Tir
Le tir est l'action de lancer un
objet, un projectile.
Le tir sportif
désigne l'ensemble des épreuves sportives qui
consistent à viser une cible avec une arme.
On
distingue :
-
Le tir au pistolet,
-
Le tir à la
carabine,
-
Le tir à
l'arbalète,
_
Le Tir sportif
:
Le tir sportif
comprend le tir au pistolet, à la carabine et à
l'arbalète (le tir à l'arc et la sarbacane sont
considérés comme des sports à part).
Les nombreuses
disciplines du tir sportif ont toutes en commun l'utilisation d'une
arme pour tenter d'atteindre, avec le maximum de précision
et de façon répétitive, une cible
située à une distance très variable. Les
cibles, selon les disciplines, sont situées à des
distances de 10 à 300 mètres (voire plus pour le tir
longue distance) du tireur.
C'est le second
sport individuel pratiqué dans le monde (après le
golf). Il s'agit d'un sport diversifié, grâce à
ces nombreuses disciplines, et qui se pratique à tout
âge.
Le tir se
pratique dans des clubs sportifs, regroupés en
fédérations nationales, qui se coordonnent entre
elles au niveau d'instances internationales (ISSF par exemple).
Certaines
disciplines sont olympiques : pistolet et carabine 10
mètres à air comprimé, pistolet vitesse et
combiné dames à 25 mètres qui se pratiquent
avec des pistolets de calibre 22LR, pistolet libre et carabine
à 50 mètres, tous deux également en calibre
22LR.
Le fait
d'utiliser une arme pour des pratiques ludiques est fortement
contesté par certaines personnes qui estiment que c'est un
facteur de criminalité ; pour eux, la pratique du tir
sportif est une école de violence. Cette analyse est
toutefois réfutée par les partisans de la discipline,
qui estiment que l'objet a peu d'importance en lui-même et
que seule importe l'utilisation qu'on en fait ; au contraire,
le tir sportif met l'accent sur le calme et la concentration,
valeurs à l'opposé de la violence.
Le Tir
embusqué :
Un tireur
d'élite est une personne apte à réaliser des
tirs de précision à l'aide d'un matériel
adapté tel que le fusil de précision.
Utilisés
pour l'appui à moyenne ou longue distance des troupes au
contact, ils se répartissent en deux
catégories :
- Tireurs de précision
- Tireurs d'élite
La différence (en plus de
la sémantique) réside principalement sur le calibre
de l'arme utilisée, ainsi que sa portée et son
pouvoir de pénétration :
-
Le tireur de précision
(tirailleur, sharpshooter, marksman) utilise en
général une arme chambrée en 7,62 mm (d'une
portée efficace comprise entre 400 et 600 m)
généralement semi-automatiques, car elle opère
sur le front en plein combat et tire à des distances
moyennes. Pour cette même raison les tireurs de
précision ne cherchent pas à se camoufler et
n'utilisent pas de silencieux.
-
Le tireur d'élite
(canardeur, sniper) opère en solo et utilise quant
à lui une arme d'un calibre supérieur (en
général du 12,7 mm) souvent à
répétition manuelle qui permet des tirs précis
à plus de 1800 m. Par ailleurs, le pouvoir de
pénétration étant supérieur, ce calibre
permet des tirs anti-matériels efficaces (destruction de
transformateurs électriques, de moteurs non
protégés, etc.) Il se dissimule avec des tenues de
camouflage sophistiquées (Ghillie suit) et a pour
tâche à l'origine d'abattre des officiers adverses et
d'autres militaires importants (sapeurs, transmissions,
etc.).
Les tireurs
d'élite/précision sont aussi fréquemment
sollicités dans les prises d'otages, pour
l'efficacité de leur tir à distance ou encore lors
d'assassinat de personnalité protégée. Depuis
la guerre de Yougoslavie, les tireurs
d'élite/précision sont utilisés comme des
armes psychologiques par le biais de tirs plus ou moins
ciblés visant des militaires comme des civils, hors des
opérations de combat.
Les
Armes à Feu :
Généralités
:
Le projectile est
logé dans une chambre, au fond d'un fût. Entre le
projectile et le fond de la chambre (la culasse), se trouve le
mélange détonnant. La mise à feu de ce
mélange déclenche une explosion dont les gaz, en se
détendant, propulsent le projectile dans le canon qui guide
celui-ci de manière à lui conférer la
trajectoire désirée.
Selon le
type d'arme et son degré d'évolution, le fût
comporte ou non un système permettant l'insertion du
projectile autrement que par la bouche du canon,
éventuellement complété par un système
permettant de répéter l'opération
automatiquement :
- Fût monobloc (premiers canons,
arquebuses)
- Culasse amovible (canons d'artillerie, fusils
de chasse)
- Barillet (revolvers)
- Culasse à verrou (fusil de
précision)
- Culasse avec mécanisme de chargement et
fenêtre d'éjection, qui chambre une munition
(la place dans la chambre) après avoir, si
nécessaire, éjecté l'étui vide de la
précédente.
Avec les
premières armes à feu, la mise à feu
s'effectuait manuellement, par embrasement d'une mèche en
étoupe à l'aide d'une pierre à briquet ou
d'une torche.
Dans les armes
à feu modernes, les projectiles contiennent leur propre
mélange détonnant, enfermé dans le fond d'un
étui ou d'une douille. Inaccessible à une flamme nue,
sa détonation est déclenchée par un choc
brutal produit par un percuteur ou bien par une décharge
électrique.
On utilise
actuellement des projectiles encapsulés dans une douille
contenant à la fois la partie utile (le projectile) et celle
qui assure la propulsion (mélange détonnant) ainsi
qu'une amorce déclenchant cette dernière. Une arme
est donc chambrée pour une munition donnée qui
définit strictement la forme et les dimensions (calibre,
mais aussi longueur et morphologie de sa douille) et de puissance.
Les calibres supérieurs à 20mm tirent des obus,
en dessous de 20mm, on parle de balles. Une munition peut
être déclinée en différentes versions,
avec notamment des projectiles et charges différentes.
Différents
types d'armes à feu :
- Arquebuse
- Carabine
- Fusil
- Fusil d'assaut
- Fusil de chasse
- Fusil à pompe
- Fusil de précision
- Fusil mitrailleur
- Lance roquette
- Mitrailleuse
- Mousquet
- Pistolet
- Pistolet mitrailleur
- Revolver
Armes semi-automatiques
:
Dans une
arme semi-automatique, c'est l'énergie
développée par la munition qui actionne le
mécanisme de rechargement. La conception de l'arme doit
alors répondre à des impératifs difficiles
à concilier : permettre le tir d'une munition si
possible puissante tout en opérant dans le même temps
un mécanisme complexe donc fragile.
Si de nombreuses
solutions existent, elle reposent sur un principe
général commun : une partie de l'énergie
développée par le tir d'une munition (les gaz dans le
canon ou le recul) est utilisée pour faire bouger une
pièce mobile qui extrait l'étui (la douille) puis
revient ensuite sous l'action d'un ressort pour charger une
cartouche dans la chambre. L'immense majorité des armes
à chargement automatique emploient un mode de fonctionnement
reposant sur ce principe mécanique. Dans le cas des
pistolets, le mouvement est presque toujours produit par le recul
du tir. Dans certaines armes un système dit "à
emprunt de gaz", par lequel une partie des gaz est
récupérée près de la bouche du canon,
permet de retarder le mouvement. Le tir est en effet plus puissant
et précis si la culasse reste fermée tant que la
balle se trouve encore dans le canon.
Armes automatiques
:
Une arme
automatique peut tirer par rafale aussi longtemps que le doigt
presse la détente alors qu'une semi-automatique ne peut
tirer que coup par coup c'est-à-dire qu'un coup et un seul
peut partir lorsque le doigt comprime la détente. Certaines
armes automatiques possèdent un dispositif qui permet
d'enrayer l'automatisme pour les faire tirer au coup par coup ; ces
armes sont dites à tir sélectif.
Certaines armes
tirent culasse ouverte tandis que d'autres tirent culasse
fermée. Cette notion est souvent mal comprise; elle ne
s'applique qu'aux armes à tir sélectif dans le cas du
coup par coup ou à plus forte raison aux armes exclusivement
semi-automatiques.
Dans le cas d'une arme à tir culasse
ouverte utilisée au coup par coup, la culasse reste
bloquée en position arrière après chaque coup
de feu. La pression du doigt sur la détente libère la
culasse qui revient brutalement vers l'avant sous l'action de son
ressort récupérateur et percute la cartouche en fin
de course :
Avantage : simplification
du mécanisme (coût), ventilation et refroidissement
naturel du canon.
Désavantage :
même au coup par coup, la lourde masse de la culasse
lancée en avant suffit à annuler toute
précision, surtout sur les armes légères.
Dans une
arme à tir culasse fermée utilisée au
coup par coup, la culasse revient automatiquement vers l'avant
après chaque coup de feu. La pression du doigt sur la
détente ne libère que le percuteur (ou chien) sans
déranger la visée tout comme une arme à
verrou.
Tous les fusils semi-automatiques tirent à culasse
fermée.
Avantage :
précision du tir.
Désavantage :
complexité du mécanisme (pour les armes
automatiques).
Armes de poing
:
Les premiers
pistolets sont apparus à l'aube de l'histoire des armes
à feu. D'une taille imposante et dotés d'un canon
unique à chargement par la gueule et d'un système de
mise à feu par mèche ou par silex, leur
poignée était souvent dotée d'un lourd pommeau
en métal qui permettait de se servir du pistolet comme d'une
arme contondante après avoir tiré l'unique coup. Des
armes à canons multiples ont été
créées mais peu produites.
Au XIXème siècle, l'apparition du revolver,
arme de poing à barillet, changea radicalement la donne car
il offrait la possibilité de tirer successivement plusieurs
coups sans recharger. À la toute fin du siècle les
premiers pistolets à répétition automatique,
dits "semi-automatiques", font leur apparition, mais il faudra
attendre le début du XXème siècle pour obtenir les premiers
modèles fiables. Une arme semi-automatique tire une fois
lors de chaque action sur sa queue de détente.
Pendant presque
tout le XXème siècle,
l'Europe a produit plus de pistolets que de revolvers (les plus
connus des modèles furent le Modèle 1892 de
Saint-Étienne et ses copies espagnoles, des Webley et des
Enfield britanniques, puis dans les années 1960-1970 les
Barracuda de la FN belge et le Manurhin MR73). La fin du
XXème siècle a vu des
progrès considérables en matière de
fiabilité des pistolets, notamment grâce à de
meilleurs matériaux et à un usinage plus
précis et régulier. Diverses inventions
améliorèrent également la sûreté
de fonctionnement, tout à la fois essentielle et difficile
à assurer car elle doit interdire le tir non
commandé, même si l'arme tombe au sol, mais ne doit
pas ralentir la mise en œuvre.
L'une des grandes
tendances récentes est l'utilisation de matières
plastiques (ou polymères) plus légers que le
métal, qui ne se corrodent pas, et qui par leur
élasticité limitent la sensation de recul. Le premier
pistolet en polymère fut le HK VP70 qui fut un échec
commercial dans les années 70, suivi des HK P7 et P9,
également peu vendus. Au début des années 80,
la société autrichienne Glock, par le biais de son
inventeur, Gaston Glock, lança une nouvelle arme en
polymère, le Glock 17, qui connut un franc succès et
provoqua une petite révolution dans le monde des armes de
poing. La présence de matières non
métalliques fit dire à certains qu'il s'agissait
d'une arme pouvant échapper aux détecteurs de
métaux toutefois 80% des composants d'un pistolet
Glock sont en métal, y compris le canon et le chargeur,
très reconnaissables aux rayons X. Ainsi, la majorité
des armes neuves aujourd'hui créées sont
dotées de carcasses en polymère sans que cela fasse
débat.
Une autre
tendance est l'adjonction d'accessoires, tels que des torches
miniatures ou des viseurs laser (également appelés
"désignateurs laser"). Les armes modernes sont de plus en
plus souvent équipées, à la demande des forces
armées, d'un rail standard sous le canon qui permet de
monter ce genre d'équipement.
Dans certains
pays, on voit fleurir, surtout dans les mains des criminels, les
pistolets d'assaut. Ces armes, souvent dérivées de
pistolets mitrailleurs légers et peu onéreux, ne
peuvent souvent tirer qu'en semi-automatique mais présentent
néanmoins un chargeur de grande capacité (mais un
poids plus important) qui assure une puissance de feu
supérieure à celui d'une arme de poing
conventionnelle.
Revolver :
Revolver et
pistolet sont toutes deux des armes de poing. Le pistolet dispose
d'une chambre intégrée au canon ou en permanence
alignée avec lui (cas particulier du pistolet le
Français) alors que le revolver dispose d'un cylindre
tournant appelé barillet et contenant des chambres
pour des charges ou cartouches individuelles. Le mot revolver
provient du verbe anglais to revolve qui signifie faire
tourner.
Rafaleur :
Les pistolets
rafaleurs permettent le tir automatique. Ces armes, qui
nécessitent souvent l'usage d'un chargeur de haute
capacité (leur cadence de tir souvent très
élevée l'épuisant rapidement), se
révèlent très difficiles à utiliser
avec précision sans un entraînement constant,
même si certains modèles permettent l'ajout d'une
crosse (Beretta 93R, H&K VP70 en version automatique...).
Certains
modèles contiennent un ralentisseur de
cadence, facteur d'amélioration de la docilité,
de l'autonomie et de la fiabilité.
Certains
rafaleurs le sont par construction et beaucoup offrent un
sélecteur de tir, sorte de levier grâce
auquel le tireur décide du mode de fonctionnement
(semi-automatique ou automatique), semblable à celui d'un
fusil d'assaut.
D'autres
rafaleurs sont des pistolets semi-automatiques modifiés de
façon souvent dangereuse, par exemple par retrait de la
pièce appelée séparateur qui
contraint le tireur à relâcher puis actionner la queue
de détente entre deux tirs.
Fusils
:
Le fusil est un
type d'arme à feu pourvu d'un canon long et d'une crosse
d'épaule.
À
l'origine le terme fusil désignait une petite pièce
de métal destinée à produire des
étincelles en frappant une pierre de silex, utilisée
pour déclencher le tir en mettant le feu aux poudres des
arquebuses. Par synecdoque, le terme finit par désigner
l'arme toute entière.
Les
ancêtres du fusil sont la couleuvrine à main,
l'arquebuse (fin XVème siècle) et le mousquet (du
XVIème au XVIIIème siècle).
L'appellation
fusil semble s'être substituée à celle de
mousquet après l'invention de la baïonnette à
douille par Vauban en 1687. Cette invention permettait le tir
baïonnette au canon. Le fusil devenait une arme polyvalente
remplaçant à la fois le mousquet et la pique. Les
piquiers et mousquetaires pouvaient être remplacés par
un seul type d'infanterie : le fusilier.
Les Anglo-Saxons
ont toutefois conservé pour l'arme d'infanterie
l'appellation musket jusqu'à l'utilisation de
canons rayés. Ils adoptèrent seulement alors
l'appellation rifle pour désigner le fusil
militaire.
En France, le
terme mousquet continua à dénommer certaines armes de
cavalerie qui n'étaient pas munies d'une baïonnette.
Pour les dragons, qui avaient un rôle d'infanterie à
cheval et qui étaient équipés d'une
baïonnette, on utilisa l'appellation fusil de dragon.
La carabine est
une arme d'épaule proche du fusil, présentant
néanmoins des dimensions, une puissance et une portée
moindres.
En ce qui
concerne les armes de chasse modernes le terme fusil désigne
une arme à un ou plusieurs canons lisses, destinée
principalement au tir de cartouches contenant plusieurs plombs
(projectiles sphériques en plomb, acier ou autre
métal) et carabine est réservé à toute
arme longue à canon(s) rayé(s) destinée au tir
de munitions à projectile unique généralement
de forte puissance.
On peut
distinguer plusieurs types de fusils en fonction de leurs types
d'âmes de canons, d'architectures et d'usages.
Type de canon
:
A âme lisse :
L'âme (paroi interne) du canon de tous les plus anciens
fusils était lisse. Par la suite et à présent
seuls les fusils de chasse destinés à tirer des
plombs de chasse, c'est-à-dire des projectiles multiples
placés dans la même munition donc simultanément
tirés au moyen d'un seul canon, ont conservé une
âme lisse puisque les rayures n'ont aucun effet sur une gerbe
de plombs. Cette dernière, dont le diamètre augmente
à mesure de sa progression, maximise la probabilité
de toucher une petite cible en mouvement même après un
temps de visée très court. La portée utile de
ces fusils de chasse, de fort calibre, ne dépasse
guère 50 mètres. De nombreuses munitions
intégrant des plombs chacun plus ou moins gros sont
disponibles.
Des cartouches
contenant une balle unique, d'un type bien spécifique,
peuvent également être employées dans un fusil
à canon lisse afin de chasser du gros gibier comme le
sanglier. La balle est alors munie d'un dispositif
améliorant la stabilité de sa trajectoire, le plus
souvent des ailettes lui conférant une rotation que le canon
lisse ne peut lui imprimer.
Choke (restreint) :
Afin d'assurer une concentration plus ou moins prononcée de
la gerbe ces fusils de chasse sont généralement
resserrés à la gueule du canon. L'anglicisme
choke désigne les degrés de rétreint
(étranglement). Choke ou full choke pour
un étranglement maximal, 3/4 choke, 1/2
choke, 1/4 choke, ou lisse.
Il existe,
essentiellement pour les groupes d'intervention, des
rétreints qui modifient la forme de la gerbe. Plutôt
que de simplement jouer sur la dimension d'une gerbe circulaire
d'un diamètre plus ou moins, ils applatissent la forme de la
gerbe qui prend alors une forme ovale. En fonction des
applications, la gerbe peut-être applatie sur le plan
horizontal pour maximiser les chances de toucher une cible ou sur
le plan vertical pour minimiser les chances de toucher autre chose
que la cible visée.
Les balles
uniques ne conviennent pas au canon choké, il existe
cependant des balles pouvant être tirées dans un canon
choké, elles sont sous calibrées et enrobées
d'un étui plastique capable de se comprimer au passage du
choke
A rayures :
Les fusils tirant
une balle unique offrent une meilleure précision et
portée. Des rayures en spirale gravées à
l'intérieur du canon calent le projectile, durant sa course
dans le canon (balistique intérieure), à distance
égale des parois de l'âme afin de réduire le
soufflage. Elles lui impriment également un mouvement de
rotation assurant une trajectoire plus stable en réduisant
la dérive occasionnée par la surpression des gaz sur
un éventuel balourd. On trouve des rayures sur toutes les
armes à feu contemporaines tirant une balle unique. Elles ne
sont pas faites au hasard et leur pas (nombre de tour pour une
longueur donnée ou longueur d'un unique tour) doit
correspondre très exactement à un type de munition
donné, dans les cas extrêmes à un type de balle
et de charge. Une arme tirant une munition trop inadaptée
à ses rayures présentera une précision
dégradée voire une usure
accélérée.
Type d'architecture
:
Fusil à chargement par la gueule
:
Les premiers
fusils étaient chargés par la gueule, où la
poudre noire était tout d'abord versée puis
tassée. La balle était ensuite introduite dans le
canon, parfois précédée d'un calepin
destiné à améliorer
l'étanchéité donc à réduire la
déperdition de gaz. Des cartouches en papier contenant la
poudre et la balle furent développées pour faciliter
le rechargement. Le soldat devait la déchirer avec ses dents
pour recharger son fusil. L'apparition ultérieure de la
cartouche métallique facilita et accéléra le
chargement.
Nul ne produit
plus de fusil à chargement par la gueule, hormis quelques
fabricants de répliques d'armes anciennes. Des études
récentes pourraient toutefois remettre cette architecture au
goût du jour grâce à des munitions sans
étui amorcées électriquement.
Fusil à canon basculant
:
Il s'agit d'un
sytème de rechargement particulièrement simple
où l'ensemble du (ou des) canon(s) se désolidarise de
la culasse et de la platine (arme) du système de percussion
en basculant d'un bloc vers l'avant, selon un axe perpendiculaire
au plan de l'arme. Chaque canon accueille une cartouche dont
l'étui vide peut ou non être extrait voire
éjecté lors du basculement. Le tireur place ensuite
une cartouche dans le canon et referme l'arme, armant ainsi le
mécanisme de percussion.
Cette
architecture est celle de nombreux fusils de chasse à
âme lisse munis de deux canons juxtaposés ou
superposés. Certains modèles rares dits
drilling possèdent en plus un troisième
canon rayé de calibre conventionnel.
De rares fusils
à canon unique rayé, généralement
chambrés pour des calibres puissants, fonctionnent
également selon cette architecture robuste et peu
onéreuse.
Fusil à répétition
manuelle :
La fin du
XIXe siècle a vu apparaître des armes
à répétition manuelle. Avec ce type d'arme, le
rechargement est effectué par une action manuelle
effectuée sur une commande quelconque. Certains de ces
systèmes perdurent :
Fusil à
levier :
Dans un premier
temps, des armes équipées d'un levier placé
derrière la détente ont été
développées. Le premier modèle (Henry
Rifle) nécessitait d'actionner le levier puis d'armer
le chien. Des systèmes exécutant les deux
opérations en un seul mouvement furent ensuite
diffusés, le plus célèbre est celui de la
Winchester visible dans de nombreux films westerns. Ces
armes n'étaient pas à proprement parler des fusils
car, plus légères et moins puissantes, elles
répondent à la dénomination de carabine. Des
carabines à levier de sous-garde sont toujours vendues mais
ne connaissent plus qu'une diffusion anecdotique.
Leur magasin
tubulaire (sous le canon) leur interdit de tirer la plupart des
munitions de fusil dont la balle à ogive pointue serait en
contact avec l'amorce de la munition suivante donc pourrait la
percuter lors d'un choc.
Fusil à
verrou :
Les fusils
à verrou (bolt action) apparurent vers la
moitié du XIXe siècle et
s'imposèrent progressivement dans les armées. Dans ce
type d'arme, la culasse peut être ouverte et refermée
comme un verrou en actionnant un levier dont elle est solidaire.
Cette action éjecte l'étui, recharge l'arme et
réarme son mécanisme de percussion. Le système
est à la fois d'un fonctionnement simple donc facile
à réaliser, compact, robuste et peu enclin à
s'encrasser. Le verrouillage de la culasse étant
particulièrement solide et placé dans le plan du
canon, l'arme bénéficie généralement
d'une bonne précision. La majorité des fusils
à culasse à verrou comprennent un chargeur de faible
capacité.
L'emploi du mot
verrou dans ce terme est un héritage et n'implique pas que
les culasses d'autres types en sont dépourvues.
Fusil à
pompe :
Apparu à
la fin du XIXème siècle, le
fusil à pompe est une arme équipée d'un canon
à âme lisse et d'un magasin tubulaire où les
têtes des cartouches, plates et molles, ne risquent pas de
percuter. La répétition s'opère en imprimant
un mouvement de va-et-vient à la garde avant de l'arme,
placée sur un rail monté sous le canon
constitué par le chargeur tubulaire. Ce système est
plus efficace que le levier de sous-garde car il permet au tireur
de recharger l'arme en la gardant épaulée et sans
déplacer sa main forte.
Fusil à
répétiions :
Fusil
automatiques et semi-automatiques.
Type d'usage
:
Fusil de chasse :
Les armes
à feu et notamment les fusils pour leur précision
sont utilisés pour la chasse depuis longtemps. Leur forme
est très variable en fonction du gibier. Ils sont
généralement assez encombrants et ont une cadence de
tir réduite et/ou un magasin de faible capacité.
Fusil de chasse
à âme lisse : composé d'un ou deux canons
de gros calibre non rayés éventuellement munis d'un
système de rechargement manuel ou semi-automatique, tirant
des cartouches contenant des plombs (petit gibier) ou une balle
(gros gibier). Afin de concentrer la gerbe de plomb, le canon est
souvent resséré à la gueule. On utilise alors
l'anglicisme choke (étranglement) : pas de choke, 1/4
de choke, 1/2 de choke, 3/4 de choke ou choke.
Les canons
peuvent être basculants ou fixes (fusil fixe (type Darne) ou
fusil à pompe ou fusil semi-automatique ou fusil
automatique).
Lorsqu'il y a
deux canons, ceux-ci peuvent être juxtaposés
(l'un à côté de l'autre) ou superposés
(l'un au-dessus de l'autre).
Les fusils
peuvent être dotés de une ou deux queues de
détente.
Lorsqu'il n'y a
que seule queue de détente pour un fusil à canons
juxtaposés, le tir du canon de gauche est
déclenché par la queue de détente
arrière.
Les fusils de
chasse peuvent être munis de dispositifs permettant
d'extraire les douilles des cartouches percutées. Un fusil
à extracteur dispose d'un dispositif qui extrait la douille
sans l'éjecter. Un fusil à éjecteur comporte
un dispositif qui extrait et éjecte la douille (ce qui
oblige à la ramasser au sol pour ne pas la laisser dans la
nature).
Fusil de combat :
Un Fusil de
combat (en anglais Combat shotgun) est une arme longue
à canon lisse destinée à des opérations
de police ou au combat rapproché chez les militaires. Il
existe dans cette catégorie des fusils à pompe ou
semi-automatique.
Lorsque la
portée nécessaire ne dépasse pas une trentaine
de mètres, donc en particulier dans des locaux, certains
soldats et policiers emploient parfois des fusils à canons
lisses sans choke car l'aire décrite par les plombs d'une
gerbe de chevrotine augmente significativement après environ
3 mètres de vol, et avec elle la probabilité d'impact
en cas de visée rapide donc approximative, de plus, des
impacts multiples simultanés renforcent l'effet
vulnérant, la portée pratique demeure limitée
car l'énergie résiduelle décroît vite
tandis que la dispersion augmente, réduisant la
probabilité d'impact utile, enfin, la nature des plombs
n'induit guère de mise en danger de tiers par des ricochets
ou par sur-pénétration de parois. Une balle, surtout
blindée, tend à ricocher ou à franchir les
parois intérieures (surtout non porteuses donc souvent
constituées de plâtre), tandis qu'un plomb s'y
écrase plus souvent.
Le fusil est
polyvalent car il tire, si nécessaire, des munitions
spéciales à projectile(s) non léthal, par
exemple en caoutchouc dur et est capable de briser une serrure ou
un cadenas, donc d'ouvrir une porte lors d'un assaut.
Fusil de précision :
Le fusil de
précision (aussi appelé fusil à lunette, fusil
de sniper, etc.) est un fusil destiné à permettre des
tirs plus précis qu'un fusil d'assaut classique. Il s'agit
de l'arme des tireurs d'élite.
Le terme de fusil
de précision est exclusivement utilisé pour les
applications militaires et des forces de l'ordre, les carabines de
chasse équipées de lunettes ne sont pas
considérées comme des fusils de précision.
Accessoires :
Lunette :
Une lunette
montée sur une arme à feu est un système de
visée que l'on retrouve sur tous les types d'armes :
civiles pour la chasse que ce soit sur des carabines ou des armes
de poing, militaire pour le tir de précision mais aussi sur
certains fusils d'assaut ou encore des armes lourdes.
Pour la chasse,
le tir de précision ou les armes lourdes, les lunettes
offrent généralement un grossissement qui permet de
distinguer des cibles trop éloignées pour être
visées à l'oeil nu. Elles sont constitués d'un
tube contenant des éléments d'optique permettant
d'agrandir la représentation visuelle de la cible (lunette
télescopique). La visée s'opère alors en
plaçant la cible au centre d'un réticule. Il n'est
pas rare que la lunette comprenne un système, parfois
constitué d'un simple marquage, qui permette de
déterminer la distance à la cible et ainsi de
régler l'alignement de la lunette afin de compenser la
trajectoire du projectile.
Pour les armes
d'assaut, on trouve également des lunettes à faible
grossissement, voire sans grossissement qui offrent une
visée plus confortable, l'oeil n'ayant pas besoin
d'accomoder les organes de visées placés à des
distances très différentes.
On trouve
également des lunettes de vision nocturne avec ou sans
grossissement fonctionnant en infrarouge ou par intensification de
lumière pour les applications militaires.
Point rouge :
Système de
visée utilisant un point rouge. Ce système est
utilisé particulièrement sur les armes réelles
ou les répliques par exemple dans le cadre de la pratique de
l'airsoft.
Un Red
dot est équipé d'un dispositif de projection
holographique infrarouge, qui envoie un réticule sur la
lentille avant du viseur.
Ce type de
visée permet au tireur d'avoir une acquisition de sa cible
plus rapide, mais contrairement au laser, seul l'utilisateur peut
voir le réticule, qui peut être une croix, un point,
ou une autre forme.
Le verre centrale
est traité pour réagir à la
couleur rouge. Il existe plusieur sorte de visée point
rouge, les plus connue Red dot et Aim point, avec
des diamètres différents variable le plus
généralement entre 30mm et 45mm.
Crosse :
La crosse est la
pièce d'une arme servant à la préhension de
cette arme. Sur les armes traditionnelles, la crosse est en bois.
Les armes modernes utilisent le métal, le plastique et les
matériaux composites.
Trépied :
Pour être
aussi stables que possible, les trépieds sont en
général organisés autour d'une plateforme
centrale, d'où partent trois pieds
téléscopiques, et une section télescopique qui
porte la tête, qui peut être levée ou
abaissée. La tête est le dispositif de fixation
à l'appareil. Ils sont en général en aluminium
ou en plastique mais certains sont en fibre de carbone.
La tête est
munie d'un nombre plus ou moins important d'articulations, qui
permettent de régler l'azimut, la hausse et l'orientation du
boîtier. Certaines têtes sont dotées de
systèmes électroniques qui permettent de
télécommander les mouvements du boîtier.
Silencieux :
Un silencieux est
un dispositif qui, ajouté a la bouche d'une arme à
feu, a gaz ou a air, permet de décomprimer le gaz ayant
servi a la propulsion du projectile et ainsi de réduire
considérablement le bruit produit par la libération
brutale de ce gaz dans l'atmosphére. Pour ce faire, il est
constitué de diverses façons et formes, fonctions du
type de munition tirées.
L'efficacité des silencieux est relative, elle diminue le
volume de la détonation et rend le son plus diffus tout en
cachant la flamme à la bouche de l'arme. On emploie parfois
le terme modérateur de son et les performances de ce type de
dispositif sont très variables en fonction du type de
réducteur de son employé. Ce dispositif permet au tir
de s'entendre de moins loin, il est également plus difficile
à identifier comme un tir d'arme à feu et plus
difficile à localiser tant en raison de la
déformation du son que de l'absence de flamme visible.
Camouflage :
Le camouflage
désigne tout moyen ou dispositif tendant à rendre
moins visible ou à donner une apparence trompeuse, à
quelque chose ou un être vivant.
Les teintes
utilisées afin d'obtenir un effet camouflant sont
généralement différentes variantes de verts,
de kakis, de marrons, ou de beiges. Parfois le gris ou le noir sont
aussi utilisés, mais en tout état de cause les
couleurs utilisées le sont avec un aspect mat.
Un système
camouflant est réalisé à partir de
différents matériaux et techniques, tels que des
peintures (maquillage), branchages, des filets colorés en
textiles ou des tissus imprimés.
Des laboratoires
de l'armée américaine développent des
camouflages optiques rendant le porteur invisible. Ce camouflage
permet la réflexion de la lumière d'un
côté du corps à l'autre. Ainsi, un homme
situé devant un mur noir sera aperçu avec une teinte
noire. Des capteurs (placés sur le dos) font ressortir la
même teinte (sur le ventre). Ce type de camouflage est en
phase de développement. Il est aussi développé
pour les blindés et autres véhicules lourds. Son
efficacité ne lui permet pas encore d'être très
fiable.
Principe du
FOMECBLOT : Forme, Ombre, Mouvement, Éclat, Couleur, Bruit,
Lumière, Odeur et Traces. Il convient en effet de casser la
forme pour la rendre moins discernable, de ne pas oublier que le
soleil tourne et qu'un abri camouflé le matin peut se
retrouver exposé l'après-midi, de prendre garde aux
objets métalliques, aux verres de montres et autres optiques
et de se déplacer lentement. Il faut également
veiller à toujours coller à son environnement si il y
a déplacement (d'une zone boisée vers des champs par
exemple), communiquer par signes et enfin effacer toute trace de
son passage (empreintes, déchets...).
Les
Calibres :
Le calibre d'une
arme à feu désigne le plus souvent le plus grand
diamètre du projectile, mais de nombreuses conventions
distinctes existèrent donc il s'agit parfois de celui du
canon. Dans ce dernier cas il est parfois mesuré au plus
profond (gorge) ou bien au sommet (crête) des rayures.
Le nom d'une
munition reprenant souvent son calibre exprimé selon l'une
des conventions, la distinction entre munition et
calibre n'est pas facilitée.
Les calibres sont
toutefois, durant une période bien définie (surtout
récente), relativement standardisés et des munitions
différentes peuvent être conçues pour un
calibre identique.
Une arme
donnée est chambrée pour une munition
spécifique. Deux armes dont les canons présentent un
même diamètre ne pourront par conséquent pas
toujours tirer les mêmes munitions, par exemple parce qu'il
sera impossible de chambrer (longueur des cartouches distinctes),
parce que le tir sera imprécis voire partiellement
destructif (pas de rayure différents) voire parce que cela
sera dangereux (charges différentes, or une charge trop
puissante brise parfois la chambre).
En Europe, les
calibres sont le plus souvent exprimés en millimètre
pour les armes conventionnelles. Les anglo-saxons désignent
les calibres en centièmes et millièmes de pouce (1
Inch, .in' = 25,4 mm).
Les calibres des
fusils de chasse à âme lisse sont exprimés par
un nombre inversement proportionnel au diamètre du canon qui
correspond au nombre de balles rondes que l'on peut faire avec une
livre ancienne de plomb, dont la masse exacte variait selon la
région et parfois l'époque mais était
d'environ 489.5 grammes.
L'Enérgie
:
L'énergie
d'un projectile en mouvement correspond à son énergie
cinétique et augmente sa portée et son
efficacité. La formule en mécanique classique
est :
-
Ec = 1/2 mv2
_
Où
m est la masse de la balle, v est sa vitesse. Une
balle lourde et rapide aura plus d'énergie qu'une
balle lente et légère.
Notons que
l'énergie cinétique au moment de l'impact
dépend de l'énergie qui lui est donnée au
moment du tir, et de l'énergie perdue par le frottement de
l'air. L'énergie donnée au moment du tir
dépend de la charge propulsive et du frottement dans le
canon (donc de sa longueur), mais pas de la masse du
projectile ; ainsi, pour une charge propulsive donnée,
un projectile plus lourd ira moins vite qu'un projectile
léger, mais les deux auront la même énergie
cinétique.
Le frottement de
l'air dépend lui de la forme du projectile et de sa
vitesse : plus un projectile est rapide, plus le frottement
est important et donc plus il ralentit. L'inertie, donc la masse,
du projectile s'oppose à ce freinage. Ainsi, pour une
énergie cinétique intiale donnée, un
projectile plus lourd sera moins sensible au freinage qu'un
projectile léger, car moins rapide initialement (le
frottement est donc moins important) et moins sensible au
ralentissement (inertie plus grande).
Notons qu'il
existe également une énergie cinétique dite de
rotation pour les balles tournant sur elles-mêmes. Une balle
tournant sur elle-même a plus d'énergie qu'une balle
de même masse ne tournant pas, à la même vitesse
(Il en va de même pour les obus). Les canons rayés ou
la forme de certaines balles entrainent leur rotation.
Le
Recul :
Le recul d'une
arme est une poussée inverse à celle de la balle,
selon le principe d'action-réaction. Elle est fonction de la
quantité de mouvement p développée
par la balle soit :
-
pà = mvà
_
Là encore,
m est la masse de la balle et v sa vitesse. La
vitesse n'a pas plus d'influence sur le recul
développé par la munition que la masse. Notons que la
quantité de mouvement ressentie au départ de la balle
est équivalente, et même supérieure si l'on
tient compte de la friction, à celle imprimée
à la cible. En bref, il n'y a que dans les films où
un coup de fusil de chasse propulse sa cible trois mètres en
arrière. Une arme dont la munition développerait une
telle quantité de mouvement ferait subir le même sort
au tireur.
À la
quantité de mouvement de la balle partant dans un sens
correspond, pour l'arme dont le coup est parti, une quantité
de mouvement identique en sens contraire.
_
-
m1·v1 =
m2·v2
_
Où
m1 et v1 sont la masse et
la vitesse de la balle, m2
v2 celles de l'arme. Cette dernière
étant nettement plus lourde que la balle partira beaucoup
moins loin. Cette vitesse imprimée à l'arme
correspond au recul. À munition égale, une arme plus
lourde présentera donc un recul plus faible.