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Martial Arts : Wushu  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:20

art martial, kung-fu, wushu

 

Wushu

 

 

Art martial de :

  • Wang Jinrey 
  • Lei Wulong
  • Feng Wei
  • Ling Xiaoyu
  • Michelle Chang
  • Julia Chang

 

      Le kung-fu (en cantonnais) ou gong-fu (en mandarin) (gōngfu en pinyin) est le nom donné en occident à certaines boxes chinoises ; littéralement gong (travail méritoire, exploit, effet, habileté) et fu (maître, mari, homme bon). Le terme est impropre puisqu'il signifie maîtrise, art, perfectionnement ou possession d'un métier. On peut ainsi parler du gong fu en gastronomie, du gong fu de la peinture, etc.

      Le terme a été utilisé en Europe dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux. Le terme kung-fu sonnait mieux d'un point de vue mnémotechnique à l'oreille des Occidentaux.

      Le terme plus juste pour qualifier les arts martiaux chinois est wǔshù 武术)littéralement art martial, wǔ (武) guerre et shù (术) art. L'expression wushu gong fu signifie littéralement l'art de se préserver et désigne la maîtrise de l'art martial.

      Les Chinois utilisent plusieurs termes et en particulier zhong guo gong fu (中国功夫 zhōngguó gōngfu) pour désigner les arts martiaux nationaux. Il est généralement plus approprié de donner directement le style pour éviter les erreurs (taiji quan, shaolin quan, long quan, chang quan, shuijiao, etc.) en parlant de shaolin gongfu (少林功夫 shǎolín gōngfu).

 

Les Origines :

      L'origine des arts martiaux chinois est marquée par de nombreuses légendes. Chaque style ayant souvent développé sa propre légende. Ces légendes ne sont pas à prendre pour des réalités historiques mais pour des transpositions allégoriques, dans des symbolismes spécifiques à la Chine, du mythe des origines et du mythe du surhomme.

      Le Wushu a été exporté au gré des invasions ou des diaspora chinoises vers la Corée (où le premier Coréen à avoir introduit le kung fu après 1945 a été Yoon Byung-In), le Viêt Nam (occupé pendant six siècles par les Chinois), les Philippines, la Malaisie, le Japon, via l'île d'Okinawa, qui fut longtemps chinoise. Au Japon le kobudo et différents styles de karate-dō (空手道) (kong shou dao en chinois, voie de la main nue) dérivent des styles chinois.

      En Occident l'art martial chinois n'est pas seulement perçu comme une boxe, mais aussi comme une philosophie, une manière d'être et de penser, une médecine (notament via le qi gong), une profession et même une religion. Il est vrai que les différents styles ont été très influencés par les différentes écoles religieuses qui sont généralement une part importante de la culture d'un pays. Les arts martiaux chinois ont été importé d'Inde par Boddhidarma (Damo pour les Chinois). Bien que marqués par la pensée fondamentalement taoïste de la Chine, d'origine hindouiste les arts martiaux ont été profondément influencés par le boudhisme chamanique du Tibet et ses inspirations animales.

 

La Pratique :

Postures de base :

  • Le Héron (Ti Xi) : posture sur une jambe, genou relevé haut, pointe du pied tendue, buste vers l'avant ou de trois quarts. 100% du poids repose sur la jambe arrière. Cette position permet de frapper du pied très rapidement.
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  • Le Cavalier (Ma Bu) : jambes écartées de part et d'autre du corps, pieds parallèles, genoux pliés, buste vers l'avant. 50% du poids repose sur chaque pied. Le bassin ne doit pas basculer vers l'arrière. C'est la position la plus stable.
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  • Le Pas en arc, ou Arc et Flèche (Gong Bu) : jambe avant pliée, jambe arrière tendue, buste vers l'avant. Suivant les styles, l'angle des pieds par rapport aux jambes peut changer. 70% du poids repose sur la jambe avant. Position offensive, qui permet de frapper du pied et du poing rapidement.
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  • Le Pas rasant (Pu Bu) : la jambe avant est tendue, la jambe arrière pliée. Le buste est tourné de 90° par rapport à la position précédente. 70% du poids repose sur la jambe arrière. Position défensive et d'esquive.
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  • Le Pas vide (Xu Bu) : la jambe arrière est pliée (le pied, le nombril et la tête forment une ligne), la jambe avant est légèrement posée sur la pointe. Le buste est tourné vers l'avant. 80% du poids sur la jambe arrière. Position permettant de frapper rapidement du pied, d'esquiver ou de se replier.
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  • Le Dragon (Sie Bu) ou Pas Assis : Jambe avant légèrement pliée, pied tourné à 90°, jambe arrière légèrement pliée, pied sur la pointe. Le buste est effacé de trois-quart. Le genou arrière doit être exactement au-dessus du talon avant. 80% du poids repose sur la jambe avant. Position d'attaque, permettant d'armer un coup de pied, ou de changer d'axe.
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  • La Chèvre (Yi jee ki yum ma) : position typique du Wing Chun, variante de la position du Cavalier. Les pieds sont légèrement écartés (largeur des épaules), les genoux légèrement rentrés vers l'intérieur. Position stable, permettant de mobiliser rapidement bras et jambes en corps à corps.
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  • Le Tigre (Kwai Bu) : position de renforcement des jambes et des abdominaux, jambe avant pliée comme gong bu, genou de la jambe arrière rasant le sol au droit du pied de la jambe avant, sans toucher le sol, appui avec la pointe du pied ou tranchant du pied sur le sol.

      Un entraînement couramment pratiqué consiste à marcher en passant d'une posture à l'autre, les jambes d'appui fléchies au maximum.

      Il existe d'autres postures, mais elles sont soit utilisées comme exercice de musculation, soit spécifiques à certains styles.

 

      L'intérêt de la posture est multiple :

        - Renforcer les muscles, os et articulations des jambes (et même le reste du corps) afin de frapper et d'être frappé sans blessure.

        - Permettre des déplacements rapides dans toutes les directions, en exposant le moins possible ses points vitaux.

        - Mettre le corps dans des positions optimales pour enchaîner les techniques offensives et défensives.

        - Forger la volonté en tenant longtemps la même posture.

Respiration :

      Comme dans tous les arts martiaux, la respiration est primordiale dans le wushu. Suivant les écoles ou philosophies (bouddhiste ou taoïste par exemple), les façons de respirer peuvent être différentes, mais toutes s'accordent cependant sur l'importance de la respiration ventrale et sur l'importance de souffler en frappant et en bloquant (pouvant différer des théories de certains arts internes). Certaines écoles insistent sur l'importance, en combat, d'écouter la respiration de l'adversaire, afin de le frapper lorsqu'il inspire. Ces mêmes styles recommandent aux combattants de masquer leur propre respiration. D'autres styles, à l'instar du karaté,insistent au contraire sur l'importance de libérer son chi (qi) avec le plus de violence et donc de bruit possible.

      Certains exercices de respiration permettent en outre aux pratiquants de renforcer leurs organes internes (poumons, cœur, etc.).

Théorie du coup :

      Le wushu considère le corps comme un solide. Le but principal du coup est donc de briser ce solide. Pour se faire, le pratiquant devra durcir les zones de frappe de son corps, mais aussi durcir ses points faibles en prévision des coups qu'il recevra. Pour cela, la plupart des styles dispose de techniques dites de la chemise de fer, ou qi gong.

 

Frappes de la main :

      Le coup est majoritairement porté de la main (ouverte ou fermée). Un coup de poing pour être efficace doit être lancé par un mouvement de rotation de jambes. Le pied, puis la hanche tournent, donnant de la vitesse et donc de la puissance au bras qui terminera le mouvement.

 

Frappes du pied :

      Le wushu est réputé pour ses coups de pieds complexes et spectaculaires, bien que tous les styles n'exploitent pas toutes ces techniques. Contrairement au karaté, qui se pratique exclusivement pieds nus, le pratiquant de kung-fu peut porter des chaussures. Les coups se portent donc plus avec la plante du pied, la tranche ou le talon qu'avec le bol du pied.

 

Autres frappes :

      En wushu on peut aussi frapper avec les coudes, genoux, doigts, tête, postérieur, toutes les articulations et même mordre. Ces techniques s'apprennent mais ne doivent servir qu'en cas de stricte nécessité dans la rue. C'est le principe originel de l'art martial.

 

Qi Gong :

      Les techniques de qi gong étaient initialement intégrées à l'ensemble des boxes. Elles étaient considérées comme faisant partie du wushu. Chaque boxe ayant développé le qi gong adapté à ses caractéristiques. Aujourd'hui, on tend à considérer, de maniére très réductrice, que seuls les styles internes possédent une pratique du qi gong. Tout comme les arts martiaux, le qi gong connaît de nombreuses méthodes et variantes :

  • Zhi Neng Qi Gong (Qi Gong de la Sagesse) : élaboré par Pang He Ming.
  • Zhan Zhuang Kung : travail en posture debout élaboré par Wang Zhiang Zai et faisant partie intégrante du Yi Quan et du Da Cheng Quan.
  • Ba Duan Jin : appelé également les huit pièces de Brocard.

 

La pratique des Armes :

      La Chine est un pays où les guerres ne se sont arrêtées que pour laisser la place aux rébellions. Il est donc logique que les armes les plus diverses soient apparues dans ce pays, et ce bien avant l'invention du wushu. On peut distinguer deux grandes catégories d'armes : les armes qui ont été conçues comme moyen de tuer (épée, pieu ou lance, etc.) et les armes qui sont un détournement d'un usage de travail (outils agricoles, outils de chasses, outils d'artisans, etc.). On distingue aussi les armes courtes adaptées au combat rapproché ou combat de mélée (épée, sabre, poignard, etc.), les armes longues adaptées au combat à distance (fantassin contre cavalier par exemple : lance, hallebarde, etc.) et les armes de jet.

      Certaines écoles de wushu utilisent une nomenclature dans laquelle seraient recensées 18 armes classiques (十八般兵器), d'autres affirment qu'il y auraient 108 armes traditionnelles. Des chiffres qui ne se référent qu'à leur dimension symbolique mais pris au sérieux par des pratiquants peu au fait des constructions imagées de la pensée chinoise.

      L'apprentissage et le choix des armes dépendaient du style enseigné et de l'école (crochet du Tang lang quan, baton du Shaolin quan, demi-lunes du Bagua quan, etc.) mais aussi du statut social du pratiquant : épée pour l'aristocratie, sabre pour le juge et le militaire, lance pour le fantassin, baton pour le moine. Certaines armes étaient spécifiques à une corporation : marteau long du forgeron, rame du batelier.

      Certains styles ont des armes spécifiques qui sont leurs spécialités : crochets courts du tang lang quan, éventail du taiji quan, demi-lunes du Bagua quan, couteaux papillons du Wing chun, baton du Shaolin quan, épée du Chang quan, etc.

Les 18 Armes traditionelles  : 

  • Le sabre Dao (刀)
  • L'épée Jian (劍)
  • Les épées crochets Gou (鉤)
  • Les griffes (抓)
  • Le bâton (拐)
  • La lance Qiang (槍)
  • La lance longue (矛) 
  • La hallebarde (戟)
  • La fourche de guerre (叉)
  • Le trident (戟) 
  • La hâche (斧)
  • La hâche de guerre (鉞)
  • La trique longue ou gourdin (棍)  
  • La trique courte ou matraque (棒)
  • La masse d'arme (簡) 
  • Le marteau (錘)
  • Le marteau météore (流星)
  • La chaîne (鞭) 

      Les techniques d'armes (baton, épée, sabre, hallebarde, etc.) sont communes avec leurs spécificités aux boxes externes comme internes. Quelque soit les styles enseignés, certaines armes sont communes à tous et considérées comme bases permettant de maîtriser l'ensemble des armes :

- Le bâton long

- L'épée

- Le sabre

      Il existe bien sûr toute une foule d'armes plus ou moins exotiques, plus ou moins improvisées par un peuple cherchant à se défendre avec les outils ou objets du quotidien :

- Le sabre chaîné, sabre manié par une chaîne fixée à sa poignée

- L'épée à lame très souple et ondulée, utilisable comme un fouet d'acier et éventuellement équipée de sections (bian)

- Les sabres jumeaux, deux dans le même fourreau

- Les épées à double tranchant et à deux mains (jian)

- Les couteaux papillons, deux courts sabres, utilisés pour le Wing Chun, à ne pas confondre avec les couteaux papillons philippins

- Le bouclier (pai)

- Le bâton d'arme ferré (bang

- La lance (quiang)

- La lance avec ou sans crocs (mao

- Le vouge ou fauchard, lance équipée d'une longue lame (chong)

- La fourche de guerre (cha)

- La hallebarde, lance permettant de piquer et de trancher (ji)

- Le rateau à lames acérées (pa)

- La lance courte (ge)

- Le guisarme, hâche garnie d'une pointe (yue)

- Le bourdon, gros bâton lesté, très apprécié par les moines d'autrefois (shuo)

- Les masses d'arme à lancer (chui)

- Le fléau court (nunchaku)

- Le bâton à trois manches ou tribaton (sansekuon ou gun)

- La chaîne lestée (lian)

- La chaîne à maillons, à section, lestée ou non (liu xing)

- L'éventail généralement en fer ou en bambou

- Le tabouret ou le banc

- Arc (gong)

- Arbalète (nu)

- Les aiguilles de lancé

- Les armes de jet très variés

 

Les Styles :

 

Voie externe / voie interne :

      Il existe d'innombrables styles d'arts martiaux chinois (beaucoup ne sont pas encore répértoriés). Par commodité on les classe en voie externe (外家 waijia) voie interne (内家, neijia).

      La voie externe serait censée mettre l'accent sur la force physique et la voie interne sur la mobilisation de l'énergie interne (qi).  Cette distinction a été construite à la fin du XIXème siècle et s'inscrit d'une manière générale dans la confrontation entre les conceptions occidentales du corps (médicales, anthropologiques, mécaniques, etc.) et les conceptions chinoises (taoïste et bouddhiste).

      Aujourd'hui, cette distinction permet en Occident de recouvrir assez précisément la distinction entre travail intellectuel et travail corporel. Dans le champ des arts du corps, il y aurait une pratique noble (la voie interne) et une pratique roturière (la voie externe). C'est sans doute les raisons pour lesquelles les styles internes oscillent entre une pratique mystico-médicale ou une expression corporelle new-age et les styles externes se cherchent des racines religieuses dans les filiations à des personnages de légende.

      L'examen des applications martiales des styles internes et des styles externes montrent que les principes de base sont identiques et que seules les pratiques diffèrent. Nous avons par commodité conservé cette distinction même si, pour les enseignants chinois des styles traditionnels, elle n'a aucun sens.

      Quoi qu'il en soit, les deux écoles se rejoignent à haut niveau, mais une différenciation se fait dans la façon d'inspirer et d'expirer et dans les mouvements liés aux styles eux mêmes. Dans les deux voies il y a alternance des mouvements lents, rapides, et d'expulsions d'énergie.

      Il est a noter que la distinction entre interne et externe n'est pas reconnue en Chine par certains maîtres des écoles de style traditionnel.

 L'évolution :

      Les styles se sont construits sur des centaines d'années, certains ont disparu (pao quan, fan quan, etc.) et se retrouvent comme systémes incorporés dans des styles plus récents. Des styles anciens se sont modifiés pour s'adapter à la confrontation avec les autres styles, d'autres se sont créés récemment tout au long du XXème siècle sous l'impulsion des instituts et académies des sports. La majorité des styles actuels sont des styles de synthèse, c'est pourquoi dans la désignation des styles nous indiquons le terme générique qui désigne l'ensemble des styles apparentés (par exemple : tang lang quan ; et ensuite le nom singulier du style : taiji tanglang quan, meiha tanglang quan, etc.)

 

      Plusieurs composantes sont à l'œuvre dans la construction et l'élaboration des styles :

  - Le pragmatisme : les styles sont confrontés d'une part à leur efficacité en combat singulier (rencontre, compétition) et sur les champs de batailles mais aussi à leur accessibilité (capacités physiques, santé, climat, etc.)

  - Les cosmologies diverses : qui constituent une entité abstraite et réductrice de la pensée chinoise avec le taoisme et le bouddhisme au Sud et au Centre mais aussi le confucianisme présent dans tout le monde Han de la Chine (bien qu'il n'ait aucune influence ni sur la pratique ni sur la vision du kung-fu, si ce n'est dans l'éthique du pratiquant). En ce sens, de nombreux styles se postitionnent au moins autant comme des arts de perfectionnement de soi, que comme des arts visant l'efficacité martiale.

  - Les pratiques : d'art de combat élaborées sur les champs de batailles constituées de techniques d'armes, de procédés à main nue ou de techniques de corps à corps (lutte) se sont ajoutées aux styles.

Boxes externes :

     Elles se classent en boxes du Nord et boxes du Sud. Mais, pour mieux se perdre dans les innombrables styles chinois, une boxe portant le même nom au Sud et au Nord, est souvent pratiquée de façon totalement différente. Ainsi, il faut distinguer le nom générique du style et ses varientes ou branches (Exemple : le tang lang quan (style de la mante religieuse) qui se subdivise en taiji tang lang, meihua tang lang, etc. soit environ vingt styles tous différents de tang lang quan).

 

      Quelques écoles :

  • Bai he quan (Boxe de la grue blanche) : boxe du sud (province du Fujian). Ce style se subdivise en cinq styles principaux : Feihe quan, Minghe quan, Zonghe quan, Shihe quan, Suhe quan.
  • Baimei quan (Boxe de Baimei) : boxe créée par le moine taoïste Baimei de la province du Sichuan et qui vivait sous la dynastie des Qing (1644-1911).
  • Baji quan (Boxe des huit extrêmes) : appelée aussi Kaimenbaiji quan (boxe des huit directions d'ouverture des portes) ou encore Yueshanbaiji quan (boxe des huit directions du mont Yueshan) serait originaire du Comté de Cangxian province du Hebei. Cette boxe d'inspiration taoïste s'est transmise essentiellement au sein de la communauté musulmane des Hui. Des écrits relatent la trace d'un musulman Wu Zhong (1712-1802) enseignant de baji quan dans le village MengCun du Comté de Cangxian / Hebeï.
  • Cha quan (Boxe de la famille Cha) : créée par Cha Mier (1568-1644), style traditionnel du Nord de la Chine pratiquée au sein de la communauté Hui (musulman Chinois).
  • Chang quan (Boxe du long poing) : style traditionnel du Nord de la Chine. Ne pas confondre avec des tao lu nommés chang quan du Shaolin, ni le style chang quan moderne créé en 1956 à l'initiative de l'Institut des Sports de Nanjing et qui mélange plusieurs styles traditionnels du Nord de la Chine (Cha quan, Hong quan, Hua quan, etc.).
  • Choy Lee Fut (Tsai Li fo) : synthèse au XIXème siécle de trois styles du Sud : Choy gar, Lee gar et Fut gar.
  • Ditang quan (Boxe des culbutes).
  • Fan quan (Boxe pivotante) : système intégré à différents styles : cha quan, tang lang quan (fan che), Shaolin quan.
  • Fanzi quan (Boxe tournante) : appelée aussi boxe d'attaque continue. Se subdivise en de nombreux autres styles. Style pratiqué surtout dans la communauté Hui.
  • Gou quan (Boxe du chien).
  • He quan (Boxe de la grue) : terme générique pour désigner de très nombreux styles en rapport avec cet oiseau : Yongchun baihe quan, Baihe quan, Xiaja quan, Lama quan, Shizihou quan, etc. 
  • Hongjia quan (Boxe de la famille Hong) : boxe du Sud de la Chine et plus précisement pratiquée à Canton.
  • Hou quan (Boxe du singe) : se subdivise en plusieurs styles distincts au Nord et au Sud.
  • Hung Gar (Boxe de la famille Hung) : style de synthèse entre Tigre et Grue. Est surtout pratiquée au Sud de la Chine.
  • Huxing quan (Boxe du tigre).
  • Keijia quan (Boxe de la famille des Keijia) : ce sont des communautés du Nord de la Chine venues s'installer dans les provinces du Sud. Elles pratiquent des styles qui leurs sont propres : Diaojiao jiao, Lijia jiao, Niujia jiao, Yujia jiao, Zhoujia jiao, Zhujia jiao.
  • Liu he men (Boxe des six coordinations) : boxe du nord de la Chine basé sur la force et la souplesse.
  • Long quan (Long Zhuang) (Boxe du dragon de la province du Fujian) : ce style remonte à Peng Decheng de la fin de la dynastie des Qing.
  • Long Ying Mo Kiu (La forme du Dragon qui colle et franchit la distance) : art martial traditionnel de la région du Guanggong. Construit au début du siécle par le moine boudhiste Dayu. Se caractérise par un travail de la puissance et de la la vitesse et par une force explosive pour le pratiquant confirmé.
  • Meihua quan (Boxe de la fleur de Mei) : se subdivise en de nombreuses variantes.
  • Mizong quan  (Boxe de la trace perdue) : aussi appelée Yangquin quan du nom d'un héros du roman du XIIème siécle Shui Hu Zhuan. Style originaire de la province du Shandong. Se subdivise en huit variantes différentes.
  • Nan quan (Boxe moderne) : désigne d'une maniére générale les styles du Sud de la Chine. Depuis 1956, désigne une boxe moderne élaborée à partir de plusieurs styles cantonnais dont les enchainements (tao lu) servent de standards de compétition.
  • Pao quan (Boxe du poing canon) : système intégré à différents styles (Cha quan, Shaolin quan, Taiji style Chen) et aujourd'hui disparue en tant que style autonome.
  • Shaolin quan (Boxes de Shaolin) : sous ce nom sont regroupés différentes boxes dont certaines n'ont pas de rapport avec le Temple de Shaolin. L'appelation fait référence à une méthode ou système et non à une origine.
  • She quan (Boxe du serpent) : se subdivise en plusieurs styles distincts au Nord et au Sud.
  • Tang Lang Hu Shi (Boxe du tigre et de la mante religieuse) : style de synthèse du Sud de la Chine.
  • Tang lang quan (Boxe de la mante religieuse) : boxe originaire de la province du Shandong. Se subdivise en de très nombreux styles.
  • TongBei quan (Boxe du dos traversé) : boxe développée surtout par la communauté Hui. Les bras et les jambes sont utilisés allongés et complètement relachés, ils sont lancés par un mouvement de fouet de la colonne vertébrale. Style très souple, très vif et qui s'accompagne de claquements des mains sur les bras et les cuisses. Se subdivise en trois styles : Baiyuantongbei quan, Piguatongbei quan, Wuxingtonbei quan.
  • Wing Chun (Boxe du printemps radieux) : boxe du Sud créé au XVIIIème siècle par une nonne boudhiste, Ng Mui, initialement pratiquante du style de la Grue blanche.
  • Ying quan (Boxe de l'aigle) : se subdivise en plusieurs styles.
  • Yuanyan quan (Boxe du canard mandarin) : style originaire du Nord de la Chine. Ses principes et ses mouvements sont proches du Cha quan.
  • Ziran men (Boxe ou style naturel) : boxe d'inspiration taoïste constituant une synthèse entre les styles du Nord et du Sud.
  • Zui Jiu quan (Boxe de l'homme ivre).

Boxes internes :

      Dans les styles internes, plutôt d'inspiration taoïste, la maîtrise du mouvement et de l'énergie doit se faire avant la pratique à une vitesse de combat réelle. La pratique lente peut prendre des années, tant la précision des position est importante dans ces arts, car la mécanique du corps est plus utilisée que la contraction des muscles qui y est proscrite.

 

      Elles sont nombreuses, les plus connues sont :

  • Bagua zhang (Pa Kua chuan) (Paume des huit trigrammes) : se subdivise en cinq styles principaux : Cheng, Yi, Ma, Song, Liu. Il existe d'autres styles de Bagua Zhang qui n'ont pas été recensés ou sont considérés comme incomplet.
  • Da Cheng quan (Grand accomplissement de l'essence de la boxe) : renommé Yi quan en 1949. : Boxe de la grande compilation. Ce style se déclare être la synthèse des styles internes.
  • Taiji quan (Tai Chi chuan, Tài Jí quán en Pinyin) (Boxe du Faîte Suprême) se subdivise en plusieurs styles distincts : Style Chen, Yang (le plus connu), Wu, Sun, Li, etc. Chacun de ces styles se subdivisant eux-mêmes en variantes.
  • Xingyi quan (Hsing I Chuan) : (Boxe du corps et de l'esprit) se subdivise en plusieurs autres styles.
  • Liuhebafa quan (Boxe des six combinaisons).
  • Shunshi quan : style originaire de la province du Hunan. Il se caractérise par des postures très allongées et l'alternance de mouvements lents et rapides.
  • Boxes du Mont Wudang : Ce sont les boxes taoistes qui seraient originaires des monastéres du Mont Wudang (province du Hebeî). Actuellement, sous ce nom, sont pratiqués des styles de création récente qui mélangent Bagua quan, Taiji quan et exercices de gymnastiques taoistes.
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