu'ils utilisent même pour éviter les autres types d'attaque (directs et uppercuts).
Exercices : ensemble d'activités d'entraînement destinées à faire progresser le pratiquant. Lorsqu'on franchit la porte d'une salle de boxe, on peut observer les activités suivantes :
- la boxe dans le vide face à un miroir (shadow-boxing),
- le saut à la corde, exercices avec massues, frappe avec une masse, etc.,
- le travail au sac et aux autres appareils de frappe,
- la séance collective,
- la leçon individuelle,
- l'opposition sur le ring (sparring)
- les exercices de stretching et de musculation.
Extérieur (Faire l'...) : évoluer dos aux cordes du ring, en fuite permanence sur l'avancée adverse (attitude de fuyard). Cette situation est généralement induite par l'adversaire, néanmoins, certains boxeurs (attentiste sur les cordes) sont spécialisés dans ce type de boxe à l'affût de l'attaque adverse ou de l'avancée adverse pour déclencher des actions contre-offensives (coups d'arrêt et contres).
Extérieur de la garde : parties corporelles et cibles se situant en dehors de la cheminée délimitée par les deux bras en garde classique (à contrario, on parle d'intérieur de la garde).
F /
Facteurs de réussite en combat : se présentent comme les éléments-clés de la performance. On les classe dans différentes catégories :
- habiletés gestuelles,
- habiletés technico-tactiques (gestion de la distance, procédure de découverte des cibles...)
- capacités physiques (aérobie, explosivité, force...),
- capacités cognitives (adaptation, gestion de l'effort, planification, prise de décision, prise d'information, stratégies, timing...),
- capacités mentales (maîtrise des émotions, motivation...),
Fausse information : habileté des boxeurs chevronnés, elle concerne les intentions tactiques aussi bien offensives que contre-offensives. On les classe en deux catégories :
- la fausse information en attaque (simulation de coup pour faire réagir ou feinte pour faire diversion)
- la fausse information en position d'attentiste afin d'exploiter l'activité adverse (piège pour commander une offensive précise).
Fausse-attaque : attaque simple ou composée, incomplètement réalisée, destinée à faire réagir l'opposant pour tirer parti de ses réactions.
Fausse-garde : garde inversée, c'est-à-dire pied droit en avant. Les boxeurs en fausse garde (qualifiés de fausse-patte) ne sont pas nécessairement gauchers.
Feinte : mouvement offensif, semblable à une attaque (fausse attaque), destiné à déjouer les gestes de défense de l'adversaire afin de créer des ouvertures (sorte d'invitation à défendre). Ce simulacre d'action offensive (ruse) permet de tirer parti d'une réaction adverse pour placer une attaque différée. On distingue deux catégories de feintes :
- la feinte programmée consiste à mimer le premier coup afin d'atteindre au second coup une cible a priori découverte ; c'est donc un ensemble de deux coups indissociables et rapidement réalisable (une-deux). Certaines écoles enseignent différents types de feintes standards.
- la feinte adaptative consiste à mimer premier coup afin de guetter une éventuelle ouverture pour en tirer profit. Certains athlètes (opportunistes) construisent leur boxe sur cette façon d'agir.
Il existe différentes formes de feintes (feinte de corps, de déplacement, de coup, de cible, etc.)
Fixation (Point de...) : mode offensif qui consiste à répéter une attaque identique sur une même cible ou un même côté afin de créer une ouverture sur une autre cible. Elle a pour but d'occuper l'adversaire sur une tâche unique (action de fixer) ce qui créé une diversion afin de s'attaquer à une autre cible par la suite.
Fonceur : boxeur qui avance constamment et dont la stratégie consiste à :
- bousculer son adversaire pour en tirer profit (mettre l'adversaire sur les talons),
- acculer son adversaire dans les cordes pour le travailler.
Certains boxeurs sont spécialisés dans ce mode offensif surnommé dans le jargon pugilistique de « rouleau compresseur ». On les compare souvent à des taureaux et leur adversaire peut par analogie être comparé à un torero (allégorie de la tauromachie).
Forcing (Faire le...) : attitude fréquente chez un adversaire en retard à la marque qui est condamné à accélérer la cadence pour se refaire sur les derniers rounds.
Formes de corps : ensemble de mouvements segmentaires obtenu par la combinaison de différentes chaînes musculaires déterminant une gestuelle caractéristique. Dans le langage courant on parle plutôt de technique de frappe ou de technique de défense. On recense les :
- formes de corps d'attaque, technique en ligne, en cercle, en hélice, en bascule, etc., (direct, crochet, uppercut, etc.),
- forme de corps de défense en flexion, en extension de tronc, en torsion de tronc, etc. (blocages, déviations, esquives, etc.).
Frappeur : combattant dont la puissance de frappe est supérieure à la moyenne et qui utilise ce registre.
Fuyard : boxeur qui recule constamment. En général, les combattants sur le reculoir sont en difficulté et cherchent à échapper à la progression (pression) adverse toutefois certains boxeurs (attentistes) construisent volontairement leur jeu sur ce mode afin de :
- se mettre à distance (dérobement, fuite) pour se tenir à l'abri des offensives adverses,
- utiliser le principe de l'aspiration pour placer des contre-offensives (ripostes et contres)
Les boxeurs spécialisés dans ce mode défensif fondé sur les sont souvent assimilés à des anguilles pour leur capacité à échapper au pressing adverse (métaphore de l'anguille réputée insaisissable), par opposition, lorsque leur adversaire s'efforce de les coincer, on dit qu'ils jouent tous deux « au chat et à la souris ».
G /
Garde : lorsqu'on parle de garde, on songe généralement à la position des bras pour se protéger, mais bien plus que cela, le terme désigne l'organisation corporelle (attitude de combat) permettant au combattant de se préparer à défendre et de à passer à l'offensive dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d'efficacité. Différentes positions permettant de faire face à un adversaire avant et pendant l'engagement sont appelées garde à défaut. De nombreuses attitudes de garde existent :
- la garde trois-quarts de face,
- la garde de profil,
- la garde inversée,
- la garde haute,
- la garde basse,
- la garde avancée,
- la garde ramassée,
- etc.
Certes, il très important d'être gardé (hermétique), mais il faut également adopter une attitude susceptible d'agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). Un boxeur n'adoptant pas d'attitude définie où ayant les bras ballant est dit non gardé, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).
Garde frontale : attitude de face de combat la plus utilisée (garde classique). Les appuis sont sur deux lignes, le bassin et le tronc de trois-quarts de face. Le dos est légèrement enroulé, le corps penché vers l'intérieur, l'épaule avant est plus haute que l'épaule arrière, le bras avant est en position avancée tandis que le bras arrière protège le visage et le tronc.
Garde inversée (horizontale) : attitude de trois-quarts de face permettant de défendre au corps-à-corps et de neutraliser. Cette forme est généralement adoptée en situation de corps-à-corps et/ou pour bloquer des coups qui parviennent à la face.
Garde inversée (verticale) : attitude de profil dont le bras avant est en direction du sol. Cette forme est généralement adoptée par des boxeurs spécialistes des esquives et des contres :
- pour esquiver et passer en dessous la garde,
- pour appâter des attaques dîtes commandées,
- afin de placer des ripostes du bras avant après un travail d'esquive.
Garde latérale : attitude de combat où les épaules sont placées de côté réduisant ainsi la surface offerte à l'adversaire (garde de profil). Ce placement de profil facilite le travail du bras avant. Le poids du corps peut être différemment réparti, aussi bien sur la jambe avant qu'arrière. Certains boxeurs (stoppeurs) utilisent cette attitude propice aux coups d'arrêt du bras avant.
Gestion de l'opposition : capacité à gérer l'ensemble des opérations du combat (opérations de gestion) et de prendre en compte la somme des éventualités qui vont se présenter. Ces habiletés concernent la possibilité acquise, par l'athlète dans les différentes phases de l'opposition, de réaliser des actions de construction du jeu et d'adaptation (recueil d'information, de prise de décision, de conduite de l'opposition, de manœuvre de l'opposant, etc.).
Gestion de la distance : cette opération technique est un des facteurs de la réussite en combat pour atteindre les cibles adverses. Différentes modes et procédures permettent de gérer cette opération (effectuer un pas de côté, presser l'adversaire vers les cordes, raccourcir (casser) la distance, rallonger la distance, etc.).
Glissement : technique d'évasion au corps-à-corps consistant à s'échapper par débordement d'une position sur les cordes.
H /
Habileté : possibilité acquise d'exécuter une tâche de combat avec un niveau élevé d'efficacité dans le résultat et l'économie de l'effort (efficience). L'habileté fait appel à de nombreuses aptitudes et capacités. Elle est acquise par la répétition et l'effort d'adéquation à l'objectif visé. A la différence des aptitudes (virtualités qui seraient plus ou moins génétiquement déterminées), elle est développée à la suite d'un apprentissage dans une tâche précise ou une classe restreinte de tâches et est utilisable et adaptable dans des situations voisines. On distingue différentes classes d'habiletés (gestuelle, technico-tactique, de conduite du jeu, de gestion du jeu, d'adaptation à l'adversaire, etc.).
Half-swing : littéralement semi-swing, coup de poing circulaire et large donné qui s'apparente au swing.
Hommes de coin : équipe composée de l'entraîneur (coach), du soigneur (cut-man) chargée d'encadrer le boxeur au bord du ring, Pour les combats professionnels un assistant de l'entraîneur complète le groupe.
Hors de combat : se dit d'un combattant dont l'état physique et/ou mental ne permet pas de poursuivre le combat. Le hors-combat est effectif si le combattant a été touché par son adversaire et ne peut pas reprendre le combat au compte huit de l'arbitre ou lorsqu'il est considéré dans l'incapacité immédiate de continuer Le compté peut être effectué, soit parce que le boxeur a été envoyé au tapis par un coup, soit parce qu'il est en position debout et en difficulté (compte debout, règle inexistante dans la plus part des fédérations).
Habituellement, avant de déclarer un boxeur hors de combat, l'arbitre effectue un compté durant 10 secondes (compte 10), si à la huitième seconde (compte 8) le boxeur compté fait preuve de lucidité la rencontre peut continuer. Le compté peut être effectué, soit parce que le boxeur a été envoyé au tapis, soit parce qu'il est en difficulté (compte debout, règle inexistante dans la plus part des fédérations). En outre, l'arbitre peut considérer un combattant hors de combat sans avoir à le compter s'il estime qu'il est incapable de poursuivre la rencontre (déficient, groggy, fatigué, etc.) notamment à l'issue d'un deuxième ou d'un troisième compté. Pour cela, l'arbitre croise les bras devant son visage pour indiquer l'arrêt définitif du match et annonce « Out ».
I /
Immobilisation : incapacité momentanée à s'échapper d'une zone géographique facilitant le passage à l'offensive adverse. Pour réaliser cet état transitoire d'immobilisation, un travail de pressing et de cadrage est utilisé.
Initiative (prise d'...) : prise en main personnelle de l'opposition consistant à devancer l'adversaire dans ses intentions et ses actions.
Intentions de jeu : groupes d'activité nécessaires à la réussite d'un duel. On les retrouve dans trois secteurs :
- l'imposition de son jeu à l'adversaire,
- l'adaptation à l'adversaire,
- l'exploitation de l'activité adverse.
Intentions tactiques : actions prévues et calculées à l'avance intégrant le plan tactique et se concrétisant par des décisions techniques et stratégiques (activités intentionnelles).
Intérieur de la garde : cibles situées dans l'espace entre les bras de la garde.
Intimidation (Technique d'...) : techniques et procédés de manœuvre consistant à apeurer l'adversaire ou à le persuader d'un certain danger (bluff).
Invitation : appât destiné à provoquer (commander) une attaque adverse afin de l'exploiter. On recense deux formes principales de manœuvre de ce type :
- l'ouverture d'une cible pour provoquer une attaque précise (commande),
- l'attitude trompeuse offrant à l'adversaire l'occasion d'entamer un mouvement offensif, afin de le cueillir dans l'action (piège).
Irrégularité : action interdite (délivrer les coups avec l'intérieur du gant, tenir ou pousser l'adversaire, boxer la tête en avant ou en dessous de la ceinture, se tenir aux cordes pour frapper, etc.) par le code sportif (règlement d'une fédération) et sanctionnées par des avertissements officiels et une disqualification en cas de cumul ou de récidive.
J /
Jab : coup de poing direct généralement du bras avant et non appuyé (contrairement au lead qui est une technique à plus grande course et beaucoup plus puissante). Il a trois fonctions principales :
- garder l'adversaire à distance (coup d'arrêt),
- gêner l'adversaire dans ses démarches (notion d'écran)
- permettre une construction du jeu offensif (préparer une suite d'actions pour trouver des ouvertures).
Certains boxeurs jabbent des deux bras pour marquer des points. Ils sont souvent placés en garde frontale et organisent leur boxe sur un travail d'esquives (grands mouvements de buste) et de contre-attaque. Il existe trois formes d'exécution :
- pistonnée (rectiligne),
- fouettée (avec le coude levé),
- forme balancée et jetée (autour de l'épaule, mode utilisé par les combattants en garde basse).
Jabbeur : combattant qui utilise énormément son bras avant (généralement difficile à manœuvrer).
Jeu de jambes : expression populaire et imprécise qui désigne la capacité d'un boxeur à se mouvoir. Elle concerne surtout la capacité à bouger sans cesse et à pouvoir se mettre en mouvement en cas de besoin.
K /
K.O. system : pratiques de compétition où la mise hors de combat de l'adversaire est autorisée.
Knock-down (K.D.) : situation dans laquelle un boxeur considéré à terre par l'arbitre subit un compte huit. (lorsqu'une partie de son corps autre que ses pieds touche le sol, qu'il se tient, s'accroche ou s'appuie aux cordes, qu'il se cache derrière ses gants et refuse de reprendre le combat). Certaines fédérations internationales n'utilisent pas le compte debout ; ainsi, en cas de défaillance d'un boxeur en position debout l'arbitre à le devoir d'arrêter le combat. Pour certaines fédérations, trois knock-down conduisent à un K.O. technique.
Knock-out (K.O.) : état de perte de connaissance temporaire causé par un traumatisme conduisant à la mise hors de combat. Pour annoncer la fin du compte pour un combattant défaillant, l'arbitre annonce « out ».
Knock-out (Technical... K.O.T.) : état d'incapacité physique et/ou mental constaté par l'arbitre, les hommes de coin ou reconnu par le boxeur lui même ne permettant pas de poursuivre le combat et conduisant à la mise hors de combat (ou à l'abandon). Pour annoncer la cet état l'arbitre annonce « out ». Pour certaines fédérations, trois knock-down conduisent à un K.O. technique.
L /
Labourer les flancs (Il s'est fait...) : expression utilisée sports de combat qui signifie avoir encaisser de nombreux coups sur les côtés du tronc.
Lead : littéralement plomb, direct appuyé ayant une grande course (amplitude) contrairement au jab. Il est puissant mais nécessairement très préparé (attaque légèrement différée).
Leçon de boxe : pratique de club consistant à faire travailler individuellement un boxeur. Elle est le plus souvent donnée avec des gants de professeur ou des palettes (pattes d'ours) et au besoin avec une ceinture de frappe (plastron de professeur).
Ligne d'attaque : portion du corps considérées comme hauteur de cibles, on recense trois hauteurs d'attaque :
- la ligne haute (tête, au dessus des épaules)
- la ligne moyenne (buste, entre les épaules et la ceinture).
- la ligne basse (jambes, en dessous de la ceinture)
Les coups au dessus de la ceinture (lignes haute et moyenne) sont autorisés et comptabilisés alors que les coups sous la ceinture (ligne basse) sont prohibés.
Lire la boxe adverse : capacité à observer et étudier le comportement adverse pour s'en servir. A ce titre, le recueil de données sur l'adversaire permet :
- (au coach et à l'athlète) d'élaborer un plan tactique avant le combat,
- (au coach) d'effectuer des régulations pendant la minute de repos
- (à l'athlète) d'ajuster son comportement et ses stratégies durant la rencontre.
Lisibilité des coups : aspect important de l'efficacité en boxe. Certains boxeurs délivrent des coups efficaces certes, mais difficilement perceptibles du public et des juges, or (à l'instar de l'escrime olympique), il est essentiel d'atteindre les cibles adverses avec le plus de clarté possible de façon à ce que les juges comptabilisent les touches avec la scoring-machine.
Lucky-punch : littéralement coup chanceux, coup providentiel mettant fin à un combat au K.O. system ; se dit lorsque le coup surgit au dernier round alors que le boxeur accusait un retard insurmontable à la marque.
M /
Maintenir à distance : activité qui consiste à utiliser un ensemble de moyen techniques afin de garder l'adversaire à grande distance pour éviter une opposition proche. Les procédés les plus utilisés sont les suivants :
- la boxe à reculons à base de mobilité importante (fuite permanente et pas de côté)
- la boxe en coups d'arrêt (directs longs sur approche adverse).
Manager : personne qui dirige les affaires d'un boxeur professionnel (agent). Souvent le manager s'occupe de plusieurs boxeurs (écurie). A ne pas confondre avec le promoteur qui a la tâche de prévoir des rencontres et avec l'organisateur qui met en place les plateaux sportifs.
Manière de combattre : manière de se comporter propre à chaque athlète (on parle également de style personnel notamment pour les grands champions). Il s'agit de la façon dont on s'y prend pour combattre et il existe pour cela un large panel de façons de faire. Elle est le produit du tempérament de l'athlète (impulsif, volontaire, etc.), de ses prédispositions et capacités (force, vitesse, etc.) et de ces acquis d'entraînement (esquive et remise, contre, forcing, etc.). Outre le style* personnel (comportement-type) que certains endossent volontairement pour s'opposer (accrocheur, attentiste, contreur, embrouilleur, fonceur, fuyard, truqueur, etc.), la façon de boxer englobe également les trois principales compétences (conduire, construire et gérer les opérations de match).
Certaines manières de faire très personnelles (le jeu de jambe de Mohamed Ali, les mouvements de buste de Sugar Ray Léonard ou l'attitude très désaxée de Naseem Hamed) ont marqué à jamais l'histoire de la boxe pour faire école (on parle d'empreinte ou de signature).
Manipulation : moyen technique qui consiste à perturber physiquement et mentalement l'opposant afin de dérégler l'organisation du jeu adverse. Différents procédés coexistent :
- les techniques d'intimidation (bluff, provocation physique et mentale, etc.)
- les tromperies ou manœuvres de toutes sortes (fausse-attaque, feintes, etc.)
Manoeuvre (technique de...) : procédé technique destiné à atteindre des cibles par le biais d'un contrôle ou d'une manipulation de l'opposant. Certaines démarches sont de l'ordre de la contre-information ou désinformation de l'opposant (brouiller, parasiter l'information, etc.) et d'autres de la contre-logique (l'action sort de la logique habituelle). On distingue deux catégories :
- les manoeuvres offensives (destinées à immobiliser (pressing et cadrage) ou destinées à créer des ouvertures par des tromperies (attaque différée, feinte, fixation, dissimulation d'action, sape, etc.)
- les manoeuvres contre-offensives (destinés à piéger l'opposant pour provoquer et exploiter une activité induite (piège, invite, leurre, etc.).
Masquer son intention : procéder destiné à augmenter le temps de réaction adverse par les procédés suivants :
- déclencher l'offensive sans mouvement parasite préalable,
- cacher le départ de l'attaque (masquer son attaque),
- diversifier ses attaques (créer de l'incertitude).
Match : Combat (en compétition).
Matraqueur : boxeur qui frappe en grande quantité et souvent très fort. La plupart du temps, il se contente d'utiliser ce registre (on dit aussi bûcheron, frappeur, ou matraqueur).
Menace : action offensive destinée à faire réagir l'opposant pour se servir de sa réaction ou pour l'intimider (feinte).
Mettre dans le vent : expression populaire qui signifie, en boxe, mettre en place des actions de dérobade et d'esquive. Le comportement le plus caractéristique consiste à fuir pour éviter d'être touché et pour obliger l'adversaire à se fatiguer inutilement).
Mettre sur les talons : action qui consiste à déséquilibrer l'adversaire dans une position du tronc en arrière peu propice à la réaction pour mieux l'attaquer. L'expression signifie également mettre en difficulté.
Mise de gants : expression signifiant faire de l'opposition (ou du sparring) notamment utilisée pour désigner les entraînements interclubs destiné à faire se rencontrer des pratiquants qui n'ont jamais travaillés ensemble.
Mode de travail : deux façons de s'entraîner avec partenaire coexistent, la coopération et l'opposition. Ainsi, plusieurs organisations pédagogiques peuvent être mises en place afin de faciliter les progrès de chacun (les formes de travail et d'opposition doivent préciser le but du travail, les rôles, les actions de chacun, etc.). On trouve :
- le travail de schémas de combat en partenariat (répétition avec partenaire de séquences de combat) : Il s'agit d'enchaînements au cours desquels, chacun des partenaires se laisse porter une attaque ou une contre-attaque (toujours parfaitement contrôlée) avant d'e réagir par une contre-attaque adéquate, elle même reçu par le partenaire avant que ce dernier ne réagisse à son tour, etc. L'ensemble forme une chaîne technique, très vivante, à peine interrompue par le temps d'impact simulé, qui développe la concentration, la précision, le réflexe et le souffle ;
- le travail d'opposition à mouvement connu à l'avance (combat d'entraînement codifié aux techniques et rôles pré-arrangés) : chacun des partenaires développe un mouvement d'attaque , de défense ou de contre-attaque connu de l'autre. Ce travail permet de développer les automatismes en défense, en riposte et en contre ;
- le travail en opposition conciliante ou semi-opposition (sparring à incertitude ouverte) : situation de travail où les deux pprtenaires dosent leurs offensives et contre-offensives selon des consignes dictées à l'avance ;
- le travail en opposition complète et à thème (sparring à incertitude ouverte) : situation de confrontation complète où les deux partenaires connaissent outre le but du travail, leurs rôles précis et les actions qu'ils peuvent utiliser ;
- le travail en opposition réelle (combat d'entraînement sous forme d'assaut libre).
Morphologie : caractères physiques en fonction desquels on peut classer les individus en catégories précises (morphotypes). Différents paramètres définissent la morphologie :
- la taille
- le poids
- l'envergure
- la carrure
- etc.
En boxe, dans une même catégorie de poids, on peut dénombrer différents types de morphologies dont il faut tenir compte, au même titre que les autres caractéristiques individuelles (aspect physique et psychique) et les comportements de combat (style de boxe, façon de boxer, stratégies, tempérament, etc.), pour adapter son jeu le mieux possible à l'opposant.
Mouvement du buste : la souplesse du buste peut constituer un avantage certain, les déports du tronc permettent :
- Sur le plan défensif :
- de mettre le haut du corps hors de portée des coups adverses (tant au milieu du ring que sur les cordes),
- de perturber l'adversaire en l'obligeant à redéfinir son programme offensif.
- Sur le plan offensif :
- d'éviter d'être touché dans l'axe direct (en attaque ou en contre)
- d'augmenter la puissance du coup, en ramenant violemment le buste.
Il existe trois modes principaux :
- le désaxage (déport latéral du tronc), est une inclinaison du buste hors de l'axe direct d'affrontement sans déplacement des appuis utilisé à des fins défensives et offensives.
- l'esquive rotative (passage en dessous avec une trajectoire en boucle),
- le retrait du buste est mouvement du corps vers l'arrière ou le côté (avec torsion du tronc) utilisé à des fins défensives et offensives.
Certaines écoles, notamment les écoles nord et latino-américaine, privilégient cette façon de faire spectaculaire, le roi en la matière fut l'anglais Nassen Hammed, un grand champion des années 1990.