Accueil Date de création : 18/03/06 Dernière mise à jour : 05/04/07 00:10 / 656 articles publiés
 
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Fighting Skills

Way of the Assassin : Bone Martial Art / Technique  (Fighting Skills) posté le mardi 21 mars 2006 00:00

 

Bone Martial Art

 

 

      Le Bone Breaking Martial Art (koppo jutsu en japonais) est une technique de combat offensive fondée sur la connaissance des articulations et de l'ossature qui consiste à neutraliser l'adversaire en luxant, en fêlant, en fracturant ou en broyant ses articulations, les cartilages ou n'importe quel point névralgique de son squelette.

      Cette technique datant  XIIème siècle a donné naissance à 3 écoles :

          - Gikan Ryu

          - Hokki Ryu

          - Koto Ryu

La Technique :

      Les techniques employées sont ultimes :

_

      Atémi :

 

      Les atémis (coups frappés avec le tranchant de la main, le coude, le genou ou le pied) sont toujours dirigés vers des structures sous tension (jambe porteuse) ou des points névralgiques du squelette (crâne, thorax, vertèbres) afin de provoquer soit une fracture de l'os (impact direct) soit une félure de l'ossature ou hémoragie (impact indirect).

 

      Clé :

 

      Les clés (flexions ou torsions appliquées à un membre de l'adversaire) enchainées sans ménagement ne servent pas à immobiliser l'adversaire mais à provoquer des séries de luxations irréversibles aux articulations.

  • Flexion :

      Déformation d'un corps soumis à des forces transversales.

  • Torsion :

      Déformation subie par un corps soumis à l'action de deux couples opposés agissant dans des plans parallèles.

_

       Projections :

 

      Le Bone Martial Art privilégie les techniques débilitantes (flexion, torsion) aux techniques de projections du Judo (bras, jambes, hanche, sacrifice) ou de l'Aïkido qui n'assurent que le déséquilibre ou la chute de l'adversaire.

 

      Immobilisations :

 

      Le Bone Martial Art intègre diverses techniques de combat au sol (étouffement et renversement) afin d'exécuter des prises d'étranglement ou des clés à levier dévastatrices.

 

Les Lésions :

      On retiendra deux types de lésions :

  • Les luxations (affectant les articulations)
  • Les fractures (affectant les os)

Les Luxations :

      La luxation, ou dysplasie, est définie par une perte de contact totale des surfaces articulaires d'une articulation. Elle peut être favorisée par une trop grande élasticité des ligaments pouvant aller jusqu'à la sortie complète de la cavité (cas rare). On parle aussi de déboîtement. Lorsque la perte de contact n'est pas totale, on parle de sub-luxation.

 

      Mécanisme :

 

      Le mécanisme le plus fréquent est un faux mouvement, ou une sollicitation extérieure d'un membre comme une clef de bras (armlock). Le membre joue un rôle de levier qui amplifie l'effort sur l'articulation.

 

      Conséquences :

 

      A court terme : 

  - Douleur soudaine et localisée ;

  - Impotence fonctionnelle, il est douloureux ou impossible d'effectuer certains mouvements ;

  - La déformation, dissymétrie des articulations (l'articulation de gauche ne ressemble pas à celle de droite).

      A long terme :

      La luxation provoque un étirement des ligaments, qui peut aller dans les cas extrêmes jusqu'à leur rupture ou à un arrachement osseux. Il y a donc une fragilisation de l'articulation. De même, la luxation peut entraîner une fracture osseuse (exemple : fracture de la glène dans la luxation scapulo-humérale) qui fragilisera aussi l'articulation.

      En outre, le déplacement de l'articulation peut pincer un nerf ou un vaisseau sanguin, ce qui peut provoquer des problèmes neurologiques aux membres (notamment aux extrémités) et d'alimentation sanguine (ischémie). Pour les membres, on constatera alors chez la victime :

  - Des troubles de la sensibilité (sensation de fourmillement, perte de sensibilité, sensation de décharge électrique) ou de la motricité des extrémités ;

  - Un pouls distal (radial ou pédieux) dissymétrique, difficile à sentir d'un côté voire absent, des pâleurs et froideurs aux doigts ou orteils.

      Dans certains cas, une luxation non détectée et donc non réduite aura pour conséquence, sur le long terme, une reconstruction articulaire : une nouvelle articulation va se créer sur la nouvelle zone de contact articulaire sous la forme d'un creusement osseux, une mobilité approximative est alors retrouvée. Ce type de réarrangement osseux est le plus souvent observé sur les luxations de l'épaule et de la hanche.

Les Fractures :

      La fracture est définie comme la rupture brutale d'un os ou d'un cartilage dur.

 

      Mécanisme :

  • Choc direct : la partie du corps reçoit un choc et se rompt ;
  • Choc indirect : une partie du corps reçoit un choc, l'onde de choc se propage dans les os et une autre partie distante, mais plus fragile se rompt (Ex.: Une personne chute et se reçoit sur la main, mais se casse le coude) ;
  • Flexion : l'os est sollicité en flexion ;
  • Torsion : l'os est sollicité en torsion ;
  • Petits traumatismes répétés : fracture dite de fatigue ;
  • Maladie : certaines maladies vont faciliter la fracture, celle-ci va se produire pour des situations non traumatiques chez les personnes saines : cancere des os, ostéoporose (décalcification), ostéogénose imparfaite (maladie des os de verre)

      Conséquences :

  • Douleur soudaine et localisée ;
  • Impotence fonctionnelle : il est douloureux ou impossible d'effectuer certains mouvements ;
  • Déformation : formation d'un oedème (gonflement), angulation du membre (fracture avec déplacement), enfoncement.

      La rupture d'un os n'est pas en soi dangereuse. Le danger provient :

  - De l'impotence fonctionnelle ;

  - D'éventuels dégâts provoqués par le déplacement de la fracture.

 

      Cas particuliers :

 

      Traumatismes crâniens : 

      Dans le cas d'un traumatisme cränien, la rupture de l'os n'est pas en soi problématique, c'est l'atteinte neurologique qu'il faut craindre.

      En effet, le choc à la tête peut provoquer une flexion violente du cou et donc un traumatisme des cervicales. Par ailleurs, il peut se produire une atteinte du cerveau même en l'absence de fracture. Il faut notamment craindre la formation d'un hématome qui peut comprimer une partie du cerveau.

      Cela a pour conséquences neurologiques :

  - Des troubles de la conscience, du comportement ;

  - Des troubles de la mobilité ou de la motricité des extrémités, doigts et orteils : sensation de fourmillements, insensibilité, impossibilité de bouger ;

  - Une anomalie des réflexes pupillaires, et notamment dissymétrie des pupilles (une est dilatée, l'autre contractée).

 

      Traumatisme thoracique :

      La fracture d'une ou plusieurs côtes rend la respiration douloureuse, difficile. Elle peut entraîner une atteinte des poumons, et notamment un hémothorax (le poumon se remplit de sang) ou un pneumothorax (le poumon percé ne peut plus jouer son rôle), qui peut mettre en jeu le pronostic vital.

      Outre la douleur et la difficulté respiratoire, on peut avoir :

  - Des crachats de sang, avec un sang bien rouge et contenant des bulles ;

  - Un volet costal : une partie de la poitrine bouge à contre-sens de la respiration : elle s'abaisse à l'inspiration et s'élève à l'expiration.

 

      Traumatisme du bassin :

      Un des risques de la fracture du bassin est la section de l'urètre. Parmi les signes caractéristiques, on peut avoir :

  - Une perte d'urine ;

  - Une douleur lorsque l'on exerce une pression sur les ailes iliaques (côtés du bassin).

 

      Traumatisme de la colonne vertébrale :

      La colonne vertébrale est le lieu ou transite la moelle épinière qui fait partie du système nerveux central, et les racines nerveuses, qui font partie du système nerveux périphérique. Un traumatisme de la colonne vertébrale peut mettre en danger ces structures et donc provoquer une altération de la sensibilité soit par des fourmillements (paresthésies) soit par une absence de sensation (anesthésies) ou de la motricité (paralysie), qui peut être irréversible. Dans l'état actuel des connaissances médicales, on ne sait pas réparer les lésions neurologiques à ce niveau.

      Dans certains cas, le traumatisme n'a pas provoqué de lésion de la moelle épinière, mais il rend la colonne vertébrale instable : en cas de mouvement, il peut y avoir création d'une lésion neurologique et donc de troubles de la motricité ou de la sensibilité.

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Way of the Assassin : Bone Martial Art / Cibles  (Fighting Skills) posté le mardi 21 mars 2006 00:05

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Way of the Assassin : Bone Martial Art / Os  (Fighting Skills) posté le mardi 21 mars 2006 00:10

L' Ossature :

      Les Os : 

 

      Système osseux :

  • Il sert de charpente pour l’organisme et protège les viscères par les grandes cavités qu’il forme (crâne, thorax, bassin).
  • Il contient la moelle osseuse, qui élabore les éléments figurés du sang.
  • Il représente une réserve importante de minéraux, en particulier de calcium et de phosphore.

      Forme et structure :

  • Les os longs présentent une de leurs dimensions nettement plus grande que les deux autres. Ils présentent un corps ou diaphyse et deux extrémités ou épiphyses. Diaphyse et épiphyse sont reliées par une zone qui est le siège de la croissance : la métaphyse ou cartilage de croissance. Celui-ci ne s’ossifie complètement qu’à la fin de la croissance. La diaphyse se compose d’une enveloppe d’os compact, la corticale, enfermant de l’os spongieux.
  • Les os courts ont leurs trois dimensions sensiblement égales. Ils sont composés d’un noyau d’os spongieux entouré d’une corticale d’os compact.
  • Les os plats ont une dimension nettement plus courte que les deux autres. Ils sont composés de deux couches d’os compact, les tables externe et interne, enfermant une couche d’os spongieux.

      Les os sont entourés d’une fine enveloppe conjonctive : le périoste.

 

      Cellules osseuses :

 

      On distingue 2 catégories de cellules osseuses : les osthéoblastes (et leurs cellules dérivées : ostéocytes et cellules bordantes) et les ostéoclastes..

      Les ostéoblastes ont une origine mésenchymateuse. Elles sont à la surface de l'os en croissance, alignées sur les surfaces osseuses. Ce sont des cellules cuboïdes, 20 micromètres de diamètre, avec un gros noyau à l'opposé de la surface aposée sur l'os. Leurs contours sont irréguliers et ils possèdent des prolongements leur permettant le contact avec d'autres ostéoblastes ou ostéocytes. Leur rôle est d'élaborer le tissu osseux immature (tissu ostéoïde) et de permettre sa calcification en élaborant des protéines initiant la cristallisation (bone sialoproteine / phosphoproteines) et des enzymes permettant l'entretien de la calcification (phosphatase alcaline). Ils agissent aussi indirectement dans la résorption du tissu osseux en élaborant des substances agissant sur l'ostéoclaste.

      Après un certain nombre de divisions, l'ostéoblaste élabore la matrice osseuse autour de lui ; dans un premier temps au niveau de la surface osseuse puis il s'entoure et se transforme en ostéocyte.

 

      Développement osseux : 

    

      La formation de l'os se fait de deux façons : l'ossification endomembraneuse et l'ossification endochondrale. L'ossification endomembraneuse est celle des os de la voûte crânienne, du maxillaire ; elle a une origine mésenchymateuse. L'ossification endochondrale est celle des os longs, des vertèbres, des os du pelvis et de la base du crâne.

      Lors de l'ossification endomembraneuse, le tissu mésenchymateux, riche en fibroblastes donnent des ostéoblastes après recrutement et différentiation. Il y a production de matrice ostéoïde. Cela se fait en des zones particulières dites « centre d'ossification primaire ». Elles sont peu minéralisées. Après la naissance, ces zones fusionnent et se minéralisent complétement.

      L'ossification endochondrale débute par des centres d'ossification primaires dans la partie moyenne de la matrice cartilagineuse. Contrairement à l'ossification endomembraneuse elle ne consiste pas en une transformation du tissu cartilagineux en tissu osseux. Elle se fait en deux étapes : une destruction de la matrice cartilagineuse puis son remplacement par du tissu osseux. L'ossification primaire du périchondre (futur périoste) entraîne une transformation des chondrocytes : ils s'hypertrophient et dégénèrent. Dans cette zone hypertrophique, les sels de calcium précipitent et donnent un cartilage calcifié. Les chondrocytes prisonniers de cette matrice calcifiée, dégénèrent et ne secrètent plus d'angio-inhibiteur. Il se produit une néovascularisation ; les chondroclastes creusent des cavités dans le cartilage calcifié. Les fragments de cartilages échappant aux chondroclastes servent de supports aux pré-ostéoblastes arrivés avec les bourgeons vasculaires. Les pré-ostéoblastes donnent des ostéoblastes qui sécrètent la matrice ostéoïde, celle-ci se minéralise pour donner de l'os. Les ostéoclastes sont à l'origine du canal médullaire. En périphérie, on retrouve la plaque épiphysaire qui contient du cartilage hyalin, du cartilage serié (dû à la prolifération active des chondroblastes), du cartilage hypertrophique, du cartilage hypercalcifié, une ligne d'érosion (qui résulte de l'action des chondroclastes), une zone ostéoïde et une zone ossifiée. Cette plaque persiste jusqu'à ce que l'enfant ait atteint sa taille adulte. Quand le cartilage disparaît, les épiphyse et diaphyse fusionnent : la croissance est terminée. L'ossification endochondrale est à l'origine de la croissance en longueur des os.

 

Le Squelette :

      Le squelette humain est composé de plus ou moins 206 os, supportés et étayés par des ligaments, tendons, muscles, fascias et du cartilage. Le squelette évolue avec l'âge selon le développement de la structure osseuse. Le foetus n'a pas encore de squelette solide, celui-ci se formera graduellement durant les neuf mois de gestation. A la naissance, un bébé a plus d'os qu'il n'en aura à l'age adulte (environ 270). La différence vient de la fusion de petits os au niveau du crâne, de la colonne vertébrale, du coccyx et du bassin..

      L'os le plus long du corps est le fémur, le plus petit se situant dans l' oreille (étrier). Le rôle du squelette est double. Il constitue à la fois la charpente du corps, sur laquelle les muscles et autres structures pourront se fixer et il assure également une fonction de protection pour certains organes vitaux, comme ceux situés dans la cage thoracique (coeur, poumons...) ou le cerveau, protégé par les os du crâne.

      La majorité des organes se trouvent à l'extérieur du squelette à l'exception du cerveau qui lui se trouve à l'intérieur du squelette.

Liste des os du corps humain :

     

      Squelette axial :

 

      Tête & Cou

  • Os du crâne

    • Pariétaux (Au nombre de deux. Calotte crânienne et parties latérales du haut du crâne)
    • Temporaux (Au nombre de deux. Situé sous les pariétaux)
    • Osselets de l'ouïe
      • Malléus (anciennement marteau) (Au nombre de deux. Dans l'oreille moyenne)
      • Incus (anciennement enclume) (Au nombre de deux. Dans l'oreille moyenne)
      • Stapès (anciennement étrier) (Au nombre de deux. Dans l'oreille moyenne)
    • Frontal (Front et voûte orbitaire)
    • Occipital (Arrière et base du crâne)
    • Sphénoïde (Base du crâne)
    • Ethnoïde (Entre les orbites)
  • Os de la face

    • Vomer (Dans la cavité nasale)
    • Maxilaires (Au nombre de deux. Sous le frontal. Forment la mâchoire supérieure)
    • Lacrymaux (Au nombre de deux. À l'intérieur des orbites)
    • Os palatins (Au nombre de deux. Palais osseux)
    • Cornet nasal inférieur (Au nombre de deux)
    • Os nasal (Au nombre de deux, en avant de la branche montante du maxillaire)
    • Os zygomatiques (Au nombre de deux. Sous les orbites)
  • Mandibule (Mâchoire inférieure, mobile)
  • Os hyoïde (En avant de la trachée)

Total : 29 os.

      Tronc

  • Colonne vertébrale ou rachis, composée de 24 vertèbres, du sacrum et du coccyx. On compte 7 vertèbres cervicales formant la colonne cervicale, 12 vertèbres thoraciques formant le rachis thoracique, 5 vertèbres lombaires formant le rachis lombaire, 5 vertèbres fusionnées formant le sacrum et 3 à 4 vertèbres pour le coccyx.
  • Thorax, composé de :
  • Sternum ;
  • 12 paires de côtes.

Total : 51 os. (variable)

      Squelette appendiculaire :

 

      Membres supérieurs

  • Epaule
    • Scapula (anciennement omoplate)
    • Clavicule
  • Bras
    • Humérus
  • Avant-bras
    • Radius
    • Ulna (anciennement cubitus)
  • Main
    • Carpe (8)
    • Métacarpe (5)
    • Phalanges (14)

Total : 32 os. (x2)

      Membres inférieurs

  • Bassin
    • Os coxal ou iliaque (2)
  • Cuisse
    • Fémur
    • Patella (anciennement rotule)
  • Jambe
    • Tibia
    • Fibula (anciennement péroné)
  • Pied
    • Tarse (7)
    • Métatarse (5)
    • Phalanges (14)

Total : 31 os. (x2)

 

 

Squelette Axial :

 

Tête et Cou :

 

La Tête osseuse :         

      Située au-dessus de la colonne vertébrale, elle comprend deux parties : 

  • Le crâne, en forme de boîte, qui contient l’encéphale;
  • La face qui loge les organes des sens et supporte les muscles et organes de la mastication, ainsi que les muscles de la mimique.

      Crâne :

      Le crâne est une cavité de forme ovoïde à grosse extrémité postérieure. Il comprend huit os plats. Le frontal présente une portion verticale et une horizontale. Il est creusé de deux sinus. L’ethmoïde est situé à la base du crâne, entre le frontal et le sphénoïde. Il prend part à la constitution des fosses nasales. Le sphénoïde est situé à la partie moyenne à la base du crâne, entre l’ethmoïde et le frontal en avant, l’occipital et les temporaux en arrière. L’occipital forme la majeure partie du pôle postérieur du crâne. Il est percé du trou occipital. Les pariétaux sont situés de chaque côté au-dessus de l’écaille du temporal, en arrière du frontal, en avant de l’occipital. Les temporaux sont situés de chaque côté sous le pariétal, en avant de l’occipital, en arrière de la grande aile du sphénoïde. Ils présentent trois parties l’écaille, partie supérieure qui entre dans la constitution de la paroi latérale du crâne, la mastoïde, postéro-inférieure et le rocher, interne. Près de l’union entre l’écaille et la mastoïde, se détache l’apophyse zygomatique, dirigée d’abord en dehors et en avant, puis en avant.

 

      Face :

      Le squelette de la face comprend de nombreux os. Nous nous contenterons de décrire le maxillaire supérieur et la mandibule.

      Le maxillaire supérieur est situé au-dessus de la cavité buccale, en dehors des fosses nasales, au-dessous de l’orbite. Il participe à la constitution de ces trois cavités et forme avec celui du côté opposé la plus grande partie de la mâchoire supérieure. Il est creusé d’un sinus qui communique avec les fosses nasales. Il porte l’arcade dentaire supérieure.

      La mandibule, en forme d’arcade à convexité antérieure, est formée de deux moitiés soudées en avant, au niveau de la symphyse mentonnière. Chaque hémi-mandibule présente une branche horizontale et une lame quadrilatère dressée verticalement, la branche montante. Sur son bord supérieur, cette dernière présente en avant l’apophyse coronoïde et en arrière le condyle, qui s’articule avec l’os temporal. Ces deux reliefs sont séparés par l’échancrure coronoïdienne. La branche horizontale supporte l’arcade dentaire inférieure et est percée du canal dentaire, occupé par un nerf. Sur sa face interne se trouve une crête très marquée, dirigée en bas et en avant, la crête mylo-hyoïdienne.

      Annexe: l’os hyoïde est un os sésamoïde en forme de fer à cheval à convexité antérieure. Il se situe en dessous et en arrière de la mandibule.

Tronc :

 

La colonne vertébrale :  

      C’est une longue tige ostéo-fibreuse, pleine en avant, creusée d’un canal en arrière, située sur la ligne médiane à la partie postérieure du tronc. Elle est composée des vertèbres, séparées par des disques fibrocartilagineux. On distingue:

  • 7 vertèbres cervicales qui forment une courbure convexe en avant;
  • 12 vertèbres dorsales qui forment une courbure concave en avant (cyphose);
  • 5 vertèbres lombaires qui forment une courbure convexe en avant (lordose);
  • 5 vertèbres sacrées soudées en une pièce, le sacrum, concave en avant;
  • 4 ou 5 vertèbres coccygiennes soudées pour former le coccyx.

 

      Vertèbres :

      Chaque vertèbre présente :

  • 1 corps cylindroïde antérieur;
  • 1 trou vertébral entre le corps en avant et l’apophyse épineuse en arrière. L’ensemble des trous forme le canal rachidien, qui loge la moëlle épinière.
  • 2 apophyses transverses dirigées en dehors. Elles sont situées une de chaque côté, à l’union de la lame et du pédicule.
  • 1 apophyse épineuse, dirigée en arrière, qui naît de la fusion, sur la ligne médiane, des lames vertébrales ;
  • 4 apophyses articulaires: une supérieure et une inférieure, de chaque côté du trou vertébral. Elles permettent l’articulation des vertèbres entre elles.
  • 2 lames situées entre les apophyses transverses et l’apophyse épineuse;
2 pédicules qui unissent les apophyses transverses et articulaires au corps. Les bords supérieur et inférieur des pédicules sont échancrés, de sorte que la superposition des pédicules de deux vertèbres voisines forme les trous de conjugaison.

Le Thorax :

      C’est une grande cavité ostéo-cartilagineuse abritant le cœur et les poumons. Elle est composée de 12 vertèbres dorsales, de 12 paires de côtes, des cartilages costaux et du sternum.

 

      Sternum :

      Os plat, à la partie antérieure du thorax, dirigé en bas et en avant. Il comprend trois segments de haut en bas :

  • Le manubrium, ou poignée ;
  • Le corps, dont les bords sont échancrés pour recevoir les cartilages costaux;
  • L’appendice xiphoïde.

      Le manubrium et le corps forment un angle saillant en avant, l’angle de Louis, qui repère la deuxième articulation sterno-costale.

 

      Côtes et cartilages costaux :

      Les côtes se répartissent en 12 paires numérotées de haut en bas :

  • 7 vraies, articulées chacune au sternum par l’intermédaire d’un cartilage différent ;
  • 3 fausses, les 8è, 9è et 10è côtes, qui s’articulent au sternum par un cartilage commun
  • 2 côtes flottantes, dont le cartilage présente une extrémité antérieure libre.

      A partir des corps vertébraux, les côtes se dirigent en bas et en dehors. Elles se coudent ensuite (angle postérieur) pour se diriger en bas et en avant. Enfin, l’angle antérieur porte leur direction en bas et en dedans.

      Chaque côte présente un corps et deux extrémités. Le corps présente des faces externe et interne. Il est parcouru à son bord inférieur par la gouttière costale. L’extrémité postérieure s’articule avec les deux vertèbres correspondantes au niveau de leur disque intervertébral. L’extrémité antérieure se continue par le cartilage costal.

 

      Première côte :

      Son corps présente des faces supérieure et inférieure. La face supérieure est parcourue à sa partie moyenne par 2 gouttières transversales, séparées par le tubercule de Lisfranc.

Le Bassin :  

      Os coxal :     

      Os plat, compris entre le sacrum et le fémur. On décrit à l’os coxal deux faces, une externe et un interne et quatre bords: un supérieur, un inférieur, un antérieur, un postérieur. La face externe présente de haut en bas: la fosse iliaque externe, la cavité cotyloïde, qui reçoit la tête du fémur et le trou obturateur. Ce dernier est circonscrit par un cadre osseux qui présente deux renflements, l’un antérieur, le pubis et l’autre postérieur, plus volumineux, l’ischion. La face interne de l’os coxal est parcourue par une crête mousse, oblique en bas et en avant, la ligne innominée, qui entre dans la constitution du détroit supérieur du petit bassin. Le bord supérieur, ou crête iliaque, décrit un S très allongé. Le bord antérieur et le bord postérieur sont très accidentés.

 

Squelette Appendiculaire :

 

Membres supérieures :

 

L' Epaule :

      Encore appelée ceinture scapulaire. Elle est formée par la clavicule en avant et l’omoplate en arrière.

 

      Clavicule :

      C’est un os long, pair, situé entre le sternum et l’omoplate, dirigé obliquement en arrière et en dehors. Il forme un S allongé dont la courbure interne est concave en arrière et la courbure externe, concave en avant. La clavicule présente un corps et deux extrémités.

 

      Omoplate :

      C’est un os plat, triangulaire, appliqué à la face postérieure du thorax, de la 2ème à la 7ème ou 8ème côte. La face postérieure montre à l’union de son 1/4 supérieur et de ses 3/4 inférieurs, une forte lame, l’épine de l’omoplate. Se détachant presque à angle droit, l’épine se porte haut, en arrière et en dehors pour se prolonger en dehors par une forte apophyse, l’acromion. L’angle supero-externe porte la cavité glénoîde, destinée à s’articuler avec la tête humérale.

Le Bras :

      Humérus :

      Os long situé entre l’omoplate en haut, le radius et le cubitus en bas, il présente un corps et deux extrémités.

      L’extrémité supérieure est formée de trois saillies :

  • La tête humérale, qui a la forme d’un tiers de sphère et s’articule avec la cavité glénoïde de l’omoplate. Elle est dirigée en haut, en dedans et en arrière et supportée par une portion plus ou moins rétrécie, le col anatomique ;
  • En dehors du col anatomique se trouvent deux saillies. L’une, petite et antérieure, est le trochin ; l’autre, plus grosse et externe, est le trochiter.
  • Entre le trochiter et le trochin se trouve la coulisse bicipitale.

      L’extrémité inférieure est large tranversalement. Elle présente une surface articulaire et deux masses latérales. La surface articulaire est divisée en deux portions. L’externe, hémisphérique, est le condyle, qui s’articule avec le radius. L’interne, la trochlée, est en forme de poulie : elle présente un versant externe, séparé du versant interne plus profond, par une gorge. La trochlée s’articule avec le cubitus. Au-dessus et en dehors du condyle se trouve l’épicondyle. Au-dessus et en dedans de la trochlée, se trouve l’épitrochlée. À la face antérieure, au-dessus de la surface articulaire, se trouve la fossette coronoïdienne. À la face postérieure, au-dessus de la trochlée, se trouve la profonde fossette olécrânienne.

L' Avant-Bras :     

      Le squelette de l’avant bras est constitué du radius en dehors et du cubitus en dedans, articulés à leurs extrémités et séparés à la partie moyenne par l’espace inter osseux.

 

      Cubitus :

      Le cubitus est un os long, situé entre l’humérus et le carpe, en dedans du radius. Il présente un corps et deux extrémités. Le corps s’amincit vers le bas. L’extrémité supérieure, en vue latérale, montre une large échancrure ouverte en avant, la grande cavité sigmoïde. Celle-ci s’articule avec la trochlée humérale. Elle est délimitée par deux apophyses: l’une verticale, l’olécrâne et l’autre horizontale, l’apophyse coronoïde. L’extrémité inférieure montre en bas en-dedans un prolongement vertical, l’apophyse styloïde.

 

      Radius :

      Le radius est un os long situé entre l’humérus et le carpe, en dehors du cubitus. Il présente un corps et deux extrémités. Le corps est plus volumineux en bas qu’en haut. L’extrémité supérieure comprend la tête, le col et la tubérosité bicipitale. La tête, grossièrement cylindrique, forme en haut une cupule, qui s’articule avec le condyle huméral. Le col forme avec le corps un angle obtus ouvert en dehors. La tubérosité bicipitale se trouve au sommet de l’angle. L’extrémité inférieure est une pyramide quadrangulaire, montrant un prolongement, l’apophyse styloïde du radius.

La Main :

      La main est constituée de 22 pièces divisées en trois groupes: le carpe, le métacarpe, les phalanges.

 

      Carpe :

      Le carpe est composé de 8 osselets irrégulièrement cubiques, disposés en deux rangées transversales. La rangée supérieure présente de dehors en dedans, le scaphoïde qui possède à sa face antérieure un tubercule, le semi-lunaire, le pyramidal et le pisiforme, disposé au devant du pyramidal. La rangée inférieure est composée, de dehors en dedans, par le trapèze, doté lui aussi d’un tubercule à sa face antérieure, le trapézoïde, le grand os et l’os crochu, doté d’un crochet antérieur, l’apophyse unciforme.

      Le carpe, dans son ensemble, forme une profonde gouttière ouverte en avant et limitée en dehors par le scaphoïde et le trapèze, en dedans par le pisiforme et l’apophyse unciforme de l’os crochu.

 

      Métacarpe :

      Le métacarpe forme le squelette de la paume de la main. Il comprend 5 petits os longs numérotés de dehors en dedans, les métacarpiens.

 

      Phalanges :

      Les phalanges forment le squelette des doigts. Chaque doigt possède 3 phalanges, sauf le pouce qui n’en a que 2. Ce sont, de haut en bas, les phalanges, phalangines, phalangettes.

 

Membres inférieurs :

 

Les Cuisses :

      Fémur :

      Os long, situé entre l’os coxal et le tibia. Il présente un corps et deux extrémités. Le corps est légèrement arqué en avant. L’extrémité supérieure présente la tête articulaire, formant environ les deux tiers d’une sphère, dirigée en haut, en dedans et un peu en arrière. Le col unit la tête aux trochanters et forme avec la diaphyse un angle dit d’inclinaison (110° à 140°). Le Grand Trochanter se situe à la partie postérieure du col. L’extrémité inférieure, volumineuse, présente deux portions articulaires, les condyles. Ceux-ci sont unis en avant par un autre surface articulaire, la trochlée et séparés en arrière par une échancrure dite intercondylienne.

Les Jambes :

      Elles comprennet le tibia et le péroné.

 

      Tibia :

      Le tibia est un os long, situé en dedans du péroné, entre le fémur et l’astragale. Son corps montre un bord antérieur contourné en forme de S, qui commence en haut à la tubérosité antérieure du tibia. Sa partie moyenne, très marquée, est la crête du tibia. L’extrémité supérieure, volumineuse, présente la forme d’une pyramide quadrangulaire. La base ou plateau tibial présente deux surfaces articulaires légérement excavées, les cavités glénoïdes, séparées par l’espace interglénoïdien. De cet espace, s’élève l’épine du tibia, bifurquée. L’extrémité inférieure du tibia est aussi en forme de pyramide quadrangulaire dont la face interne se prolonge en bas pour former la malléole interne.

 

      Péroné :

      Le péroné est un os long grêle, situé en arrière et en dehors du tibia. Moins élevé que le tibia du côté du genou, il le déborde en bas.

 

      Rotule :

      La rotule est un os sésamoïde situé dans le tendon quadriceps. Elle a la forme d’un triangle.

 

      Pied :

      Il comprend le tarse, le métatarse et les phalanges des orteils. Le tarse réunit 7 os courts, disposés en deux rangées. La rangée postérieure est formée de deux os superposés, l’astragale et le calcaneum. L’antérieure est constituée en dehors par le cuboïde, en dedans par le scaphoïde et les trois cunéiformes. L’astragale est irrégulièrement cubique. Elle présente, à sa face supérieure, la poulie astragalienne convexe dans le sens antéro-postérieur et concave transversalement. Plus large en arrière qu’en avant, elle s’articule avec la face inférieure de l’extrémité inférieure du tibia. Le calcaneum est l’os le plus volumineux du tarse.

      Le métatarse est formé de 5 petits os longs numérotés de dedans en dehors, semblables aux métacarpiens. Les orteils possèdent 3 phalanges chacun, sauf le gros qui n’en a que deux.

 

Les Articulations :

      Une articulation est la jonction entre deux os.

      On distingue trois types d'articulation :

  • Les synarthroses: Les os de ces articulations sont unis par du tissu fibreux. Généralement, l'articulation s'ossifie et les possibilités de mouvement sont presques nuls. On rencontre les syndesmoses et les sutures.
    • Les pièces osseuses des sutures, sont unis par du tissus fibreux formant un ligament sutural. Avec l'âge, elles ont tendances à s'ossifier. La plupart des éléments constitutifs du crâne sont articulés par des sutures.
    • Dans une syndesmose, le tissu fibreux ne s'ossifie pas toujours et il est possible d'avoir encore quelques mouvements (très limité). Ce type d'articulation est rencontré par exemple au niveau des articulations des cartilages costaux entre eux.
  • Les Amphiarthroses: Les éléments sont réunis par du cartilage, ce sont des articulations semi-mobiles. On rencontre les synchondroses et les symphyses.
    • Dans une synchondrose, le cartilage (hyalin) est transformé en os avant l'âge adulte.
    • Dans le cas d'une symphyse, on retrouve plutôt du fibro-cartilage. Normalement elle ne s'ossifie pas. Par exemple, les articulations intervertebrales sont des symphyses.
  • Les Diarthroses sont caractérisées par la présence de synovie et par une grande mobilité. On en rencontre de plusieurs types en fonction de la forme des pieces osseuses en présence. La plupart du temps, du cartilage recouvre les surfaces articulaires, d'autre part des pièces complémentaires peuvent s'ajouter comme des menisques articulaires. On en trouve de plusieurs types.
    • Planiforme, les surfaces articulaires sont planes
    • Enarthrose, une tête s'oppose à une cavité sphérique.
    • Condylaire, un condyle s'oppose à une cavité glénoïdale.
    • Trochoïde, un axe s'oppose à une fosse (seule la rotation est possible.)
    • Ginglyme, un trochlée s'oppose à une cochlée, les mouvements sont de type flexion-extension.

Liste des articulations du corps humain :

      Squelette axial :

 

      Tête :

  • Articulation temporo-mandibulaire

       Rachis et Bassin :

  • Articulation atlas-occipital
  • Articulation atlas-axis
  • Articulation entre vertébres cervicales
  • Articulation entre vertébres dorsales
  • Articulation entre vertébres lombaires
  • articulation sacro-iliaque

      Squelette appendiculaire :

 

      Membres supérieurs :

  • Epaule
  • Coude
  • Poignet
  • Doigts

      Membres inférieurs :

  • Hanche
  • Genou
  • Cheville
  • Orteils

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      Squelette appendiculaire :

Membres supérieurs :

 

L' Epaule :

      L'épaule comporte trois articulations et deux plans de glissement.

 

      Ceinture scapulaire :

 

      Articulation sterno-costo-claviculaire :

      Elle met en jeu des surfaces articulaires toroïdes, selon le modèle mécanique du cardan, qui va permettre deux degrés de liberté, dans le plan frontal et dans le plan horizontal. Cependant, la faible congruence articulaire introduit un troisième degré de liberté : la rotation axiale (sur l'axe transversal)en passif. Sa physiologie est complexe car elle dépend des mouvements de l'articulation suivante.

 

      Articulation acromio-claviculaire :

      C'est une arthrodie (les surfaces articulaires sont planes) orientée en avant, en dedans et en haut. Le très faible emboîtement de l'articulation permet une grande liberté de mouvement de l'omoplate par rapport à la clavicule.

 

      Articulation omo-sérato-thoracique :

      L'omoplate s'articule sur le grill costal par l'intermédiaire d'un double plan de glissement, entre le sous-scapulaire et le grand dentelé d'une part, et le grand dentelé et la paroi thoracique d'autre part.

      La grande mobilité donnée à l'omoplate par ces trois articulations lui permet de déplacer et d'orienter sa cavité glénoïde pour augmenter très fortement le rayon d'action du membre supérieur. Le rôle de la clavicule s'explique par l'anatomie du thorax : à la hauteur de l'omoplate, ce dernier à une section elliptique. De ce fait, quand l'omoplate se sagitalise (mouvement d'abduction de l'omoplate, correspondant à l'anté-projection du moignon de l'épaule), elle quitte le contact du grill costal, maintenue à distance du sternum par la clavicule, qui agit comme un point d'appui.

 

      Epaule anatomique :
_
      Plan de glissement sous-deltoïdien :

      Il permet principalement au muscle sus-épineux et au trochiter de glisser sous le deltoïde et sous la voûte acromio-coracoîdienne lors de l'abduction du membre supérieur.

 

      Articulation gléno-humérale :

      C'est une énarthrose : elle implique deux surfaces sphériques inversement conformées, qui présentent trois axes de mouvement et trois degrés de liberté. Cependant, la réalité anatomique vient compliquer cette théorie trop simple. La cavité glénoïde de l'omoplate est moins concave que la tête humérale n'est convexe, et sa surface est bien plus petite, ceci malgré la présence du bourrelet fibro-cartilagineux glénoïdien. Il en résulte une physiologie complexe qui combine des glissements verticaux et antéro-postérieurs aux mouvements d'abduction-adduction, de flexion-extension (anté et rétropulsion) et rotation axiale de l'humérus.

 

      Physiologie générale du complexe articulaire de l'épaule :

      S'il est traditionnel de mesurer les amplitudes articulaires, cette pratique a très peu de sens quand on évalue l'épaule. En effet, le nombre exceptionel d'articulations et de degrés de liberté impliqués dans les mouvements de l'épaule rendent cette mesure imprécise, et ne permettent de toute façon pas d'en tirer des conclusions utiles. C'est pourquoi l'évaluation de l'épaule est avant tout fonctionnelle. On affinera l'exploration par une étude qualitative de la mobilité spécifique des articulations (liberté de mouvement dans tous les axes répertoriés), ainsi que par la recherche de limitations extra-articulaires.

Le Coude :

      Le coude est un complexe articulaire synovial unissant trois os entre-eux : Le radius, l'ulna (cubitus) et l'humérus.

      Il est la réunion de trois articulations :

  • Huméro-ulnaire
  • Huméro-radiale
  • Radio-ulnaire proximale (supérieure)

      Lorsque l'avant-bras est tendu (extension complète), on remarque que le bras et l'avant-bras ne sont pas alignés dans le plan frontal. Les deux parties forment un angle ouvert en dehors, d'environ 170° chez l'homme, 160° chez la femme, c'est ce qu'on appelle le valgus physiologique (on retrouve la même chose pour le genou).

 

      Anatomie fonctionelle :

  • Le coude permet la flexion/extension de l'avant-bras ainsi que la prosupination.
  • En position anatomique de référence (bras aligné le long du corps, paume de la main vers l'avant), le coude est en extension complète (180°, le bec de l'olécrâne vient buter dans la fosse olécrânienne) et la main en supination.
  • En flexion, le coude peut quasiment fermer l'angle formé entre le bras et l'avant-bras, mais ceci est impossible en raison de
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Way of the Assassin : Bone Martial Art / Impact  (Fighting Skills) posté le mardi 21 mars 2006 00:15

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Way of the Assassin : Tir  (Fighting Skills) posté le mardi 21 mars 2006 00:20

 

 

Tir

 

 

 

      Le tir est l'action de lancer un objet, un projectile.

      Le tir sportif désigne l'ensemble des épreuves sportives qui consistent à viser une cible avec une arme.

 

      On distingue :

  • Le tir au pistolet,
  • Le tir à la carabine,
  • Le tir à l'arbalète,
    _

Le Tir sportif : 

      Le tir sportif comprend le tir au pistolet, à la carabine et à l'arbalète (le tir à l'arc et la sarbacane sont considérés comme des sports à part).

      Les nombreuses disciplines du tir sportif ont toutes en commun l'utilisation d'une arme pour tenter d'atteindre, avec le maximum de précision et de façon répétitive, une cible située à une distance très variable. Les cibles, selon les disciplines, sont situées à des distances de 10 à 300 mètres (voire plus pour le tir longue distance) du tireur.

      C'est le second sport individuel pratiqué dans le monde (après le golf). Il s'agit d'un sport diversifié, grâce à ces nombreuses disciplines, et qui se pratique à tout âge.

      Le tir se pratique dans des clubs sportifs, regroupés en fédérations nationales, qui se coordonnent entre elles au niveau d'instances internationales (ISSF par exemple).

      Certaines disciplines sont olympiques : pistolet et carabine 10 mètres à air comprimé, pistolet vitesse et combiné dames à 25 mètres qui se pratiquent avec des pistolets de calibre 22LR, pistolet libre et carabine à 50 mètres, tous deux également en calibre 22LR.

      Le fait d'utiliser une arme pour des pratiques ludiques est fortement contesté par certaines personnes qui estiment que c'est un facteur de criminalité ; pour eux, la pratique du tir sportif est une école de violence. Cette analyse est toutefois réfutée par les partisans de la discipline, qui estiment que l'objet a peu d'importance en lui-même et que seule importe l'utilisation qu'on en fait ; au contraire, le tir sportif met l'accent sur le calme et la concentration, valeurs à l'opposé de la violence.

 

Le Tir embusqué :

      Un tireur d'élite est une personne apte à réaliser des tirs de précision à l'aide d'un matériel adapté tel que le fusil de précision.

      Utilisés pour l'appui à moyenne ou longue distance des troupes au contact, ils se répartissent en deux catégories :

      - Tireurs de précision

      - Tireurs d'élite

      La différence (en plus de la sémantique) réside principalement sur le calibre de l'arme utilisée, ainsi que sa portée et son pouvoir de pénétration :

  • Le tireur de précision (tirailleur, sharpshooter, marksman) utilise en général une arme chambrée en 7,62 mm (d'une portée efficace comprise entre 400 et 600 m) généralement semi-automatiques, car elle opère sur le front en plein combat et tire à des distances moyennes. Pour cette même raison les tireurs de précision ne cherchent pas à se camoufler et n'utilisent pas de silencieux.
  • Le tireur d'élite (canardeur, sniper) opère en solo et utilise quant à lui une arme d'un calibre supérieur (en général du 12,7 mm) souvent à répétition manuelle qui permet des tirs précis à plus de 1800 m. Par ailleurs, le pouvoir de pénétration étant supérieur, ce calibre permet des tirs anti-matériels efficaces (destruction de transformateurs électriques, de moteurs non protégés, etc.) Il se dissimule avec des tenues de camouflage sophistiquées (Ghillie suit) et a pour tâche à l'origine d'abattre des officiers adverses et d'autres militaires importants (sapeurs, transmissions, etc.).

      Les tireurs d'élite/précision sont aussi fréquemment sollicités dans les prises d'otages, pour l'efficacité de leur tir à distance ou encore lors d'assassinat de personnalité protégée. Depuis la guerre de Yougoslavie, les tireurs d'élite/précision sont utilisés comme des armes psychologiques par le biais de tirs plus ou moins ciblés visant des militaires comme des civils, hors des opérations de combat.

 

 

Les Armes à Feu :

Généralités : 

      Le projectile est logé dans une chambre, au fond d'un fût. Entre le projectile et le fond de la chambre (la culasse), se trouve le mélange détonnant. La mise à feu de ce mélange déclenche une explosion dont les gaz, en se détendant, propulsent le projectile dans le canon qui guide celui-ci de manière à lui conférer la trajectoire désirée.

 

      Selon le type d'arme et son degré d'évolution, le fût comporte ou non un système permettant l'insertion du projectile autrement que par la bouche du canon, éventuellement complété par un système permettant de répéter l'opération automatiquement :

  • Fût monobloc (premiers canons, arquebuses)
  • Culasse amovible (canons d'artillerie, fusils de chasse)
  • Barillet (revolvers)
  • Culasse à verrou (fusil de précision)
  • Culasse avec mécanisme de chargement et fenêtre d'éjection, qui chambre une munition (la place dans la chambre) après avoir, si nécessaire, éjecté l'étui vide de la précédente.

      Avec les premières armes à feu, la mise à feu s'effectuait manuellement, par embrasement d'une mèche en étoupe à l'aide d'une pierre à briquet ou d'une torche.

      Dans les armes à feu modernes, les projectiles contiennent leur propre mélange détonnant, enfermé dans le fond d'un étui ou d'une douille. Inaccessible à une flamme nue, sa détonation est déclenchée par un choc brutal produit par un percuteur ou bien par une décharge électrique.

      On utilise actuellement des projectiles encapsulés dans une douille contenant à la fois la partie utile (le projectile) et celle qui assure la propulsion (mélange détonnant) ainsi qu'une amorce déclenchant cette dernière. Une arme est donc chambrée pour une munition donnée qui définit strictement la forme et les dimensions (calibre, mais aussi longueur et morphologie de sa douille) et de puissance. Les calibres supérieurs à 20mm tirent des obus, en dessous de 20mm, on parle de balles. Une munition peut être déclinée en différentes versions, avec notamment des projectiles et charges différentes.

Différents types d'armes à feu :

  • Arquebuse
  • Carabine
  • Fusil
  • Fusil d'assaut
  • Fusil de chasse
  • Fusil à pompe
  • Fusil de précision
  • Fusil mitrailleur
  • Lance roquette
  • Mitrailleuse
  • Mousquet
  • Pistolet
  • Pistolet mitrailleur
  • Revolver

Armes semi-automatiques :

      Dans une arme semi-automatique, c'est l'énergie développée par la munition qui actionne le mécanisme de rechargement. La conception de l'arme doit alors répondre à des impératifs difficiles à concilier : permettre le tir d'une munition si possible puissante tout en opérant dans le même temps un mécanisme complexe donc fragile.

      Si de nombreuses solutions existent, elle reposent sur un principe général commun : une partie de l'énergie développée par le tir d'une munition (les gaz dans le canon ou le recul) est utilisée pour faire bouger une pièce mobile qui extrait l'étui (la douille) puis revient ensuite sous l'action d'un ressort pour charger une cartouche dans la chambre. L'immense majorité des armes à chargement automatique emploient un mode de fonctionnement reposant sur ce principe mécanique. Dans le cas des pistolets, le mouvement est presque toujours produit par le recul du tir. Dans certaines armes un système dit "à emprunt de gaz", par lequel une partie des gaz est récupérée près de la bouche du canon, permet de retarder le mouvement. Le tir est en effet plus puissant et précis si la culasse reste fermée tant que la balle se trouve encore dans le canon.

Armes automatiques :

      Une arme automatique peut tirer par rafale aussi longtemps que le doigt presse la détente alors qu'une semi-automatique ne peut tirer que coup par coup c'est-à-dire qu'un coup et un seul peut partir lorsque le doigt comprime la détente. Certaines armes automatiques possèdent un dispositif qui permet d'enrayer l'automatisme pour les faire tirer au coup par coup ; ces armes sont dites à tir sélectif.

      Certaines armes tirent culasse ouverte tandis que d'autres tirent culasse fermée. Cette notion est souvent mal comprise; elle ne s'applique qu'aux armes à tir sélectif dans le cas du coup par coup ou à plus forte raison aux armes exclusivement semi-automatiques.

 

       Dans le cas d'une arme à tir culasse ouverte utilisée au coup par coup, la culasse reste bloquée en position arrière après chaque coup de feu. La pression du doigt sur la détente libère la culasse qui revient brutalement vers l'avant sous l'action de son ressort récupérateur et percute la cartouche en fin de course :

Avantage : simplification du mécanisme (coût), ventilation et refroidissement naturel du canon.

Désavantage : même au coup par coup, la lourde masse de la culasse lancée en avant suffit à annuler toute précision, surtout sur les armes légères.

      Dans une arme à tir culasse fermée utilisée au coup par coup, la culasse revient automatiquement vers l'avant après chaque coup de feu. La pression du doigt sur la détente ne libère que le percuteur (ou chien) sans déranger la visée tout comme une arme à verrou.

       Tous les fusils semi-automatiques tirent à culasse fermée.

Avantage : précision du tir.

Désavantage : complexité du mécanisme (pour les armes automatiques).

 

Armes de poing :

      Les premiers pistolets sont apparus à l'aube de l'histoire des armes à feu. D'une taille imposante et dotés d'un canon unique à chargement par la gueule et d'un système de mise à feu par mèche ou par silex, leur poignée était souvent dotée d'un lourd pommeau en métal qui permettait de se servir du pistolet comme d'une arme contondante après avoir tiré l'unique coup. Des armes à canons multiples ont été créées mais peu produites.

      Au XIXème siècle, l'apparition du revolver, arme de poing à barillet, changea radicalement la donne car il offrait la possibilité de tirer successivement plusieurs coups sans recharger. À la toute fin du siècle les premiers pistolets à répétition automatique, dits "semi-automatiques", font leur apparition, mais il faudra attendre le début du XXème siècle pour obtenir les premiers modèles fiables. Une arme semi-automatique tire une fois lors de chaque action sur sa queue de détente.

      Pendant presque tout le XXème siècle, l'Europe a produit plus de pistolets que de revolvers (les plus connus des modèles furent le Modèle 1892 de Saint-Étienne et ses copies espagnoles, des Webley et des Enfield britanniques, puis dans les années 1960-1970 les Barracuda de la FN belge et le Manurhin MR73). La fin du XXème siècle a vu des progrès considérables en matière de fiabilité des pistolets, notamment grâce à de meilleurs matériaux et à un usinage plus précis et régulier. Diverses inventions améliorèrent également la sûreté de fonctionnement, tout à la fois essentielle et difficile à assurer car elle doit interdire le tir non commandé, même si l'arme tombe au sol, mais ne doit pas ralentir la mise en œuvre.

      L'une des grandes tendances récentes est l'utilisation de matières plastiques (ou polymères) plus légers que le métal, qui ne se corrodent pas, et qui par leur élasticité limitent la sensation de recul. Le premier pistolet en polymère fut le HK VP70 qui fut un échec commercial dans les années 70, suivi des HK P7 et P9, également peu vendus. Au début des années 80, la société autrichienne Glock, par le biais de son inventeur, Gaston Glock, lança une nouvelle arme en polymère, le Glock 17, qui connut un franc succès et provoqua une petite révolution dans le monde des armes de poing. La présence de matières non métalliques fit dire à certains qu'il s'agissait d'une arme pouvant échapper aux détecteurs de métaux toutefois 80% des composants  d'un pistolet Glock sont en métal, y compris le canon et le chargeur, très reconnaissables aux rayons X. Ainsi, la majorité des armes neuves aujourd'hui créées sont dotées de carcasses en polymère sans que cela fasse débat.

      Une autre tendance est l'adjonction d'accessoires, tels que des torches miniatures ou des viseurs laser (également appelés "désignateurs laser"). Les armes modernes sont de plus en plus souvent équipées, à la demande des forces armées, d'un rail standard sous le canon qui permet de monter ce genre d'équipement.

      Dans certains pays, on voit fleurir, surtout dans les mains des criminels, les pistolets d'assaut. Ces armes, souvent dérivées de pistolets mitrailleurs légers et peu onéreux, ne peuvent souvent tirer qu'en semi-automatique mais présentent néanmoins un chargeur de grande capacité (mais un poids plus important) qui assure une puissance de feu supérieure à celui d'une arme de poing conventionnelle.

Revolver :

      Revolver et pistolet sont toutes deux des armes de poing. Le pistolet dispose d'une chambre intégrée au canon ou en permanence alignée avec lui (cas particulier du pistolet le Français) alors que le revolver dispose d'un cylindre tournant  appelé barillet et contenant des chambres pour des charges ou cartouches individuelles. Le mot revolver provient du verbe anglais to revolve qui signifie faire tourner.

Rafaleur :

      Les pistolets rafaleurs permettent le tir automatique. Ces armes, qui nécessitent souvent l'usage d'un chargeur de haute capacité (leur cadence de tir souvent très élevée l'épuisant rapidement), se révèlent très difficiles à utiliser avec précision sans un entraînement constant, même si certains modèles permettent l'ajout d'une crosse (Beretta 93R, H&K VP70 en version automatique...).

      Certains modèles contiennent un ralentisseur de cadence, facteur d'amélioration de la docilité, de l'autonomie et de la fiabilité.

      Certains rafaleurs le sont par construction et beaucoup offrent un sélecteur de tir, sorte de levier grâce auquel le tireur décide du mode de fonctionnement (semi-automatique ou automatique), semblable à celui d'un fusil d'assaut.

      D'autres rafaleurs sont des pistolets semi-automatiques modifiés de façon souvent dangereuse, par exemple par retrait de la pièce appelée séparateur qui contraint le tireur à relâcher puis actionner la queue de détente entre deux tirs.

 

Fusils :

      Le fusil est un type d'arme à feu pourvu d'un canon long et d'une crosse d'épaule.

      À l'origine le terme fusil désignait une petite pièce de métal destinée à produire des étincelles en frappant une pierre de silex, utilisée pour déclencher le tir en mettant le feu aux poudres des arquebuses. Par synecdoque, le terme finit par désigner l'arme toute entière.

      Les ancêtres du fusil sont la couleuvrine à main, l'arquebuse (fin XVème siècle) et le mousquet (du XVIème au XVIIIème siècle).

      L'appellation fusil semble s'être substituée à celle de mousquet après l'invention de la baïonnette à douille par Vauban en 1687. Cette invention permettait le tir baïonnette au canon. Le fusil devenait une arme polyvalente remplaçant à la fois le mousquet et la pique. Les piquiers et mousquetaires pouvaient être remplacés par un seul type d'infanterie : le fusilier.

      Les Anglo-Saxons ont toutefois conservé pour l'arme d'infanterie l'appellation musket jusqu'à l'utilisation de canons rayés. Ils adoptèrent seulement alors l'appellation rifle pour désigner le fusil militaire.

      En France, le terme mousquet continua à dénommer certaines armes de cavalerie qui n'étaient pas munies d'une baïonnette. Pour les dragons, qui avaient un rôle d'infanterie à cheval et qui étaient équipés d'une baïonnette, on utilisa l'appellation fusil de dragon.

      La carabine est une arme d'épaule proche du fusil, présentant néanmoins des dimensions, une puissance et une portée moindres.

      En ce qui concerne les armes de chasse modernes le terme fusil désigne une arme à un ou plusieurs canons lisses, destinée principalement au tir de cartouches contenant plusieurs plombs (projectiles sphériques en plomb, acier ou autre métal) et carabine est réservé à toute arme longue à canon(s) rayé(s) destinée au tir de munitions à projectile unique généralement de forte puissance.

      On peut distinguer plusieurs types de fusils en fonction de leurs types d'âmes de canons, d'architectures et d'usages.

Type de canon :

A âme lisse :

      L'âme (paroi interne) du canon de tous les plus anciens fusils était lisse. Par la suite et à présent seuls les fusils de chasse destinés à tirer des plombs de chasse, c'est-à-dire des projectiles multiples placés dans la même munition donc simultanément tirés au moyen d'un seul canon, ont conservé une âme lisse puisque les rayures n'ont aucun effet sur une gerbe de plombs. Cette dernière, dont le diamètre augmente à mesure de sa progression, maximise la probabilité de toucher une petite cible en mouvement même après un temps de visée très court. La portée utile de ces fusils de chasse, de fort calibre, ne dépasse guère 50 mètres. De nombreuses munitions intégrant des plombs chacun plus ou moins gros sont disponibles.

      Des cartouches contenant une balle unique, d'un type bien spécifique, peuvent également être employées dans un fusil à canon lisse afin de chasser du gros gibier comme le sanglier. La balle est alors munie d'un dispositif améliorant la stabilité de sa trajectoire, le plus souvent des ailettes lui conférant une rotation que le canon lisse ne peut lui imprimer.

 

Choke (restreint) :

      Afin d'assurer une concentration plus ou moins prononcée de la gerbe ces fusils de chasse sont généralement resserrés à la gueule du canon. L'anglicisme choke désigne les degrés de rétreint (étranglement). Choke ou full choke pour un étranglement maximal, 3/4 choke, 1/2 choke, 1/4 choke, ou lisse.

      Il existe, essentiellement pour les groupes d'intervention, des rétreints qui modifient la forme de la gerbe. Plutôt que de simplement jouer sur la dimension d'une gerbe circulaire d'un diamètre plus ou moins, ils applatissent la forme de la gerbe qui prend alors une forme ovale. En fonction des applications, la gerbe peut-être applatie sur le plan horizontal pour maximiser les chances de toucher une cible ou sur le plan vertical pour minimiser les chances de toucher autre chose que la cible visée.

      Les balles uniques ne conviennent pas au canon choké, il existe cependant des balles pouvant être tirées dans un canon choké, elles sont sous calibrées et enrobées d'un étui plastique capable de se comprimer au passage du choke

 

A rayures :

      Les fusils tirant une balle unique offrent une meilleure précision et portée. Des rayures en spirale gravées à l'intérieur du canon calent le projectile, durant sa course dans le canon (balistique intérieure), à distance égale des parois de l'âme afin de réduire le soufflage. Elles lui impriment également un mouvement de rotation assurant une trajectoire plus stable en réduisant la dérive occasionnée par la surpression des gaz sur un éventuel balourd. On trouve des rayures sur toutes les armes à feu contemporaines tirant une balle unique. Elles ne sont pas faites au hasard et leur pas (nombre de tour pour une longueur donnée ou longueur d'un unique tour) doit correspondre très exactement à un type de munition donné, dans les cas extrêmes à un type de balle et de charge. Une arme tirant une munition trop inadaptée à ses rayures présentera une précision dégradée voire une usure accélérée.

Type d'architecture :

Fusil à chargement par la gueule : 

      Les premiers fusils étaient chargés par la gueule, où la poudre noire était tout d'abord versée puis tassée. La balle était ensuite introduite dans le canon, parfois précédée d'un calepin destiné à améliorer l'étanchéité donc à réduire la déperdition de gaz. Des cartouches en papier contenant la poudre et la balle furent développées pour faciliter le rechargement. Le soldat devait la déchirer avec ses dents pour recharger son fusil. L'apparition ultérieure de la cartouche métallique facilita et accéléra le chargement.

      Nul ne produit plus de fusil à chargement par la gueule, hormis quelques fabricants de répliques d'armes anciennes. Des études récentes pourraient toutefois remettre cette architecture au goût du jour grâce à des munitions sans étui amorcées électriquement.

 

Fusil à canon basculant :

      Il s'agit d'un sytème de rechargement particulièrement simple où l'ensemble du (ou des) canon(s) se désolidarise de la culasse et de la platine (arme) du système de percussion en basculant d'un bloc vers l'avant, selon un axe perpendiculaire au plan de l'arme. Chaque canon accueille une cartouche dont l'étui vide peut ou non être extrait voire éjecté lors du basculement. Le tireur place ensuite une cartouche dans le canon et referme l'arme, armant ainsi le mécanisme de percussion.

      Cette architecture est celle de nombreux fusils de chasse à âme lisse munis de deux canons juxtaposés ou superposés. Certains modèles rares dits drilling possèdent en plus un troisième canon rayé de calibre conventionnel.

      De rares fusils à canon unique rayé, généralement chambrés pour des calibres puissants, fonctionnent également selon cette architecture robuste et peu onéreuse.

 

Fusil à répétition manuelle :

      La fin du XIXe siècle a vu apparaître des armes à répétition manuelle. Avec ce type d'arme, le rechargement est effectué par une action manuelle effectuée sur une commande quelconque. Certains de ces systèmes perdurent :

      Fusil à levier :

      Dans un premier temps, des armes équipées d'un levier placé derrière la détente ont été développées. Le premier modèle (Henry Rifle) nécessitait d'actionner le levier puis d'armer le chien. Des systèmes exécutant les deux opérations en un seul mouvement furent ensuite diffusés, le plus célèbre est celui de la Winchester visible dans de nombreux films westerns. Ces armes n'étaient pas à proprement parler des fusils car, plus légères et moins puissantes, elles répondent à la dénomination de carabine. Des carabines à levier de sous-garde sont toujours vendues mais ne connaissent plus qu'une diffusion anecdotique.

      Leur magasin tubulaire (sous le canon) leur interdit de tirer la plupart des munitions de fusil dont la balle à ogive pointue serait en contact avec l'amorce de la munition suivante donc pourrait la percuter lors d'un choc.

      Fusil à verrou :

      Les fusils à verrou (bolt action) apparurent vers la moitié du XIXe siècle et s'imposèrent progressivement dans les armées. Dans ce type d'arme, la culasse peut être ouverte et refermée comme un verrou en actionnant un levier dont elle est solidaire. Cette action éjecte l'étui, recharge l'arme et réarme son mécanisme de percussion. Le système est à la fois d'un fonctionnement simple donc facile à réaliser, compact, robuste et peu enclin à s'encrasser. Le verrouillage de la culasse étant particulièrement solide et placé dans le plan du canon, l'arme bénéficie généralement d'une bonne précision. La majorité des fusils à culasse à verrou comprennent un chargeur de faible capacité.

      L'emploi du mot verrou dans ce terme est un héritage et n'implique pas que les culasses d'autres types en sont dépourvues.

      Fusil à pompe :

      Apparu à la fin du XIXème siècle, le fusil à pompe est une arme équipée d'un canon à âme lisse et d'un magasin tubulaire où les têtes des cartouches, plates et molles, ne risquent pas de percuter. La répétition s'opère en imprimant un mouvement de va-et-vient à la garde avant de l'arme, placée sur un rail monté sous le canon constitué par le chargeur tubulaire. Ce système est plus efficace que le levier de sous-garde car il permet au tireur de recharger l'arme en la gardant épaulée et sans déplacer sa main forte.

      Fusil à répétiions :

      Fusil automatiques et semi-automatiques.

Type d'usage :

Fusil de chasse :

      Les armes à feu et notamment les fusils pour leur précision sont utilisés pour la chasse depuis longtemps. Leur forme est très variable en fonction du gibier. Ils sont généralement assez encombrants et ont une cadence de tir réduite et/ou un magasin de faible capacité.

     Fusil de chasse à âme lisse : composé d'un ou deux canons de gros calibre non rayés éventuellement munis d'un système de rechargement manuel ou semi-automatique, tirant des cartouches contenant des plombs (petit gibier) ou une balle (gros gibier). Afin de concentrer la gerbe de plomb, le canon est souvent resséré à la gueule. On utilise alors l'anglicisme choke (étranglement) : pas de choke, 1/4 de choke, 1/2 de choke, 3/4 de choke ou choke.

      Les canons peuvent être basculants ou fixes (fusil fixe (type Darne) ou fusil à pompe ou fusil semi-automatique ou fusil automatique).

      Lorsqu'il y a deux canons, ceux-ci peuvent être juxtaposés (l'un à côté de l'autre) ou superposés (l'un au-dessus de l'autre).

      Les fusils peuvent être dotés de une ou deux queues de détente.

      Lorsqu'il n'y a que seule queue de détente pour un fusil à canons juxtaposés, le tir du canon de gauche est déclenché par la queue de détente arrière.

      Les fusils de chasse peuvent être munis de dispositifs permettant d'extraire les douilles des cartouches percutées. Un fusil à extracteur dispose d'un dispositif qui extrait la douille sans l'éjecter. Un fusil à éjecteur comporte un dispositif qui extrait et éjecte la douille (ce qui oblige à la ramasser au sol pour ne pas la laisser dans la nature).

 

Fusil de combat :

      Un Fusil de combat (en anglais Combat shotgun) est une arme longue à canon lisse destinée à des opérations de police ou au combat rapproché chez les militaires. Il existe dans cette catégorie des fusils à pompe ou semi-automatique.

      Lorsque la portée nécessaire ne dépasse pas une trentaine de mètres, donc en particulier dans des locaux, certains soldats et policiers emploient parfois des fusils à canons lisses sans choke car l'aire décrite par les plombs d'une gerbe de chevrotine augmente significativement après environ 3 mètres de vol, et avec elle la probabilité d'impact en cas de visée rapide donc approximative, de plus, des impacts multiples simultanés renforcent l'effet vulnérant, la portée pratique demeure limitée car l'énergie résiduelle décroît vite tandis que la dispersion augmente, réduisant la probabilité d'impact utile, enfin, la nature des plombs n'induit guère de mise en danger de tiers par des ricochets ou par sur-pénétration de parois. Une balle, surtout blindée, tend à ricocher ou à franchir les parois intérieures (surtout non porteuses donc souvent constituées de plâtre), tandis qu'un plomb s'y écrase plus souvent.

      Le fusil est polyvalent car il tire, si nécessaire, des munitions spéciales à projectile(s) non léthal, par exemple en caoutchouc dur et est capable de briser une serrure ou un cadenas, donc d'ouvrir une porte lors d'un assaut.

 

Fusil de précision :

      Le fusil de précision (aussi appelé fusil à lunette, fusil de sniper, etc.) est un fusil destiné à permettre des tirs plus précis qu'un fusil d'assaut classique. Il s'agit de l'arme des tireurs d'élite.

      Le terme de fusil de précision est exclusivement utilisé pour les applications militaires et des forces de l'ordre, les carabines de chasse équipées de lunettes ne sont pas considérées comme des fusils de précision.

 

Accessoires :

Lunette :

      Une lunette montée sur une arme à feu est un système de visée que l'on retrouve sur tous les types d'armes : civiles pour la chasse que ce soit sur des carabines ou des armes de poing, militaire pour le tir de précision mais aussi sur certains fusils d'assaut ou encore des armes lourdes.

      Pour la chasse, le tir de précision ou les armes lourdes, les lunettes offrent généralement un grossissement qui permet de distinguer des cibles trop éloignées pour être visées à l'oeil nu. Elles sont constitués d'un tube contenant des éléments d'optique permettant d'agrandir la représentation visuelle de la cible (lunette télescopique). La visée s'opère alors en plaçant la cible au centre d'un réticule. Il n'est pas rare que la lunette comprenne un système, parfois constitué d'un simple marquage, qui permette de déterminer la distance à la cible et ainsi de régler l'alignement de la lunette afin de compenser la trajectoire du projectile.

      Pour les armes d'assaut, on trouve également des lunettes à faible grossissement, voire sans grossissement qui offrent une visée plus confortable, l'oeil n'ayant pas besoin d'accomoder les organes de visées placés à des distances très différentes.

      On trouve également des lunettes de vision nocturne avec ou sans grossissement fonctionnant en infrarouge ou par intensification de lumière pour les applications militaires.

Point rouge :

      Système de visée utilisant un point rouge. Ce système est utilisé particulièrement sur les armes réelles ou les répliques par exemple dans le cadre de la pratique de l'airsoft.

      Un Red dot est équipé d'un dispositif de projection holographique infrarouge, qui envoie un réticule sur la lentille avant du viseur.

      Ce type de visée permet au tireur d'avoir une acquisition de sa cible plus rapide, mais contrairement au laser, seul l'utilisateur peut voir le réticule, qui peut être une croix, un point, ou une autre forme.

      Le verre centrale est traité pour réagir à la couleur rouge. Il existe plusieur sorte de visée point rouge, les plus connue Red dot et Aim point, avec des diamètres différents variable le plus généralement entre 30mm et 45mm.

Crosse :

      La crosse est la pièce d'une arme servant à la préhension de cette arme. Sur les armes traditionnelles, la crosse est en bois. Les armes modernes utilisent le métal, le plastique et les matériaux composites.

Trépied :

      Pour être aussi stables que possible, les trépieds sont en général organisés autour d'une plateforme centrale, d'où partent trois pieds téléscopiques, et une section télescopique qui porte la tête, qui peut être levée ou abaissée. La tête est le dispositif de fixation à l'appareil. Ils sont en général en aluminium ou en plastique mais certains sont en fibre de carbone.

      La tête est munie d'un nombre plus ou moins important d'articulations, qui permettent de régler l'azimut, la hausse et l'orientation du boîtier. Certaines têtes sont dotées de systèmes électroniques qui permettent de télécommander les mouvements du boîtier.

Silencieux :

      Un silencieux est un dispositif qui, ajouté a la bouche d'une arme à feu, a gaz ou a air, permet de décomprimer le gaz ayant servi a la propulsion du projectile et ainsi de réduire considérablement le bruit produit par la libération brutale de ce gaz dans l'atmosphére. Pour ce faire, il est constitué de diverses façons et formes, fonctions du type de munition tirées.

      L'efficacité des silencieux est relative, elle diminue le volume de la détonation et rend le son plus diffus tout en cachant la flamme à la bouche de l'arme. On emploie parfois le terme modérateur de son et les performances de ce type de dispositif sont très variables en fonction du type de réducteur de son employé. Ce dispositif permet au tir de s'entendre de moins loin, il est également plus difficile à identifier comme un tir d'arme à feu et plus difficile à localiser tant en raison de la déformation du son que de l'absence de flamme visible.

Camouflage :

      Le camouflage désigne tout moyen ou dispositif tendant à rendre moins visible ou à donner une apparence trompeuse, à quelque chose ou un être vivant. 

      Les teintes utilisées afin d'obtenir un effet camouflant sont généralement différentes variantes de verts, de kakis, de marrons, ou de beiges. Parfois le gris ou le noir sont aussi utilisés, mais en tout état de cause les couleurs utilisées le sont avec un aspect mat.

      Un système camouflant est réalisé à partir de différents matériaux et techniques, tels que des peintures (maquillage), branchages, des filets colorés en textiles ou des tissus imprimés.

      Des laboratoires de l'armée américaine développent des camouflages optiques rendant le porteur invisible. Ce camouflage permet la réflexion de la lumière d'un côté du corps à l'autre. Ainsi, un homme situé devant un mur noir sera aperçu avec une teinte noire. Des capteurs (placés sur le dos) font ressortir la même teinte (sur le ventre). Ce type de camouflage est en phase de développement. Il est aussi développé pour les blindés et autres véhicules lourds. Son efficacité ne lui permet pas encore d'être très fiable.

     Principe du FOMECBLOT : Forme, Ombre, Mouvement, Éclat, Couleur, Bruit, Lumière, Odeur et Traces. Il convient en effet de casser la forme pour la rendre moins discernable, de ne pas oublier que le soleil tourne et qu'un abri camouflé le matin peut se retrouver exposé l'après-midi, de prendre garde aux objets métalliques, aux verres de montres et autres optiques et de se déplacer lentement. Il faut également veiller à toujours coller à son environnement si il y a déplacement (d'une zone boisée vers des champs par exemple), communiquer par signes et enfin effacer toute trace de son passage (empreintes, déchets...).

 

Les Calibres :

      Le calibre d'une arme à feu désigne le plus souvent le plus grand diamètre du projectile, mais de nombreuses conventions distinctes existèrent donc il s'agit parfois de celui du canon. Dans ce dernier cas il est parfois mesuré au plus profond (gorge) ou bien au sommet (crête) des rayures.

      Le nom d'une munition reprenant souvent son calibre exprimé selon l'une des conventions, la distinction entre munition et calibre n'est pas facilitée.

      Les calibres sont toutefois, durant une période bien définie (surtout récente), relativement standardisés et des munitions différentes peuvent être conçues pour un calibre identique.

      Une arme donnée est chambrée pour une munition spécifique. Deux armes dont les canons présentent un même diamètre ne pourront par conséquent pas toujours tirer les mêmes munitions, par exemple parce qu'il sera impossible de chambrer (longueur des cartouches distinctes), parce que le tir sera imprécis voire partiellement destructif (pas de rayure différents) voire parce que cela sera dangereux (charges différentes, or une charge trop puissante brise parfois la chambre).

      En Europe, les calibres sont le plus souvent exprimés en millimètre pour les armes conventionnelles. Les anglo-saxons désignent les calibres en centièmes et millièmes de pouce (1 Inch, .in' = 25,4 mm).

      Les calibres des fusils de chasse à âme lisse sont exprimés par un nombre inversement proportionnel au diamètre du canon qui correspond au nombre de balles rondes que l'on peut faire avec une livre ancienne de plomb, dont la masse exacte variait selon la région et parfois l'époque mais était d'environ 489.5 grammes.

 

 

      L'Enérgie :

 

      L'énergie d'un projectile en mouvement correspond à son énergie cinétique et augmente sa portée et son efficacité. La formule en mécanique classique est :

 Ec = 1/2 mv2 

_

      Où m est la masse de la balle, v est sa vitesse. Une balle lourde et rapide aura plus d'énergie qu'une balle lente et légère.

      Notons que l'énergie cinétique au moment de l'impact dépend de l'énergie qui lui est donnée au moment du tir, et de l'énergie perdue par le frottement de l'air. L'énergie donnée au moment du tir dépend de la charge propulsive et du frottement dans le canon (donc de sa longueur), mais pas de la masse du projectile ; ainsi, pour une charge propulsive donnée, un projectile plus lourd ira moins vite qu'un projectile léger, mais les deux auront la même énergie cinétique.

      Le frottement de l'air dépend lui de la forme du projectile et de sa vitesse : plus un projectile est rapide, plus le frottement est important et donc plus il ralentit. L'inertie, donc la masse, du projectile s'oppose à ce freinage. Ainsi, pour une énergie cinétique intiale donnée, un projectile plus lourd sera moins sensible au freinage qu'un projectile léger, car moins rapide initialement (le frottement est donc moins important) et moins sensible au ralentissement (inertie plus grande).

      Notons qu'il existe également une énergie cinétique dite de rotation pour les balles tournant sur elles-mêmes. Une balle tournant sur elle-même a plus d'énergie qu'une balle de même masse ne tournant pas, à la même vitesse (Il en va de même pour les obus). Les canons rayés ou la forme de certaines balles entrainent leur rotation.

Le Recul :

      Le recul d'une arme est une poussée inverse à celle de la balle, selon le principe d'action-réaction. Elle est fonction de la quantité de mouvement p développée par la balle soit :

pà = mvà

_

      Là encore, m est la masse de la balle et v sa vitesse. La vitesse n'a pas plus d'influence sur le recul développé par la munition que la masse. Notons que la quantité de mouvement ressentie au départ de la balle est équivalente, et même supérieure si l'on tient compte de la friction, à celle imprimée à la cible. En bref, il n'y a que dans les films où un coup de fusil de chasse propulse sa cible trois mètres en arrière. Une arme dont la munition développerait une telle quantité de mouvement ferait subir le même sort au tireur.

      À la quantité de mouvement de la balle partant dans un sens correspond, pour l'arme dont le coup est parti, une quantité de mouvement identique en sens contraire.

_

m1·v1 = m2·v2

_

      Où m1 et v1 sont la masse et la vitesse de la balle, m2 v2 celles de l'arme. Cette dernière étant nettement plus lourde que la balle partira beaucoup moins loin. Cette vitesse imprimée à l'arme correspond au recul. À munition égale, une arme plus lourde présentera donc un recul plus faible.

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