Accueil Date de création : 18/03/06 Dernière mise à jour : 05/04/07 00:10 / 656 articles publiés
 

Fighting Skills

Martial Arts : Karaté  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:00

 

Karaté

 

 

Art martial de :

  • Heihachi Mishima
  • Kazuya Mishima
  • Jin Kazama

 

      Le karate-dō (空手道) est connu comme étant un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (île de l'archipel des Ryūkyū, qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l'île de Kyūshū).

      En japonais le kanji kara signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, te est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la main. On traduit littéralement par : la main vide. Cependant, à l'origine, karate s'écrivait avec les kanjis suivants : 唐手, qui signifient : boxe chinoise (Tō-De, la main de Chine).

      Au XXème siècle, à leur retour au Japon, cette boxe chinoise connue sous le nom d'Okinawa-te devint le Karaté-Jutsu (唐手術) littéralement : technique de la main de Chine. En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin Funakoshi, venu s'installer au japon pour enseigner le karaté à la demende de Jigorō Kanō remplaça ces kanjis par l'orthographe actuelle afin de gommer l'origine extra-japonaise.

 

Les Origines :

Bodhidharma et le temple de Shaolin :

      En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l'Inde pour s'installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine. Durant neuf ans et devant un mur, il se livra à la méditation bouddhiste. Désolé du peu de résistance physique de ses élèves durant les exercices de méditation, il leur enseigna une série d'exercices physiques extrêmement durs axés sur la respiration sous le nom de tach'uan. Ce sont ces exercices, basés sur l'étude des animaux, qui sont considérés comme étant à l'origine de tous les arts martiaux et en particulier du kung-fu. D'ailleurs, le nom de certaines techniques et katas reprend encore aujourd'hui le nom d'animaux.

      A son époque, le monastère de Shaolin acquit la réputation de former les plus redoutables guerriers de Chine grâce à l'association d'un entraînement intense, physique et psychologique, ce qui représente véritablement les fondements des arts martiaux.

      L'enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l'invasion du temple de Shaolin qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours d'inspiration de Shaolin...
      Bodhidarma qui est le 28ème descendant de Bouddha et fondateur du Chan... diffusa le bouddhisme en Chine. Le chan est la traduction du zen en chinois...

      Pour comprendre la naissance des arts martiaux, il faut garder à l'esprit que tout s'est fait constamment sur base d'échanges avec la Chine, en mélangeant de manière permanente les exercices physiques et la philosophie.

De la Chine à Okinawa :

      Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa. Les plus grands experts (dont o Sensei Funakoshi Gishin) proviennent d'Okinawa qui est une île située au sud du Japon. C'est à ce titre que le karaté est considéré comme un art martial d'Okinawa.

      Il n'y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa qui est considéré comme le berceau du karaté tel qu'il est pratiqué aujourd'hui. Mais ce dont on est sûr c'est que ces techniques ont été apportées par les Chinois qui se sont installés sur l'île d'Okinawa.

      En 1409, le roi Sho Hashi unifie les territoires d'Okinawa et interdit la possession et l'usage des armes par crainte des révoltes populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, les armes sont à nouveau confisquées par le gouvernement japonais. Cette interdiction contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs à mains nues.

      Pour ces raisons, les habitants d'Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant  main , Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d'Okinawa.

Les facteurs de développement du karaté :

      De nombreux facteurs ont permis le développement du karaté (initialement To De ou encore plus simplement appelé De par les Okinawaïens) :

  • Les nombreux échanges commerciaux entre Okinawa et la Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois d'Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux habitants de l'île sont partis étudier un art martial chinois, puis, de retour, l'ont adapté ;
  • L'installation sur l'île d'Okinawa, dans le village de Kumemura, de trente-six familles chinoises dans le but de faciliter les échanges culturels et commerciaux entre cette île et la Chine ;
  • Le karaté s'est sans doute également développé sur l'île d'Okinawa en réaction à l'interdiction faite par les Japonais aux okinawaiens de porter et de posséder des armes (après l'annexion au XVIème siècle siècle de l'archipel par le Japon et l'installation du clan Satsuma). Ainsi, les Okinawaïens utilisèrent leurs mains en guise d'armes.

      Deux grands courants sont apparus liés aux deux principales villes d'Okinawa : Shuri (shuri-te) et Naha (naha-te). Un troisième courant (tomari-te) s'est également développé, combinant certaines techniques des deux précédents, s'expliquant en partie du fait de la situation géographique de sa ville d'origine, Tomari, située entre Shuri et Naha.

      Entre le XVIIIème siècle et le XXème siècle, du fait que la pratique de cet art était interdite par l'occupant japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés.

      C'est Maître Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l'archipel japonais en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon. Il est considéré aujourd'hui comme le père du karaté moderne.

      Ce fût Chōjun Miyagi, le père fondateur du gojū-ryū, qui se présenta le premier l'examen officiel de Maître bushido devant les autorités du Dai Nippon Butokukai, organisme d'Etat japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de kyōshi (maître), le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de karaté présentant cet examen. Grâce à lui, cet art martial faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le budo japonais.

      Le développement des techniques du karaté et leur enseignement s'est fait aussi grâce à des maîtres tels que Sōkon Matsumura (1809 - 1901) et Ankō Itosu (1832 - 1916). Ce dernier a véritablement développé une véritable pédagogie du karaté shōtōkan-ryū, créant les cinq premiers kata de base (eian shodan, eian nidan, eian sandan, eian yodan, eian godan), à partir d'un kata d'origine, très long : kosokun dai (ou kushanku dai ou encore, kanku dai en japonais).

      En parallèle du karaté s'est développé le kobudō (combat avec des outils agraires faisant office d'armes : tonfa, nunchaku, , , etc.) : l'interdiction d'utiliser des armes à l'époque a été contournée par l'utilisation d'outils agricoles traditionnels. C'est ainsi qu'on retrouve parmi les armes traditionnelles d'Okinawa : le (le bâton de l'éleveur), le nunchaku (utilisé pour battre le blé), le saï (sorte de fourche pour manipuler les bottes de foin), le tonfa (manche de meule), etc.

L' Histoire de Maître Funakoshi :

      Né en 1868, Maître Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chō sur l'île d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait aux vues de ces principes que le samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une image impeccable.

      Chaque matin, le Maître se prosternait dans un profond respect vers le palais impérial, et accomplissait le même cérémonial en se tournant vers Okinawa. De constitution plutôt fragile, même maladive, ses parents lui firent étudier le karaté afin de surmonter ses faiblesses. Dès lors une lente alchimie améliora considérablement sa frêle santé. Cela le décida à s'investir durablement dans l'art de la « main vide ». Ami d'un élève de sa classe, fils de Yasutsune Azato, il devint l'élève d'un des plus grands experts du karaté d'Okinawa.

 

La Pratique :

      Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant l'ensemble des armes naturelles du corps (doigts, mains ouvertes et fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer.

      Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et de clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (Shōtōkan, Uechi-ryu, Wadō-ryū, Shitō-ryū, Gojū-ryū...).

      Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement du karaté  comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon (基本), les kata (型 ou 形) et le kumite (組手).

  • Le kihon : consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.
  • Le kata (qui signifie forme) : est un enchaînement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l'acquisition d'automatismes, ainsi que la transmission de stratégies. Le kata déborde l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'expérience de l'esprit juste au sens spirituel du terme.
  • Le kumite : le dernier domaine est le kumite (littéralement grouper les mains) ou combat consiste à travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la forme la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumite pour une attaque, sambon kumite pour trois attaques...), dit souple (jū kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumite).

 

Lexique :

  • Age : lever, remonter
  • Atemi : frappe
  • Barai : balayer
  • Chūdan : niveau moyen (abdomen)
  • Dan : niveau, degrés, grade (à partir de la ceinture noire)
  • Dachil Tachil : position
  • Dōjō : endroit où l'on apprend la voie, enceinte où se pratique le karaté
  • Enpi (ou Hiji) : coude
  • Gedan : niveau bas (jambes)
  • Geril Keri : attaque de la jambe (coup de pied)
  • Gyaku : contraire, opposé
  • Haitō : tranchant de la main (côté pouce)
  • Hajime : Commencez !
  • Hara : ventre
  • Hiza : genou
  • Jōdan : niveau haut (visage)
  • Karate : main vide
  • Kansetsu Geri : coup de pied cassant (au niveau des genoux)
  • Kime : coup décisif
  • Kyū : grade (avant la ceinture noire)
  • Mae Geri : coup de pied de face
  • Mawashi Geri : coup de pied circulaire
  • Morote : à deux mains
  • Oi Tsuki : coup de pongs en poursuite
  • Rei : salut
  • Ryū : méthode, école
  • Sabaki : esquiver, tourner
  • Sensei : maître
  • Shūtō : tranchant extérieur de la main
  • Sokutō : tranchant du pied
  • Soto : extérieur
  • Tatami : tapis en paille de riz
  • Tori : celui qui attaque
  • Tzukilzuki : attaque directe (du poing)
  • Uchi : intérieur
  • Ude : avant-bras
  • Uke : celui qui se défend
  • Ura : opposé, arrière
  • Ushiro : derrière
  • Wado : colombe
  • Yame : Arrêtez !
  • Yoko : côté
    _

Les Codes :

      Chaque cours commence et se termine par le salut (rei), les élèves faisant face au professeur ou sensei. Parfois aussi, les plus gradés ou anciens (sempai) sont situés légèrement à part et saluent le sensei séparément en plus du salut à tous. Le salut se fait en silence et avec respect mutuel.

      Les séances d'apprentissage commencent habituellement (même si ce n'est pas codifié) par un échauffement (ou préparation physique) qui prépare les muscles et articulations à l'entraînement proprement dit. On adaptera l'échauffement à l'entraînement qui suivra en insistant sur la souplesse, l'endurance ou encore la force physique.

      L'entraînement peut se composer de kihon (ou drill) qui est constitué de répétitions et/ou enchaînements de mouvements; de l'apprentissage de un ou plusieurs kata (combat imaginaire codifié contre un ou plusieurs adversaires), de l'assimilation de bunkai (ou application du kata au combat) et enfin de kumite (ou combat), lequel pouvait être souple (ju-kumite) pour s'échauffer et tester des techniques ou plus codifié pour apprendre la prise de distance et les tactiques de combat (ippon kumite, sambon kumite, gohon kumite, pinan kumite, oyo kumite).

Les Grades :

      Même si, à l'origine, le karaté ainsi que les autres arts martiaux n'utilisaient la ceinture que pour tenir le pantalon, il devint vite courant de différencier le pratiquant initié (et non accompli) du débutant en ceignant une ceinture noire (initié) ou blanche (débutant). Par la suite, la ceinture marron apparut. Elle désignait l'élève sur le point d'obtenir la ceinture noire. De nos jours, une classification large et variée existe et varie en fonction des styles et des écoles.

      Il peut y avoir entre six et dix niveaux à gravir jusqu'à la première ceinture noire, ils sont appelés kyū (級) et vont de dix à un. Ces niveaux sont à la discrétion du sensei et/ou de la fédération qui enseigne dans le dojo et peuvent être encore subdivisés en sous-grades généralement représentés par des barrettes noires ou de couleur apposées sur la ceinture. Ces barrettes sont parfois aussi utilisées sur la ceinture blanche (dans certains styles traditionnels) pour indiquer les kyū à défaut de changer de couleur ; ensuite lorsque le karatéka a acquis les bases du style vient la ceinture noire qui est en fait le 1er dan (段). Puis, les dan (niveaux) se succèdent en ordre croissant jusqu'au 10ème dan qui est le grade le plus élevé et bien souvent réservé au soke (ou directeur du style, le fondateur ou son héritier). Les passages de grade se font dans le club jusqu'au 1er kyū mais, en France, les dan se passent devant la fédération dont on dépend et devant jury (suivant un programme en général délimité collégialement).

      Toutes les écoles ne décernent pas le même nombre de dan maximum. Par exemple, l'école Shotokan estime que le 5ème dan est le dernier qui puisse etre atteint (selon Tutsomu Ohshima Sensei, qui a recu son 5ème dan des mains de Gichin Funakoshi Sensei avant la mort de ce dernier).

      Ensuite, le pratiquant porte la ceinture noire à partir du 1er dan et jusqu'au 10ème dan. Toutefois, il est permis de porter une ceinture à barrettes rouge et blanche à partir du 6ème dan et une ceinture rouge ou blanche (pour marquer le fait que l'on ne cesse d'apprendre et boucler la boucle) à partir du 9ème dan.     

      Enfin, dans les compétitions, les pratiquants portent pendant les combats en général une ceinture de couleur : aka (rouge), ao (bleu) qui remplace maintenant shiro (blanche) pour permettre au public de les différencier plus facilement. De même, l'arbitrage par points (dixièmes de points) a été abandonné au profit d'une élimination directe par vote avec des drapeaux de couleur bleue ou rouge.

      En France et en Belgique, la succession des couleurs est générallement la suivante :

   - Blanc (9ème kyu)

   - Jaune (8ème kyu)

   - Orange (7ème kyu)

   - Vert (6ème kyu)

   - Bleue (5ème kyu)

   - Violet (4ème kyu)

   - Marron (3ème kyu, 2ème kyu & 1er kyu)

   - Noir (1er dan ...)

Les Ecoles :

      Plusieurs écoles ou styles différents ont divergé au cours du XXème siècle :

  • Shorinji ryu (Ecole du temple de la petite forêt) :  en référence au temple de Shaolin, à l'origine du style shuri-te sur l'île d'Okinawa ; créé par Joen Nagazato lui-même élève de Chotoku Kyan, cette école contient à l'origine 9 kata que Kyan a enseigné à Nagazato et que ce dernier a voulu préserver tels quels. Ce style a connu par la suite quelques variantes selon qu'il fut enseigné par des Okinawaiens ou des Japonais de Honshu. En France, le shorinji-ryu a été développé sous l'influence de sensei Richard Kim ; le style a intégré des techniques provenant du Naha-te comme du Tomari-te tout en conservant la fluidité du shuri-te. Certains kata de kobudo sont également enseignés. Le responsable français du shorinji-ryu auprès de la Fédération Française de karaté est Jean-Luc Bricard.
  • Shorin-ryu (少林流) (style de Shaolin) : est le style le plus ancien mais connaissant de multiples variantes. Il provient du Shuri-te d'Okinawa.
  • Shotokan-ryu (Ecole de la maison de Shoto, Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi) : style de Karaté fondé en 1938 et issu du Shorin-ryu d'Okinawa introduit par Funakoshi père. Mais c'est son fils Yoshitaka qui fut à l'origine du style tel qu'on le connaît désormais. Ce style est considéré comme l'un des plus puissant; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs. Cependant une scission est apparue avec la JKA (Japan Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords notamment sur la dérive sportive avec la compétition que Funakoshi père exécrait. On peut donc dire qu'il existe plusieurs courants shotokan le versant traditionnel étant représenté entre autre par Tsutomu Ohshima (la famille Funakoshi lui à d'ailleurs confié la traduction du 2ême Livre du maître karaté do kyohan, où, pour la première fois, la main chinoise est devenu la voie de la main vide, l'idéogramme japonais chinois et vide étant similaire phonétiquement. Il s'agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la main vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père. Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté en France depuis 1964 par l'organisation France Shotokan. Un autre shotokan important est celui de Taiji Kase car même si ce dernier a été rattaché à la JKA et à entraîné de grands champions et malgré certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notamment le kiba-dachi très large (dur pour les genoux) il a fini par développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en France par l'organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karate Do Shotokan Ryu Kase Ha). Une autre branche est repésentée par Hidetaka Nishiyama, chairman de l'ITKF (International Traditionnel Karate Fédération), Seule fédération reconnue par le CIO avec l'appellation traditionnel.Ce courant est représenté en France par la Fédération de Karaté traditionnel et Arts Martiaux Assimilés en France (FKTAMAF). Le shotokan de Hirokazu Kanazawa ne doit pas être oublié, on dit parfois que ce style de shotokan est teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.
  • Goju-ryu ou Gôjû Ryû (Style du Dur et du Souple) : style de karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d'Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926. C'est ce dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu. La véritable branche japonaise du Gôjû Ryû fut toutefois initiée par Gogen Yamaguchi, un maître légendaire du karaté qui fût surnommé "le chat". Ce style est celui de la casse par excellence, exercice pratiqué afin de voir de degré de force et de résistance des meilleurs élèves. Style de karaté assez traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles chinoises ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les katas du Goju-Ryu), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kensutso-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles.
  • Goju-Ryu KuYuKai : sous l'impulsion de plusieurs élèves de Gogen Yamaguchi, certaines écoles Goju ont abandonné de la dureté au profit d'une plus grande fluidité. C'est le cas du Goju-Ryu KuYuKai enseigné par Maître Osamu Hirano. À titre d'exemple, Sanchin, le kata respiratoire symbole du Goju, y perd en contraction et sonorité pour y gagner en profondeur. Cette amplitude à l'inspiration et l'expiration lui a d'ailleurs valu de se voir rallongé. De façon générale, les frappes elles-mêmes, se sont déliées avec pour conséquence une fluidité accrue des enchaînements.
  • Karate-do Shotokaï Egami-ryu (Association de Shoto) : association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu'en 1957 sous l'égide de Shigeru Egami. Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des techniques et notions propres à l'aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo). Deux courants prédominent le shotokaï actuel, celui de Tetsuji Murakami (également subdivisé en plusieurs associations du fait de sa mort et de la dispersion de ses élèves : Kiseikai, Shotokaï Europe, Mushinkai...) et celui de Mitsusuke Harada.
  • Wado-ryu (Voie de l'Harmonie) : style japonais de Karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu'il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo. Initialement pratiquant de karate Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le shotokan original en développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le karate shotokan.
  • Uechi-ryu : style de Karatedo okinawaïen hérité de l'enseignement de Kanbun Uechi. Kanbun Uechi naquit à Okinawa le 5 mai 1877. Son père était un paysan et la famille Uechi vivait très modestement. Homme tranquille, très doux, le père se faisait souvent embêter par ses voisins. Aussi, le jeune Kanbun décida-t-il d'apprendre les arts martiaux pour devenir fort et respecté. À l'âge de vingt ans, pour éviter la conscription, il partit en Chine. Là, en 1897, dans la province de Fujian, il fit la connaissance d'un maître chinois Zhou Zihe (Shu Shiwa en okinawaïen). Shu Shiwa, expert d'une école de boxe chinoise du nom de pangainon, va enseigner ce style à Kanbun pendant dix ans. Le pangainon est basé sur les boxes du tigre, de la grue et du dragon. Son originalité est le travail main ouverte, les coups portés avec la pointe des orteils, des piques aux yeux, des blocages circulaires, ... Kanbun UECHI, sous la surveillance de son Maître Shu Shi Wa obtiendra son Menkyo Kaiden (diplôme de professeur), et fondera ensuite un dojo en Chine dans lequel il enseigna 3 ans, ce qui fit un séjour de 13 ans dans ce pays ; c'est en 1909 qu'ilretourne finalement à Okinawa. Le style associe l'attaque et la défense dans un même mouvement et favorise l'endurcissement du corps pour l'attaque et la défense, notamment lors du kata Sanchin.
  • Shito-ryu : style de Karaté d'Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l'île : Anko Itosu du Shuri-Te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas . Le Shito-ryu est le style possèdant le plus de katas . Maître Mabuni, créateur du style, rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps.
  • Kyokushinkai (Ecole de l'Ultime Vérité) : style créé en 1964 par Masutatsu Oyama à partir du Goju-ryu et de quelques éléments du Shotokan. Le karaté Kyokushin est basé sur le combat au contact. Son fondateur inscrira son école dans la légende en participant à différentes formes de démonstrations et de casses spectaculaires.
  • Seido : style du Sensei Tadashi Nakamura.
  • Uechi-ryu : style utilisant les armes agraires comme le sosetsugon (ou nunchaku), le tonfa (manivelle de moulin), etc.
  • Nanbudo : fondé par Yoshinao Nanbu qui est également le fondateur de l'école Sankukaï.
  • Sano-ryu (ancien style du Yoseikan) : de Senseï Teruo Sano.
  • Chito-Kan : fondé par Kyoshi Pierre Myre au Canada, surtout répandu en Amérique du Nord, mélange de Shotokan et de Shito-ryu.
  • Yoseikan Karaté-Do : fondé au Québec, par Giancarlo Borelli. Le président actuel du style est Marc Asselin, Hanshi, 9ème dan.
  • Yoseikan Budo : fondé en France visant la maîtrise des techniques et du contrôle plutôt que la blessure due au coup. Le Yoseika budo est une synthèse de budo créée par Maître Hiroo Mochizuki contenant du Wado-ryu, du Ju jitsu, de l'aïkido, du ba-jutsu (combat à cheval), ken jitsu (art du sabre), kobudo (armes agraires), naginata (hallebarde), jo et bo (batons) etc.
  • Kenshikan Kenpo Karate Do (Branche du Shito Ryu) : style créé par Maître Kenji Kusano.
  • Tokitsu-ryu : synthèse de différentes écoles chinoises et japonaises, le Tokitsu-ryu est une méthode fondée sur l'intégration de la respiration, de l'énergie et de l'action. Développée en plus de 30 ans d'études et de recherches menées par Maître Tokitsu, la méthode fait sienne le concept profondément ancré dans la culture orientale selon lequel corps et esprit forment une unité indissoluble.
  • Shinshokaï : style fondé en Belgique, visant à tirer une force de son handicap.
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Martial Arts : Judo  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:05

 

Judo

 

 

Art martial de :

  • Paul Phoenix 

 

      Le terme judo est composé de 2 kanji signifiant approximativement :

  • : souplesse
  •  : art, voie

      Judo peut donc se traduire par :

           « la voie de la souplesse »

 

L' Origine :

      Le souhait de Jigoro Kano, son fondateur, était de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales en prenant comme point de départ le ju-jitsu des écoles takenouchi ryu et kito ryu qu'il avait pratiqué durant 6 années. La légende dit qu'il découvrit les principes du judo lors d'un hiver rigoureux, en remarquant que les branches d'arbres réagissaient différemment sous le poids de la neige abondante. Les plus grosses cassaient alors que les plus souples pliaient et se débarrassaient de l'agresseur avec souplesse. La « voie de la souplesse » était née.

      La légende, dans sa simplicité, n'est pas éloignée du souhait initial de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales. Jigoro Kano avait conscience que le ju-jitsu tel qu'il avait pratiqué n'était plus adapté à l'époque moderne. Les techniques étaient parfois très dangereuses à apprendre et la plupart des Maîtres étaient soit incompétents pédagogiquement ou enseignaient un ju-jitsu décadent et inefficace. En s'inspirant des méthodes de différentes gymnastiques occidentales, Jigoro Kano décida d'expurger du ju-jitsu les mouvements dangereux et de codifier les techniques restantes afin de faciliter l'enseignement sous formes de kata. Il était évident que l'art de la souplesse, débarrassé de sa vocation guerrière, n'était plus du ju-jitsu, mais un nouvel art martial à vocation callisthénique. Le judo était né.

      Le judo connut un succès qui s'étendit largement au-delà des frontières japonaises et contribua largement à populariser les arts martiaux japonais, tout en entraînant la confusion entre art martial et sport de combat. Ainsi, le judo des origines s'orienta de plus en plus vers l'aspect sportif lorsque les champions du Kodokan eurent définivement battu la plupart des écoles de ju-jitsu au cours de combats organisés. Le pouvoir économique du Kodokan était ainsi définitivement installé dans le monde des arts martiaux japonais.

      Le judo commença à être enseigné au Japon en 1882 au Kodokan, en France dès 1935 par Maître Mikinosuke Kawaishi. Moshe Feldenkrais créa le Jujitsu-Club de France, puis la Fédération française de judo fût fondée en 1946. C'est aussi à cette époque que se développa le côté sportif et qu'apparût les premières compétitions. Le nombre de pratiquants de par le monde s'accrut alors considérablement.

      Le judo est la discipline la plus pratiquée en France, devant le karaté et l'aïkido. Il est le troisième sport le plus pratiqué en France en 2000 avec près de 550000 licenciés et 5547 clubs. Il est devenu officiellement discipline olympique lors des Jeux de Tokyo en 1964. Le judo féminin a fait son entrée dans le programme olympique aux Jeux de Séoul en 1988 comme sport de démonstration avant d'être définitivement accepté à partir des Jeux de Barcelone en 1992. En 2006, la Fédération Internationale de Judo compte 189 pays membres.

 

Les Techniques :

 

      Le judo sportif différencie explicitement :

l   Les techniques de projection visant à déséquilibrer l'adversaire pour le faire tomber au sol : nage waza dans lesquels on retrouve :

- Le groupe des techniques debout : tachi waza

- Les techniques de jambes : ashi waza

- Les techniques de bras : te waza

- Les techniques de hanches  : koshi waz

- Le groupe des techniques de sacrifice, sutemi waza où le pratiquant décide de sacrifier son équilibre pour faire chuter son adversaire.

- Les techniques de sacrifice dans l'axe : mae sutemi waza

- Les techniques de sacrifice sur le côté : yoko sutemi waza

- Les techniques pratiquées au sol : ne waza

l   Les technique d'immobilisation : osae-komi waza

 

l   Les technique d'étranglement : shime waza

 

l   Les technique de clef : kansetsu waza

      Les techniques de clef et d'étranglement sont également autorisées debout (en nage waza), bien que très rarement vues et utilisées en compétition. En effet, le règlement interdit l'amené au sol par ces techniques, ce qui les rend plus difficiles à placer.

 

      Certains katas (formes) de judo nécessitent de pratiquer également les techniques de frappe (atemi waza). On y retrouve :

- Les coups de pied (geri),

- Les coups de poing (tsuki)

- Les coups du tranchant de la main (shuto).

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La Pratique :

Exercices traditionnels : 

  • Tendoku-Renshu : se pratique seul, les mouvements techniques sont répétés dans le vide, c'est un travail de modélisation mentale du placement spatial du corps et de celui du partenaire imaginaire.
  • Uchi-komi (rentrer dedans) : se pratique à deux pour travailler en répétition l'entrée d'une projection (déséquilibre, placement du corps, lancement de la technique) sans faire chuter le partenaire.
  • Nage-komi : se pratique à deux, c'est la suite logique de l'uchi-komi puisqu'il s'agit de répéter plusieurs fois une technique entière, avec chute lorsque l'on travaille le nage-waza. Il est possible de travailler en nage-komi en ne-waza (au sol).
  • Yaku-soku-geiko : dans le même esprit que le nage-komi, cet exercice s'effectue en déplacement permanent, lors duquel Tori profite d'opportunités pour lancer des attaques. Uke chute à chaque fois, n'esquive ni ne bloque les attaques.
  • Kagari-geiko : évolution de l'exercice précédant, le kagari-geiko est une sorte de randori à sens unique. Tori a un rôle offensif, il attaque constament Uke qui doit se défendre sans toutefois bloquer complètement tori afin de lui permettre de travailler.
  • Randori (entraînement libre) : le randori est une forme de combat souple, dans lequel les deux judokas sont partenaires plus qu'adversaires puisqu'ils doivent permettre à l'autre de travailler. Il faut donc ne pas bloquer l'autre, tout en opposant une résistance modérée pour simuler les conditions d'un combat. C'est un exercice difficile à réaliser dans cette optique.
  • Shiai : il s'agit de combat comme en compétition.

Katas :

      Ces kata représentent des exercices de style, de concentration particulièrement difficiles et constituent la source même des principes du Judo. La bonne exécution de ces kata nécessite de ce fait de longues années de pratique pour permettre au judoka d'en saisir le sens profond.

 

      Les plus connus des katas sont :

l   Formes du Kodokan :

- Nage-no-kata (forme des projections) : composé de 5 groupes (te-waza, koshi-waza, ashi-waza, mae-sutemi-waza, yoko-sutemi-waza).

- Katame-no-kata (forme des contrôles) : composé de 3 groupes (osae-komi-waza, shime-waza, kansetsu-waza).

- Kime-no-kata (forme de la décision).

- Goshin-jutsu (no-kata forme de la défense de soi).

- Ju-no-kata (forme de la souplesse).

- Itsutsu-no-kata (forme des cinq principes).

- Koshiki-no-kata (forme des techniques anciennes).

- Seiryoku-zenyo-kokumin-taiiku-no-kata (forme de l'entraînement physique et de la prospérité mutuelle) : ce kata contient le kime-shiki (forme de la décision à destination des femmes).

- Joshi goshin-ho

l   Autres formes :

- Go-no-sen-no-kata (forme des contre-prises)

- Nanatsu-no-kata (forme des sept techniques)

- etc.

  • Le Combat :
    • _
  • Le rituel d'entrée : Juste avant le combat proprement dit, les deux combattants effectuent l'entrée sur le tatami et le saluent. Ils saluent une première fois vers le tapis en montant dessus, puis ils rentrent en passant derrière les juges de coin, pour aller se positionner au centre du tapis, face à face derrière la zone de danger (la bande rouge). De là, ils attendent le signal de l'arbitre, qui fera signe en rapprochant ses bras tendus en face de lui. Ils saluent alors une première fois la surface de combat (ce salut n'est plus obligatoire depuis 2004 pour les compétitions, mais il a été maintenu pour les démonstrations), puis lorsqu'ils sont à distance de combat, soit environ trois mètres, ils se saluent mutuellement, font un pas en avant, pied gauche d'abord, et attendent le signal de départ.
    _
  • Le rituel de sortie : Lorsque l'arbitre a donné le signal de fin et désigné le vainqueur (en avançant d'un pas vers le vainqueur et en levant la main en présentant ce même judoka), les deux combattants reculent hors de la zone de combat puis saluent le tapis à leur sortie.
    _
  • Les avantages : Les avantages à répartir sont le koka, le yuko, le waza-ari et le ippon. C'est toujours l'avantage le plus important qui l'emporte, ce qui implique qu'un waza-ari est plus fort que n'importe quel nombre de yuko, et un yuko est plus fort que n'importe quel nombre de koka. Une exception cependant : lorsque le même combattant marque deux waza-ari, il gagne par waza-ari awasete ippon. Lorsqu'à l'issue d'un combat l'avantage le plus fort est le même pour les deux combattants, le vainqueur est celui qui en a le plus. En cas d'égalité, on prend en compte l'avantage inférieur et ainsi de suite jusqu'au plus petit avantage.
    • Combat debout :
      • Kinza : Cet avantage n'est pas comptabilisé, ni annoncé, mais doit être pris en compte par l'arbitre pour départager les combattants en cas d'égalité. Il correspond à une attaque franche, suivie ou non d'une chute de l'adversaire sur le ventre ou les genoux.
        _
      • Koka : Il est accordé lorsque l'adversaire tombe sur les cuisses ou les fesses. L'impact doit se réaliser sur les fesses ; si l'adversaire roule sur le dos dans le même mouvement, l'avantage donné sera supérieur.
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      • Yuko : Il est acordé lorsqu'il manque deux des quatre éléments du ippon. Il correspond à une chute sur le côté (chute latérale), ou bien une chute sur les fesses avec l'impact sur le bas du dos. Si la vitesse de chute est élevée et immédiatement suivie d'un contact du dos sur le tapis, cela vaut un waza-ari.
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      • Waza-Ari : Il est accordé lorsqu'il manque l'un des quatre éléments du ippon. Il correspond à un impact sur le dos, mais où la force et la vitesse de la projection sont insuffisants. Il peut également être donné suite à une chute sur les fesses ou le bas du dos immédiatement suivie d'un contact des épaules sur tapis.
        _
      • Ippon : Il est donné suite à une projection avec impact sur le dos avec force, vitesse et contrôle, et donne la victoire.
    • _
    • Combat au sol :

      Un avantage est donné en combat au sol après une immobilisation de l'adversaire. Pour qu'il y ait immobilisation, il faut que les deux épaules de l'adversaire touchent le tapis et que le contrôle se fasse le buste tourné vers le tapis. L'arbitre crie alors osae-komi en avançant le bras tendu et le pied posé en direction des combattants, et le chronomètre d'immobilisation se met en marche. On juge que l'adversaire a réussi à sortir de l'immobilisation quand sa sortie est totale : soit il est sur le ventre (les deux épaules tournées vers le tapis), soit il a renversé complètement son adversaire, soit il avorte le contrôle adverse en enveloppant la jambe ou le buste de son adversaire avec ses jambes. L'arbitre crie alors « Toteka ». en agitant latéralement le bras tendu en direction des combattants. Pendant ce temps, le combat continue jusqu'à ce que l'arbitre donne le signal d'arrêt « Matte », lorsqu'il n'y a plus de suite technique intéressante. Les avantages sont octroyés en fonction du temps d'immobilisation :

  • Koka : entre 10 secondes et moins de 15 secondes
  • Yuko : entre 15 secondes et moins de 20 secondes
  • Waza-Ari : entre 20 secondes et moins de 25 secondes
  • Ippon : 25 secondes

      Un Kinza peut être pris en compte sur une immobilisation de moins de 10 secondes.

 

 

Lexique de l'arbitrage :

Termes génériques :

  • Hajime : Commencez !
  • Matte : Arrêtez ! (bras tendu vers les commissaires sportifs, paume vers l'avant)
  • Soremade : fin du combat
  • Sonomama : Ne bougez plus ! (en touchant les deux combattants lorsque l'arbitre veut vérifier quelque chose sans modifier l'issue du combat)
  • Yoshi : Reprenez le combat ! (en touchant brièvement les deux combattants) 
  • Hantei : décision des juges

Avantages :

  • Koka : 3 points (bras plié, paume vers l'avant à l'equerre) 
  • Yuko : 5 points (bras tendu sur le côté en-dessous de l'horizontale, doigts tendus)
  • Waza-Ari : 7 points (bras tendu sur le côté à l'horizontale, doigts tendus)
  • Waza-Ari Awazete Ippon : 10 points / Victoire après un deuxieme Waza-Ari (bras tendu puis levé)
  • Ippon : 10 points / Victoire (bras tendu au-dessus de la tête, doigts tendus)

Combat au sol :

  • Osae-Komi : début d'immobilisation
  • Toketa : sortie d'immobilisation

Sanctions :

  • Shido (1) : faute légère penalisable d'un koka
  • Shido (2) : faute moyenne penalisable d'un yuko
  • Shido (3) : faute relativement grave pénalisable d'un waza-ari
  • Hansoku-Make : faute grave (disqualification de la compétition) ou accumulation de quatre fautes légères (disqualification du combat)

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Les Grades :

      Les grades sont attribués à un pratiquant et permettent d'évaluer son niveau technique, son efficacité en combat, son degré d'ancienneté ainsi que ses qualités morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral ainsi qu'un investissement suffisant dans la pratique. Sans le minimum de respect des règles exigées, aucun judoka ne peut prétendre à l'obtention d'un grade.

      Les ceintures de couleur ont été inventées en Angleterre au milieu des années 1920 puis introduites en France par le professeur Kawaishi. On trouve dans l'ordre les ceintures blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron et noire ainsi que deux ceintures supérieures (une rouge et blanche du 6ème au 8ème dan et une rouge pour 9ème et 10ème dan). Il existe aussi des grades alternatifs pour évaluer et récompenser les plus jeunes (blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte, verte-bleue) et la ceinture violette, parfois utilisée entre la ceinture bleue et la ceinture marron. Les ceintures de couleurs blanche à marron correspondent à des grades nommés kyu : du 6ème kyu représenté par la ceinture blanche jusqu'au 1er kyu par la ceinture marron.

      Au dessus des kyu, les niveaux sont nommés dan (degrés) : du 1er dan au 5ème dan, la ceinture est noire ; les 6ème, 7ème et 8ème dan sont représentés par une ceinture à larges bandes rouges et blanches alternées, les 9ème et 10ème dan par une ceinture rouge. Après la ceinture rouge, il existe une ceinture qui n'a été obtenue que par Jigoro Kano, la ceinture blanche large (11ème et 12ème dan).

      L'obtention des niveaux à partir de la ceinture noire se fait par examen de katas devant un jury régional ou national officiel, et en gagnant des points lors de combats officiels entre ceintures noires et marrons.

      Bien souvent, en parlant de « ceinture jaune » ou de « ceinture noire », on désigne par métonymie non pas la ceinture en elle-même, mais le détenteur du grade associé. Il est donc possible de dire : « ce judoka est une ceinture noire ».

Kyu :

- 9ème Kyu Ku-kyū (九級) : Ceinture blanche

- 8ème Kyu Hachi-kyū (八級) : Ceinture blanche-jaune

- 7ème Kyu Shichi-kyū (七級) : Ceinture jaune

- 6ème Kyu Roku-kyū (六級) : Ceinture jaune-orange

- 5ème Kyu Go-kyū (五級) : Ceinture orange

- 4ème Kyu Shi-kyū (四級) : Ceinture orange-verte

- 3ème Kyu San-kyū (三級) : Ceinture orange

- 2ème Kyu Ni-kyū (二級) : Ceinture bleue

- 1er Kyu Ichi-kyū (一級) : Ceinture marron

Dan :

- 1er Dan Sho-dan (初段) : Ceinture noire

- 2ème Dan Ni-dan (二段) : Ceinture noire

- 3ème Dan San-dan (三段) : Ceinture noire

- 4ème Dan Yon-dan (四段) : Ceinture noire

- 5ème Dan Go-dan (五段) : Ceinture noire

- 6ème Dan Roku-dan (六段) : Ceinture blanche-rouge

- 7ème Dan Shichi-dan (七段) : Ceinture blanche-rouge

- 8ème Dan Hachi-dan (八段) : Ceinture blanche-rouge

- 9ème Dan Ku-dan (九段) : Ceinture rouge

- 10ème Dan Jū-dan (十段) : Ceinture rouge

  • Les 2ème et 3ème dan correspondent au nom japonais de Deshi (disciple).
  • Les 4ème et 5ème dan au Renshi (maîtrise extérieure).
  • Les 6ème et 7ème dan au Kyoshi (maîtrise intérieure).
  • Les 8ème et 9ème dan au Hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées).
  • La 10ème dan au Keijin (trésor vivant).
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Martial Arts : Sumo  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:10

 

Sumo

 

 

Art martial de :

  • Ganryu
    _

      Le sumo (相撲) est un sport de lutte japonais.

 

     Le combat sumo se caractérise par le gabarit des lutteurs ainsi que par les nombreux rites anciens qui entourent les combats.

 

Les Origines :

      Le sumo fut mentionné pour la première fois en 712 dans le Kojiki (Récit des Temps Anciens), premier livre d'écriture japonaise. Le Kojiki relate la victoire de Takemikazuchi contre Takeminakata, deux dieux anciens lors d'un combat de Sumo. C'est ainsi que le peuple mené par Takemikazuchi obtint la possession des îles japonaises et que fut fondée la famille impériale dont est issu l'actuel Empereur.

      Mis à part cette légende, il semble que les combats sumo sont apparus il y a près de 1500 ans, sous forme de rituels religieux shinto. Des combats sumo ainsi que des danses et du théâtre étaient dédiés aux dieux en même temps que des prières pour obtenir de bonnes récoltes.

 

Période Nara :

     Au VIIIème siècle, les combats sumo sont introduits dans les cérémonies de la Cour Impériale. Des tournois annuels sont organisés, accompagnés de musique et de danses auxquelles participent les combattants victorieux. Les combats de l'époque, qui mélangent boxe et lutte et qui autorisent presque tous les coups, restent très éloignés des combats sumo actuels. Cependant, sous l'influence de la Cour Impériale, des règles furent progressivement formulées, des techniques furent développées et le combat sumo devint proche de ce qu'il est actuellement.

Période Kamakura :

      L'établissement d'une dictature militaire à Kamakura en 1192 est suivie d'une longue période de guerres et d'instabilité. Le combat sumo est tout naturellement vu par les chefs sous l'angle militaire et est utilisé pour augmenter l'efficacité au combat des soldats.

      L'unification du Japon sous le shogunat Tokugawa en 1603, est suivi d'une période de paix et de prospérité, marquée par le développement d'une classe aisée de commerçants. Des groupes de sumo professionnels sont créés pour divertir la classe bourgeoise et le combat sumo prend sa forme actuelle, en tant que sport national du Japon.

 

 

Les Sumotori :

      Le sumo professionnel est un sport réservé aux hommes. Les lutteurs de sumo, sont appelés rikishi (力士) ou sumotori (appellation utilisée pour les débutants). Lors des combats, ils ne sont vêtus que du mawashi, une bande de tissu serrée autour de la taille et de l'entrejambe, qui constitue la seule prise solide autorisée pendant le combat. Celle-ci fait réglementairement entre 9 et 14 mètres suivant la corpulance du rikishi. Ils sont coiffés selon le style chon mage : les cheveux, lissés avec de l'huile, sont maintenus par un chignon. Un rikishi garde ses cheveux longs pendant toute sa carrière active ; son départ à la retraite est marqué par une cérémonie (danpatsu-shiki) au cours de laquelle ce chon mage est coupé. Les rikishis des divisions supérieures sont coiffées en oïcho-mage (le chignon a une forme une feuille de gingko) lorsqu'ils sont en tournoi ou en représentation.

      Il n'y a pas de catégorie de poids pour les rikishi et il peut arriver que l'un des combattant ait plus du double du poids de l'autre (les poids de sumo pouvant aller de 70 à 280 kgs). Cependant, les sumos des meilleures divisions pèsent en moyenne environ 150 kgs, poids semblant le plus à même d'assurer à la fois stabilité et souplesse.

      La vie quotidienne du rikishi est très règlementée: Réveil à 5 heures du matin, entraînement, repas de midi à base de chanko nabe, sieste, repas du soir à base de chanko nabe. Les entraînements suivent un certain nombre de rituels ancestraux et les lutteurs les mieux classés se font servir par les apprentis.

 

Le Combat :

      Avant l'affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut, il s'agit du Shiko. En signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le dohyo, la zone de combat délimitée par un cercle de 4,55 mètres de diamètre. Il y a également le rituel de l'eau de force que le rikishi boit puis recrache. Ce sont les trois gestes rituels les plus importants avant le début du combat proprement dit.

      Le combat débute au signal du gyoji (l'arbitre) qui présente alors l'autre face de son éventail. Après une phase d'observation, les lutteurs doivent toucher le sol avec leurs deux mains pour accepter le combat. La confrontation physique peut alors commencer (le début du combat où les deux lutteurs se jettent littéralement l'un sur l'autre est appelé taichiai), les deux protagonistes s'élancent l'un vers l'autre, le but étant d'éjecter l'adversaire hors du cercle de combat ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds. Les combattants peuvent utiliser les prises parmi les 82 autorisées. Ces prises gagnantes sont appelées Kimarite.

 

      Il y a six tournois par an :

  • Hatsu Basho (Tokyo, second dimanche de janvier ; hatsu signifie nouveau, ici nouvelle année),
  • Haru Basho (Ōsaka, second dimanche de mars, haru signifie printemps),
  • Natsu Basho (Tokyo, second dimanche de mai, natsu signifie été),
  • Nagoya Basho (Nagoya, second dimanche de juillet),
  • Aki Basho (Tokyo, second dimanche de septembre, aki signifie automne),
  • Kyushu Basho (Fukuoka, second dimanche de novembre, Kyushu est l'une des 4 principales îles de l'archipel).

      Il y a en plus des tournois régionaux (jungyo) qui ne comptent pas dans le classement des lutteurs. Les jungyo peuvent avoir lieu à l'étranger. La France a eu la chance d'en accueillir un en 1995 à Bercy.

 

Le Classement :

      Pendant le tournoi, l'objectif du rikishi est d'obtenir plus de victoires que de défaites sur un nombre maximal de 15 combats:

      S'il parvient à 8 victoires, il est désigné kachi-koshi et peut alors gagner des rangs dans le classement des lutteurs.

      S'il perd plus de 8 fois dans un tournoi, il est déclaré make-koshi et peut être déclassé.

      Le tableau de classement est appelé banzuke. Le banzuke reprend le classement des lutteurs mais aussi des gyoji et mêmes des yobidashi, les personnes qui déclament le nom des rikishi avant chaque combat.

      Lorsque qu'un lutteur excelle au tout premier rang, la fédération peut le désigner yokozuna (champion suprême). Il est généralement nécessaire pour cela de remporter deux tournois à la suite et d'être jugé moralement digne d'un tel rang (les yokozunas sont considérés comme les rikishis les plus proches des dieux voire comme des demi-dieux). Le yokozuna qui ouvre les journées de combat par une cérémonie spéciale conserve son titre à vie et ne pourra régresser dans les classements. Néanmoins, si ses résultats deviennent indignes d'un yokozuna, l'usage lui imposera de se retirer du monde du sumo. Actuellement (2007), il n'y a qu'un seul yokozuna, d'origine mongole, nommé Asashôryû.

      Le sumo professionnel regroupe plusieurs centaines de lutteurs. Les rikishi les mieux classés (les 70 meilleurs) sont appelés sekitori et sont payés par l'association japonaise de sumo (NSK) et ce sont les seuls qui font 15 combats par bashô, les autres n'en font que 7. Chaque rikishi lutte contre des lutteurs de sa catégorie de niveau. Le trophée que remporte le vainqueur de chaque division s'appelle yusho. En outre d'autre prix peuvent être attribués à l'issue d'un basho dans la catégorie la plus prestigieuse nommée les maku-uchi (les 42 meilleurs lutteurs). Ce sont les kin-boshi (étoile d'or) à celui parmi les 34 moins bien classés de cette division (les maegaeshira) qui aura réussi à gagner un combat contre le (ou les) yokozuna en titre et les sansho. Les sansho sont trois prix qui récompensent un lutteur qui s'est démarqué des autres soit par la qualité technique avec laquelle il a gagné ses combats (gino-sho), soit par une performance remarquable tout au long du basho (shukun-sho), soit encore par le courage (kanto-sho). Tous ces prix y compris le yusho, en plus de la prime occasionnée, octroient une augmentation du traitement du rikishi jusqu'à sa retraite.

      Les tournois sont diffusés à travers tout le Japon et sont suivis fièvreusement par une grande partie de la population bien que la discipline soit victime de la désaffection du public depuis quelques années.

      Les rangs de la première division (Makuuchi) sont les suivants, du plus élevé au moins élevé :

  • Yokozuna (actuellement un seul : Asashoryu),
  • Ôzeki (actuellement cinq : Hakuho, Chiyotaikai, Kaio, Kotooshu et Tochiazuma),
  • Sekiwake (généralement deux),
  • Komusubi (généralement deux),
  • Maegashira (plus d'une trentaine).

      Les divisions inférieures, par ordre décroissant, sont : Juryô, Makushita, Sandanme, Jonidan et Jonokuchi. Les lutteurs en Makuuchi et en Juryo sont les sekitori. Les dernières divisions regroupent plus d'une centaine de lutteurs chacune, et il est relativement difficile d'en sortir à moins d'être très doué pour le sumo.

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Martial Arts : Tae-Kwon-Do  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:15

 

Tae-Kwon-Do

 

 

Art martial de :

  • Baek Doo San
  • Hwoarang
    _     
  • tae : frapper du pied
  • kwon : frapper des poings
  • do : voie

      Le taekwondo (태권도 taegweondo selon la romanisation révisée du coréen) est un art martial externe d'origine coréenne.

      Il peut se traduire par

          « la voie du pied et du poing ».

 

      Il a pour but de développer et de perfectionner, par une discipline rigoureuse, toutes les facultés spirituelles et physiques de l'homme. Il se définit comme étant un art martial du sage. Le pratiquant de taekwondo est appelé un taekwondoïste ou taekwon-doin.

 

Les Origines :

      Comme beaucoup d'arts martiaux, le taekwondo s'appuie sur une tradition très ancienne, et existait bien avant le Moyen Âge en Corée, à travers de nombreuses écoles, sous le nom de subak (수박), subakhi, subyok, taekkyeon (태껸), bikaksul, subyokta et kweonbeop (권법). Le passé du taekwondo est décelable à travers l'histoire orale et les objets issus de l'époque des trois premiers royaumes de Corée Koguryeo (고구려), Paekje (백제) et Silla (신라) ; ainsi, la découverte en 1935 par des archéologues japonais de deux tombes royales (sur les plafonds desquels sont représentés des techniques et des positions de combat) atteste sans doute l'existence d'arts martiaux originels dans le royaume de Koguryeo.

      Le passé historique du taekwondo est principalement retracé par les peintures murales des tombes royales de l'époque Koguryeo (royaume fondé en 37 av. J.-C. par Kojumong (고주몽), plus connu sous le nom de roi Dong Myeong Sung, et qui perdura jusqu'en 668). Les fresques de Muyang Chong et de Don Su-myo représentent des scènes d'entraînement, et celles de Samsil Chong montrent un homme dans une pose basique d'art martial. La datation historique de ces fresques oscille entre l'an 3 et l'an 427 de notre ère.

      Une tribu qui avait fui de Koguryeo, Paekje, s'installa aux abords du bassin de la rivière Han (한). Le chef, Onjo-wang (온조왕), unifia toutes les tribus existantes et forma l'ancien royaume de Paekje en 18 av. J.-C. Comme dans les autres royaumes, les arts martiaux jouaient un rôle significatif dans la défense du pays. Ainsi naquit le susa (comparable au Hwarangdo de Silla). À cette époque, un autre prédécesseur du taekwondo, le subyokta, était pratiqué dans les villages du royaume sous la forme d'événement populaire, le gagnant des compétitions pouvant parfois devenir chef de village ou militaire. Ce fut néanmoins dans le plus petit des trois royaumes, Silla, que fleurirent les arts martiaux qui lui permirent de lutter avec plus ou moins de succès contre les attaques des royaumes voisins et contre les îles japonaises.

      Le royaume de Silla fut fondé par Park Hyuk Kusae en 37 av. J.-C. et perdura jusqu'en 935 de notre ère. Bien qu'en plus d'être le plus petit des trois royaumes, Silla considéré primitif influença directement la naissance du taekwondo. Au départ désorganisé, ce royaume devint sous l'impulsion de son fondateur le plus puissant des trois royaumes, notamment grâce au développement d'une armée unie et disciplinée (dont les valeurs ne sont pas sans rappeler celles des chevaliers des chansons de geste du Moyen Âge en Occident). Le Hwarangdo (화랑도) crée par le 24ème roi de Silla était d'abord une organisation militaire d'élite constituée par des soldats ayant fait leurs preuves durant la bataille. Ces jeunes recrues, appelés Hwarang (화랑 jeunes nobles, chevaliers à la fleur), pratiquaient une nouvelle forme d'art martial codifié, parallèlement aux autres matières institutionnelles. Leur influence ne fut probablement pas sans conséquence sur l'histoire militaire du royaume qui put tant maintenir ses ennemis à l'écart qu'unifier la Corée en 688 av. J.-C. Notons qu'à cette époque, les arts martiaux traditionnels coréens prirent une ampleur particulière dans les institutions.

      En 935, alors que tombe le royaume de Silla, se met en place la dynastie Koryeo (고려), fondée en 918 par Wang Keon (왕건). Dans les mémoires de Koryeo, un art martial proche du taekwondo fut d'abord appelé subakhi. Populaire auprès du peuple de Koryeo, il est probable que, de même qu'auparavant dans les autres royaumes, les rois aimaient assister aux compétitions de subakhi et récompenser les gagnants. Il est de notoriété que l'université nationale de Koryeo et la plus grande institution éducative sur la pensée confucéenne de l'époque, Kukjakam, enseignaient systématiquement le subakhi jusqu'au plus haut niveau. En outre, la dynastie connut un essor commercial qui permit les échanges culturels, dont le subakhi. Inversement, le royaume subit les influences d'arts martiaux étrangers.

Les temps modernes :

      Le taekwondo est officiellement né le 11 avril 1955, après un long travail de développement et d'unification des différentes écoles d'arts martiaux coréennes. C'est donc à la fois le fruit d'une longue tradition martiale et le fruit du travail d'un homme, le Général Choi Hong Hi (최홍히), qui présida la réunion de 1955. Ce dernier commence en effet sa pratique du taekyon, un très ancien art martial coréen basé sur des techniques de jambes très complètes pendant sa jeunesse. Nous sommes dans l'entre deux guerres, et la Corée est encore sous la domination japonaise. Lorsque le jeune Choi part faire ses études au Japon, il rentre en contact avec le karaté de Maître Funakoshi, sous la direction duquel il commence à pratiquer. De retour en Corée, il poursuit son travail sur le développement d'un nouvel art martial, combinaison du karaté et d'anciens arts martiaux coréens. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate, et il est enrôlé de force dans l'armée japonaise. À la libération, son travail sur l'art martial continue. Mais la Corée est de nouveau plongée dans la tourmente du conflit idéologique entre Nord et Sud. Choi Hong Hi s'engage dans la toute jeune armée Sud-Coréenne, qu'il contribue à fonder (il fait partie des pères fondateurs de l'armée coréenne). Il commence alors à enseigner son art à ses troupes. Son but est de donner à une Corée meurtrie par l'occupation japonaise et la guerre un art martial national, mais aussi de fonder sur la base des derniers progrès scientifiques une pratique d'autodéfense rationnelle. C'est cet aspect scientifique qui donne sa spécificité première au taekwondo, puisque chaque mouvement est étudié en fonction des principes scientifiques dans le but d'obtenir le maximum de puissance.

      Le taekwondo WTF est né de la KTA, dès le départ en Malaisie du Général Choi (1961), le président Park Chung Hee (박정희) décida d'ordonner une réunification des différentes écoles. En effet, hormis les militaires du Chundokwan et Ohdokwan, peu pratiquaient le taekwondo tel qu'enseigné par le général Choi, de nombreux maîtres, non satisfaits du nom taekwondo continuèrent à enseigner sous les noms gongsoodo, dangsoodo et soobahkdo. Hwang Kee (황기), le principal rival de la KTA, avait créé sa propre fédération, la Korea Dangsoodo Association, qui devint plus tard la Korea Soobahkdo Association.

      Le 16 septembre 1961, un nouvelle réunion eut lieu, et les différents représentants tombèrent d'accord sur le terme taesoodo qui combine taekwondo, gongsoodo, soobahkdo et dangsoodo. À son retour de Malaisie, le 5 août 1965, le Général Choi demanda un vote pour rechanger le nom taesoodo en taekwondo. Les conditions de ce vote sont restées douteuses, car le nom taekwondo, qui ne contentait que l'Ohdokwan et le Chungdokwan, ne fut choisi qu'avec une voix d'écart.

      Les tensions se faisaient de plus en plus fortes entre les membres de la KTA et le Général Choi, car celui-ci ne reconnaissait militairement que les ceintures noires de son école et de l'école Chungdokwan, ce qui était pris comme un affront par les autres maîtres. De plus, il continuait à évoluer dans son programme, sans tenir compte des autres maîtres.

      La KTA commença à fonder un programme technique commun et nomma un comité de création de formes, ce comité était composé de :

  - Kwak Kun Sik (Chung Do Kwan)

  - Lee Yong Sup (Song Moo Kwan)

  - Park Hae Man (Chung Do Kwan)

  - Hyun Jong Myung (Oh Do Kwan)

  - Kim Soon Bae (Chang Moo Kwan)

      Ils créèrent les pumsae (품새 formes) Palgwae et Yudanja pumsae (Koryeo 고려 à Ilyeo 일여) ; mais ces pumsae furent créés sans la participation de deux Kwan originaux, Ji Do Kwan et Moo Duk Kwan, fusionnés au sein de la Korea Soo Bahk Do association. Quelques années plus tard, sous l'impulsion de Chong Hong Soo et Im Young Taek (Moo Duk Kwan) et Lee Chong Woo (Ji Do Kwan) une partie de ces Kwan rejoignit la KTA, et l'on décida de refaire les pumsae avec leurs avis, les nouveaux membres du comité de pumsae étaient :

  - Lee Chong Woo (Jidokwan)

  - Bae Young Ki (Jidokwan)

  - Han Yong Tae (Moo Duk Kwan)

      Avec eux, de nouveaux pumsae furent créés : les taegeuk (태극).

      En 1971, le gouvernement décida de construire le Kukkiwon (국기원), centre mondial pour la KTA.

      En 1972, confronté à une situation politique particulièrement difficile dans son pays, le Général Choi fut contraint à l'exil. En effet, le gouvernement sud-coréen avait désapprouvé une initiative du Général Choi de faire une démonstration de taekwondo en Corée du Nord, où il s'était rendu en 1966 (le développement du taekwondo en Corée du Nord est dû notamment à Yoon Byung-In).

      Afin de ne pas perdre le taekwondo, et avec l'accord des pays membres de l'ITF, le général Choi déplaça le siège de l'ITF à Toronto, au Canada, d'où il espérait pouvoir diffuser plus aisément le taekwondo dans les pays de l'Est.

      Le gouvernement de Corée du Sud, qui ne voulait pas, lui non plus, perdre le taekwondo, qui était devenu un extraordinaire outil de propagande pour le pays, créa la WTF (World Taekwondo Federation) en 1973.

      Après un remaniement total des techniques, ce nouvel art martial, totalement différent du taekwondo créé par le Général Choi, commença à se répandre dans de nombreux pays.

      Bénéficiant de l'appui du gouvernement, cet art martial put se développer très rapidement, surtout dans les pays de l'Ouest.

      Dès lors, les deux taekwondos cohabitent plus ou moins pacifiquement. Le maintien d'un seul nom pour désigner ces deux disciplines est à la base de nombreuses confusions, ces deux arts martiaux étant très différents dans les faits. Si le taekwondo du Général Choi a poursuivi son évolution scientifique, celui de la WTF a pris une tout autre direction, celle de l'olympisme.

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La Pratique :

Le combat libre :

      Il s'agit d'un combat de semi-contact, c'est-à-dire que les coups sont maîtrisés, et n'ont pas pour but de mettre l'adversaire hors de combat. Tous les coups effectués avec les extrémités des membres (mains et pieds) sont autorisés au-dessus de la ceinture. Cela signifie que les combattants peuvent utiliser des frappes effectuées avec les poings, le tranchant ou le dos de la main, le dessus du pied, le talon, etc. Les coups de coude, de genoux et de tête sont interdits, de même que les coups effectués avec le bout des doigts et les coups portés dans le dos ou derrière la tête. Les combattants portent un protège-dents et une coquille ainsi que des gants et des protège-pieds. Il existe cinq catégories de poids, et trois catégories d'âge (junior, senior et vétérans).

Les tuls ou formes :

      C'est le versant technique des compétitions de taekwondo. Les compétiteurs s'affrontent côte-à-côte, face à un jury qui juge la qualité de l'exécution des formes effectuées par chaque compétiteur.

      Remarque : les formes sont des enchaînements de mouvements codifiés. Il en existe 24 en Taekwon-Do ITF.

La casse :

      La casse est une épreuve de puissance. Chaque compétiteur se présente pour effectuer cinq casses. L'une s'effectue avec un coup de poing, une avec le tranchant de la main, une avec un coup de pied de côté, une avec un coup de pied circulaire, et une avec un coup de pied retourné. Le compétiteur qui brise le plus de planches remporte la compétition.

Les techniques spéciales :

      Comme dans la casse, chaque compétiteur a cinq techniques à effectuer. Il ne s'agit cependant pas de briser des planches en puissance, mais d'atteindre avec chaque technique une cible placée le plus haut possible.

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Les Techniques :

Techniques de pied :

  - Ap chagi (압차기) : direct (avant) / bol du pied ou dos du pied (nangsim tchagui)

  - Yeop chagi (엽차기) : latéral / talon ou tranchant du pied

  - Dollyeo chagi (돌려차기) : circulaire 360° (avant) / dessus du pied ou bol du pied

  - Bandal chagi (반달차기) : semi-circulaire 180° (avant) / dessus du pied ou bol du pied

  - Dwi chagi (뒤차기) : direct (arrière) / talon

  - Naeryeo chagi (내려차기) : de haut en bas (marteau) / talon ou plat du pied (jambe tendue)

  - Momdollyeo chagi (몸돌려차기) : circulaire 360° (arrière) / talon ou plat du pied (jambe tendue)

  - Dwidora bandal chagi : semi-circulaire 180° / dessus du pied

 

Techniques de main :

      Elles portent des noms plus techniques, composées :

  - D'un nom de position de main :

Jumeok (주먹 le poing de face), Deungjumeok (등주먹 le dessus du poing), Mejumeok (메주먹 le côté extérieur du poing), Sonnal (손날 le tranchant de la main), Batangson (바탕손 la paume), Pyeonsonkkeut (편손끝 la pointe des doigts tendus et serrés), Kawisonkkeut (가위손끝 le bout de 2 doigts tendus et écartés), Palkup (팔굽 le coude), Palmok (팔목 l'avant-bras)...

  - D'un nom de mouvement :

Yeop (엽 coup latéral), Naeryeo (내려 de haut en bas, coup du marteau), Pande (avec la main du même côté que la jambe avant), Paro (avec la main du même côté que la jambe arrière)...

  - D'un nom de hauteur :

Arae (아래 sous la ceinture), Momtong (몸통 tronc), Eolgul (얼굴 tête)...

  - D'un nom de technique :

Chigi, Jireugi, Chilleugi, (attaque) ou Maki (blocage).

 

      En plus des techniques traditionnelles, il y a aussi :

  - De la casse (Kyokpa)

  - De la self-défense (Ho-Shin-Soul)

Formes (Punsae) :

      Les pumsae en WTF sont les équivalents des Tul ITF. Ils sont, à la différence de leurs homologues, non pas des dictionnaires techniques, mais des références techniques.

      Les pumsae comportent très peu de techniques par rapport à toutes celles contenues en taekwondo, car le pumsae est un noyau de travail, il contient des principes techniques. Il existe très peu de coups de pied dans ces formes WTF, ap chagi, yop chagi, dollyeo chagi, pyojok chagi, ttwio chagi (뛰어차기) et dubal dangseong chagi (두발당성차기). Les coups de pieds s'y trouvant sont les trois coups de pieds de base (ap, yop, dollyo) desquels dérivent tous les autres, ainsi que l'introduction des techniques sautées (ttwio) sautées en enchaînement (dubal dangseong) et sur cible (pyojok).

      Chaque pumsae amène avec lui son lot de principes techniques, ainsi, dans le Taegeuk 5 jang (태극5장), les nouvelles techniques sont :

Wilo paegi, me jumeok naeryeo chigi, palkup dollyeo chigi, palkup piojok chigi, bapchagi et duitkkoa seogi.

      En revanche les nouveaux principes techniques sont :

Les dégagements : wilo paegi, mitulo paegi, sonmok paegi, meongye paegi.

Les techniques du marteau de la main : maejumeok naelyo chigi, maejumeok bakkat chigi.

Les techniques du coude : palkup dollyo chigi, palkup ollyo chigi, palkup naelyo chigi.

Les techniques sur cible : palkup pyojok chigi et ses applications en saisie.

L'écrasement du pied : bapchagi, et ses applications en Hoshinsul.

Les positions croisées : apkkoa seogi et duikkoa seogi, et leurs applications en combat.

      Ceci augmente considérablement le nombre de techniques acquises avec chaque nouveau pumsae.

      Au-delà de cet aspect dans le nombre de technique, le pumsae contient de nombreux pièges où le pratiquant débutant tombera, et qui ont pour but de travailler sa proprioception et sa psychomotricité.

 

      Le troisième aspect du pumsae, sûrement le plus important, est les valeurs qui doivent êtres transmises avec chaque nouvelle forme :

- Le premier jang : est symbolisé par le ciel, signe du débutant,

- Le deuxième jang : est symbolisé par le lac, qui apprend le calme,

- Le troisième jang : est symbolisé par le feu, qui apprend l'amitié,

- Le quatrième jang : est symbolisé par le tonnerre, qui apprend le courage...

 

Les Grades :

      En taekwondo, le développement personnel, la ténacité, la volonté et la technique sont gradés tout comme les capacités individuelles.

      L'échelle de promotion est divisée en dix-neuf rangs, dix grades (keup) et neuf degrés (dan). Le débutant commence avec le 10ème grade et termine avec le 1er grade. Les degrés commencent par le 1er degré (dan) et finissent avec l'ultime 9e degré. Il est possible d'obtenir un 10ème dan en taekwondo mais celui-ci n'est décerné qu'à titre posthume.

      D'une école à l'autre, la correspondance entre grades et ceintures peut varier fortement. Aussi, on peut trouver une progression en plus de dix grades pour les enfants, incluant les ceintures orange et violette. Voici un exemple de progression pour un adulte :

- 10ème Grade : ceinture blanche

- 9ème Grade : ceinture blanche avec une barrette jaune

(dépendemment de l'âge) : ceinture blanche avec deux barrettes jaunes

- 8ème Grade : ceinture jaune

- 7ème Grade : ceinture jaune avec une barrette vert

(dépendemment de l'âge) : ceinture jaune avec deux barrettes vertes

- 6ème Grade : ceinture verte

- 5ème Grade : ceinture verte avec une barrette bleue

(dépendemment de l'âge) : ceinture verte avec deux barrettes bleues

- 4ème Grade : ceinture bleue

- 3ème Grade : ceinture bleue avec une barrette rouge

(dépendemment de l'âge) : ceinture bleue avec deux barrettes rouges

- 2ème Grade : ceinture rouge, Sim Bae Nim

- 1er Grade : ceinture rouge avec une barrette noire, Sim Bae Nim

(dépendemment de l'âge) : ceinture rouge avec deux barrettes noires, Sim Bae Nim

- 1er Dan : ceinture noire avec une barrette or, ou simplement noire sans barrette, Yu Dang Sa Nim

(pour les moins de 16 ans au Canada et en France) : ceinture moitié rouge et moitié noire, Poom

- 2ème Dan : ceinture noire avec deux barrettes or, Cho Sa Nim

- 3ème Dan : ceinture noire avec trois barrettes or, Kyo Sa Nim

- 4ème Dan : statut de Maître, Sah Buh Nim

- 7ème Dan : statut de Grand Maître, Kwan Jang Nim

 

      Pour passer de 1er dan à 2ème dan, l'attente minimal est de deux ans. Pour passer de 2ème dan à 3ème dan, il faut attendre 3 ans, etc. Donc, sans compter les ceintures de couleur, pour passer de 1er dan à 7ème dan, 27 ans au minimum sont nécessaires.

 

La Compétition (WTF) :

      L'aire de combat est une surface de 100 m² (carré de 10m×10m).

      Sur l'aire se trouvent uniquement les deux compétiteurs et l'arbitre central. À chaque angle de l'aire se trouve un juge (ce sont eux qui valident les points), et face au public se trouve la table d'arbitrage avec la scoring machine (appareil affichant le round, le temps restant, le score et les sanctions) et le ou les superviseur(s).

      Un point est un coup porté dans un zone autorisé avec une partie du corps autorisé, avec force, précision et impact. Un point ne peut être validé que s'il n'est ni précédé ni suivi d'une faute.

      Pour marquer un point il faut qu'au moins trois des quatre juges le valident dans un intervalle de deux secondes.

      L'arbitre central est là pour gérer le combat, c'est-à-dire le temps des rounds, les fautes, les sanctions, et préserver la santé des combattants en prévenant le medecin lors d'un knockout ou d'une blessure.

      Les fautes les plus courantes consistent à pousser son adversaire, retenir son adversaire, tomber volontairement, fuir le combat, refuser le combat, taper sous la ceinture, parler, sortir de l'aire de combat. Toutes ces fautes entraînent le retrait d'un demi point (avertissement).

      Les sanctions sont plus rares mais surviennent néanmoins. Elles comprennent notamment: le coup de poing au visage avec blessure ou intention de blesser, un coup sous la ceinture entraînant une blessure ou avec intention de blesser son adersaire, les insultes. Toutes ces fautes entraînent comme conséquence le retrait d'un point.

      Pour gagner un compétiteur doit être le premier à marquer 12 points (avec retrait de points du aux fautes), ou avoir 7 points d'écart avec son adversaire (avec retrait de points dû aux fautes). Un compétiteur perd automatiquement le combat s'il arrive à un total de -4 points (huit avertissements ou quatre sanctions ou par exemple deux sanctions et quatre avertissement). Si aucun combattant n'est déclaré vainqueur avant l'issue du troisiéme round, on fait alors le total des points, avec retrait du aux fautes, des deux combattants, et celui ayant le plus de points gagne le combat.

      En cas d'égalité, un quatrième round a lieu avec la régle du point en or ; le premier des combattants à marquer un point gagne, le premier arrivé a -1 point perd.

      Si aucun des combattants ne marque de points ou n'arrive a -1, c'est la décision des quatre juges et de l'arbitre central qui désigne le vainqueur, il n'y a donc aucune possibilité d'avoir un match nul.

Coups autorisés :

      Tous les coups doivent être portés debout et au-dessus de la ceinture.

      Les coups de pieds sont autorisés au niveau de la tête (2 points, 3 en cas de compte) et du plastron (1 point, sauf dans le dos). Le coup le plus utilisé en compétition est bandal chagi (coup de pied semi-circulaire niveau moyen).

      Les coups de poing n'étant autorisés qu'au niveau du plastron, leur efficacité s'en trouve forcément amoindrie, et sont donc peu utilisés. Cependant, un coup de poing bien placé peut se montrer efficace pour déséquilibrer l'adversaire (ce qui peut rapporter à son auteur 1 point).

Comptage des points :

l Touche d'une technique de pied sur la tête (casque) = 2 points.

 

l Touche d'une technique de pied au niveau du plastron (zone de marquage des points) = 1 point.

 

l Touche d'une technique de main au niveau du plastron, avec suffisament d'impact pour le désiquilibrer = 1 point.

 

l Compte de 8 à la suite d'une technique autorisée, dans une zone autorisée ayant provoqué un standing down (étourdissement) = 1 point suppléméntaire en plus de celui ou ceux accordés par le coup (donc 3 points pour un coup de pied à la tête et 2 points pour un coup de pied ou poing au plastron ayant entraîné un standing down).

Equipement : 

      En combat, lors des compétitions, les coups étant portés, le port des protections suivantes est obligatoire : casque et protége-dents (catégories juniors et séniors) casque a bulle ou grille ( catégories benjamins, minimes, et vétérans), plastron, protèges avant-bras, protèges-tibias, coquille génitale (pour les hommes et femmes) et derniérement les mitaines.

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Martial Arts : Wushu  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:20

 

Wushu

 

 

Art martial de :

  • Wang Jinrey 
  • Lei Wulong
  • Feng Wei
  • Ling Xiaoyu
  • Michelle Chang
  • Julia Chang

 

      Le kung-fu (en cantonnais) ou gong-fu (en mandarin) (gōngfu en pinyin) est le nom donné en occident à certaines boxes chinoises ; littéralement gong (travail méritoire, exploit, effet, habileté) et fu (maître, mari, homme bon). Le terme est impropre puisqu'il signifie maîtrise, art, perfectionnement ou possession d'un métier. On peut ainsi parler du gong fu en gastronomie, du gong fu de la peinture, etc.

      Le terme a été utilisé en Europe dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux. Le terme kung-fu sonnait mieux d'un point de vue mnémotechnique à l'oreille des Occidentaux.

      Le terme plus juste pour qualifier les arts martiaux chinois est wǔshù 武术)littéralement art martial, wǔ (武) guerre et shù (术) art. L'expression wushu gong fu signifie littéralement l'art de se préserver et désigne la maîtrise de l'art martial.

      Les Chinois utilisent plusieurs termes et en particulier zhong guo gong fu (中国功夫 zhōngguó gōngfu) pour désigner les arts martiaux nationaux. Il est généralement plus approprié de donner directement le style pour éviter les erreurs (taiji quan, shaolin quan, long quan, chang quan, shuijiao, etc.) en parlant de shaolin gongfu (少林功夫 shǎolín gōngfu).

 

Les Origines :

      L'origine des arts martiaux chinois est marquée par de nombreuses légendes. Chaque style ayant souvent développé sa propre légende. Ces légendes ne sont pas à prendre pour des réalités historiques mais pour des transpositions allégoriques, dans des symbolismes spécifiques à la Chine, du mythe des origines et du mythe du surhomme.

      Le Wushu a été exporté au gré des invasions ou des diaspora chinoises vers la Corée (où le premier Coréen à avoir introduit le kung fu après 1945 a été Yoon Byung-In), le Viêt Nam (occupé pendant six siècles par les Chinois), les Philippines, la Malaisie, le Japon, via l'île d'Okinawa, qui fut longtemps chinoise. Au Japon le kobudo et différents styles de karate-dō (空手道) (kong shou dao en chinois, voie de la main nue) dérivent des styles chinois.

      En Occident l'art martial chinois n'est pas seulement perçu comme une boxe, mais aussi comme une philosophie, une manière d'être et de penser, une médecine (notament via le qi gong), une profession et même une religion. Il est vrai que les différents styles ont été très influencés par les différentes écoles religieuses qui sont généralement une part importante de la culture d'un pays. Les arts martiaux chinois ont été importé d'Inde par Boddhidarma (Damo pour les Chinois). Bien que marqués par la pensée fondamentalement taoïste de la Chine, d'origine hindouiste les arts martiaux ont été profondément influencés par le boudhisme chamanique du Tibet et ses inspirations animales.

 

La Pratique :

Postures de base :

  • Le Héron (Ti Xi) : posture sur une jambe, genou relevé haut, pointe du pied tendue, buste vers l'avant ou de trois quarts. 100% du poids repose sur la jambe arrière. Cette position permet de frapper du pied très rapidement.
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  • Le Cavalier (Ma Bu) : jambes écartées de part et d'autre du corps, pieds parallèles, genoux pliés, buste vers l'avant. 50% du poids repose sur chaque pied. Le bassin ne doit pas basculer vers l'arrière. C'est la position la plus stable.
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  • Le Pas en arc, ou Arc et Flèche (Gong Bu) : jambe avant pliée, jambe arrière tendue, buste vers l'avant. Suivant les styles, l'angle des pieds par rapport aux jambes peut changer. 70% du poids repose sur la jambe avant. Position offensive, qui permet de frapper du pied et du poing rapidement.
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  • Le Pas rasant (Pu Bu) : la jambe avant est tendue, la jambe arrière pliée. Le buste est tourné de 90° par rapport à la position précédente. 70% du poids repose sur la jambe arrière. Position défensive et d'esquive.
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  • Le Pas vide (Xu Bu) : la jambe arrière est pliée (le pied, le nombril et la tête forment une ligne), la jambe avant est légèrement posée sur la pointe. Le buste est tourné vers l'avant. 80% du poids sur la jambe arrière. Position permettant de frapper rapidement du pied, d'esquiver ou de se replier.
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  • Le Dragon (Sie Bu) ou Pas Assis : Jambe avant légèrement pliée, pied tourné à 90°, jambe arrière légèrement pliée, pied sur la pointe. Le buste est effacé de trois-quart. Le genou arrière doit être exactement au-dessus du talon avant. 80% du poids repose sur la jambe avant. Position d'attaque, permettant d'armer un coup de pied, ou de changer d'axe.
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  • La Chèvre (Yi jee ki yum ma) : position typique du Wing Chun, variante de la position du Cavalier. Les pieds sont légèrement écartés (largeur des épaules), les genoux légèrement rentrés vers l'intérieur. Position stable, permettant de mobiliser rapidement bras et jambes en corps à corps.
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  • Le Tigre (Kwai Bu) : position de renforcement des jambes et des abdominaux, jambe avant pliée comme gong bu, genou de la jambe arrière rasant le sol au droit du pied de la jambe avant, sans toucher le sol, appui avec la pointe du pied ou tranchant du pied sur le sol.

      Un entraînement couramment pratiqué consiste à marcher en passant d'une posture à l'autre, les jambes d'appui fléchies au maximum.

      Il existe d'autres postures, mais elles sont soit utilisées comme exercice de musculation, soit spécifiques à certains styles.

 

      L'intérêt de la posture est multiple :

        - Renforcer les muscles, os et articulations des jambes (et même le reste du corps) afin de frapper et d'être frappé sans blessure.

        - Permettre des déplacements rapides dans toutes les directions, en exposant le moins possible ses points vitaux.

        - Mettre le corps dans des positions optimales pour enchaîner les techniques offensives et défensives.

        - Forger la volonté en tenant longtemps la même posture.

Respiration :

      Comme dans tous les arts martiaux, la respiration est primordiale dans le wushu. Suivant les écoles ou philosophies (bouddhiste ou taoïste par exemple), les façons de respirer peuvent être différentes, mais toutes s'accordent cependant sur l'importance de la respiration ventrale et sur l'importance de souffler en frappant et en bloquant (pouvant différer des théories de certains arts internes). Certaines écoles insistent sur l'importance, en combat, d'écouter la respiration de l'adversaire, afin de le frapper lorsqu'il inspire. Ces mêmes styles recommandent aux combattants de masquer leur propre respiration. D'autres styles, à l'instar du karaté,insistent au contraire sur l'importance de libérer son chi (qi) avec le plus de violence et donc de bruit possible.

      Certains exercices de respiration permettent en outre aux pratiquants de renforcer leurs organes internes (poumons, cœur, etc.).

Théorie du coup :

      Le wushu considère le corps comme un solide. Le but principal du coup est donc de briser ce solide. Pour se faire, le pratiquant devra durcir les zones de frappe de son corps, mais aussi durcir ses points faibles en prévision des coups qu'il recevra. Pour cela, la plupart des styles dispose de techniques dites de la chemise de fer, ou qi gong.

 

Frappes de la main :

      Le coup est majoritairement porté de la main (ouverte ou fermée). Un coup de poing pour être efficace doit être lancé par un mouvement de rotation de jambes. Le pied, puis la hanche tournent, donnant de la vitesse et donc de la puissance au bras qui terminera le mouvement.

 

Frappes du pied :

      Le wushu est réputé pour ses coups de pieds complexes et spectaculaires, bien que tous les styles n'exploitent pas toutes ces techniques. Contrairement au karaté, qui se pratique exclusivement pieds nus, le pratiquant de kung-fu peut porter des chaussures. Les coups se portent donc plus avec la plante du pied, la tranche ou le talon qu'avec le bol du pied.

 

Autres frappes :

      En wushu on peut aussi frapper avec les coudes, genoux, doigts, tête, postérieur, toutes les articulations et même mordre. Ces techniques s'apprennent mais ne doivent servir qu'en cas de stricte nécessité dans la rue. C'est le principe originel de l'art martial.

 

Qi Gong :

      Les techniques de qi gong étaient initialement intégrées à l'ensemble des boxes. Elles étaient considérées comme faisant partie du wushu. Chaque boxe ayant développé le qi gong adapté à ses caractéristiques. Aujourd'hui, on tend à considérer, de maniére très réductrice, que seuls les styles internes possédent une pratique du qi gong. Tout comme les arts martiaux, le qi gong connaît de nombreuses méthodes et variantes :

  • Zhi Neng Qi Gong (Qi Gong de la Sagesse) : élaboré par Pang He Ming.
  • Zhan Zhuang Kung : travail en posture debout élaboré par Wang Zhiang Zai et faisant partie intégrante du Yi Quan et du Da Cheng Quan.
  • Ba Duan Jin : appelé également les huit pièces de Brocard.

 

La pratique des Armes :

      La Chine est un pays où les guerres ne se sont arrêtées que pour laisser la place aux rébellions. Il est donc logique que les armes les plus diverses soient apparues dans ce pays, et ce bien avant l'invention du wushu. On peut distinguer deux grandes catégories d'armes : les armes qui ont été conçues comme moyen de tuer (épée, pieu ou lance, etc.) et les armes qui sont un détournement d'un usage de travail (outils agricoles, outils de chasses, outils d'artisans, etc.). On distingue aussi les armes courtes adaptées au combat rapproché ou combat de mélée (épée, sabre, poignard, etc.), les armes longues adaptées au combat à distance (fantassin contre cavalier par exemple : lance, hallebarde, etc.) et les armes de jet.

      Certaines écoles de wushu utilisent une nomenclature dans laquelle seraient recensées 18 armes classiques (十八般兵器), d'autres affirment qu'il y auraient 108 armes traditionnelles. Des chiffres qui ne se référent qu'à leur dimension symbolique mais pris au sérieux par des pratiquants peu au fait des constructions imagées de la pensée chinoise.

      L'apprentissage et le choix des armes dépendaient du style enseigné et de l'école (crochet du Tang lang quan, baton du Shaolin quan, demi-lunes du Bagua quan, etc.) mais aussi du statut social du pratiquant : épée pour l'aristocratie, sabre pour le juge et le militaire, lance pour le fantassin, baton pour le moine. Certaines armes étaient spécifiques à une corporation : marteau long du forgeron, rame du batelier.

      Certains styles ont des armes spécifiques qui sont leurs spécialités : crochets courts du tang lang quan, éventail du taiji quan, demi-lunes du Bagua quan, couteaux papillons du Wing chun, baton du Shaolin quan, épée du Chang quan, etc.

Les 18 Armes traditionelles  : 

  • Le sabre Dao (刀)
  • L'épée Jian (劍)
  • Les épées crochets Gou (鉤)
  • Les griffes (抓)
  • Le bâton (拐)
  • La lance Qiang (槍)
  • La lance longue (矛) 
  • La hallebarde (戟)
  • La fourche de guerre (叉)
  • Le trident (戟) 
  • La hâche (斧)
  • La hâche de guerre (鉞)
  • La trique longue ou gourdin (棍)  
  • La trique courte ou matraque (棒)
  • La masse d'arme (簡) 
  • Le marteau (錘)
  • Le marteau météore (流星)
  • La chaîne (鞭) 

      Les techniques d'armes (baton, épée, sabre, hallebarde, etc.) sont communes avec leurs spécificités aux boxes externes comme internes. Quelque soit les styles enseignés, certaines armes sont communes à tous et considérées comme bases permettant de maîtriser l'ensemble des armes :

- Le bâton long

- L'épée

- Le sabre

      Il existe bien sûr toute une foule d'armes plus ou moins exotiques, plus ou moins improvisées par un peuple cherchant à se défendre avec les outils ou objets du quotidien :

- Le sabre chaîné, sabre manié par une chaîne fixée à sa poignée

- L'épée à lame très souple et ondulée, utilisable comme un fouet d'acier et éventuellement équipée de sections (bian)

- Les sabres jumeaux, deux dans le même fourreau

- Les épées à double tranchant et à deux mains (jian)

- Les couteaux papillons, deux courts sabres, utilisés pour le Wing Chun, à ne pas confondre avec les couteaux papillons philippins

- Le bouclier (pai)

- Le bâton d'arme ferré (bang

- La lance (quiang)

- La lance avec ou sans crocs (mao

- Le vouge ou fauchard, lance équipée d'une longue lame (chong)

- La fourche de guerre (cha)

- La hallebarde, lance permettant de piquer et de trancher (ji)

- Le rateau à lames acérées (pa)

- La lance courte (ge)

- Le guisarme, hâche garnie d'une pointe (yue)

- Le bourdon, gros bâton lesté, très apprécié par les moines d'autrefois (shuo)

- Les masses d'arme à lancer (chui)

- Le fléau court (nunchaku)

- Le bâton à trois manches ou tribaton (sansekuon ou gun)

- La chaîne lestée (lian)

- La chaîne à maillons, à section, lestée ou non (liu xing)

- L'éventail généralement en fer ou en bambou

- Le tabouret ou le banc

- Arc (gong)

- Arbalète (nu)

- Les aiguilles de lancé

- Les armes de jet très variés

 

Les Styles :

 

Voie externe / voie interne :

      Il existe d'innombrables styles d'arts martiaux chinois (beaucoup ne sont pas encore répértoriés). Par commodité on les classe en voie externe (外家 waijia) voie interne (内家, neijia).

      La voie externe serait censée mettre l'accent sur la force physique et la voie interne sur la mobilisation de l'énergie interne (qi).  Cette distinction a été construite à la fin du XIXème siècle et s'inscrit d'une manière générale dans la confrontation entre les conceptions occidentales du corps (médicales, anthropologiques, mécaniques, etc.) et les conceptions chinoises (taoïste et bouddhiste).

      Aujourd'hui, cette distinction permet en Occident de recouvrir assez précisément la distinction entre travail intellectuel et travail corporel. Dans le champ des arts du corps, il y aurait une pratique noble (la voie interne) et une pratique roturière (la voie externe). C'est sans doute les raisons pour lesquelles les styles internes oscillent entre une pratique mystico-médicale ou une expression corporelle new-age et les styles externes se cherchent des racines religieuses dans les filiations à des personnages de légende.

      L'examen des applications martiales des styles internes et des styles externes montrent que les principes de base sont identiques et que seules les pratiques diffèrent. Nous avons par commodité conservé cette distinction même si, pour les enseignants chinois des styles traditionnels, elle n'a aucun sens.

      Quoi qu'il en soit, les deux écoles se rejoignent à haut niveau, mais une différenciation se fait dans la façon d'inspirer et d'expirer et dans les mouvements liés aux styles eux mêmes. Dans les deux voies il y a alternance des mouvements lents, rapides, et d'expulsions d'énergie.

      Il est a noter que la distinction entre interne et externe n'est pas reconnue en Chine par certains maîtres des écoles de style traditionnel.

 L'évolution :

      Les styles se sont construits sur des centaines d'années, certains ont disparu (pao quan, fan quan, etc.) et se retrouvent comme systémes incorporés dans des styles plus récents. Des styles anciens se sont modifiés pour s'adapter à la confrontation avec les autres styles, d'autres se sont créés récemment tout au long du XXème siècle sous l'impulsion des instituts et académies des sports. La majorité des styles actuels sont des styles de synthèse, c'est pourquoi dans la désignation des styles nous indiquons le terme générique qui désigne l'ensemble des styles apparentés (par exemple : tang lang quan ; et ensuite le nom singulier du style : taiji tanglang quan, meiha tanglang quan, etc.)

 

      Plusieurs composantes sont à l'œuvre dans la construction et l'élaboration des styles :

  - Le pragmatisme : les styles sont confrontés d'une part à leur efficacité en combat singulier (rencontre, compétition) et sur les champs de batailles mais aussi à leur accessibilité (capacités physiques, santé, climat, etc.)

  - Les cosmologies diverses : qui constituent une entité abstraite et réductrice de la pensée chinoise avec le taoisme et le bouddhisme au Sud et au Centre mais aussi le confucianisme présent dans tout le monde Han de la Chine (bien qu'il n'ait aucune influence ni sur la pratique ni sur la vision du kung-fu, si ce n'est dans l'éthique du pratiquant). En ce sens, de nombreux styles se postitionnent au moins autant comme des arts de perfectionnement de soi, que comme des arts visant l'efficacité martiale.

  - Les pratiques : d'art de combat élaborées sur les champs de batailles constituées de techniques d'armes, de procédés à main nue ou de techniques de corps à corps (lutte) se sont ajoutées aux styles.

Boxes externes :

     Elles se classent en boxes du Nord et boxes du Sud. Mais, pour mieux se perdre dans les innombrables styles chinois, une boxe portant le même nom au Sud et au Nord, est souvent pratiquée de façon totalement différente. Ainsi, il faut distinguer le nom générique du style et ses varientes ou branches (Exemple : le tang lang quan (style de la mante religieuse) qui se subdivise en taiji tang lang, meihua tang lang, etc. soit environ vingt styles tous différents de tang lang quan).

 

      Quelques écoles :

  • Bai he quan (Boxe de la grue blanche) : boxe du sud (province du Fujian). Ce style se subdivise en cinq styles principaux : Feihe quan, Minghe quan, Zonghe quan, Shihe quan, Suhe quan.
  • Baimei quan (Boxe de Baimei) : boxe créée par le moine taoïste Baimei de la province du Sichuan et qui vivait sous la dynastie des Qing (1644-1911).
  • Baji quan (Boxe des huit extrêmes) : appelée aussi Kaimenbaiji quan (boxe des huit directions d'ouverture des portes) ou encore Yueshanbaiji quan (boxe des huit directions du mont Yueshan) serait originaire du Comté de Cangxian province du Hebei. Cette boxe d'inspiration taoïste s'est transmise essentiellement au sein de la communauté musulmane des Hui. Des écrits relatent la trace d'un musulman Wu Zhong (1712-1802) enseignant de baji quan dans le village MengCun du Comté de Cangxian / Hebeï.
  • Cha quan (Boxe de la famille Cha) : créée par Cha Mier (1568-1644), style traditionnel du Nord de la Chine pratiquée au sein de la communauté Hui (musulman Chinois).
  • Chang quan (Boxe du long poing) : style traditionnel du Nord de la Chine. Ne pas confondre avec des tao lu nommés chang quan du Shaolin, ni le style chang quan moderne créé en 1956 à l'initiative de l'Institut des Sports de Nanjing et qui mélange plusieurs styles traditionnels du Nord de la Chine (Cha quan, Hong quan, Hua quan, etc.).
  • Choy Lee Fut (Tsai Li fo) : synthèse au XIXème siécle de trois styles du Sud : Choy gar, Lee gar et Fut gar.
  • Ditang quan (Boxe des culbutes).
  • Fan quan (Boxe pivotante) : système intégré à différents styles : cha quan, tang lang quan (fan che), Shaolin quan.
  • Fanzi quan (Boxe tournante) : appelée aussi boxe d'attaque continue. Se subdivise en de nombreux autres styles. Style pratiqué surtout dans la communauté Hui.
  • Gou quan (Boxe du chien).
  • He quan (Boxe de la grue) : terme générique pour désigner de très nombreux styles en rapport avec cet oiseau : Yongchun baihe quan, Baihe quan, Xiaja quan, Lama quan, Shizihou quan, etc. 
  • Hongjia quan (Boxe de la famille Hong) : boxe du Sud de la Chine et plus précisement pratiquée à Canton.
  • Hou quan (Boxe du singe) : se subdivise en plusieurs styles distincts au Nord et au Sud.
  • Hung Gar (Boxe de la famille Hung) : style de synthèse entre Tigre et Grue. Est surtout pratiquée au Sud de la Chine.
  • Huxing quan (Boxe du tigre).
  • Keijia quan (Boxe de la famille des Keijia) : ce sont des communautés du Nord de la Chine venues s'installer dans les provinces du Sud. Elles pratiquent des styles qui leurs sont propres : Diaojiao jiao, Lijia jiao, Niujia jiao, Yujia jiao, Zhoujia jiao, Zhujia jiao.
  • Liu he men (Boxe des six coordinations) : boxe du nord de la Chine basé sur la force et la souplesse.
  • Long quan (Long Zhuang) (Boxe du dragon de la province du Fujian) : ce style remonte à Peng Decheng de la fin de la dynastie des Qing.
  • Long Ying Mo Kiu (La forme du Dragon qui colle et franchit la distance) : art martial traditionnel de la région du Guanggong. Construit au début du siécle par le moine boudhiste Dayu. Se caractérise par un travail de la puissance et de la la vitesse et par une force explosive pour le pratiquant confirmé.
  • Meihua quan (Boxe de la fleur de Mei) : se subdivise en de nombreuses variantes.
  • Mizong quan  (Boxe de la trace perdue) : aussi appelée Yangquin quan du nom d'un héros du roman du XIIème siécle Shui Hu Zhuan. Style originaire de la province du Shandong. Se subdivise en huit variantes différentes.
  • Nan quan (Boxe moderne) : désigne d'une maniére générale les styles du Sud de la Chine. Depuis 1956, désigne une boxe moderne élaborée à partir de plusieurs styles cantonnais dont les enchainements (tao lu) servent de standards de compétition.
  • Pao quan (Boxe du poing canon) : système intégré à différents styles (Cha quan, Shaolin quan, Taiji style Chen) et aujourd'hui disparue en tant que style autonome.
  • Shaolin quan (Boxes de Shaolin) : sous ce nom sont regroupés différentes boxes dont certaines n'ont pas de rapport avec le Temple de Shaolin. L'appelation fait référence à une méthode ou système et non à une origine.
  • She quan (Boxe du serpent) : se subdivise en plusieurs styles distincts au Nord et au Sud.
  • Tang Lang Hu Shi (Boxe du tigre et de la mante religieuse) : style de synthèse du Sud de la Chine.
  • Tang lang quan (Boxe de la mante religieuse) : boxe originaire de la province du Shandong. Se subdivise en de très nombreux styles.
  • TongBei quan (Boxe du dos traversé) : boxe développée surtout par la communauté Hui. Les bras et les jambes sont utilisés allongés et complètement relachés, ils sont lancés par un mouvement de fouet de la colonne vertébrale. Style très souple, très vif et qui s'accompagne de claquements des mains sur les bras et les cuisses. Se subdivise en trois styles : Baiyuantongbei quan, Piguatongbei quan, Wuxingtonbei quan.
  • Wing Chun (Boxe du printemps radieux) : boxe du Sud créé au XVIIIème siècle par une nonne boudhiste, Ng Mui, initialement pratiquante du style de la Grue blanche.
  • Ying quan (Boxe de l'aigle) : se subdivise en plusieurs styles.
  • Yuanyan quan (Boxe du canard mandarin) : style originaire du Nord de la Chine. Ses principes et ses mouvements sont proches du Cha quan.
  • Ziran men (Boxe ou style naturel) : boxe d'inspiration taoïste constituant une synthèse entre les styles du Nord et du Sud.
  • Zui Jiu quan (Boxe de l'homme ivre).

Boxes internes :

      Dans les styles internes, plutôt d'inspiration taoïste, la maîtrise du mouvement et de l'énergie doit se faire avant la pratique à une vitesse de combat réelle. La pratique lente peut prendre des années, tant la précision des position est importante dans ces arts, car la mécanique du corps est plus utilisée que la contraction des muscles qui y est proscrite.

 

      Elles sont nombreuses, les plus connues sont :

  • Bagua zhang (Pa Kua chuan) (Paume des huit trigrammes) : se subdivise en cinq styles principaux : Cheng, Yi, Ma, Song, Liu. Il existe d'autres styles de Bagua Zhang qui n'ont pas été recensés ou sont considérés comme incomplet.
  • Da Cheng quan (Grand accomplissement de l'essence de la boxe) : renommé Yi quan en 1949. : Boxe de la grande compilation. Ce style se déclare être la synthèse des styles internes.
  • Taiji quan (Tai Chi chuan, Tài Jí quán en Pinyin) (Boxe du Faîte Suprême) se subdivise en plusieurs styles distincts : Style Chen, Yang (le plus connu), Wu, Sun, Li, etc. Chacun de ces styles se subdivisant eux-mêmes en variantes.
  • Xingyi quan (Hsing I Chuan) : (Boxe du corps et de l'esprit) se subdivise en plusieurs autres styles.
  • Liuhebafa quan (Boxe des six combinaisons).
  • Shunshi quan : style originaire de la province du Hunan. Il se caractérise par des postures très allongées et l'alternance de mouvements lents et rapides.
  • Boxes du Mont Wudang : Ce sont les boxes taoistes qui seraient originaires des monastéres du Mont Wudang (province du Hebeî). Actuellement, sous ce nom, sont pratiqués des styles de création récente qui mélangent Bagua quan, Taiji quan et exercices de gymnastiques taoistes.
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