Dictionnaire de la Boxe
[ A-&-D ]
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A /
Absorption du coup : action défensive qui consiste à accompagner le coup adverse pour annihiler son effet. Certains athlètes se servent de ce mode défensif pour riposter efficacement après avoir appâté une attaque adverse.
Accrocheur : combattant qui attrape assez souvent son adversaire. Certains compétiteurs sont spécialisés dans ce mode opératoire, considéré comme une forme d'anti-jeu, qui fatigue, déstabilise et perturbe les meilleurs combattants.
Aire d'attaque : zone géographique dans laquelle se situent les échanges techniques. On parle souvent de rentrer dans le territoire adverse lorsqu'on franchit le périmètre de sécurité c'est-à-dire la ligne imaginaire qui détermine la distance d'atteinte.
Aller au tapis : expression de compétition qui signifie se faire sonner par un coup et se faire envoyer à terre.
Allonge : relatif à la longueur des segments d'un combattant. Un combattant à la morphologie rectiligne (filiforme) dispose très souvent d'une envergure supérieure aux normes habituelles, ce qui va poser un problème d'organisation à son adversaire notamment pour se rendre au corps à corps. On dit quelquefois dans le jargon pugilistique que ces boxeurs là ont des « tentacules » en guise de bras.
Allonger la distance : action qui consiste à s'éloigner de l'adversaire dans le but de :
- empêcher l'adversaire de s'exprimer de près,
- trouver d'autres solutions stratégiques de combat.
Amorce : action qui consiste à faire réagir l'adversaire afin de tirer parti de sa réaction.
Angle d'attaque : orientation spatiale de l'action offensive. Différents axes vont permettre de trouver des passages (ouvertures) dans la garde adverse : l'axe direct d'affrontement, les axes latéraux et obliques. Ainsi l'offensive pourra se réaliser à l‘intérieur de la garde (en dedans) ou à l'extérieur de la garde (en dehors), par-dessus ou par-dessous la garde (dans la cheminée), en diagonale montante ou descendante, etc. (on parle du problème d'incertitude).
Anticipation (Avoir le sens de l'...) : capacité à déclencher une action contre-offensive juste avant le signal de l'offensive adverse ou pendant l'activité adverse.
Appât : moyen mis en place pour utiliser la réaction adverse à son avantage. Il consiste à présenter une cible découverte à l'adversaire afin de tirer parti de l'offensive adverse (notion de sacrifice de cible).
Appel (Faire un...) : cette notion concerne deux phénomènes opposés :
- faire un appel à son désavantage consiste à annoncer involontairement l'arrivée d'une action
- faire un appel à son avantage consiste à utiliser un signal destiné à donner une information à l'adversaire pour l'occuper ou pour l'induire en erreur.
Approche (Phase d'...) : espace de temps situé entre le démarrage du déplacement vers l'adversaire et l'atteinte de la cible. Beaucoup d'actions peuvent se dérouler durant c'est espace temporel (mouvement défensif, offensif ou contre-offensif). À qualités pugilistiques proches et condition physique égale, c'est la vitesse d'exécution (réaction, vivacité, explosivité) qui peut faire la différence entre deux athlètes, notamment en boxe amateur.
Appui : la boxe est souvent qualifiée, par les Anglo-saxons, de « science des appuis », pour rappeler l'importance des habiletés à servir du sol. Utiliser le sol en tant que tremplin pour mieux se déplacer et pour délivrer les techniques est donc une des conditions du succès. Des appuis bien répartis au sol et dynamiques permettent d'assurer équilibre, disponibilité à se déplacer rapidement et transmission de l'énergie par le principe d'action-réaction avec le sol. Les appuis sont d'autant plus importants que dans le combat au K.O. system, l'action de poussée des jambes augmente considérablement la puissance de frappe.
Appui principal : jambe sur laquelle s'effectue la plus forte charge corporelle. D'une manière générale, un uppercut est délivré avec le poids du corps sur l'appui du côté bras de frappe (à l'amble). En revanche, pour l'exécution d'un crochet, deux modes coexistent, le poids du corps peut être en charge soit du même côté que le bras de frappe soit sur l'appui opposé.
Appui secondaire : contrairement à l'appui principal, c'est la jambe où se fait le moins de transfert de masse.
Aptitudes : ensemble de prédispositions qui seraient plus ou moins génétiquement déterminées. Parmi ces virtualités, on retrouve :
- Aptitudes physiques :
- le punch
- l'adresse
- la coordination
- la vitesse d'action
- le souffle
- Aptitudes mentales :
- l'à propos
- l'instinct
- l'intelligence tactique (vista)
- l'intelligence stratégique
- la vaillance
Arme : terme générique utilisé dans les sports de combat de percussion depuis les années 1980 pour désigner le segment corporel de frappe.
Armer : action qui consiste à préparer le coup par un mouvement contraire à la trajectoire de frappe. Cette préparation a pour but de procurer de l'inertie de l'arme mais rend l'attaque plus prévisible.
Arrêt (Coup d'...) : également appelé stoppage, coup porté sur avancé adverse ou sur déclenchement d'attaque adverse, le plus souvent dans l'axe direct, dans le but :
- soit de limiter la progression adverse (notion de mise en butée).
- soit d'annihiler l'attaque adverse dès son déclenchement (notion de neutralisation de l'action adverse).
Assaut : vocable utilisé dans certains sports de combat pour qualifier une forme d'opposition où les techniques de frappe sont parfaitement retenues. On parle aussi de touche contrôlée sur les cibles ou de frappe rebondissante freinée.
Attaque : mouvement offensif destiné à atteindre des cibles adverses. On distingue plusieurs formes d'attaque :
- simple : faite d'un mouvement unique,
- doublée ou renouvelée : redoublement du même mouvement),
- indirecte : différée, composée (comprenant appel, feinte, provocation, etc.), progressive (organisée autour de différentes actions pour s'approcher de la cible),
- cachée : masquée,
- sur préparation, lancée alors que l'adversaire a entrepris une préparation d'attaque.
- en aveugle.
Attitude de combat : façon d'être positionné (de se tenir, de s'orienter, d'être protégé ou en garde, etc.) dans le combat. On recense différentes attitudes :
- garde de trois-quarts de face,
- garde de profil,
- garde en crouch,
- garde basse,
- garde le poids sur jambe avant,
- garde le poids sur jambe arrière,
- garde en appuis très écartés,
- etc.
Automatisme : activité réflexe résultant d'un apprentissage. L'entraînement à un rôle essentiel à jouer dans l'acquisition des automatismes de combat car il est très difficile durant l'opposition de se donner du temps pour réfléchir et offrir des réponses rapides (et adaptées) aux sollicitations adverses.
Automatisme de relance : capacité à riposter immédiatement après une action de sauvegarde. On peut placer une relance suite à :
- une action de fuite,
- une action défensive (blocage, couverture, croush, déviation, coup d'arrêt...),
- une action de protection (garde, couverture...),
- une action d'évasion (débordement, dégagement du coin...),
- une action de neutralisation (raccourcissement de la distance, verrouillage...),
- etc.
Axe direct d'affrontement : la ligne d'attaque se présente comme la ligne imaginaire reliant deux protagonistes sur laquelle la grande majorité des actions se déroule. C'est donc le chemin le plus utilisé mais certains athlètes savent utiliser d'autres axes pour passer à l'offensive (trajectoires obliques ou diagonales, les pas de côté, etc.) On parle également du couloir d'affrontement pour désigner le chemin sur lequel se situent les appuis des deux protagonistes.
B /
Baby face : se dit d'un jeune boxeur au visage angélique.
Bagarre : combat sans qualité où les deux protagonistes sont engagés physiquement certes, mais ne font pas état de leurs acquis techniques.
Bagarreur : combattant très volontaire dont l'ardeur excessive va souvent à l'encontre de la rationalité de sa boxe. Les bagarreurs sont habituellement des adversaires durs à combattre car ils exigent beaucoup d'engagement physique et une forte capacité d'adaptation.
Battement : également appelé balayage, le battement se présente comme une technique de neutralisation anticipée mettant en difficulté l'initiative adverse. C'est un coup sec donné sur le bras adverse pour empêcher son usage ou pour trouver un passage libéré vers une cible adverse. A ne pas confondre avec la déviation (ou parade-chassée).qui est un geste défensif.
Blocage : en anglais blocking, ce mouvement défensif permet de neutraliser un coup adverse. Ce geste défensif consiste à arrêter un coup en interposant une partie corporelle (ou le gant) entre la cible visée et l'arme adverse On distingue trois formes principales :
- le blocage dit neutre qui encaisse le coup,
- le blocage qui va à l'encontre du coup (télescopage de l'arme),
- le blocage qui accompagne le choc adverse (absorption de l'arme adverse).
Bolo-punch : coup de poing circulaire exécuté à 45° et envoyé de bas en haut. C'est une technique mixte à mi-chemin entre l'uppercut et le crochet.
Bouclier : désigne un geste technique qui consiste à se protéger en mettant les deux avant-bras en protection devant le corps et la face.
Boxer de loin : s'opposer en conservant une grande distance par rapport à l'adversaire ; cette compétence à garder un intervalle important entre l'adversaire et soi-même peut mettre en difficulté des combattants qui aurait tendance à raccourcir la distance (casser la distance) pour travailler à mi-distance ou au corps à corps.
Boxer de prés : s'opposer en conservant une distance réduite par rapport à l'adversaire ; la boxe de près est généralement qualifiée de boxe au corps à corps, mais une boxe à mi-distance appartient également à un travail de près. Dans ce type d'affrontement privilégié par les combattants de tête, les coups perdent de leur amplitude et donc de puissance ce qui favorise les athlètes râblés (puissants du buste et des épaules).
Boxer en avançant : habileté indispensable pour un compétiteur au même titre que boxer en reculant et boxer en tournant. Les habiletés nécessaires à une boxe vers l'avant sont les suivantes :
- savoir trouver la distance pour atteindre l'opposant (pas de progression, rush, etc.)
- savoir coincer l'opposant (menaces, pressing et cadrage)
- savoir défendre en avançant
- savoir composer des attaques en avançant et manœuvrer l'adversaire (se servir du ring, user de tromperies, etc.).
Certains boxeurs avancent par nature constamment sur leurs adversaires, on parle alors d'une boxe en « rouleau compresseur ». Ce sont souvent des combattants téméraires et durs aux coups (inébranlables).
Boxer en continu : manière de faire de certains athlètes qui attaquent et contre-attaque en permanence sans s'épuiser outre mesure. Cette façon de boxer appartient à certaines écoles de boxe et se rencontre dans les catégories les plus légères où le nombre de coups délivré par round est surmultiplié par rapport aux catégories les plus lourdes.
Boxer en contrant : style de boxe utilisant l'action adverse à son avantage. Qualifiés d'attentistes ou d'opportunistes, les athlètes construisant leur boxe exclusivement sur ce mode sont prennent rarement l'initiative d'attaquer et se limitent à exploiter l'activité adverse.
Boxer en coup d'arrêt : style de boxe fondé sur l'allonge et la vitesse de réaction. Qualifiés de stoppeurs ou d'attentistes, les athlètes construisant leur boxe essentiellement sur ce principe sont généralement longilignes et vifs. Ce sont des adversaires durs à travailler car leurs actions, menées lors de la phase d'approche et du lancement de l'attaque parasitent régulièrement l'initiative adverse.
Boxer en mouvement : style de boxe enseigné dans certaines écoles de boxe et souvent propre aux petites catégories de poids ; cette façon de faire appartenait au grand champion poids lourds des années 1960, Cassius Clay, alias Mohammed Ali, qui disait de lui : « Je vole comme le papillon et pique comme l'abeille ».
Boxer en reculant : habileté indispensable pour un compétiteur au même titre que boxer en reculant et boxer en tournant.
Ne pas savoir boxer en reculant peut être un handicap face à des fonceurs qui mettent systématiquement leurs adversaires sur le reculoir.
Certains boxeurs possèdent naturellement cette aptitude. Cette façon de faire permet à un boxeur longiligne de rester à grande distance et d'assurer un maximum de touches pour un minimum de risques notamment face à un adversaire recherchant la confrontation rapprochée.
Boxer en tournant : façon de faire qui s'apparente à la boxe à reculons. Elle appartient à la façon de faire de certaines écoles de boxe qui fondent leur manière de boxer sur les esquives mais également sur la boxe en coup d'arrêt et en contre.
Savoir boxer en tournant, permet à un athlète en difficulté d'ajuster le rythme afin de « laisser passer l'orage ».
En matière d'apprentissage, cette façon de faire doit être assimilée tout comme son versant opposé qui consiste à cadrer et coincer un adversaire qui se dérobe.
Boxing-business : appellation donnée aux activités financières qui touchent le milieu de la boxe. Il qualifie notamment toute l'activité mercantile générée par les combats de grande envergure (négociation de tous genres (lieu de rencontre, droit télévisuel), promotion, communication et produits dérivés). Cette expression est également utilisée de manière ironique afin relever le caractère quelquefois douteux de certaines procédures.
Boxing-connexion : appellation donnée aux réseaux de communication et d'organisations internes au milieu de la boxe. Dans ces réseaux on trouve, les fédérations mondiales qui distribuent les titres, les promoteurs qui négocient les rencontres et au bout de la chaîne, les managers de boxeurs qui proposent des athlètes. A ces principaux acteurs se greffe un ensemble de biens et de services (organisateurs de plateau, publicitaires, médias divers, etc.).
Boxing-magnat : expression qui désigne le cercle restreint des magnats de la boxe auquel peu d'élus ont accès. Ce sont les responsables des fédérations, les grands promoteurs et leurs collaborateurs chargés de fabriquer des combats de haut niveau et de concevoir des plateaux de prestige. Ils vivent des activités de la boxe professionnelle et peuvent endosser des fortunes colossales lors de la signature des contrats.
Boxing-mania : expression du début des années 2000 qui désigne l'ensemble des activités extra-sportives et médiatiques qui accompagnent la carrière d'un grand champion (association de supporters ou fan-club, vente de produits dérivés, vidéos, apparitions à télévision, journaux à controverse, etc.).
Bras arrière : appelé bras fort, c'est le segment habituellement le plus puissant pour les combattants étant dans leur vraie garde. Certains athlètes adoptent cependant une latéralisation inversée à leur bras fort (souvent le cas chez les boxeurs ambidextres).
Bras avant : segment corporel très utile à la construction du jeu offensif mais également dans le jeu défensif. Le travail du bras avant, lorsqu'il est bien utilisé, à l'avantage de ne modifier ni l'équilibre ni l'ouverture de la garde. Il a comme fonctions :
- de maintenir l'adversaire hors distance (poing avant en piston) et de faire obstacle à une initiative adverse (gêner, détourner l'attention, perturber les perceptions),
- de construire le jeu personnel (chercher les ouvertures, tester les réactions adverses, préparer la suite de l'action offensive et armer le bras arrière),
- de neutraliser les actions adverses (au début ou pendant leur déroulement).
Bras d'or : vocable d'origine anglo-saxonne qui signifie des bras très puissants presque magiques. Elle fut utilisée dans les années 1960 et 1970 pour qualifier des boxeurs aux prédispositions exceptionnelles notamment pour leur dextérité et/ou leur punch.
Break : terme d'arbitrage qui signifie « Séparez-vous ! ». Ordre donné par le directeur d'assaut (arbitre) réclamant aux deux boxeurs d'arrêter l'échange et de faire un pas en arrière (pas de retrait).
Brisquard (vieux...) : athlète d'âge avancé dont l'expérience est source de malice. Malgré leur médiocre condition physique les briscards sont habituellement difficiles à boxer car ils connaissent les ficelles du métier, maîtrisent les stratégies de combat et ont acquis la capacité à s'économiser.
Bûcheron : combattant dont la puissance de frappe est le point fort et qui utilise ce registre pour construire ses combats (on dit aussi cogneur ou frappeur).
C /
Cadrage : technique de manœuvre de l'adversaire destinée à l'empêcher de déborder, c'est-à-dire de s'échapper sur les côtés. Le but de l'opération de cadrage est de garder l'adversaire dans un secteur géographique favorable à une offensive (mise à distance de cible), de l'acculer aux cordes pour le travailler (on parle d'immobiliser l'opposant) ou bien de le laisser s échapper pour le cueillir lors de son échappée (notion de piège ou plus précisément de souricière). La procédure habituelle de cadrage est la suivante :
1 - presser l'opposant vers les cordes,
2 - recentrer ses écarts pour l'empêcher de s'échapper et le travailler (attaquer des cibles (saper) ou couper la route).
Les moyens de pressing sont les pas de progression, les pas de côté et les manœuvres (simulacres, menaces, intimidation, rush ou ruades...) dans l'axe direct.
Les moyens de recentrage sont les pas de côté et les attaques effectuées latéralement (couper la route).
Capacité : elle est le résultat de l'apprentissage et se présente comme une quantité de ressources disponible pour traiter des opérations de combat. Elle se manifeste dans des situations précises d'opposition et peut être mise en œuvre dans différentes situations, c'est-à-dire réutilisable dans différentes tâches de combat (réinvestissable). On distingue les capacités :
- physiques (explosivité, force...)
- biologiques (aérobie, anaérobie...),
- décisionnelles (choix immédiat de réponse...)
- méthodologiques (gestion de l'effort, plan tactique, stratégies adaptatives...)
- affectives (maîtrise des émotions...),
- informationnelles (vista, à-propos...),
- etc.
Carapaté : se dit d'un boxeur très protégé. Certains combattants adoptent une couverture (attitude en crouch) leur garantissant un hermétisme contre les coups. Ils sont difficiles à atteindre car ils obligent leurs opposants à travailler en contre-offensive.
Casser la distance : action qui consiste à se rapprocher de l'adversaire afin de :
- réduire la capacité d'action à grande distance de l'adversaire.
- travailler au corps à corps.
Catégories de poids : échelle de répartition par tranches de poids. Elles ont pour but de mettre les sportifs en sécurité en évitant de trop gros déséquilibres de rencontres dus à la différence de poids. En boxe professionnelle, la catégorie reine est celle des poids lourds et celle des poids moyens est considérée très attractive.
Centre (Faire le...) : utiliser le milieu du ring comme lieu de construction de son jeu, garder le centre pour éviter de se trouver pressé sur les cordes (faire le siège au milieu du ring). Pour cela, les moyens techniques sont habituellement les coups d'arrêt. Certains boxeurs (attentistes au centre) sont spécialisés dans ce type de boxe obligeant l'adversaire à faire l'extérieur.
Cercle enchanté : vocable d'origine anglo-saxonne donné à l'aire de combat (ring de boxe) pour exprimer son aspect magique.
Chassé : geste de défense qui consiste à dévier le coup de sa trajectoire avec le gant ou l'avant-bras. Chasser le coup est une expression désuète aujourd'hui remplacée par dévier le coup.
Cheminée : chemin dessiné par la position des deux avant-bras dans la garde dite classique.
Chercher le coup dur : expression de compétition qui signifie qu'un compétiteur tente de réaliser un hors combat en plaçant des coups puissants. Cette démarche s'oppose à celle d'un styliste qui cherche à construire le jeu afin de marquer un maximum de points.
Cibles (...corporelles) : registre autorisé de zones corporelles à toucher (en assaut) ou à frapper (en combat au K.O. system) pour marquer des points. Certaines cibles sont à privilégier dans le combat au K.O. system (la tempe, la mâchoire, le plexus solaire, le creux épigastrique et le foie).
Classe sportive : comme dans de nombreux sports de compétition les athlètes sont regroupés dans des classes de performance. Ainsi en France, on trouve chez les boxeurs dits professionnels quatre divisions (Néo-pro, C, B et A).
Clinch : signifie combattre corps à corps.
Coach : entraîneur.
Coaching de coin : fonction essentielle destinée à encadrer le combattant au coin du ring en compétition. Réglementairement, le coach est là pour veiller à la sécurité de son poulain notamment pour le combat au K.O. où il peut arrêter le match à tout moment en jetant l'éponge sur le ring (la serviette plus précisément). Pour cela, il connaît les capacités et donc les limites de l'athlète dont il a la charge. Il peut accessoirement donner des soins, mais habituellement un soigneur l'assiste pour cette fonction. Son rôle principal réside dans le conseil technique et mental à l'athlète. Ses actions en la matière sont les suivantes :
- observer et analyser les comportements durant le match (phase diagnostique),
- établir un bilan global de la conduite de son athlète et adversaire (phase de synthèse),
- donner des informations et consignes à son athlète durant le match et pendant la minute de repos à propos des actions à mettre en place (phase de conseil).
Les conseils doivent être simples, peu nombreux et en rapport avec les compétences de l'athlète. Il est certain qu'on ne peut exiger d'un combattant un comportement non maîtrisé à l'entraînement au risque de le perturber. Ainsi les conseils portent sur l'utilisation des points forts de l'athlète, sur la capacité à régler les problèmes essentiels et sur la motivation de l'athlète.
Coaching sportif : jusqu'aux années 1990, l'entraîneur assurait l'encadrement des séances d'entraînement d'un ou plusieurs athlètes, les dirigeait techniquement lors des rencontres et gérait leur carrière. Avec l'an 2000, une nouvelle fonction, assurée par une tierce personne, vit le jour (on dira même une nouvelle profession) ; le coach sportif chargé d'individualiser la préparation, complète le travail de l'entraîneur, et se présente en premier lieu comme un conseil à l'athlète. Outre son rôle de conseiller, un coach sportif suit l'athlète dans l'ensemble de ses activités, coordonne les différents intervenants et encadre certaines parties de la préparation physique et mentale. Il est très souvent assisté par des spécialistes appelés préparateurs (préparateur physique, professeur de fitness, de stretching, de relaxation, etc.), ainsi que des thérapeutes (masseur-kinésithérapeute, ostéopathe, etc.).
Cogneur : boxeur qui frappe en grande quantité et souvent très fort. La plupart du temps, il se contente d'utiliser ce registre (on dit aussi bûcheron, frappeur, ou matraqueur).
Combat de têtes : combat effectué volontairement de près (tête contre tête) où les deux protagonistes s'engagent avec âpreté. Dans ce type de confrontation, le physique prend le pas sur virtuosité et favorise le boxeur le plus robuste.
Combat rapproché : combat effectué à mi-distance, cette situation permet l'utilisation de toute la gamme des coups rapprochés (directs courts, crochets courts et uppercuts courts) sans contact corporel. Cette forme d'opposition occasionne des matchs très physiques.
Combatique : courant de recherche né dans les années 1970 ayant pour objet l'étude de l'acte d'opposition dans le domaine des pratiques de combat. Cette discipline appartient au groupe des sciences du combat* et s'intéresse plus particulièrement à l'analyse réflexive de l'acte d'opposition (conditions générales du duel, situations et faits de l'opposition). Grâce à un langage qui lui est propre, la combatique élabore des modèles explicatifs et des théories rendant compte des comportements de combat. On assiste avec cette nouvelle approche à une sorte de révolution des manières d'étudier l'acte d'opposition, le savoir de l'expert émerge et s'organise autour d'un formalisme destiné à éclairer la pratique des athlètes. L'acte d'opposition (la conduite des pratiquants et également l'activité du coach) est décortiqué scientifiquement par des chercheurs en science du combat, ils observent, analysent et tentent de comprendre afin d'élaborer les modèles explicatifs et les connaissances propres du savoir-combattre.
Combinaison : en anglais combination, enchaînements de coups (d'actions) réalisés dans le but d'intégrer des automatismes à vocation stratégique.
Compartiments de jeu : désigne les différentes parties du jeu à maîtriser en situation d'opposition. Selon une analyse classique des opérations de match, on dénombre deux domaines principaux de maîtrise :
- la défense de ses propres cibles,
- l'attaque des cibles adverses.
D'autres domaines de jeu sont à maîtriser :
- les activités de contre-offensive
- les manœuvres déstinées à empêcher le développement d'une action (neutralisation, stoppage et verrouillage)
- les prises d'initiative dans l'action adverse (coup d'arrêt et coup de contre)
Compté : compte effectué lorsqu'un boxeur lourdement frappé fait preuve d'une trop grande fébrilité ; l'arbitre accorde dix secondes au boxeur pour retrouver sa lucidité, passé ce délai, le boxeur est déclaré dans l'incapacité physique ou psychique de poursuivre le combat.
Conduite du jeu : manière dont on procède pour piloter les opérations de match compte tenu des choix effectués avant le match (plan tactique) et des situations en présence. Cette compétence correspond à l'organisation mise en place pour mener de front trois objectifs :
- imposer son propre jeu à l'adversaire,
- s'adapter à l'adversaire,
- utiliser l'activité adverse.
Construction de la cible : procédés élaborés pour atteindre les cibles adverses, cette manière de faire s'oppose à celle qui consiste à porter des attaques directes qui ne pourraient peut être pas aboutir. On peut situer trois façons principales de procéder :
- enchaîner des actions (liaison d'action, feintes de toutes sortes, etc.) afin de prendre à défaut (déborder) l'adversaire,
- chercher à atteindre certaines cibles en utilisant l'activité adverse et l'exploitation des caractéristiques de l'opposant.
- organiser un jeu (jeu de manœuvres et manipulations (provocations, pressing, cadrage, etc.) de toutes sortes) pour mettre en défaut l'opposant.
Construction du jeu : se traduit par la capacité à décider d'actions de jeu et de prévoir un ensemble d'éventualité dans les phases de jeu.
Continuation de l'action : action offensive prolongée (enchaînement), qui peut être un doublement de la même action ou bien une liaison avec une action de nature différente.
Contournement de l'opposant : déplacement qui consiste à passer dans le dos de l'adversaire (débordement).
Contre (Coup de...) : action de contre-offensive déclenchée pendant l'attaque adverse (prise d'initiative dans l'attaque adverse). Ce procédé requiert des facultés d'anticipation et d'automatisme ainsi qu'une grande vitesse d'exécution. Le contre peut intervenir :
- au démarrage de l'attaque adverse,
- pendant l'offensive adverse et avant qu'elle aboutisse,
- sur le retour de l'attaque adverse.
A l'entraînement l'apprentissage de cette habileté s'appelle la leçon de contres où les attaques adverses sont annoncées à l'avance.
Contre-attaque : en anglais counter-attack, offensive (coup ou enchaînement de coups) déclenchée après avoir effectuée une défense, on parle de réponse (riposte, remise) à l'attaque adverse.
Contre-offensive : ensemble des actions déployées contre l'offensive adverse. Les actions contre-offensives interviennent soit avant, soit pendant, soit juste après l'attaque adverse et ont pour but soit de l'annihiler, soit de l'utiliser à son propre avantage. On dénombre quatre formes de contre-offensive :
- le coup d'arrêt intervenant au déclenchement de l'action adverse dans un but défensif,
- le coup de contre intervenant pendant l'action adverse dans un but offensif,
- le dégagement d'un emprisonnement dans un coin ou contre les cordes
- la neutralisation visant à empêcher le développement de l'offensive adverse,
- la riposte qui est déclenchée après une défense et peut être réalisée dans le retour en garde adverse.
Contreur : combattant dont la stratégie relève de la boxe en coups de contre. On dit également qu'il utilise la stratégie du « coin de bois », c'est-à-dire qu'il attend que l'adversaire prenne l'initiative d'attaquer.
Contrôle corporel : action qui consiste à maîtriser certains secteurs du corps adverse (neutralisation) lors d'un corps-à-corps pour verrouiller avec efficacité les éventuelles actions adverses. Il est nécessaire de se garantir des points de sécurité (de contrôle) afin d'éviter une évasion adverse par un contrôle à trois hauteurs (torse, bras et bassin adverse).
Contrôle de l'arme adverse : action réalisée le plus souvent de près qui consiste à prendre appui sur le bras adverse au moyen du bras, de l'épaule ou du tronc, afin d'obtenir une maîtrise d'une éventuelle activité adverse.
Cork-screw : direct du gauche porté la main en supination (paume en dessus) qui se termine au moment du contact par une brusque rotation de l'avant-bras amenant la main en pronation (paume en dessous).Cette technique de frappe inventée par Kid Mac-Coy, (boxeur de la fin du XIXème siècle reconnu pour son adresse prodigieuse) a pour but de causer une douleur plus vive et une tuméfaction plus forte notamment à la face.
Corps-à-corps : situation d'opposition où les deux protagonistes se retrouvent au contact l'un de l'autre.
Couloir d'affrontement : axe d'affrontement sur lequel se situent les appuis des deux protagonistes (chemin d'attaque).
Coup bas : coup délivré en dessous de la ceinture. Les techniques en dessous de la ligne des hanches sont interdites par le code sportif (règlement).
Coup de poing : en anglais punch, attaque avec le poing fermé. En pratique, on distingue quatre techniques principales (coup direct (straight-punch), coup circulaire (hook et swing), coup remontant (uppercut), coup descendant (drop)).
Certains de ces coups peuvent être délivrés avec des orientations du corps différentes de la technique de base et emprunter des trajectoires différentes. Pour délivrer les techniques de poing, il existe deux formes principales de trajectoire (rectiligne et curviligne), une seule surface de frappe (l'avant du poing).
Cinq techniques usuelles de poing sont répertoriées :
- de forme pistonnée courte (direct court).
- de forme pistonnée longue (direct long),
- de forme circulaire (crochet et swing),
- de forme circulaire remontante (uppercut),
- de forme circulaire descendante (drop)
Coup différé : action offensive précédée par une technique d'amorce, on retrouve le principe de la feinte mais la stratégie du coup différé utilise principalement le principe de temps.
Coup lourd : frappe puissante dans laquelle tout le poids du corps est transféré dans l'action de percussion. Ce coup appartient, le plus souvent, à des boxeurs puissants du tronc et aux catégories de poids les plus lourdes. En sports de combat, on distingue les frappes pénétrantes destinées à passer au travers de la cible, des frappes percutantes où l'arme rebondit sur la cible. Le plus souvent, on parle de directs lourds ce qui est le cas du lead (plomb), un direct utilisant une grande course.
Coup masqué : geste offensif dissimulé.
Coup mixte : geste offensif utilisé en compétition dont les paramètres d'exécution varient par rapport aux coups standards (préparation différente, trajectoire différente, cible visée différente, etc.). Nombreuses de ces techniques hydrides, à la trajectoire non conventionnelle et donc difficile à lire posent des problèmes défensifs à l'opposant. Parmi ces gestes très prisés des boxeurs expérimentés (coups de compétition) on retrouve le bolo-punch, le direct court, le direct plongeant à la face, le drop, le half-swing, le semi-crochet et le semi-uppercut (crochet remontant au corps)...
Couper la route : action de recadrage destinée à empêcher l'adversaire de déborder. On dit également « barrer le passage ».
Coups (Numérotation des...) : un codage standard des techniques, à usage pédagogique, fait référence dans la pratique courante de la boxe à chaque geste dans répertoire numérique. Ainsi, on annonce les techniques de base de la manière suivante :
- n°1 = direct du bras avant,
- n°2 = direct du bras arrière,
- n°3 = crochet du bras avant,
- n°4 = crochet du bras arrière,
- n°5 = uppercut du bras avant,
- n°6 = uppercut du bras arrière,
Il existe également un système d'appellations standardisées pour les combinaisons de coups (le « 1-2 » est une liaison d'un direct et d'un crochet du même bras, le « 3-2 » est une liaison d'un uppercut et d'un crochet du même bras, etc.).
Couverture : geste défensif permettant de se protéger d'un coup (protection) en interposant le gant, l'avant-bras ou le bras. Se différencie du blocage et de la parade qui sont des actions actives puisqu'elles vont à l'encontre du coup.
Crochet (Coup de poing crocheté) : en anglais hook, coup de poing circulaire délivré le plus souvent à mi-distance avec le bras semi-fléchi qui arrive la plupart du temps sur les faces latérales de la tête ou du tronc. Il peut être réalisé uniquement depuis l'épaule ou accompagné d'une rotation du tronc et des appuis qui lui confère une plus grande puissance de frappe. En outre, la trajectoire circulaire du geste peut être combiné, en la fin de la course, à un mouvement de piston par extension du coude qui permet au coup d'arriver perpendiculairement à la cible.
Bien que son mode biomécanique diffère totalement du crochet, le swing peut être classé dans la catégorie des coups crochetés
Cross-counter : littéralement contre croisé, coup de poing réalisé en contre croisant un coup adverse. C'est un coup magistral d'anticipation donné en général sur une attaque en direct du bras avant de l'adversaire. Il utilise des coups à trajectoire descendante (direct plongeant ou drop).
Crouch (Attitude en...) : littéralement se ramasser, boxe en position regroupée du buste.
D /
Dégagement : action défensive consistant se sortir d'une situation d'immobilisation ou de fixation (corps-à-corps, accrochage, emprisonnement dans un coin ou sur les cordes, etc.) favorable à l'adversaire. Le plus souvent le dégagement est réalisé avec un pas de côté combiné à une action de bras. Cette habileté appartient à l'ensemble des techniques d'évasion (échappé, délivrance, glissement, etc.).
Dérobement : action défensive consistant à soustraire une cible visée par l'adversaire en effectuant un déplacement pour éviter d'être touché (notion de fuite).
Désaxage : action défensive de décentrage du buste hors de l'axe direct d'affrontement sans déplacement des appuis (on parle le plus souvent de désaxage oblique).
Déviation (...de l'arme adverse) : action défensive destinée à détourner l'arme adverse de sa trajectoire (également appelé parade déviante ou parade chassée) Elle présente l'avantage de créer une ouverture dans la défense adverse et peut provoquer un déséquilibre corporel. (action à ne pas confondre avec le battement qui est une action similaire mais à but offensif) Il existe différents modes de déviation (avec le gant, l'avant-bras et même l'épaule).
Didactique de la boxe : discipline qui s'intéresse aux savoirs et savoir-faire que peut transmettre la discipline sportive et à la façon de transmettre ces connaissances.
Direct (Coup de poing...) : en anglais straight, coup de poing dans l'axe direct donné le plus souvent à longue distance. On dénombre trois façons de procéder :
- pistonné avec l'épaule et le coude,
- jeté (mouvement pendulaire du bras autour de l'épaule)
- fouetté avec le coude.
Le direct exécuté avec peu d'amplitude est appelé jab et à contrario le coup très préparé se nomme lead (plomb en anglais).
Direct court : coup de poing dans l'axe direct exécuté sur le bas du buste adverse, le pouce en haut et à mi-distance. Contrairement à l'uppercut utilisant la poussée des jambes et l'action de l'épaule, il s'exécute avec une activité plus prononcée du coude.
Distance (...de combat) : la distance est l'intervalle qui sépare deux adversaires. La mise à distance de frappe nécessite un déplacement précédent l'attaque (elle appartient à la phase dite de préparation d'attaque). On distingue différents intervalles de combat :
- la hors distance où le boxeur est en sécurité, loin de son adversaire (lorsque l'adversaire franchit la barrière fictive qui détermine le début de la longue distance, on dit qu'il rentre dans le territoire d'échange,
- la longue distance qui nécessite une extension complète du bras (directs) pour toucher,
- la mi-distance ou mesure des coups le bras fléchi (crochets et uppercuts),
- le corps-à-corps ou l'espace limité entre les deux boxeurs engendre souvent une réduction de l'efficacité.
La gestion de la distance est un des facteurs de réussite pour atteindre les cibles. Différentes procédures et actions techniques permettent de gérer le match grâce au réglage de la distance (casser la distance pour neutraliser les actions adverses, assurer le pressing, rallonger la distance, etc.)
Données (Recueil de...) : résultat des opérations d'observation effectuées sur le boxeur lui-même et sur son adversaire (ou futur adversaire). Il peut être réalisé au cours du match, lors d'un match antérieur, pendant l'échauffement afin de déceler des indices utiles. Durant le combat, le recueil de données est réalisé par l'entourage du combattant (équipe de coin) Il se compose d'indications sur l'adversaire (comportement et caractéristiques) et parallèlement sur l'athlète lui-même. Il va favoriser :
- l'élaboration d'un plan tactique (énoncer les stratégies adaptatives à mettre en œuvre au regard de l'adversaire à rencontrer),
- la régulation du plan tactique durant la minute de repos,
- l'élaboration du bilan de match afin de prévoir un travail d'entraînement à venir (projet personnel d'acquisition).
Doublé : répétition du même coup.
Drop : coup de poing circulaire descendant, le plus souvent dans l'axe direct. On le confond à tort avec le crochet plongeant (qui lui arrive latéralement).



