Accueil Date de création : 18/03/06 Dernière mise à jour : 05/04/07 00:10 / 656 articles publiés
 

Lexique des sports de combat occidentaux  (Fighting Skills) posté le dimanche 19 mars 2006 00:20

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Dictionnaire de la boxe anglaise [A-D]  (Fighting Skills) posté le dimanche 19 mars 2006 00:25

 

Dictionnaire de la Boxe

 

 

[ A-&-D ]

 

 _

A / 

Absorption du coup : action défensive qui consiste à accompagner le coup adverse pour annihiler son effet. Certains athlètes se servent de ce mode défensif pour riposter efficacement après avoir appâté une attaque adverse. 

 

Accrocheur : combattant qui attrape assez souvent son adversaire. Certains compétiteurs sont spécialisés dans ce mode opératoire, considéré comme une forme d'anti-jeu, qui fatigue, déstabilise et perturbe les meilleurs combattants.

 

Aire d'attaque : zone géographique dans laquelle se situent les échanges techniques. On parle souvent de rentrer dans le territoire adverse lorsqu'on franchit le périmètre de sécurité c'est-à-dire la ligne imaginaire qui détermine la distance d'atteinte.

 

Aller au tapis : expression de compétition qui signifie se faire sonner par un coup et se faire envoyer à terre.

 

Allonge : relatif à la longueur des segments d'un combattant. Un combattant à la morphologie rectiligne (filiforme) dispose très souvent d'une envergure supérieure aux normes habituelles, ce qui va poser un problème d'organisation à son adversaire notamment pour se rendre au corps à corps. On dit quelquefois dans le jargon pugilistique que ces boxeurs là ont des « tentacules » en guise de bras.

 

Allonger la distance : action qui consiste à s'éloigner de l'adversaire dans le but de :

    - empêcher l'adversaire de s'exprimer de près,

    - trouver d'autres solutions stratégiques de combat.

 

Amorce : action qui consiste à faire réagir l'adversaire afin de tirer parti de sa réaction.

 

Angle d'attaque : orientation spatiale de l'action offensive. Différents axes vont permettre de trouver des passages (ouvertures) dans la garde adverse : l'axe direct d'affrontement, les axes latéraux et obliques. Ainsi l'offensive pourra se réaliser à l‘intérieur de la garde (en dedans) ou à l'extérieur de la garde (en dehors), par-dessus ou par-dessous la garde (dans la cheminée), en diagonale montante ou descendante, etc. (on parle du problème d'incertitude).

 

Anticipation (Avoir le sens de l'...) : capacité à déclencher une action contre-offensive juste avant le signal de l'offensive adverse ou pendant l'activité adverse.

 

Appât : moyen mis en place pour utiliser la réaction adverse à son avantage. Il consiste à présenter une cible découverte à l'adversaire afin de tirer parti de l'offensive adverse (notion de sacrifice de cible).

 

Appel (Faire un...) : cette notion concerne deux phénomènes opposés :

    - faire un appel à son désavantage consiste à annoncer involontairement l'arrivée d'une action

    - faire un appel à son avantage consiste à utiliser un signal destiné à donner une information à l'adversaire pour l'occuper ou pour l'induire en erreur.

 

Approche (Phase d'...) : espace de temps situé entre le démarrage du déplacement vers l'adversaire et l'atteinte de la cible. Beaucoup d'actions peuvent se dérouler durant c'est espace temporel (mouvement défensif, offensif ou contre-offensif). À qualités pugilistiques proches et condition physique égale, c'est la vitesse d'exécution (réaction, vivacité, explosivité) qui peut faire la différence entre deux athlètes, notamment en boxe amateur.

 

Appui : la boxe est souvent qualifiée, par les Anglo-saxons, de « science des appuis », pour rappeler l'importance des habiletés à servir du sol. Utiliser le sol en tant que tremplin pour mieux se déplacer et pour délivrer les techniques est donc une des conditions du succès. Des appuis bien répartis au sol et dynamiques permettent d'assurer équilibre, disponibilité à se déplacer rapidement et transmission de l'énergie par le principe d'action-réaction avec le sol. Les appuis sont d'autant plus importants que dans le combat au K.O. system, l'action de poussée des jambes augmente considérablement la puissance de frappe.

 

Appui principal : jambe sur laquelle s'effectue la plus forte charge corporelle. D'une manière générale, un uppercut est délivré avec le poids du corps sur l'appui du côté bras de frappe (à l'amble). En revanche, pour l'exécution d'un crochet, deux modes coexistent, le poids du corps peut être en charge soit du même côté que le bras de frappe soit sur l'appui opposé.

 

Appui secondaire : contrairement à l'appui principal, c'est la jambe où se fait le moins de transfert de masse.

 

Aptitudes : ensemble de prédispositions qui seraient plus ou moins génétiquement déterminées. Parmi ces virtualités, on retrouve :

    - Aptitudes physiques :

        - le punch

        - l'adresse

        - la coordination

        - la vitesse d'action

        - le souffle

    - Aptitudes mentales :

        - l'à propos

        - l'instinct

        - l'intelligence tactique (vista)

        - l'intelligence stratégique

        - la vaillance

 

Arme : terme générique utilisé dans les sports de combat de percussion depuis les années 1980 pour désigner le segment corporel de frappe.

 

Armer : action qui consiste à préparer le coup par un mouvement contraire à la trajectoire de frappe. Cette préparation a pour but de procurer de l'inertie de l'arme mais rend l'attaque plus prévisible.

 

Arrêt (Coup d'...) : également appelé stoppage, coup porté sur avancé adverse ou sur déclenchement d'attaque adverse, le plus souvent dans l'axe direct, dans le but :

    - soit de limiter la progression adverse (notion de mise en butée).

    - soit d'annihiler l'attaque adverse dès son déclenchement (notion de neutralisation de l'action adverse).

 

Assaut : vocable utilisé dans certains sports de combat pour qualifier une forme d'opposition où les techniques de frappe sont parfaitement retenues. On parle aussi de touche contrôlée sur les cibles ou de frappe rebondissante freinée.

 

Attaque : mouvement offensif destiné à atteindre des cibles adverses. On distingue plusieurs formes d'attaque :

    - simple : faite d'un mouvement unique,

    - doublée ou renouvelée : redoublement du même mouvement),

    - indirecte : différée, composée (comprenant appel, feinte, provocation, etc.), progressive (organisée autour de différentes actions pour s'approcher de la cible),

    - cachée : masquée,

    - sur préparation, lancée alors que l'adversaire a entrepris une préparation d'attaque.

    - en aveugle.

 

Attitude de combat : façon d'être positionné (de se tenir, de s'orienter, d'être protégé ou en garde, etc.) dans le combat. On recense différentes attitudes :

    - garde de trois-quarts de face,

    - garde de profil,

    - garde en crouch,

    - garde basse,

    - garde le poids sur jambe avant,

    - garde le poids sur jambe arrière,

    - garde en appuis très écartés,

    - etc.

 

Automatisme : activité réflexe résultant d'un apprentissage. L'entraînement à un rôle essentiel à jouer dans l'acquisition des automatismes de combat car il est très difficile durant l'opposition de se donner du temps pour réfléchir et offrir des réponses rapides (et adaptées) aux sollicitations adverses.

 

Automatisme de relance : capacité à riposter immédiatement après une action de sauvegarde. On peut placer une relance suite à :

    - une action de fuite,

    - une action défensive (blocage, couverture, croush, déviation, coup d'arrêt...),

    - une action de protection (garde, couverture...),

    - une action d'évasion (débordement, dégagement du coin...),

    - une action de neutralisation (raccourcissement de la distance, verrouillage...),

    - etc.

 

Axe direct d'affrontement : la ligne d'attaque se présente comme la ligne imaginaire reliant deux protagonistes sur laquelle la grande majorité des actions se déroule. C'est donc le chemin le plus utilisé mais certains athlètes savent utiliser d'autres axes pour passer à l'offensive (trajectoires obliques ou diagonales, les pas de côté, etc.) On parle également du couloir d'affrontement pour désigner le chemin sur lequel se situent les appuis  des deux protagonistes.

 

B /

Baby face : se dit d'un jeune boxeur au visage angélique.

 

Bagarre : combat sans qualité où les deux protagonistes sont engagés physiquement certes, mais ne font pas état de leurs acquis techniques.

 

Bagarreur : combattant très volontaire dont l'ardeur excessive va souvent à l'encontre de la rationalité de sa boxe. Les bagarreurs sont habituellement des adversaires durs à combattre car ils exigent beaucoup d'engagement physique et une forte capacité d'adaptation.

 

Battement : également appelé balayage, le battement se présente comme une technique de neutralisation anticipée mettant en difficulté l'initiative adverse. C'est un coup sec donné sur le bras adverse pour empêcher son usage ou pour trouver un passage libéré vers une cible adverse. A ne pas confondre avec la déviation (ou parade-chassée).qui est un geste défensif.

 

Blocage : en anglais blocking, ce mouvement défensif permet de neutraliser un coup adverse. Ce geste défensif consiste à arrêter un coup en interposant une partie corporelle (ou le gant) entre la cible visée et l'arme adverse On distingue trois formes principales :

    - le blocage dit neutre qui encaisse le coup,

    - le blocage qui va à l'encontre du coup (télescopage de l'arme),

    - le blocage qui accompagne le choc adverse (absorption de l'arme adverse).

 

Bolo-punch : coup de poing circulaire exécuté à 45° et envoyé de bas en haut. C'est une technique mixte à mi-chemin entre l'uppercut et le crochet.

 

Bouclier : désigne un geste technique qui consiste à se protéger en mettant les deux avant-bras en protection devant le corps et la face.

 

Boxer de loin : s'opposer en conservant une grande distance par rapport à l'adversaire ; cette compétence à garder un intervalle important entre l'adversaire et soi-même peut mettre en difficulté des combattants qui aurait tendance à raccourcir la distance (casser la distance) pour travailler à mi-distance ou au corps à corps.

 

Boxer de prés : s'opposer en conservant une distance réduite par rapport à l'adversaire ; la boxe de près est généralement qualifiée de boxe au corps à corps, mais une boxe à mi-distance appartient également à un travail de près. Dans ce type d'affrontement privilégié par les combattants de tête, les coups perdent de leur amplitude et donc de puissance ce qui favorise les athlètes râblés (puissants du buste et des épaules).

 

Boxer en avançant : habileté indispensable pour un compétiteur au même titre que boxer en reculant et boxer en tournant. Les habiletés nécessaires à une boxe vers l'avant sont les suivantes :

    - savoir trouver la distance pour atteindre l'opposant (pas de progression, rush, etc.)

    - savoir coincer l'opposant (menaces, pressing et cadrage)

    - savoir défendre en avançant

    - savoir composer des attaques en avançant et manœuvrer l'adversaire (se servir du ring, user de tromperies, etc.).

      Certains boxeurs avancent par nature constamment sur leurs adversaires, on parle alors d'une boxe en « rouleau compresseur ». Ce sont souvent des combattants téméraires et durs aux coups (inébranlables).

 

Boxer en continu : manière de faire de certains athlètes qui attaquent et contre-attaque en permanence sans s'épuiser outre mesure. Cette façon de boxer appartient à certaines écoles de boxe et se rencontre dans les catégories les plus légères où le nombre de coups délivré par round est surmultiplié par rapport aux catégories les plus lourdes.

 

Boxer en contrant : style de boxe utilisant l'action adverse à son avantage. Qualifiés d'attentistes ou d'opportunistes, les athlètes construisant leur boxe exclusivement sur ce mode sont prennent rarement l'initiative d'attaquer et se limitent à exploiter l'activité adverse.

 

Boxer en coup d'arrêt : style de boxe fondé sur l'allonge et la vitesse de réaction. Qualifiés de stoppeurs ou d'attentistes, les athlètes construisant leur boxe essentiellement sur ce principe sont généralement longilignes et vifs. Ce sont des adversaires durs à travailler car leurs actions, menées lors de la phase d'approche et du lancement de l'attaque parasitent régulièrement l'initiative adverse.

 

Boxer en mouvement : style de boxe enseigné dans certaines écoles de boxe et souvent propre aux petites catégories de poids ; cette façon de faire appartenait au grand champion poids lourds des années 1960, Cassius Clay, alias Mohammed Ali, qui disait de lui : « Je vole comme le papillon et pique comme l'abeille ».

 

Boxer en reculant : habileté indispensable pour un compétiteur au même titre que boxer en reculant et boxer en tournant.

       Ne pas savoir boxer en reculant peut être un handicap face à des fonceurs qui mettent systématiquement leurs adversaires sur le reculoir.

      Certains boxeurs possèdent naturellement cette aptitude. Cette façon de faire permet à un boxeur longiligne de rester à grande distance et d'assurer un maximum de touches pour un minimum de risques notamment face à un adversaire recherchant la confrontation rapprochée.

 

Boxer en tournant : façon de faire qui s'apparente à la boxe à reculons. Elle appartient à la façon de faire de certaines écoles de boxe qui fondent leur manière de boxer sur les esquives mais également sur la boxe en coup d'arrêt et en contre.

      Savoir boxer en tournant, permet à un athlète en difficulté d'ajuster le rythme afin de « laisser passer l'orage ».

      En matière d'apprentissage, cette façon de faire doit être assimilée tout comme son versant opposé qui consiste à cadrer et coincer un adversaire qui se dérobe.

 

Boxing-business : appellation donnée aux activités financières qui touchent le milieu de la boxe. Il qualifie notamment toute l'activité mercantile générée par les combats de grande envergure (négociation de tous genres (lieu de rencontre, droit télévisuel), promotion, communication et produits dérivés). Cette expression est également utilisée de manière ironique afin relever le caractère quelquefois douteux de certaines procédures.

 

Boxing-connexion : appellation donnée aux réseaux de communication et d'organisations internes au milieu de la boxe. Dans ces réseaux on trouve, les fédérations mondiales qui distribuent les titres, les promoteurs qui négocient les rencontres et au bout de la chaîne, les managers de boxeurs qui proposent des athlètes. A ces principaux acteurs se greffe un ensemble de biens et de services (organisateurs de plateau, publicitaires, médias divers, etc.).

 

Boxing-magnat : expression qui désigne le cercle restreint des magnats de la boxe auquel peu d'élus ont accès. Ce sont les responsables des fédérations, les grands promoteurs et leurs collaborateurs chargés de fabriquer des combats de haut niveau et de concevoir des plateaux de prestige. Ils vivent des activités de la boxe professionnelle et peuvent endosser des fortunes colossales lors de la signature des contrats.

 

Boxing-mania : expression du début des années 2000 qui désigne l'ensemble des activités extra-sportives et médiatiques qui accompagnent la carrière d'un grand champion (association de supporters ou fan-club, vente de produits dérivés, vidéos, apparitions à télévision, journaux à controverse, etc.).

 

Bras arrière : appelé bras fort, c'est le segment habituellement le plus puissant pour les combattants étant dans leur vraie garde. Certains athlètes adoptent cependant une latéralisation inversée à leur bras fort (souvent le cas chez les boxeurs ambidextres).

 

Bras avant : segment corporel très utile à la construction du jeu offensif mais également dans le jeu défensif. Le travail du bras avant, lorsqu'il est bien utilisé, à l'avantage de ne modifier ni l'équilibre ni l'ouverture de la garde. Il a comme fonctions :

    - de maintenir l'adversaire hors distance (poing avant en piston) et de faire obstacle à une initiative adverse (gêner, détourner l'attention, perturber les perceptions),

    - de construire le jeu personnel (chercher les ouvertures, tester les réactions adverses, préparer la suite de l'action offensive et armer le bras arrière),

    - de neutraliser les actions adverses (au début ou pendant leur déroulement).

 

Bras d'or : vocable d'origine anglo-saxonne qui signifie des bras très puissants presque magiques. Elle fut utilisée dans les années 1960 et 1970 pour qualifier des boxeurs aux prédispositions exceptionnelles notamment pour leur dextérité et/ou leur punch.

 

Break : terme d'arbitrage qui signifie « Séparez-vous ! ». Ordre donné par le directeur d'assaut (arbitre) réclamant aux deux boxeurs d'arrêter l'échange et de faire un pas en arrière (pas de retrait).

 

Brisquard (vieux...) : athlète d'âge avancé dont l'expérience est source de malice. Malgré leur médiocre condition physique les briscards sont habituellement difficiles à boxer car ils connaissent les ficelles du métier, maîtrisent les stratégies de combat et ont acquis la capacité à s'économiser.

 

Bûcheron : combattant dont la puissance de frappe est le point fort et qui utilise ce registre pour construire ses combats (on dit aussi cogneur ou frappeur).

 

C /

Cadrage : technique de manœuvre de l'adversaire destinée à l'empêcher de déborder, c'est-à-dire de s'échapper sur les côtés. Le but de l'opération de cadrage est de garder l'adversaire dans un secteur géographique favorable à une offensive (mise à distance de cible), de l'acculer aux cordes pour le travailler (on parle d'immobiliser l'opposant) ou bien de le laisser s échapper pour le cueillir lors de son échappée (notion de piège ou plus précisément de souricière). La procédure habituelle de cadrage est la suivante :

    1 - presser l'opposant vers les cordes,

    2 - recentrer ses écarts pour l'empêcher de s'échapper et le travailler (attaquer des cibles (saper) ou couper la route).

      Les moyens de pressing sont les pas de progression, les pas de côté et les manœuvres (simulacres, menaces, intimidation, rush ou ruades...) dans l'axe direct.

      Les moyens de recentrage sont les pas de côté et les attaques effectuées latéralement (couper la route).

 

Capacité : elle est le résultat de l'apprentissage et se présente comme une quantité de ressources disponible pour traiter des opérations de combat. Elle se manifeste dans des situations précises d'opposition et peut être mise en œuvre dans différentes situations, c'est-à-dire réutilisable dans différentes tâches de combat (réinvestissable). On distingue les capacités :

    - physiques (explosivité, force...)

    - biologiques (aérobie, anaérobie...),

    - décisionnelles (choix immédiat de réponse...)

    - méthodologiques (gestion de l'effort, plan tactique, stratégies adaptatives...)

    - affectives (maîtrise des émotions...),

    - informationnelles (vista, à-propos...),

    - etc.

 

Carapaté : se dit d'un boxeur très protégé. Certains combattants adoptent une couverture (attitude en crouch) leur garantissant un hermétisme contre les coups. Ils sont difficiles à atteindre car ils obligent leurs opposants à travailler en contre-offensive.

 

Casser la distance : action qui consiste à se rapprocher de l'adversaire afin de :

    - réduire la capacité d'action à grande distance de l'adversaire.

    - travailler au corps à corps.

 

Catégories de poids : échelle de répartition par tranches de poids. Elles ont pour but de mettre les sportifs en sécurité en évitant de trop gros déséquilibres de rencontres dus à la différence de poids. En boxe professionnelle, la catégorie reine est celle des poids lourds et celle des poids moyens est considérée très attractive.

 

Centre (Faire le...) : utiliser le milieu du ring comme lieu de construction de son jeu, garder le centre pour éviter de se trouver pressé sur les cordes (faire le siège au milieu du ring). Pour cela, les moyens techniques sont habituellement les coups d'arrêt. Certains boxeurs (attentistes au centre) sont spécialisés dans ce type de boxe obligeant l'adversaire à faire l'extérieur.

 

Cercle enchanté : vocable d'origine anglo-saxonne donné à l'aire de combat (ring de boxe) pour exprimer son aspect magique.

 

Chassé : geste de défense qui consiste à dévier le coup de sa trajectoire avec le gant ou l'avant-bras. Chasser le coup est une expression désuète aujourd'hui remplacée par dévier le coup.

 

Cheminée : chemin dessiné par la position des deux avant-bras dans la garde dite classique.

 

Chercher le coup dur : expression de compétition qui signifie qu'un compétiteur tente de réaliser un hors combat en plaçant des coups puissants. Cette démarche s'oppose à celle d'un styliste qui cherche à construire le jeu afin de marquer un maximum de points.

 

Cibles (...corporelles) : registre autorisé de zones corporelles à toucher (en assaut) ou à frapper (en combat au K.O. system) pour marquer des points. Certaines cibles sont à privilégier dans le combat au K.O. system (la tempe, la mâchoire, le plexus solaire, le creux épigastrique et le foie).

 

Classe sportive : comme dans de nombreux sports de compétition les athlètes sont regroupés dans des classes de performance. Ainsi en France, on trouve chez les boxeurs dits professionnels quatre divisions (Néo-pro, C, B et A).

 

Clinch : signifie combattre corps à corps.

 

Coach : entraîneur.

 

Coaching de coin : fonction essentielle destinée à encadrer le combattant au coin du ring en compétition. Réglementairement, le coach est là pour veiller à la sécurité de son poulain notamment pour le combat au K.O. où il peut arrêter le match à tout moment en jetant l'éponge sur le ring (la serviette plus précisément). Pour cela, il connaît les capacités et donc les limites de l'athlète dont il a la charge. Il peut accessoirement donner des soins, mais habituellement un soigneur l'assiste pour cette fonction. Son rôle principal réside dans le conseil technique et mental à l'athlète. Ses actions en la matière sont les suivantes :

    - observer et analyser les comportements durant le match (phase diagnostique),

    - établir un bilan global de la conduite de son athlète et adversaire (phase de synthèse),

    - donner des informations et consignes à son athlète durant le match et pendant la minute de repos à propos des actions à mettre en place (phase de conseil).

      Les conseils doivent être simples, peu nombreux et en rapport avec les compétences de l'athlète. Il est certain qu'on ne peut exiger d'un combattant un comportement non maîtrisé à l'entraînement au risque de le perturber. Ainsi les conseils portent sur l'utilisation des points forts de l'athlète, sur la capacité à régler les problèmes essentiels et sur la motivation de l'athlète.

 

Coaching sportif : jusqu'aux années 1990, l'entraîneur assurait l'encadrement des séances d'entraînement d'un ou plusieurs athlètes, les dirigeait techniquement lors des rencontres et gérait leur carrière. Avec l'an 2000, une nouvelle fonction, assurée par une tierce personne, vit le jour (on dira même une nouvelle profession) ; le coach sportif chargé d'individualiser la préparation, complète le travail de l'entraîneur, et se présente en premier lieu comme un conseil à l'athlète. Outre son rôle de conseiller, un coach sportif suit l'athlète dans l'ensemble de ses activités, coordonne les différents intervenants et encadre certaines parties de la préparation physique et mentale. Il est très souvent assisté par des spécialistes appelés préparateurs (préparateur physique, professeur de fitness, de stretching, de relaxation, etc.), ainsi que des thérapeutes (masseur-kinésithérapeute, ostéopathe, etc.).

 

Cogneur : boxeur qui frappe en grande quantité et souvent très fort. La plupart du temps, il se contente d'utiliser ce registre (on dit aussi bûcheron, frappeur, ou matraqueur).

 

Combat de têtes : combat effectué volontairement de près (tête contre tête) où les deux protagonistes s'engagent avec âpreté. Dans ce type de confrontation, le physique prend le pas sur virtuosité et favorise le boxeur le plus robuste.

 

Combat rapproché : combat effectué à mi-distance, cette situation permet l'utilisation de toute la gamme des coups rapprochés (directs courts, crochets courts et uppercuts courts) sans contact corporel. Cette forme d'opposition occasionne des matchs très physiques.

 

Combatique : courant de recherche né dans les années 1970 ayant pour objet l'étude de l'acte d'opposition dans le domaine des pratiques de combat. Cette discipline appartient au groupe des sciences du combat* et s'intéresse plus particulièrement à l'analyse réflexive de l'acte d'opposition (conditions générales du duel, situations et faits de l'opposition). Grâce à un langage qui lui est propre, la combatique élabore des modèles explicatifs et des théories rendant compte des comportements de combat. On assiste avec cette nouvelle approche à une sorte de révolution des manières d'étudier l'acte d'opposition, le savoir de l'expert émerge et s'organise autour d'un formalisme destiné à éclairer la pratique des athlètes. L'acte d'opposition (la conduite des pratiquants et également l'activité du coach) est décortiqué scientifiquement par des chercheurs en science du combat, ils observent, analysent et tentent de comprendre afin d'élaborer les modèles explicatifs et les connaissances propres du savoir-combattre.

 

Combinaison : en anglais combination, enchaînements de coups (d'actions) réalisés dans le but d'intégrer des automatismes à vocation stratégique.

 

Compartiments de jeu : désigne les différentes parties du jeu à maîtriser en situation d'opposition. Selon une analyse classique des opérations de match, on dénombre deux domaines principaux de maîtrise :

    - la défense de ses propres cibles,

    - l'attaque des cibles adverses.

      D'autres domaines de jeu sont à maîtriser :

    - les activités de contre-offensive

    - les manœuvres déstinées à empêcher le développement d'une action (neutralisation, stoppage et verrouillage)

    - les prises d'initiative dans l'action adverse (coup d'arrêt et coup de contre)

 

Compté : compte effectué lorsqu'un boxeur lourdement frappé fait preuve d'une trop grande fébrilité ; l'arbitre accorde dix secondes au boxeur pour retrouver sa lucidité, passé ce délai, le boxeur est déclaré dans l'incapacité physique ou psychique de poursuivre le combat.

 

Conduite du jeu : manière dont on procède pour piloter les opérations de match compte tenu des choix effectués avant le match (plan tactique) et des situations en présence. Cette compétence correspond à l'organisation mise en place pour mener de front trois objectifs :

    - imposer son propre jeu à l'adversaire,

    - s'adapter à l'adversaire,

    - utiliser l'activité adverse.

 

Construction de la cible : procédés élaborés pour atteindre les cibles adverses, cette manière de faire s'oppose à celle qui consiste à porter des attaques directes qui ne pourraient peut être pas aboutir. On peut situer trois façons principales de procéder :

    - enchaîner des actions (liaison d'action, feintes de toutes sortes, etc.) afin de prendre à défaut (déborder) l'adversaire,

    - chercher à atteindre certaines cibles en utilisant l'activité adverse et l'exploitation des caractéristiques de l'opposant.

    - organiser un jeu (jeu de manœuvres et manipulations (provocations, pressing, cadrage, etc.) de toutes sortes) pour mettre en défaut l'opposant.

 

Construction du jeu : se traduit par la capacité à décider d'actions de jeu et de prévoir un ensemble d'éventualité dans les phases de jeu.

 

Continuation de l'action : action offensive prolongée (enchaînement), qui peut être un doublement de la même action ou bien une liaison avec une action de nature différente.

 

Contournement de l'opposant : déplacement qui consiste à passer dans le dos de l'adversaire (débordement).

 

Contre (Coup de...) : action de contre-offensive déclenchée pendant l'attaque adverse (prise d'initiative dans l'attaque adverse). Ce procédé requiert des facultés d'anticipation et d'automatisme ainsi qu'une grande vitesse d'exécution. Le contre peut intervenir :

    - au démarrage de l'attaque adverse,

    - pendant l'offensive adverse et avant qu'elle aboutisse,

    - sur le retour de l'attaque adverse.

      A l'entraînement l'apprentissage de cette habileté s'appelle la leçon de contres où les attaques adverses sont annoncées à l'avance.

 

Contre-attaque : en anglais counter-attack, offensive (coup ou enchaînement de coups) déclenchée après avoir effectuée une défense, on parle de réponse (riposte, remise) à l'attaque adverse.

 

Contre-offensive : ensemble des actions déployées contre l'offensive adverse. Les actions contre-offensives interviennent soit avant, soit pendant, soit juste après l'attaque adverse et ont pour but soit de l'annihiler, soit de l'utiliser à son propre avantage. On dénombre quatre formes de contre-offensive :

    - le coup d'arrêt intervenant au déclenchement de l'action adverse dans un but défensif,

    - le coup de contre intervenant pendant l'action adverse dans un but offensif,

    - le dégagement d'un emprisonnement dans un coin ou contre les cordes

    - la neutralisation visant à empêcher le développement de l'offensive adverse,

    - la riposte qui est déclenchée après une défense et peut être réalisée dans le retour en garde adverse.

 

Contreur : combattant dont la stratégie relève de la boxe en coups de contre. On dit également qu'il utilise la stratégie du « coin de bois », c'est-à-dire qu'il attend que l'adversaire prenne l'initiative d'attaquer.

 

Contrôle corporel : action qui consiste à maîtriser certains secteurs du corps adverse (neutralisation) lors d'un corps-à-corps pour verrouiller avec efficacité les éventuelles actions adverses. Il est nécessaire de se garantir des points de sécurité (de contrôle) afin d'éviter une évasion adverse par un contrôle à trois hauteurs (torse, bras et bassin adverse).

 

Contrôle de l'arme adverse : action réalisée le plus souvent de près qui consiste à prendre appui sur le bras adverse au moyen du bras, de l'épaule ou du tronc, afin d'obtenir une maîtrise d'une éventuelle activité adverse.

 

Cork-screw : direct du gauche porté la main en supination (paume en dessus) qui se termine au moment du contact par une brusque rotation de l'avant-bras amenant la main en pronation (paume en dessous).Cette technique de frappe inventée par Kid Mac-Coy, (boxeur de la fin du XIXème siècle reconnu pour son adresse prodigieuse) a pour but de causer une douleur plus vive et une tuméfaction plus forte notamment à la face.

 

Corps-à-corps : situation d'opposition où les deux protagonistes se retrouvent au contact l'un de l'autre.

 

Couloir d'affrontement : axe d'affrontement  sur lequel se situent les appuis des deux protagonistes (chemin d'attaque).

 

Coup bas : coup délivré en dessous de la ceinture. Les techniques en dessous de la ligne des hanches sont interdites par le code sportif (règlement).

 

Coup de poing : en anglais punch, attaque avec le poing fermé. En pratique, on distingue quatre techniques principales (coup direct (straight-punch), coup circulaire (hook et swing), coup remontant (uppercut), coup descendant (drop)).

      Certains de ces coups peuvent être délivrés avec des orientations du corps différentes de la technique de base et emprunter des trajectoires différentes. Pour délivrer les techniques de poing, il existe deux formes principales de trajectoire (rectiligne et curviligne), une seule surface de frappe (l'avant du poing).

      Cinq techniques usuelles de poing sont répertoriées :

    - de forme pistonnée courte (direct court).

    - de forme pistonnée longue (direct long),

    - de forme circulaire (crochet et swing),

    - de forme circulaire remontante (uppercut),

    - de forme circulaire descendante (drop)

 

Coup différé : action offensive précédée par une technique d'amorce, on retrouve le principe de la feinte mais la stratégie du coup différé utilise principalement le principe de temps.

 

Coup lourd : frappe puissante dans laquelle tout le poids du corps est transféré dans l'action de percussion. Ce coup appartient, le plus souvent, à des boxeurs puissants du tronc et aux catégories de poids les plus lourdes. En sports de combat, on distingue les frappes pénétrantes destinées à passer au travers de la cible,  des frappes percutantes où l'arme rebondit sur la cible. Le plus souvent, on parle de directs lourds ce qui est le cas du lead (plomb), un direct utilisant une grande course.

 

Coup masqué : geste offensif dissimulé.

 

Coup mixte : geste offensif utilisé en compétition dont les paramètres d'exécution varient par rapport aux coups standards (préparation différente, trajectoire différente, cible visée différente, etc.). Nombreuses de ces techniques hydrides, à la trajectoire non conventionnelle et donc difficile à lire posent des problèmes défensifs à l'opposant. Parmi ces gestes très prisés des boxeurs expérimentés (coups de compétition) on retrouve le bolo-punch, le direct court, le direct plongeant à la face, le drop, le half-swing, le semi-crochet et le semi-uppercut (crochet remontant au corps)...

 

Couper la route : action de recadrage destinée à empêcher l'adversaire de déborder. On dit également « barrer le passage ».

 

Coups (Numérotation des...) : un codage standard des techniques, à usage pédagogique, fait référence dans la pratique courante de la boxe à chaque geste dans répertoire numérique. Ainsi, on annonce les techniques de base de la manière suivante :

    - n°1 = direct du bras avant,

    - n°2 = direct du bras arrière,

    - n°3 = crochet du bras avant,

    - n°4 = crochet du bras arrière,

    - n°5 = uppercut du bras avant,

    - n°6 = uppercut du bras arrière,

      Il existe également un système d'appellations standardisées pour les combinaisons de coups (le « 1-2 » est une liaison d'un direct et d'un crochet du même bras, le « 3-2 » est une liaison d'un uppercut et d'un crochet du même bras, etc.).

 

Couverture : geste défensif permettant de se protéger d'un coup (protection) en interposant le gant, l'avant-bras ou le bras. Se différencie du blocage et de la parade qui sont des actions actives puisqu'elles vont à l'encontre du coup.

 

Crochet (Coup de poing crocheté) : en anglais hook, coup de poing circulaire délivré le plus souvent à mi-distance avec le bras semi-fléchi qui arrive la plupart du temps sur les faces latérales de la tête ou du tronc. Il peut être réalisé uniquement depuis l'épaule ou accompagné d'une rotation du tronc et des appuis qui lui confère une plus grande puissance de frappe. En outre, la trajectoire circulaire du geste peut être combiné, en la fin de la course, à un mouvement de piston par extension du coude qui permet au coup d'arriver perpendiculairement à la cible.

      Bien que son mode biomécanique diffère totalement du crochet, le swing  peut être classé dans la catégorie des coups crochetés

 

Cross-counter : littéralement contre croisé, coup de poing réalisé en contre croisant un coup adverse. C'est un coup magistral d'anticipation donné en général sur une attaque en direct du bras avant de l'adversaire. Il utilise des coups à trajectoire descendante (direct plongeant ou drop).

 

Crouch (Attitude en...) : littéralement se ramasser, boxe en position regroupée du buste.

 

D /

Dégagement : action défensive consistant se sortir d'une situation d'immobilisation ou de fixation (corps-à-corps, accrochage, emprisonnement dans un coin ou sur les cordes, etc.) favorable à l'adversaire. Le plus souvent le dégagement est réalisé avec un pas de côté combiné à une action de bras. Cette habileté appartient à l'ensemble des techniques d'évasion (échappé, délivrance, glissement, etc.).

 

Dérobement : action défensive consistant à soustraire une cible visée par l'adversaire en effectuant un déplacement pour éviter d'être touché (notion de fuite).

 

Désaxage : action défensive de décentrage du buste hors de l'axe direct d'affrontement sans déplacement des appuis (on parle le plus souvent de désaxage oblique).

 

Déviation (...de l'arme adverse) : action défensive destinée à détourner l'arme adverse de sa trajectoire (également appelé parade déviante ou parade chassée) Elle présente l'avantage de créer une ouverture dans la défense adverse et peut provoquer un déséquilibre corporel. (action à ne pas confondre avec le battement qui est une action similaire mais à but offensif) Il existe différents modes de déviation (avec le gant, l'avant-bras et même l'épaule).

 

Didactique de la boxe : discipline qui s'intéresse aux savoirs et savoir-faire que peut transmettre la discipline sportive et à la façon de transmettre ces connaissances.

 

Direct (Coup de poing...) : en anglais straight, coup de poing dans l'axe direct donné le plus souvent à longue distance. On dénombre trois façons de procéder :

    - pistonné avec l'épaule et le coude,

    - jeté (mouvement pendulaire du bras autour de l'épaule)

    - fouetté avec le coude.

      Le direct exécuté avec peu d'amplitude est appelé jab et à contrario le coup très préparé se nomme lead (plomb en anglais).

 

Direct court : coup de poing dans l'axe direct exécuté sur le bas du buste adverse, le pouce en haut et à mi-distance. Contrairement à l'uppercut utilisant la poussée des jambes et l'action de l'épaule, il s'exécute avec une activité plus prononcée du coude.

 

Distance (...de combat) : la distance est l'intervalle qui sépare deux adversaires. La mise à distance de frappe nécessite un déplacement précédent l'attaque (elle appartient à la phase dite de préparation d'attaque). On distingue différents intervalles de combat :

    - la hors distance où le boxeur est en sécurité, loin de son adversaire (lorsque l'adversaire franchit la barrière fictive qui détermine le début de la longue distance, on dit qu'il rentre dans le territoire d'échange,

    - la longue distance qui nécessite une extension complète du bras (directs) pour toucher,

    - la mi-distance ou mesure des coups le bras fléchi (crochets et uppercuts),

    - le corps-à-corps ou l'espace limité entre les deux boxeurs engendre souvent une réduction de l'efficacité.

      La gestion de la distance est un des facteurs de réussite pour atteindre les cibles. Différentes procédures et actions techniques permettent de gérer le match grâce au réglage de la distance (casser la distance pour neutraliser les actions adverses, assurer le pressing, rallonger la distance, etc.)

 

Données (Recueil de...) : résultat des opérations d'observation effectuées sur le boxeur lui-même et sur son adversaire (ou futur adversaire). Il peut être réalisé au cours du match, lors d'un match antérieur, pendant l'échauffement afin de déceler des indices utiles. Durant le combat, le recueil de données est réalisé par l'entourage du combattant (équipe de coin) Il se compose d'indications sur l'adversaire (comportement et caractéristiques) et parallèlement sur l'athlète lui-même. Il va favoriser :

    - l'élaboration d'un plan tactique (énoncer les stratégies adaptatives à mettre en œuvre au regard de l'adversaire à rencontrer),

    - la régulation du plan tactique durant la minute de repos,

    - l'élaboration du bilan de match afin de prévoir un travail d'entraînement à venir (projet personnel d'acquisition).

 

Doublé : répétition du même coup.

 

Drop : coup de poing circulaire descendant, le plus souvent dans l'axe direct. On le confond à tort avec le crochet plongeant (qui lui arrive latéralement).

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Dictionnaire de la boxe anglaise [E-M]  (Fighting Skills) posté le dimanche 19 mars 2006 00:30

 

 

Dictionnaire de la Boxe

 

[ E-&-M ]

 

 _

E / 

Echange : moment entre deux attentes durant lequel les boxeurs passent à l'offensive ; c'est durant cette période d'activité que les juges comptabilisent les touches arrivées dans les cibles.

 

Efficience : la gestion des ressources physiques du début à la fin du combat est une compétence essentielle, Il est bon de rappeler que le gagnant d'un combat est celui qui touche le plus de cibles (et avec suffisamment de puissance pour l'opposition au K.O. system) et non celui qui délivre le plus de coups bloqués ou dans le vide, pour une efficacité maximum, les coups doivent être donné avec discernement.

 

Embrouilleur : combattant qui par ses actions sème la confusion dans l'esprit adverse afin de déstabiliser son opposant et dérégler sa boxe par divers procédés qualifiés de supercheries ou de tromperies (bluff, moqueries, sourires, ruses, etc.).

 

Empattement : distance qui sépare les deux appuis pédestres. Certains boxeurs ont besoin d'écarter largement leurs appuis pour assurer leur stabilité et leur puissance de frappe, c'est souvent le cas des athlètes longilignes.

 

Encaisseur : combattant dur aux coups.

 

Enchaînement : liaison d'actions en attaque et également en défense. Enchaîner, donner plusieurs coups à la suite et lier des techniques permet de créer de l'incertitude défensive afin de déborder l'adversaire et de trouver des ouvertures. Les enchaînements peuvent être constitués de séries des deux mains ou de gestes redoublés du même bras. Les coups peuvent être variés, sur des hauteurs et des cibles différentes.

 

Enfermer dans le coin : procédé dit de manoeuvre qui consiste à amener l'opposant dans un angle du ring à l'aide de moyens divers (pressing, cadrage, etc.) pour le travailler.

 

Entraîneur : dans le domaine du sport, les moniteurs assurent différentes fonctions, entraîner les athlètes (rôle de professeur), les diriger techniquement lors des rencontres (rôle de coach) et gérer leur carrière (rôle de manager). Depuis les années 1990, la fonction du coaching (préparation physique et mentale) s'est démarquée du rôle d'entraîneur pour devenir une profession à part entière.

 

Esquive : mouvement défensif permettant d'éviter (évitement) un coup adverse. L'esquive consiste en un déplacement (retrait) de tout ou d'une partie du corps pour échapper au coup adverse. On distingue l'esquive partielle (mouvement de tronc ou déplacement d'un seul appui) de l'esquive totale (déplacement des deux appuis). On recense six types usuels d'esquive :

    - la flexion latérale (inclinaison du tronc ou désaxé),

    - l'esquive en torsion (rotation du tronc et extension dorsale),

    - l'esquive par-dessous (verticale ou rotative),

    - le retrait de buste en arrière (par extension dorsale),

    - le pas de coté (décalage, en anglais side-step)

    - le pas de retrait (déplacement en arrière, en anglais back-step)

      L'esquive est l'apanage des boxeurs expérimentés et la forme de défense par excellence, permettant les ripostes les plus violentes, les esquiveurs (au même titre que les combattants physiquement engagés) sont d'ailleurs très appréciés par le public.

 

Esquive rotative : mode particulier d'évitement de coups circulaires (crochets et swings) consistant à passer en dessous en anticipant l'arrivée du coup. Plusieurs modes d'exécution existent :

    - se baisser puis effectuer une rotation du tronc pour se retrouver d'un côté (demi-rotative),

    - absorber le coup puis passer en dessous pour se retrouver de l'autre côté (rotative complète).

      Certains athlètes excellent dans ce type d'esquive qu'ils utilisent même pour éviter les autres types d'attaque (directs et uppercuts).

 

Exercices : ensemble d'activités d'entraînement destinées à faire progresser le pratiquant. Lorsqu'on franchit la porte d'une salle de boxe, on peut observer les activités suivantes :

    - la boxe dans le vide face à un miroir (shadow-boxing),

    - le saut à la corde, exercices avec massues, frappe avec une masse, etc.,

    - le travail au sac et aux autres appareils de frappe,

    - la séance collective,

    - la leçon individuelle,

    - l'opposition sur le ring (sparring)

    - les exercices de stretching et de musculation.

 

Extérieur (Faire l'...) : évoluer dos aux cordes du ring, en fuite permanence sur l'avancée adverse (attitude de fuyard). Cette situation est généralement induite par l'adversaire, néanmoins, certains boxeurs (attentiste sur les cordes) sont spécialisés dans ce type de boxe à l'affût de l'attaque adverse ou de l'avancée adverse pour déclencher des actions contre-offensives (coups d'arrêt et contres).

 

Extérieur de la garde : parties corporelles et cibles se situant en dehors de la cheminée délimitée par les deux bras en garde classique (à contrario, on parle d'intérieur de la garde).

 

F /

Facteurs de réussite en combat : se présentent comme les éléments-clés de la performance. On les classe dans différentes catégories :

    - habiletés gestuelles,

    - habiletés technico-tactiques (gestion de la distance, procédure de découverte des cibles...)

    - capacités physiques (aérobie, explosivité, force...),

    - capacités cognitives (adaptation, gestion de l'effort, planification, prise de décision, prise d'information, stratégies, timing...),

    - capacités mentales (maîtrise des émotions, motivation...),

 

Fausse information : habileté des boxeurs chevronnés, elle concerne les intentions tactiques aussi bien offensives que contre-offensives. On les classe en deux catégories :

    - la fausse information en attaque (simulation de coup pour faire réagir ou feinte pour faire diversion)

    - la fausse information en position d'attentiste afin d'exploiter l'activité adverse (piège pour commander une offensive précise).

 

Fausse-attaque : attaque simple ou composée, incomplètement réalisée, destinée à faire réagir l'opposant pour tirer parti de ses réactions.

 

Fausse-garde : garde inversée, c'est-à-dire pied droit en avant. Les boxeurs en fausse garde (qualifiés de fausse-patte) ne sont pas nécessairement gauchers.

 

Feinte : mouvement offensif, semblable à une attaque (fausse attaque), destiné à déjouer les gestes de défense de l'adversaire afin de créer des ouvertures (sorte d'invitation à défendre). Ce simulacre d'action offensive (ruse) permet de tirer parti d'une réaction adverse pour placer une attaque différée. On distingue deux catégories de feintes :

    - la feinte programmée consiste à mimer le premier coup afin d'atteindre au second coup une cible a priori découverte ; c'est donc un ensemble de deux coups indissociables et rapidement réalisable (une-deux). Certaines écoles enseignent différents types de feintes standards.

    - la feinte adaptative consiste à mimer premier coup afin de guetter une éventuelle ouverture pour en tirer profit. Certains athlètes (opportunistes) construisent leur boxe sur cette façon d'agir.

      Il existe différentes formes de feintes (feinte de corps, de déplacement, de coup, de cible, etc.)

 

Fixation (Point de...) : mode offensif qui consiste à répéter une attaque identique sur une même cible ou un même côté afin de créer une ouverture sur une autre cible. Elle a pour but d'occuper l'adversaire sur une tâche unique (action de fixer) ce qui créé une diversion afin de s'attaquer à une autre cible par la suite.

 

Fonceur : boxeur qui avance constamment et dont la stratégie consiste à :

    - bousculer son adversaire pour en tirer profit (mettre l'adversaire sur les talons),

    - acculer son adversaire dans les cordes pour le travailler.

      Certains boxeurs sont spécialisés dans ce mode offensif surnommé dans le jargon pugilistique de « rouleau compresseur ». On les compare souvent à des taureaux et leur adversaire peut par analogie être comparé à un torero (allégorie de la tauromachie).

 

Forcing (Faire le...) : attitude fréquente chez un adversaire en retard à la marque qui est condamné à accélérer la cadence pour se refaire sur les derniers rounds.

 

Formes de corps : ensemble de mouvements segmentaires obtenu par la combinaison de différentes chaînes musculaires déterminant une gestuelle caractéristique. Dans le langage courant on parle plutôt de technique de frappe ou de technique de défense. On recense les :

    - formes de corps d'attaque, technique en ligne, en cercle, en hélice, en bascule, etc., (direct, crochet, uppercut, etc.),

    - forme de corps de défense en flexion, en extension de tronc, en torsion de tronc, etc. (blocages, déviations, esquives, etc.).

 

Frappeur : combattant dont la puissance de frappe est supérieure à la moyenne et qui utilise ce registre.

 

Fuyard : boxeur qui recule constamment. En général, les combattants sur le reculoir sont en difficulté et cherchent à échapper à la progression (pression) adverse toutefois certains boxeurs (attentistes) construisent volontairement leur jeu sur ce mode afin de :

    - se mettre à distance (dérobement, fuite) pour se tenir à l'abri des offensives adverses,

    - utiliser le principe de l'aspiration pour placer des contre-offensives (ripostes et contres)

      Les boxeurs spécialisés dans ce mode défensif fondé sur les sont souvent assimilés à des anguilles pour leur capacité à échapper au pressing adverse (métaphore de l'anguille réputée insaisissable), par opposition, lorsque leur adversaire s'efforce de les coincer, on dit qu'ils jouent tous deux « au chat et à la souris ».

 

G /

Garde : lorsqu'on parle de garde, on songe généralement à la position des bras pour se protéger, mais bien plus que cela, le terme désigne l'organisation corporelle (attitude de combat) permettant au combattant de se préparer à défendre et de à passer à l'offensive dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d'efficacité. Différentes positions permettant de faire face à un adversaire avant et pendant l'engagement sont appelées garde à défaut. De nombreuses attitudes de garde existent :

    - la garde trois-quarts de face,

    - la garde de profil,

    - la garde inversée,

    - la garde haute,

    - la garde basse,

    - la garde avancée,

    - la garde ramassée,

    - etc.

      Certes, il très important d'être gardé (hermétique), mais il faut également adopter une attitude susceptible d'agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). Un boxeur n'adoptant pas d'attitude définie où ayant les bras ballant est dit non gardé, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).

 

Garde frontale : attitude de face de combat la plus utilisée (garde classique). Les appuis sont sur deux lignes, le bassin et le tronc de trois-quarts de face. Le dos est légèrement enroulé, le corps penché vers l'intérieur, l'épaule avant est plus haute que l'épaule arrière, le bras avant est en position avancée tandis que le bras arrière protège le visage et le tronc.

 

Garde inversée (horizontale) : attitude de trois-quarts de face permettant de défendre au corps-à-corps et de neutraliser. Cette forme est généralement adoptée en situation de corps-à-corps et/ou pour bloquer des coups qui parviennent à la face.

 

Garde inversée (verticale) : attitude de profil dont le bras avant est en direction du sol. Cette forme est généralement adoptée par des boxeurs spécialistes des esquives et des contres :

    - pour esquiver et passer en dessous la garde,

    - pour appâter des attaques dîtes commandées,

    - afin de placer des ripostes du bras avant après un travail d'esquive.

 

Garde latérale : attitude de combat où les épaules sont placées de côté réduisant ainsi la surface offerte à l'adversaire (garde de profil). Ce placement de profil facilite le travail du bras avant. Le poids du corps peut être différemment réparti, aussi bien sur la jambe avant qu'arrière. Certains boxeurs (stoppeurs) utilisent cette attitude propice aux coups d'arrêt du bras avant.

 

Gestion de l'opposition : capacité à gérer l'ensemble des opérations du combat (opérations de gestion) et de prendre en compte la somme des éventualités qui vont se présenter. Ces habiletés concernent la possibilité acquise, par l'athlète dans les différentes phases de l'opposition, de réaliser des actions de construction du jeu et d'adaptation (recueil d'information, de prise de décision, de conduite de l'opposition, de manœuvre de l'opposant, etc.).

 

Gestion de la distance : cette opération technique est un des facteurs de la réussite en combat pour atteindre les cibles adverses. Différentes modes et procédures permettent de gérer cette opération  (effectuer un pas de côté, presser l'adversaire vers les cordes, raccourcir (casser) la distance, rallonger la distance, etc.).

 

Glissement : technique d'évasion au corps-à-corps consistant à s'échapper par débordement d'une position sur les cordes.

 

H /

Habileté : possibilité acquise d'exécuter une tâche de combat avec un niveau élevé d'efficacité dans le résultat et l'économie de l'effort (efficience). L'habileté fait appel à de nombreuses aptitudes et capacités. Elle est acquise par la répétition et l'effort d'adéquation à l'objectif visé. A la différence des aptitudes (virtualités qui seraient plus ou moins génétiquement déterminées), elle est développée à la suite d'un apprentissage dans une tâche précise ou une classe restreinte de tâches et est utilisable et adaptable dans des situations voisines. On distingue différentes classes d'habiletés (gestuelle, technico-tactique, de conduite du jeu, de gestion du jeu, d'adaptation  à l'adversaire, etc.).

 

Half-swing : littéralement semi-swing, coup de poing circulaire et large donné qui s'apparente au swing.

 

Hommes de coin : équipe composée de l'entraîneur (coach), du soigneur (cut-man) chargée d'encadrer le boxeur au bord du ring,  Pour les combats professionnels un assistant de l'entraîneur complète le groupe.

 

Hors de combat : se dit d'un combattant dont l'état physique et/ou mental ne permet pas de poursuivre le combat. Le hors-combat est effectif si le combattant a été touché par son adversaire et ne peut pas reprendre le combat au compte huit de l'arbitre ou lorsqu'il est considéré dans l'incapacité immédiate de continuer  Le compté peut être effectué, soit parce que le boxeur a été envoyé au tapis par un coup, soit parce qu'il est en position debout et en difficulté (compte debout, règle inexistante dans la plus part des fédérations).

      Habituellement, avant de déclarer un boxeur hors de combat, l'arbitre effectue un compté durant 10 secondes (compte 10), si à la huitième seconde (compte 8) le boxeur compté fait preuve de lucidité la rencontre peut continuer. Le compté peut être effectué, soit parce que le boxeur a été envoyé au tapis, soit parce qu'il est en difficulté (compte debout, règle inexistante dans la plus part des fédérations). En outre, l'arbitre peut considérer un combattant hors de combat sans avoir à le compter s'il estime qu'il est incapable de poursuivre la rencontre (déficient, groggy, fatigué, etc.) notamment à l'issue d'un deuxième ou d'un troisième compté. Pour cela, l'arbitre croise les bras devant son visage pour indiquer l'arrêt définitif du match et annonce « Out ».

 

I /

Immobilisation : incapacité momentanée à s'échapper d'une zone géographique facilitant le passage à l'offensive adverse. Pour réaliser cet état transitoire d'immobilisation, un travail de pressing et de cadrage est utilisé.

 

Initiative (prise d'...) : prise en main personnelle de l'opposition consistant à devancer l'adversaire dans ses intentions et ses actions.

 

Intentions de jeu : groupes d'activité nécessaires à la réussite d'un duel. On les retrouve dans trois secteurs :

    - l'imposition de son jeu à l'adversaire,

    - l'adaptation à l'adversaire,

    - l'exploitation de l'activité adverse.

 

Intentions tactiques : actions prévues et calculées à l'avance intégrant le plan tactique et se concrétisant par des décisions techniques et stratégiques (activités intentionnelles).

 

Intérieur de la garde : cibles situées dans l'espace entre les bras de la garde.

 

Intimidation (Technique d'...) : techniques et procédés de manœuvre consistant à apeurer l'adversaire ou à le persuader d'un certain danger (bluff).

 

Invitation : appât destiné à provoquer (commander) une attaque adverse afin de l'exploiter. On recense deux formes principales de manœuvre de ce type :

    - l'ouverture d'une cible pour provoquer une attaque précise (commande),

    - l'attitude trompeuse offrant à l'adversaire l'occasion d'entamer un mouvement offensif, afin de le cueillir dans l'action (piège).

 

Irrégularité : action interdite (délivrer les coups avec l'intérieur du gant, tenir ou pousser l'adversaire, boxer la tête en avant ou en dessous de la ceinture, se tenir aux cordes pour frapper, etc.) par le code sportif (règlement d'une fédération) et sanctionnées par des avertissements officiels et une disqualification en cas de cumul ou de récidive.

 

J /

Jab : coup de poing direct généralement du bras avant et non appuyé (contrairement au lead qui est une technique à plus grande course et beaucoup plus puissante). Il a trois fonctions principales :

    - garder l'adversaire à distance (coup d'arrêt),

    - gêner l'adversaire dans ses démarches (notion d'écran)

    - permettre une construction du jeu offensif (préparer une suite d'actions pour trouver des ouvertures).

      Certains boxeurs jabbent des deux bras pour marquer des points. Ils sont souvent placés en garde frontale et organisent leur boxe sur un travail d'esquives (grands mouvements de buste) et de contre-attaque. Il existe trois formes d'exécution :

    - pistonnée (rectiligne),

    - fouettée (avec le coude levé),

    - forme balancée et jetée (autour de l'épaule, mode utilisé par les combattants en garde basse).

 

Jabbeur : combattant qui utilise énormément son bras avant (généralement difficile à manœuvrer).

 

Jeu de jambes : expression populaire et imprécise qui désigne la capacité d'un boxeur à se mouvoir. Elle concerne surtout la capacité à bouger sans cesse et à pouvoir se mettre en mouvement en cas de besoin.

 

K /

K.O. system : pratiques de compétition où la mise hors de combat de l'adversaire est autorisée.

 

Knock-down (K.D.) : situation dans laquelle un boxeur considéré à terre par l'arbitre subit un compte huit. (lorsqu'une partie de son corps autre que ses pieds touche le sol, qu'il se tient, s'accroche ou s'appuie aux cordes, qu'il se cache derrière ses gants et refuse de reprendre le combat). Certaines fédérations internationales n'utilisent pas le compte debout ; ainsi, en cas de défaillance d'un boxeur en position debout l'arbitre à le devoir d'arrêter le combat. Pour certaines fédérations, trois knock-down conduisent à un K.O. technique.

 

Knock-out (K.O.) : état de perte de connaissance temporaire causé par un traumatisme conduisant à la mise hors de combat. Pour annoncer la fin du compte pour un combattant défaillant, l'arbitre annonce « out ».

 

Knock-out (Technical... K.O.T.) : état d'incapacité physique et/ou mental constaté par l'arbitre, les hommes de coin ou reconnu par le boxeur lui même ne permettant pas de poursuivre le combat et conduisant à la mise hors de combat (ou à l'abandon). Pour annoncer la cet état l'arbitre annonce « out ». Pour certaines fédérations, trois knock-down conduisent à un K.O. technique.

 

L /

Labourer les flancs (Il s'est fait...) : expression utilisée sports de combat qui signifie avoir encaisser de nombreux coups sur les côtés du tronc.

 

Lead : littéralement plomb, direct appuyé ayant une grande course (amplitude) contrairement au jab. Il est puissant mais nécessairement très préparé (attaque légèrement différée).

 

Leçon de boxe : pratique de club consistant à faire travailler individuellement un boxeur. Elle est le plus souvent donnée avec des gants de professeur ou des palettes (pattes d'ours) et au besoin avec une ceinture de frappe (plastron de professeur).

 

Ligne d'attaque : portion du corps considérées comme hauteur de cibles, on recense trois hauteurs d'attaque :

    - la ligne haute (tête, au dessus des épaules)

    - la ligne moyenne (buste, entre les épaules et la ceinture).

    - la ligne basse (jambes, en dessous de la ceinture)

      Les coups au dessus de la ceinture (lignes haute et moyenne) sont autorisés et comptabilisés alors que les coups sous la ceinture (ligne basse) sont prohibés.

 

Lire la boxe adverse : capacité à observer et étudier le comportement adverse pour s'en servir. A ce titre, le recueil de données sur l'adversaire permet :

    - (au coach et à l'athlète) d'élaborer un plan tactique avant le combat,

    - (au coach) d'effectuer des régulations pendant la minute de repos

    - (à l'athlète) d'ajuster son comportement et ses stratégies durant la rencontre.

 

Lisibilité des coups : aspect important de l'efficacité en boxe. Certains boxeurs délivrent des coups efficaces certes, mais difficilement perceptibles du public et des juges, or (à l'instar de l'escrime olympique), il est essentiel d'atteindre les cibles adverses avec le plus de clarté possible de façon à ce que les juges comptabilisent les touches avec la scoring-machine.

 

Lucky-punch : littéralement coup chanceux, coup providentiel mettant fin à un combat au K.O. system ; se dit lorsque le coup surgit au dernier round alors que le boxeur accusait un retard insurmontable à la marque.

 

M /

Maintenir à distance : activité qui consiste à utiliser un ensemble de moyen techniques afin de garder l'adversaire à grande distance pour éviter une opposition proche. Les procédés les plus utilisés sont les suivants :

    - la boxe à reculons à base de mobilité importante (fuite permanente et pas de côté)

    - la boxe en coups d'arrêt (directs longs sur approche adverse).

 

Manager : personne qui dirige les affaires d'un boxeur professionnel (agent). Souvent le manager s'occupe de plusieurs boxeurs (écurie). A ne pas confondre avec le promoteur qui a la tâche de prévoir des rencontres et avec l'organisateur qui met en place les plateaux sportifs.

 

Manière de combattre : manière de se comporter propre à chaque athlète (on parle également de style personnel notamment pour les grands champions). Il s'agit de la façon dont on s'y prend pour combattre et il existe pour cela un large panel de façons de faire. Elle est le produit du tempérament de l'athlète (impulsif, volontaire, etc.), de ses prédispositions et capacités (force, vitesse, etc.) et de ces acquis d'entraînement (esquive et remise, contre, forcing, etc.). Outre le style* personnel (comportement-type) que certains endossent volontairement pour s'opposer (accrocheur, attentiste, contreur, embrouilleur, fonceur, fuyard, truqueur, etc.), la façon de boxer englobe également les trois principales compétences (conduire, construire et gérer les opérations de match).

      Certaines manières de faire très personnelles (le jeu de jambe de Mohamed Ali, les mouvements de buste de Sugar Ray Léonard ou l'attitude très désaxée de Naseem Hamed) ont marqué à jamais l'histoire de la boxe pour faire école (on parle d'empreinte ou de signature).

 

Manipulation : moyen technique qui consiste à perturber physiquement et mentalement l'opposant afin de dérégler l'organisation du jeu adverse. Différents procédés coexistent :

    - les techniques d'intimidation (bluff, provocation physique et mentale, etc.)

    - les tromperies ou manœuvres de toutes sortes (fausse-attaque, feintes, etc.)

 

Manoeuvre (technique de...) : procédé technique destiné à atteindre des cibles par le biais d'un contrôle ou d'une manipulation de l'opposant. Certaines démarches sont de l'ordre de la contre-information ou désinformation de l'opposant (brouiller, parasiter l'information, etc.) et d'autres de la contre-logique (l'action sort de la logique habituelle). On distingue deux catégories :

    - les manoeuvres offensives (destinées à immobiliser (pressing et cadrage) ou destinées à créer des ouvertures par des tromperies (attaque différée, feinte, fixation, dissimulation d'action, sape, etc.)

    - les manoeuvres contre-offensives (destinés à piéger l'opposant pour provoquer et exploiter une activité induite (piège, invite, leurre, etc.).

 

Masquer son intention : procéder destiné à augmenter le temps de réaction adverse par les procédés suivants :

    - déclencher l'offensive sans mouvement parasite préalable,

    - cacher le départ de l'attaque (masquer son attaque),

    - diversifier ses attaques (créer de l'incertitude).

 

Match : Combat (en compétition).

 

Matraqueur : boxeur qui frappe en grande quantité et souvent très fort. La plupart du temps, il se contente d'utiliser ce registre (on dit aussi bûcheron, frappeur, ou matraqueur).

 

Menace : action offensive destinée à faire réagir l'opposant pour se servir de sa réaction ou pour l'intimider (feinte).

 

Mettre dans le vent : expression populaire qui signifie, en boxe, mettre en place des actions de dérobade et d'esquive. Le comportement le plus caractéristique consiste à fuir pour éviter d'être touché et pour obliger l'adversaire à se fatiguer inutilement).

 

Mettre sur les talons : action qui consiste à déséquilibrer l'adversaire dans une position du tronc en arrière peu propice à la réaction pour mieux l'attaquer. L'expression signifie également mettre en difficulté.

 

Mise de gants : expression signifiant faire de l'opposition (ou du sparring) notamment utilisée pour désigner les entraînements interclubs destiné à faire se rencontrer des pratiquants qui n'ont jamais travaillés ensemble.

 

Mode de travail : deux façons de s'entraîner avec partenaire coexistent, la coopération et l'opposition. Ainsi, plusieurs organisations pédagogiques peuvent être mises en place afin de faciliter les progrès de chacun (les formes de travail et d'opposition doivent préciser le but du travail, les rôles, les actions de chacun, etc.). On trouve :

    - le travail de schémas de combat en partenariat (répétition avec partenaire de séquences de combat) : Il s'agit d'enchaînements au cours desquels, chacun des partenaires se laisse porter une attaque ou une contre-attaque (toujours parfaitement contrôlée) avant d'e réagir par une contre-attaque adéquate, elle même reçu par le partenaire avant que ce dernier ne réagisse à son tour, etc. L'ensemble forme une chaîne technique, très vivante, à peine interrompue par le temps d'impact simulé, qui développe la concentration, la précision, le réflexe et le souffle ;

    - le travail d'opposition à mouvement connu à l'avance (combat d'entraînement codifié aux techniques et rôles pré-arrangés) : chacun des partenaires développe un mouvement d'attaque , de défense ou de contre-attaque connu de l'autre. Ce travail permet de développer les automatismes en défense, en riposte et en contre ;

    - le travail en opposition conciliante ou semi-opposition (sparring à incertitude ouverte) : situation de travail où les deux pprtenaires dosent leurs offensives et contre-offensives selon des consignes dictées à l'avance ;

    - le travail en opposition complète et à thème (sparring à incertitude ouverte) : situation de confrontation complète où les deux partenaires connaissent outre le but du travail, leurs rôles précis et les actions qu'ils peuvent utiliser ;

    - le travail en opposition réelle (combat d'entraînement sous forme d'assaut libre).

 

Morphologie : caractères physiques en fonction desquels on peut classer les individus en catégories précises (morphotypes). Différents paramètres définissent la morphologie :

    - la taille

    - le poids

    - l'envergure

    - la carrure

    - etc.

      En boxe, dans une même catégorie de poids, on peut dénombrer différents types de morphologies dont il faut tenir compte, au même titre que les autres caractéristiques individuelles (aspect physique et psychique) et les comportements de combat (style de boxe, façon de boxer, stratégies, tempérament, etc.), pour adapter son jeu le mieux possible à l'opposant.

 

Mouvement du buste : la souplesse du buste peut constituer un avantage certain, les déports du tronc permettent :

    - Sur le plan défensif :

        - de mettre le haut du corps hors de portée des coups adverses (tant au milieu du ring que sur les cordes),

        - de perturber l'adversaire en l'obligeant à redéfinir son programme offensif.

    - Sur le plan offensif :

        - d'éviter d'être touché dans l'axe direct (en attaque ou en contre)

        - d'augmenter la puissance du coup, en ramenant violemment le buste.

      Il existe trois modes principaux :

    - le désaxage (déport latéral du tronc), est une inclinaison du buste hors de l'axe direct d'affrontement sans déplacement des appuis utilisé à des fins défensives et offensives.

    - l'esquive rotative (passage en dessous avec une trajectoire en boucle),

    - le retrait du buste est mouvement du corps vers l'arrière ou le côté (avec torsion du tronc) utilisé à des fins défensives et offensives.

      Certaines écoles, notamment les écoles nord et latino-américaine, privilégient cette façon de faire spectaculaire, le roi en la matière fut l'anglais Nassen Hammed, un grand champion des années 1990.

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Dictionnaire de la boxe anglaise [N-R]  (Fighting Skills) posté le dimanche 19 mars 2006 00:35

 

Dictionnaire de la Boxe

 

 

[ N-&-R ]

 

 _

N / 

Neutralisation : action d'anticipation visant à empêcher toute action imminente de l'adversaire ou à annihiler l'attaque au tout début de sa réalisation. On neutralise l'opposant selon les modes suivants :

    - en allongeant la distance pour (pas de retrait),

    - en raccourcissant la distance (obstruction),

    - en contrôlant le tronc, les bras et les jambes de l'adversaire (battement, étreinte, compression, saisie de membre, etc.),

    - en verrouillant les portes de sorties pour empêcher l'adversaire de déborder ou de trouver suffisamment de distance (près des cordes, dans le coin du ring),

    - en stoppant son attaque au tout début de sa trajectoire (coup d'arrêt).

 

No-contest : modalité du règlement d'arbitrage pouvant être adoptée dans de nombreux cas (situation imprévisible (humaine ou matérielle), blessure précoce, décision impossible en fin de match, modalité non prévue dans le règlement, etc.) Certaines fédérations internationales prévoient qu'un « no contest » soit prononcé en cas de blessure ou d'arrêt médical dans les premiers rounds.

 

Noble art : expression utilisée par les Anglo-saxons pour qualifier la boxe anglaise (dont les règles furent édictées par des aristocrates et des gentlemen).

 

O / 

Offensive : ensemble d'actions déployées pour atteindre les cibles adverses.

 

Once : unité de masse anglo-saxonne (1 oz = 28,35 g) ; les paires de gants peuvent peser 6 oz, 8 oz, 10 oz ou 12 oz selon la juridiction.

 

Opérations de match : ensemble d'actions de conduite, de construction et de gestion du jeu effectuées durant l'opposition pour assurer la défense de ses propres cibles et l'attaque des cibles adverses. Ces activités relèvent d'une certaine méthode et se concrétisent en termes de décisions à prendre, de moyens à utiliser, de processus d'action à mettre en place, etc. (stratégies).

 

Opportunité : action ou situation dont le boxeur peut tirer profit, un relevé des opportunités (recueil de données) est établi, conjointement par l'athlète et l'entraîneur, en vue d'exploiter (exploitation) celles-ci chez un adversaire.

 

Organisateur (...de rencontres) : personne qui met en place un plateau de rencontres. Il a la charge d'accueillir une compétition, de prévoir toute la logistique et le personnel d'encadrement (guichetier, éclairagiste, sonorisateur, speaker, chronométreur, coureur vestiaires, personnel de sécurité, etc.). Il est aidé par la fédération délégataire qui fournira le staff d'arbitrage et les représentants fédéraux permettant d'officialiser la rencontre. À ne pas confondre avec le promoteur qui a la tâche de prévoir des rencontres et avec le manager qui gère une équipe de compétiteurs.

 

Organisation corporelle : capacité à utiliser des attitudes et des actions gestuelles garantissant à la fois, la sécurité et l'efficacité des actions, l'organisation corporelle idéale est celle qui permet d'atteindre les cibles adverses sans être atteint par l'adversaire. En terme d'organisation corporelle, on parle d'attitude de garde (protection, équilibre, disponibilité à agir et réagir) et d'organisation des actions (mobilisation des segments osseux), cette disposition particulière correspond à la logique de l'activité boxe. Les trois principes d'organisation corporelle sont les suivants :

    - être protégé,

    - être équilibré,

    - être disponible (près à agir et à réagir).

      Une attitude de garde efficace doit maximiser la sécurité et permettre de se déplacer rapidement, de défendre et d'attaquer avec facilité dans toutes les positions et situations de jeu par :

    - des appuis au sol garantissant un équilibre permanent,

    - le poids de corps réparti sur les avant-pieds (plante) favorisant des déplacements dynamiques,

    - les jambes tendues sans raideur,

    - le bassin fixé en rétroversion.

 

Organisation du jeu : capacité à gérer l'ensemble des opérations du combat (construction du jeu, gestion de l'opposition) et de prendre en compte la somme des éventualités qui vont se présenter. Ces habiletés concernent la possibilité acquise, par l'athlète dans les différentes phases de l'opposition, de réaliser des actions de construction du jeu et d'adaptation (recueil d'information, de prise de décision, de conduite de l'opposition, de manœuvre de l'opposant, etc.). Les trois types d'actions d'organisation générale sont les suivants :

    - agencer ses actions offensives et contre-offensives (savoir utiliser ses ressources, boxer en continu tout en veillant à interrompre les actions adverses, être mobile pour ne pas être atteint, être à distance efficace, etc.)

    - s'adapter à l'adversaire,

    - exploiter le travail adverse.

 

Orientation technique : désigne les pôles d'intérêt sur lesquels porte la préparation de l'athlète à l'entraînement. On recense trois conceptions complémentaires :

    - la pratique axée sur le développement des qualités physiques,

    - l'entraînement consacré au développement des habiletés gestuelles,

    - la pratique pour préparer les compétiteurs et assurer le développement des habiletés stratégiques et de la gestion rationnelle de l'opposition.

      A ces trois pôles, on peut ajouter la préparation psychologique, le suivi alimentaire et le suivi médical de l'athlète.

 

Ouvertures : passage libéré dans la garde adverse permettant d'atteindre une cible (transpercer, trouer la garde).

 

Ouvertures (Créer des...) : objectif principal des actions de construction du jeu. Différent moyens et procédés permettent de libérer des cibles (combinaisons des gestes offensifs (enchaînement) et les techniques de manœuvres qui vont mettre en difficulté l'adversaire défensivement).

P /

Palettes (paire de...) : engin d'entraînement destiné à donner la leçon, les « pattes d'ours » remplacent avantageusement les gants de professeur (gants matelassés et renforcés).

 

Parade : action destinée à se garantir d'un coup adverse en stoppant l'arme adverse ou en la déviant avec le poing, la paume du gant ou une partie du bras. Selon l'ancienne terminologie, on peut parer en opposition, en chassant, en bloquant, extérieurement, etc. On parle aujourd'hui de technique de blocage lors de l'arrêt du coup adverse, et de déviation lors du détournement de l'arme adverse (chassé).

 

Parade chassée : action de défense consistant à dévier l'arme adverse de sa trajectoire en la poussant (chassé, déviation).

 

Pas de côté : en anglais side-step, placement du corps hors de l'axe d'attaque adverse par déplacement d'un ou de deux appuis. On parle également de décalage (un pied en dehors du couloir direct d'affrontement), de débordement lorsque l'on sort du couloir direct d'affrontement et de pas de diagonale lorsque le déplacement s'effectue sur un axe oblique.

 

Pas de diagonale : pas de côté effectué sur un axe oblique permettant de trouver de nouveaux angles d'attaque (opportunités).

 

Pas de progression : déplacement vers l'avant (vers l'adversaire), le déplacement peut s'effectuer en glissant, en marchant, en bondissant, etc.

 

Pas de retrait : en anglais back-step, déplacement des appuis vers l'arrière consistant à se soustraire de l'attaque adverse par un déplacement arrière (rupture ou retraite). Le retrait complet des appuis entraîne une sortie de la zone d'échange, il ne doit pas être trop prononcé pour permettre de riposter rapidement.

 

Pas de retrait en retour : appelé en raccourci « P2R », rapide esquive arrière (pas de retrait). En bondissant d'un bloc, sans changer de garde, avant de repartir son poids vers l'avant en utilisant la réaction contraire provoquée par l'effet de choc des pieds au sol, le tronc reste en avant et on ne rompt que du strict nécessaire. Cette séquence de travail (routine) est un des fondamentaux de la boxe qui consiste à rompre sur attaque en jab adverse et à revenir rapidement pour remiser en direct.

 

Percussion (Mode de...) : désigne les principes physiques de frappe en boxe. On distingue trois modes principaux :

    - le coup rebondissant, précis, il a pour but d'atteindre sa cible ; on parle souvent de la sécheresse des coups de certains boxeurs et notamment des athlètes longilignes qui privilégient ce mode afin d'éviter des traumatismes articulaires et osseux aux segments de frappe,

    - le coup pénétrant, puissant (lourd), il a pour but de faire vaciller la cible sous l'impact,

    - le coup repoussant, ample, il est utilisé pour les coups d'arrêt permettant de maintenir l'opposant à grande distance.

 

Percussion (Techniques de...) : ensemble de coups portés sur le corps de l'adversaire. Les techniques sont données avec la main fermée (poing). Elles sont portées avec précision et vitesse sur des zones vulnérables du corps de l'adversaire et avec force pour le combat au K.O. system. Selon le but recherché du combat au K.O., le choc provoque la douleur, la paralysie ou un traumatisme plus grave, (fracture, luxation, perte de connaissance) engendrant une mise hors de combat momentanée. L'effet de percussion dépend de l'énergie déployée, de la zone corporelle atteinte et du type de geste utilisé (trajectoire du coup, angle de frappe, forme mécanique (percutante, pénétrante ou repoussante).

 

Piège : moyen technique mis en place pour utiliser la réaction adverse à son avantage (par le biais d'une fausse information). Le piège fait parti des techniques de provocation, il s'agit plus précisément d'une invitation à attaquer (invite ou attaque commandée). Il a pour but de but de tromper l'adversaire afin de permettre une action contre-offensive (coup d'arrêt, coup de contre ou riposte). On parle de piège d'attitude ou piège de cible dans les configurations suivantes :

    - lors d'une proposition d'ouverture dans la ligne d'attaque (découverte d'une cible),

    - lors d'un comportement incitateur (erreur technique, faiblesse passagère, fatigue, blessure, etc.).

 

Piégeur : se dit d'un boxeur attentiste dont la forme de combat est orientée sur l'utilisation des pièges (on parle également de boxeur ayant du vice ou de vicelard).

 

Piqué (être...) : expression de compétition indiquant qu'un combattant atteint par un mauvais coup est en difficulté physique (on dit aussi touché ou à demi-K.O).

 

Placement : position d'un adversaire par rapport à l'autre (positionnemen)t, impliquant les notions de distance, de type de garde et d‘angle d'attaque. Cette notion tactique est liée à trois composantes :

    - la position géographique dans l'espace-ring,

    - l'orientation du corps par rapport à l'adversaire,

    - la distance entre les deux protagonistes.

 

Plan annuel d'entraînement : organisation raisonnée et structurée de l'entraînement pour une saison sportive en fonction d'objectifs bien définis pour un ou plusieurs athlètes. Il fait apparaître un découpage du calendrier de la saison sportive, les échéances et les différentes périodes de travail. Il s'agit souvent d'une planification ou programmation linéaire (traitement mathématique) comme on peut le faire en économie ou en comptabilité, les opérations sont programmées suivant un ordre rigoureux d'actions et d'enchaînements ordonnés.

 

Plan tactique : réflexion sur la conduite à adopter durant l'opposition et prise de décision (intention). Les choix de stratégies et de démarches sont élaborés à partir des relevés de l'observation adverse (recueil de données) en relation avec les comportements présupposés adverses (sur la base de spéculations). Ainsi le plan tactique dicte la conduite à tenir et les schémas tactiques à mettre en place.

 

Planification du jeu : activité de réflexion qui consiste à prévoir les différentes actions à mener durant le match, élaboré à partir du recueil de données sur l'adversaire, elle fait partie intégrante du plan tactique.

 

Point de pression : mode offensif qui consiste à mettre l'adversaire sur le reculoir afin d'utiliser cet état à son propre avantage. Il est réalisé avec l'aide de menaces physiques (attaques ou simulacres de coups) ou par des manipulations (techniques d'intimidation).

 

Poivrer le museau (Il s'est fait...) : expression propre au jargon sportif pour indiquer qu'un concurrent a pris de bons coups dans la figure.

 

Poursuite d'attaque : actions offensives qui suivent le premier coup d'attaque. On parle plus couramment d'enchaînement constitué de coups variés et actions offensives liés aussi rapidement que possible afin de prendre de vitesse l'opposant. L'enchaînement permet de créer tôt ou tard l'ouverture dans la défense adverse. Un travail offensif avec des enchaînements variés (différentes formes techniques, orientations, hauteurs et trajectoires) créé de l'incertitude événementielle. Certaines écoles privilégient ce type de stratégie.

 

Premier ring : compétition où se rencontrent des athlètes qui n'ont jamais disputé de championnat, cette formule évite que s'opposent des athlètes dont les niveaux seraient trop disparates.

 

Préparateur : personne chargée d'aider l'entraîneur dans un secteur précis de l'entraînement ; le plus souvent, il est spécialisé dans un domaine, par exemple la condition physique ou le conditionnement mental. On le différentie du coach sportif qui assure une fonction de conseil à l'athlète (méthodologie) et coordonne les différentes activités d'entraînement (programmation) ainsi que les intervenants (emploi du temps).

 

Préparation d'attaque : mouvement de l'arme, du corps ou des pieds précédant une attaque. Dans la préparation d'attaque entrent en jeu tout un ensemble d'actions nécessaires :

    - prise de distance,

    - prise d'appuis,

    - armé du coup,

    - etc.

 

Préparation mentale : partie psychologique (versant psycho-affectif) de la préparation de l'athlète compétiteur. Elle a pour objet d'aider l'athlète à mieux aborder la compétition, à supporter le stress, à le galvaniser et à utiliser ses propres atouts compte tenu de sa personnalité. Parmi les activités et outils à disposition du préparateur physique on retrouve :

    - les techniques d'autosuggestion,

    - l'imagerie mentale,

    - les techniques de relaxation,

    - etc.

 

Préparation physique : ensemble organisé et hiérarchisé des procédures d'entraînement qui visent au développement et à l'utilisation des qualités physiques du sportif. On distingue deux types de préparation physique :

    - la préparation physique générale (PPG) cherche à développer les qualités physiques servant de socle, notamment le travail foncier (capacité aérobie) et les autres potentialités non travaillées dans l'entraînement de la spécialité (potentiel athlétique général, qualités de maintien de la posture, facultés de relâchement et souplesse, etc.).

    - la préparation physique spécifique (PPS) cherche à développer les qualités propres à la spécialité sportive et notamment pour la boxe, les qualités physiologiques et physiques (accoutumance aux lactates, explosivité, puissance aérobie, punch, relâchement, vitesse d'exécution et de réaction, etc.).

 

Préparation tactique : partie intégrante de la préparation de l'athlète compétiteur, elle cherche à développer les qualités technico-tactiques et notamment le potentiel adaptatif et stratégique (PAS) pour tenter de dominer l'adversaire et remporter la victoire. Ainsi, trois intentions de jeu sont recherchées :

    - imposer son jeu,

    - s'adapter à l'adversaire

    - utiliser l'action adverse.

      Elle touchent toutes les opérations de match (conduite du jeu, construction du jeu et gestion du jeu) et se traduisent par la manière d'agencer ses ressources pour aborder l'opposant. Ce domaine de l'entraînement s'expérimente par simulation et développe des habiletés de culture tactique. Il fait appel aux qualités cognitives et psychiques, notamment en boxe :

    - l'observation de l'adversaire,

    - le choix de réponses

    - la prise de décision rapide

    - le choix de stratégies,

    - le sens de l'anticipation et de l'adaptation.

      Elles se concrétisent par l'utilisation de différents types d'opérations :

    - Sur le plan adaptatif :

        - l'analyse des forces en présence (points forts et faibles)

        - la mise en place de procédures d'adaptation (plan tactique).

    - Sur le plan stratégique :

        - le mode de fonctionnement,

        - les procédés

        - les schémas de jeu (manœuvres (manipulation , tromperies , etc.)).

 

Pressing : placement offensif continu vers l'avant visant à perturber et prendre le dessus sur l'adversaire. Le pressing exerce sur l'adversaire une forme de pression mentale qu'il doit gérer au même titre que les réponses motrices (comportements techniques).

 

Prévôt : titre d'entraîneur de club permettant d'encadrer en responsabilité des séances de boxe. En France, cette qualification est délivrée à l'occasion d'un examen fédéral.

 

Prime : somme financière négociée par le coach ou le manager que touche un boxeur professionnel après un combat.

 

Prise d'information : recueil de données sur le comportement adverse servant de support à l'élaboration du plan tactique.

 

Probables (Actions...) : ensemble d'actions (et de scénarii) présupposés (spéculation) pouvant se dérouler dans le combat qu'on répertorier, du moins pour les plus sûres, afin d'envisager des comportements adaptatifs dans l'élaboration du plan tactique.

 

Profil adverse : ensemble de caractéristiques et de manières de faire propre à un boxeur (morphologie, tempérament, aptitudes, style de boxe, etc.).

 

Profit (mise à...) : ensemble de perspectives discutées lors de l'élaboration du plan tactique au regard de l'observation de l'adversaire (utilisation de l'activité et des caractéristiques adverses (morphologie, points faibles, état mental, etc.)).

 

Promoteur : personne chargé de prévoir l'organisation de rencontres pour des boxeurs professionnels. Il propose des défis et négocie les primes financières (bourses) qui vont avec. Souvent, de part leur audience et rayonnement, ils proposent à l'occasion de réunion de fédérations dites professionnelles, l'ascension d'athlètes émérites dans l'échelle de classement (rating ou top-ten). Certains promoteurs sont également managers d'écuries de boxe.

 

Protection d'une cible : geste défensif permettant de protéger une cible (couverture) en interposant le gant, l'avant-bras ou le bras. Se différencie du blocage et de la parade qui sont des actions actives puisqu'elles vont à l'encontre du coup.

 

Provocation : geste ou attitude consistant à créer (provoquer) une réaction adverse, par le biais de différentes procédures de manipulation, afin d'en tirer parti (tromperie). On distingue deux catégories de techniques de provocation :

    - la réaction recherchée est une action défensive adverse : sorte d'invitation à défendre (simuler un déplacement ou une attaque pour faire déclencher une réaction défensive adverse et découvrir une cible (notion de feinte)).

    - la réaction recherchée est une action offensive adverse : sorte d'invitation à attaquer, la réaction adverse peut être, prévisible et permet au manipulateur d'anticiper sa contre-offensive dans le déplacement ou l'attaque adverse (découvrir volontairement une cible (notion de piège) ou simuler un déplacement ou une attaque pour faire déclencher une offensive adverse.).

 

Punch : coup de poing en anglais.

 

Puncheur : boxeur doté d'une force de frappe exceptionnelle et ayant l'habitude de remporter ses combats par K.O.

 

Punching-ball : littéralement ballon à percuter, il en existe de différents types :

    - sur pied (ballon oscillant),

    - suspendu (ballon à élastiques, poire de vitesse, etc.).

 

Q / 

Qualités physiques : ensemble de caractères et de propriétés individuelles sur lesquelles repose la performance sportive. On distingue deux groupes :

    - la condition physique et les qualités physiques (endurance, force, souplesse, vitesse, etc.),

    - l'éducation corporelle (adresse, agilité, coordination, équilibre, etc.).

 

Qualités techniques : ensemble de potentialités propres à la réalisation de tâches techniques et de gestion du combat, que l'on retrouve chez les bons athlètes de sports d'opposition :

    - l'esprit tactique et d'adaptation (à-propos),

    - le sens de l'observation (vista),

    - le sens de l'anticipation,

    - le sens de l'esquive,

    - le sens du rythme (timing),

    - le sens du ring,

    - la capacité d'improvisation.

      Ces dispositions peuvent se développer à l'entraînement pour devenir de véritables habiletés.

 

R / 

Rabbit-punch : littéralement coup de lapin, coup derrière la tête (interdit par le règlement).

 

Raccrocher les gants : expression de boxe qui signifie l'arrêt définitif d'une carrière de compétiteur.

 

Rassemblement : action défensive qui consiste à ramener le pied avant vers l'arrière pour éviter d'être touché.

 

Rating : registre de classement des compétiteurs du meilleur (le champion en titre) au moins performant. Chez les professionnels de haut niveau, il est organisé sous la forme d'un top-ten pour de nombreuses fédérations. Ce principe de classement permet à des compétiteurs enregistrés sur le rating officiel de faire valoir leur chance en tant que challenger officiel au titre.

 

Reculoir (sur le...) : expression de compétition qui indique qu'un boxeur est sur la défensive ou qu'il subit un pressing adverse et qui peut également indiquer qu'il est en grande difficulté.

 

Référentiel de compétences : liste d'exigences minimales à maîtriser servant de base à la certification d'une formation (pour chacun des grades de boxe éducative le programme est décomposé en connaissances, savoir-faire et comportements d'opposition que l'élève doit acquérir pour postuler au grade supérieur.).

 

Régulation : ensemble de conseils (consignes) apportés par l'entraîneur durant la minute de repos afin de modifier certains éléments du plan tactique ou des comportements observés durant le round précédent (à relever certains points positifs et négatifs). Elle est habituellement très synthétique pour ne pas trop encombrer d'informations l'esprit de l'athlète et se résume à :

    - remédier à certaines difficultés défensives,

    - entrevoir une nouvelle démarche offensive (ou reproduire la précédente)

    - motiver l'athlète (le secouer pour qu'il soit plus actif, l'encourager, le galvauder, etc.).

 

Remédiation : néologisme créé à partir du verbe remédier fréquemment employé dans l'enseignement du sport depuis les années 1990 pour désigner l'acte pédagogique qui permet à l'entraîneur de trouver un recours à des lacunes détectées dans le comportement de l'athlète. Il se concrétise par la reprise d'apprentissages déjà abordés ou par de nouveaux apprentissages.

 

Remise : terme qui revêt un double sens :

    - coup délivré pendant le retrait d'un coup adverse,

    - mouvement de riposte similaire à l'attaque adverse.

 

Réponse à l'activité adverse : se caractérise par la capacité à analyser et structurer les informations en provenance des comportements adverses afin d'apporter des réponses adéquates. L'entraînement est là pour apprendre à :

    - détecter les signes d'une future activité adverse afin de ne pas être pris de vitesse en terme de réaction défensive,

    - donner les réponses adaptées (en terme de défense, de technique d'arrêt, de neutralisation, etc.),

    - utiliser l'activité adverse à son propre avantage (en terme de défense-riposte ou de contre).

 

Reprise de l'échange : reprise de l'opposition suite à une brève interruption de l'échange.

 

Ressources : ensemble de potentialités (aptitudes, capacités, connaissances, habiletés, mécanismes, etc.) dont dispose un athlète pour accomplir les opérations du combat et qu'il peut améliorer par le biais de l'entraînement. Ces ressources peuvent être répertoriées en plusieurs grandes catégories :

    - physiologiques ou énergétiques (aérobie, tolérance aux lactates, etc.)

    - athlétiques (vitesse d'exécution, explosivité, agilité, souplesse, punch, etc.)

    - techniques ou motrices (adresse, coordination, équilibre, habiletés gestuelles spécifiques, etc.)

    - technico-tactiques (savoirs sur le pilotage du combat, habiletés stratégiques, etc.)

    - informationnelles (capacité d'observation et d'analyse)

    - affectives (tempérament, volonté, combativité, assurance, etc.)

    - etc.

 

Retour du poing : action qui consiste à ramener rapidement le poing en couverture pour éviter de se faire toucher juste après la frappe.

 

Retrait du buste : action de soustraction du buste sur attaque adverse qui permet de conserver la distance d'action contrairement au pas de retrait et accessoirement d'augmenter la puissance de la riposte par un vif rappel du tronc. Certains athlètes utilisent ce mode défensif pour construire leur boxe à la fin du XXème siècle, l'Anglais Naseen Hamed a révolutionné les standards de la boxe en utilisant des retraits de buste à l'extrême afin de placer des contre-attaques fulgurantes en retour de tronc.

 

Riposte : terme utilisé en sports de combat pour désigner une contre-attaque.

 

Rompre : action qui consiste à reculer en effectuant un pas en arrière (pas de retrait).

 

Routine technique : vocable utilisé dans certains sports pour qualifier le travail de répétition technique et technico-tactique ; en boxe, il concerne les gestes techniques, les séries de coups et autres schémas tactiques répétés à la salle pour automatiser des comportements de combat.

 

Rush : littéralement se ruer sur l'adversaire, ce terme correspond à différentes actions en boxe :

    - se précipiter en avant,

    - se projeter soudainement en avant pour porter une attaque,

    - foncer sur l'adversaire, voire même bousculer l'adversaire (on apparente quelquefois cette action au bond d'un félin sur sa proie ou à la ruade d'un animal à cornes).

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Dictionnaire de la boxe anglaise [S-Z]  (Fighting Skills) posté le dimanche 19 mars 2006 00:40

 

Dictionnaire de la Boxe

 

 

[ S-&-Z ]

 

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S / 

Sapement : percussion répétée de la même zone corporelle adverse afin de la fragiliser ou de la tétaniser.

 

Scénario de combat : déroulement prévisible d'un match ou d'une phase de match (éventualités, probables).

 

Sciences du combat : ensemble des disciplines qui ont pour but la connaissance des différentes pratiques dans le domaine des activités de combat appelées couramment sport de combat. Elles ont pour ambition de déterminer des théories concernant la pratique physique (reconnaissance de lois et constantes, formulation des principes généralisables à un ensemble de phénomènes, etc.). Différents discours théoriques peuvent être en action (philosophique, idéologique, scientifique, technique, etc.) On peut distinguer différentes disciplines scientifiques:

    - L'étude des pratiques de combat du point de vue historico-social :

        - l'histoire des APS-C (explication des systèmes et méthodes de combat dans le but de rendre plus intelligible les pratiques actuelles par la connaissance du passé),

        - la sociologie des APS-C  (étude des transformations sociales et des nouveaux problèmes apparus sur la scène des pratiques de combat),

        - l'ethnologie des APS-C (analyse des pratiques de combat en référence aux conditions d'existence, étude de la manière dont on combat concrètement dans les différents milieux ethniques et socioculturels),

    - L'étude des pratiques de combat du point constitutif (situations et faits d'opposition) :

        - l'étude des pratiques sous les angles physiologique, psychologique, psychosociologique, etc. (combatique),

        - l'étude des pratiques sous l'angle didactique (sciences des méthodes et des techniques pédagogiques),

        - l'étude des pratiques sous l'angle des productions  et de l'efficacité (sciences de l'évaluation).

 

Scoring-machine : appareillage permettant une comptabilisation électronique des coups pour la boxe amateur, Il crédite l'athlète d'un point (touche) dès lors que trois juges sur cinq appuient simultanément sur leur poste.

 

Secteurs d'activité : désigne les pôles d'activité sur lesquels portent le travail d'un combattant. On dénombre trois secteurs :

    - la planification du jeu (plan tactique, décisions, choix de stratégies et de démarches),

    - l'organisation et la construction du jeu,

    - le contrôle et la conduite du jeu (pilotage du match et de gestion du jeu).

 

Secteurs de maîtrise en boxe : les habiletés se regroupent dans des différents secteurs de maîtrise. Les secteurs de maîtrise ne sont pas nécessairement hiérarchisables et les habiletés qui les composent peuvent être améliorées à différents stades de la progression. On recense neuf secteurs correspondant à neuf objectifs :

    - attaquer des cibles (tenter d'atteindre des cibles par des gestes techniques précis.),

    - défendre des cibles et contre-attaquer (faire en sorte de ne pas être atteint par les attaques adverses et tenter d'atteindre les cibles adverses.),

    - enchaîner des actions (mettre en place un ensemble de liaisons d'actions permettant d'atteindre des cibles adverses.),

    - attaquer des cibles sans risque (tenter d'atteindre les cibles adverses sans être atteint par les attaques adverses.),

    - porter une attaque dans l'approche (empêcher l'adversaire d'approcher par une action offensive dans l'axe direct.),

    - porter une attaque dans le déclenchement (empêcher l'adversaire de développer son offensive par une action offensive dans l'axe direct.),

    - porter une offensive dans l'attaque adverse (tenter d'atteindre des cibles adverses pendant les attaques adverses.),

    - manœuvrer l'adversaire (tenter de manipuler l'opposant pour atteindre des cibles adverses et ne pas être atteint par les offensives adverses.),

    - s'adapter à l'adversaire (tenter de s'accommoder pour ne pas être atteint par les offensives adverses et atteindre des cibles adverses.).

 

Semi-crochet : coup mixte à mi-chemin entre le crochet et le direct qui atteint une cible placée légèrement sur le côté ; le coup démarre comme un direct et poursuit sa trajectoire comme un crochet long ce qui occasionne chez l'opposant un problème de lecture pour défendre (à ne pas confondre avec le bolo punch qui tient du crochet et de l'uppercut.).

 

Semi-uppercut : coup mixte à mi-chemin entre l'uppercut et le direct et qui atteint, le plus souvent, le buste adverse ; le coup démarre comme un uppercut et poursuit sa trajectoire comme un direct, le pouce du gant peut être vers le haut.

 

Séquence d'attaque : elle se compose généralement de trois temps :

    - d'une préparation,

    - d'une ou plusieurs actions offensives,

    - d'une sortie.

 

Shadow-boxing : littéralement boxe de l'ombre, expression d'entraînement qui signifie boxer dans le vide ou devant un miroir en imaginant un adversaire, cet exercice permet de travailler individuellement des éléments techniques (enchaînements, routines, schémas tactiques, etc.) et de s'autocorriger à l'aide d'un miroir.

 

Shift-punch : coup du bras avant au corps, intermédiaire entre le crochet et l'uppercut dont la particularité est d'être délivré en fausse-garde. Ce coup de poing spécial inventé par Robert Fitzsimmons (boxeur de la fin du XIXème siècle) avec ces enchaînements associés vise le creux de l'estomac ; dirigé obliquement et en remontant, il permet de lancer le coup avec un maximum de puissance.

 

Signature : façon de faire ou spécialité technique d'un grand champion pouvant conduire à l'élaboration de modèles de comportement (sujet à mimétisme). Certains athlètes aux dispositions exceptionnelles et la manière de faire très personnelle (particulière) laissent une empreinte à vie dans la mémoire collective qui peut faire école (le jeu de jambe de Mohamed Ali, les mouvements de buste de Sugar Ray Léonard ou l'attitude très désaxée de Naseem Hamed).

 

Situation-problème : situation d'opposition à but pédagogique proposée par à l'entraîneur dans laquelle un solutionnement (une réponse ou plusieurs réponses) est demandé. Il nécessite de la part de l'élève-boxeur une démarche de réflexion. (en terme de didactique pour ce type de travail, on parle de résolution de problème.).

 

Soigneur : cut-man en anglais.

 

Solution : réponse à un problème de combat ; face à une situation à résoudre le boxeur et son entraîneur peuvent envisager plusieurs réponses, certaines plus efficaces (pertinentes) que d'autres. L'entraînement est le lieu où doivent s'effectuer ce travail de remédiation, par la mise en place des situations-problèmes à résoudre.

 

Sortie : échappée du territoire adverse après une offensive personnelle ou adverse (dégagement). Cette rupture momentanée de l'engagement permet de se replacer et de se mettre à l'abri d'une nouvelle attaque adverse, elle survient à la suite du dernier coup et permet de se placer hors d'atteinte de l'adversaire. Différentes portes de sortie peuvent être empruntées, trois modes sont généralement utilisés :

    - le pas de retrait,

    - le pas de côté,

    - le pas de diagonale.

      La technique de sortie peut être neutre (sans porter de coup) ou accompagnée d'une technique de frappe, le plus souvent un coup à grande distance de type piston.

 

Sortie de l'axe : sortie de la ligne d'affrontement consistant à ne pas rester dans l'axe de l'attaque adverse. Habituellement, on utilise des désaxages du tronc ou des pas de côté.

 

Sparring (Faire du...) : expression d'entraînement qui correspond à réaliser un échange technique en situation d'opposition (assaut). Suivant le but recherché, la forme de pratique peut varier entre:

    - le sparring léger où les coups sont retenus,

    - le sparring appuyé où les coups sont portés avec une puissance mesurée

    - le combat-test où la forme d'opposition se rapproche des conditions de compétition (avec un maximum de protections (gros casque, gros gants, plastron, vaseline, etc.)).

      Ce travail d'opposition peut faire l'objet d'une vérification des acquis face à des adversaires (sparring-partners) de niveaux variés et selon des thèmes techniques précis (actions, rôle et incertitude de chacun des protagonistes déterminés à l'avance ou non connus par avance).

 

Sparring-partner : littéralement partenaire d'entraînement, il est l'élément indispensable des progrès de l'athlète et se monnaye d'ailleurs avantageusement chez les boxeurs professionnels.

 

Sport de combat de percussion : expression utilisée depuis les années 1960 pour désigner les activités sportives individuelles d'opposition où sont portées des techniques de frappe contrairement aux sports de combat de préhension où l'on porte des techniques de saisie, de projection et d'abandon (soumission).

 

Sport de combat de préhension : expression utilisée depuis les années 1960 pour désigner les activités sportives individuelles d'opposition où sont portées des techniques de saisie, de projection et d'abandon (soumission) contrairement aux sports de combat de percussion où l'on porte de frappe.

 

Standards de la boxe : techniques couramment pratiquées sur le ring et apprises dans les salles de boxe. On trouve notamment :

    - l'attitude (garde, déplacements),

    - la gestuelle de base (les coups et les défenses),

    - les schémas de combat (combinaisons offensives et contre-offensives diverses)

    - les comportements adaptatifs (boxe en reculant, dos aux cordes, etc.).

    - etc.

      Loin d'être exhaustifs, ces éléments standards ont pour mission de poser les bases techniques de la boxe afin de permettre au pratiquant de se repérer dans la difficile science du noble art.

 

Stoppage : coup d'arrêt.

 

Stoppeur : combattant dont la stratégie est axée sur la défense en coup d'arrêt. Certains combattants sont spécialisés dans ce type de boxe et attendent l'approche de leurs adversaires, très souvent dos aux cordes et parfois au centre du ring où ils tiennent un siège obligeant l'opposant à faire l'extérieur.

 

Stratégies de combat : comportement adopté par l'athlète pour négocier les situations d'opposition. Elles se traduisent par la manière d'agencer ses ressources pour aborder l'opposant et touchent toutes les opérations de match :

    - la conduite du jeu,

    - la construction du jeu,

    - la gestion du jeu.

      Elles se concrétisent par l'utilisation de modes de fonctionnement, de réponses adaptatives et de schémas de jeu (manœuvres de toutes sortes, manipulations, tromperies, etc.). Ces opérations peuvent être improvisées ou programmées (plan tactique) et adaptées à l'adversaire (opportunités du combat). On distingue plusieurs catégories de stratégies :

    - les adaptatives,

    - les programmées (pré calculées),

    - etc.

 

Style de boxe : manière de faire propre à chaque individu et que l'on peut rapporter à des classes de comportement-type propre à son tempérament, à son potentiel physique ou à ce qui lui a été enseigné par son école de boxe. On distingue l'attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s'arrête pas là, on recense différents caractères variables pour chaque typologie :

    - Pour les styles techniques :

        - boxer en coups longs,

        - boxer en coups d'arrêt,

        - boxer en coups de contre.

    - Pour les styles physiques :

        - faire le forcing,

        - boxer en crochets puissants (à la godille),

        - chercher le corps-à-corps,

        - chercher le coup dur.

      Lorsqu'un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu'il est sur son registre ; cela à la manière d'un musicien qui répète ses gammes préférées. D'autre part, ce qui est appréciable dans un combat c'est l'opposition de styles. On a pour exemple le combat des années 1980, Sugar Ray Léonard contre Marvin Hagler. Le premier, utilise une boxe à reculons, faite de larges pas de côté, d'esquives de buste et de contre-attaque précises. Alors que le second, use d'une boxe en progression avant, d'une attitude compacte le buste en avant et de coups très puissants.

 

Styliste : combattant ayant le sens de l'esquive qui boxe par touches.

 

Suivi : continuation de l'action ou de l'enchaînement à différencier de l'action consistant à poursuivre l'opposant sur le ring pour le toucher.

 

Surface de frappe : partie de l'arme destinée à percuter la cible visée. En boxe, la surface de frappe autorisée s'arrête à la face avant du poing (tête des métacarpiens et premières phalanges du deuxième au cinquième doigt) ; il est interdit de donner un coup de poing avec la main ouverte, avec l'intérieur ou le côté de la main, avec le poignet, le coude ou toute autre partie du corps.

 

Swing : coup de poing circulaire exécuté à grande distance avec un mouvement de balancé de l'épaule (geste pendulaire) que les anglo-saxons appellent stick-punch (littéralement coup de poing bâton). On l'assimile très souvent à un crochet très large, mais c'est une erreur car il n'utilise pas le même principe biomécanique, dans le swing, le segment de frappe arrive parallèlement à la cible, alors que pour le crochet, le segment de frappe est relativement perpendiculaire à l'impact. C'est le coup  bâtard de la boxe. Il est souvent utilisé par instinct et donné à la godille (à l'aveuglette) par les batailleurs qui ne possèdent pas les bases techniques fondamentales et ne doit pas être enseigné aux débutants, au risque d'obtenir une boxe sans style, voire dangereuse pour les partenaires d'entraînement.

 

T / 

Tacticien : combattant qui use de nombreuses stratégies pour combattre et dont la façon de faire relève plus de l'adaptation aux situations en présence que de la maîtrise technique à proprement parler.

 

Tactique : ensemble d'intentions qui s'inscrivent dans un plan d'action dans le but d'assurer le gain du match (plan tactique). On parle également de schémas tactiques (combinaison des moyens d'action) consistant à mettre en place des stratégies prédéterminées voire mieux, des stratégies adaptatives. Une bonne tactique peut permettre de compenser une insuffisance physique et technique. Les principes tactiques ont pour but de faciliter la tâche offensive ou contre-offensive et relèvent de différentes catégories :

    - les principes inhérents aux caractéristiques adverses, à ses particularités (envergure, allonge, empattement, etc.)

    - les principes inhérents l'activité adverse (pressing, attentisme, etc.).

      Parmi les principes tactiques fondamentaux (standards), on peut en énumérer quelques uns :

    - En situation défensive :

        - sortir de l'axe attaque au moment du coup,

        - décourager l'adversaire d'attaquer.

    - En situation offensive :

        - utiliser ses armes les plus fortes contre la défense adverse la plus faible.

      En parallèle à ces standards comportementaux, peuvent être élaborés des réponses tactiques adaptatives.

 

Tartiner (Il s'est fait...) : expression de boxe qui signifie avoir reçu de nombreux coups dans la figure. On en a très souvent la preuve à la fin du combat, en observant le visage rougi et tuméfié, mais il faut savoir que certains athlètes sont privilégiés car leurs peaux ne laissent pas apparaître les traces des coups reçus.

 

Technicien : boxeur qui fait preuve d'une gestuelle très élaborée pour combattre.

 

Technique : ensemble de gestes spécifiques et de réalisations corporelles de toute nature utiles au plan tactique, on recense :

    - les actions offensives (attaque directe et attaque composée)

    - les actions défensives (blocage, couverture, croush, déviation, coup d'arrêt, etc.),

    - les actions contre-offensives (coup de contre, manœuvre, tromperie, etc.),

    - les actions de mobilité et de déplacement (pas de progression, pas de retrait, pas de côté, rush, contournement, fuite, etc.),

    - les actions de mise à distance et d'immobilisation de l'adversaire (pressing, cadrage, etc.),

    - les mouvements de corps (inclinaison, oscillation, rotation, etc.),

    - les actions de neutralisation (raccourcissement de la distance, verrouillage, etc.),

    - les actions de contrôle corporel (appui sur l'adversaire, pression, tassement, etc.),

    - les actions d'évasion (débordement, dégagement du coin, etc.),

    - les actions d'exploitation de l'espace et du matériel (emploi des cordes, utilisation du centre ou de l'extérieur, etc.),

    - etc.

      On parlera de technique d'attaque (les coups) et de technique de défense (parades et esquives) comme l'ensemble de moyens déployés dans le plan tactique.

 

Télescopage : action qui consiste à percuter de plein fouet l'adversaire dans sa trajectoire, ce mode opératoire présente l'avantage d'associer la puissance du coup personnel à l'inertie du déplacement adverse.

 

Temps de repos : période intermédiaire entre deux reprises (rounds) permettant aux compétiteurs de récupérer de leur effort. Durant la minute de repos, des conseils techniques et des soins peuvent être promulgués. Le repos est d'une minute entre deux rounds, aussi bien pour les rounds de deux minutes (boxe amateur) que pour ceux de trois minutes (boxe professionnelle).

 

Timing (avoir le sens du...) : aptitude à porter des actions au bon moment. Certains athlètes savent utiliser le contretemps de l'action adverse (préparation d'attaque, retour en garde, temps mort, etc.) pour placer des contre-offensives efficaces.

 

Touche : action offensive qui aboutit sur la cible.

 

Touche : vocable habituel des sports de combat de percussion qui implique en boxe éducative que les coups sont parfaitement contrôlés sur la cible (notion de touche) contrairement à la boxe de compétition où les coups sont portés à pleine puissance (notion de frappe).

 

Transformer sa boxe : notion de pédagogie actuelle (didactique) qui démontre que l'apprentissage peut modifier les comportements des pratiquants de façon radicale.

 

Travail au sac : activité quasi-individuelle privilégiant les objectifs suivants :

    - développer des qualités physiques (endurance, vitesse, puissance de frappe, etc.),

    - apprendre et améliorer le travail des gestes offensifs,

    - automatiser des routines (séries de coups et autres schémas tactiques).

 

Travailler (le...) : porter des coups afin de trouver des ouvertures dans la garde adverse.

 

Travail en dessous : activité visant à utiliser un passage dans la cheminée pour atteindre les zones basse du tronc et frapper l'adversaire sous sa garde.

 

Travailler sur les cordes : savoir-faire qui consiste à tirer parti de l'appui sur les cordes du ring afin de :

    - travailler dos aux cordes pour mener à bien des opérations offensives,

    - amener son adversaire sur les cordes pour en tirer avantage.

      Certains combattants sont spécialisés dans cette forme de boxe.

 

Tromperie (Techniques de...) : procédé destiné à utiliser la réaction adverse à son avantage par une technique de désinformation (manœuvres, stratégies). On répertorie deux catégories de tromperies :

    - Les ruses (en situation offensive) :

        - coup masqué,

        - coup différé,

        - feinte,

        - point de pression,

        - etc.

    - Les pièges (en situation contre-offensive) :

        - invite,

        - leurre,

        - etc.

 

Trouer la garde : trouver une ouverture dans la défense de l'adversaire. Différents modes sont utilisés :

    - les frappes puissantes,

    - les enchaînements de coups,

    - les manœuvres.

 

Truqueur : combattant qui utilise des procédés non conventionnels et parfois illicites (boxe la tête en avant ou en dessous de la ceinture, coups irréguliers, accrochages intempestifs, appui sur l'adversaire et bousculade au corps à corps, frappe dans le dos au corps à corps, marche sur le pied adverse, accrochage aux cordes, frappe après le stop de l'arbitre) afin de semer la confusion dans l'esprit adverse (perturber). On dit de ces boxeurs qu'ils « pourrissent le combat » mais on les différencie des vicelards qui cherchent, par le biais de comportements anti-sportifs et malhonnêtes (duperies) à encourager des erreurs adverses pour en tirer profit.

 

U / 

Une-deux : succession rapide d'un direct et d'un crochet.

 

Uppercut : coup de poing remontant, geste de percussion réalisé de bas en haut, et délivré le plus souvent à mi-distance avec le bras semi-fléchi. Il est souvent qualifié de crochet dans le plan vertical, ce qui n'est pas toujours vrai ; car sa trajectoire peut effectivement être curviligne mais elle peut également être rectiligne (oblique remontante).

V /

Vaillance : qualité de bravoure qui fait souvent la différence à niveau technique égal. En sport, on dit régulièrement d'un combattant qu'il est courageux, valeureux ou qu'il a du coeur (à l'ouvrage).

 

Verrouiller(...l'action) : action de neutralisation consistant à empêcher le développement de l'activité adverse par le contrôle du corps adverse et notamment de ses armes (venir au contact de l'adversaire (se coller) pour l'empêcher de donner des coups.).

 

Vicelard : combattant qui utilise des manœuvres et des manipulations en tout genre (ruses, tromperies, feintes, pièges, etc.) pour tromper son adversaire et dont les procédés de combat font preuve de malice (roublard).

 

Visibilité (du jeu adverse): capacité à repérer le comportement adverse afin de s'en servir à son propre avantage, l'apprentissage de la lecture de la boxe adverse conduit à développer la faculté d'adaptation.

 

Vista : aptitude à saisir les informations et à les utiliser (notion d'opportunité). Cette aptitude appartient le plus souvent aux athlètes expérimentés ou instinctifs, au même titre que l'à-propos, l'esprit de contre, le timing, etc. Dans le combat, la prise d'information doit être permanente afin de répondre avec adéquation aux sollicitations adverses.

 

W / 

World Federations : fédérations de boxeurs professionnels qui répertorient les boxeurs professionnels pour le plaisir des spectateurs admiratifs des dieux du ring :

    - World Boxing Association (WBA),

    - World Boxing Council (WBC),

    - World Boxing Organization (WBO),

    - etc.

 

WBA : World Boxing Association.

 

WBC : World Boxing Council.

 

WBO : World Boxing Organization.

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