Accueil Date de création : 18/03/06 Dernière mise à jour : 05/04/07 00:10 / 656 articles publiés
 

Fighting Skills

Martial Arts : Jeet-Kune Do  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:25

 

Jeet-Kune Do

 

 

Sport de Combat de :

  • Marshall Law
  • Forest Law 

 

      Le Jeet Kune Do (截拳道) (jié quán daò en pinyin), la voie du poing qui intercepte, est un art martial créé aux États-Unis par Bruce Lee aux alentours de 1964.

 

La Biographie de Bruce Lee :

Bruce Lee :

  • Nom réel :  Lee Jun Fan (李振藩)
  • Nom d'emprunt :  Li Xiao Long (李小龍), Li le petit dragon
  • Nom vietnamien : Ly Tieu Long

      Bruce Lee  est né à Jackson Street Hospital, dans le Chinatown de San Francisco, États-Unis, le 27 novembre 1940, et est mort d'un œdème cérébral à Hong Kong (Chine) le 20 juillet 1973. Réalisateur, acteur, producteur, scénariste américain d'origine chinoise, Bruce Lee est considéré comme le plus grand acteur d'arts martiaux du XXème siècle.

Sa vie :

      Né le 27 novembre 1940. Bruce Lee fut élevé à Hong Kong. Son père, Lee Hoi Chuen était comédien, vedette de l'opéra de Canton, ce qui permit à Lee d'apparaître dans plusieurs films chinois durant son enfance.

      Bruce Lee commença à étudier le Wing Chun (詠春 pinyin), un style de kung-fu dans l'école du célèbre maître Yip Man à l'âge de treize ans après s'être fait corriger au cours d'un combat de rue.

      En 1959, Lee retourna aux États-Unis, pour y valider sa nationalité américaine et parce que sa mère voulait l'éloigner des gangs de rues chinois. Il entra à l'Edison Technical School, à Seattle, puis poursuivit des études de philosophie à l'université de Washington. C'est là qu'il rencontra sa future femme, Linda Emery, une jeune étudiante, en lui donnant des cours de kung-fu. Ils se marièrent à Oakland le 17 août 1964. Bruce et Linda eurent deux enfants, Brandon et Shannon.

      C'est à cette époque, que Bruce Lee commença à enseigner sérieusement le kung-fu en ouvrant une école. Bruce Lee enseignait à tous ceux qui voulaient apprendre un le Jun fan, un style qu'il avait mis au point. Ceci fut mal perçu par les autres écoles d'arts-martiaux qui jugeaient que le Kung Fu ne devait être enseigné qu'à des Chinois. Bruce Lee dut alors relever un défi. S'il perdait, il devait fermer son école...

      Bruce Lee remporta le duel mais se rendit compte des limites de son art martial et commença à remettre en cause l'efficacité des arts martiaux traditionnels. Ce qui aboutira à la création du jeet-kune do, la voie du poing qui intercepte, utilisant des coups d'inspirations diverses. Le jeet-kune do visait à être plus pratique, plus fluide et plus rapide que le kung-fu. Il fut également pensé afin d'être un système d'entraînement musculaire efficace.

      Bruce Lee se rendit célèbre en incarnant le rôle de Kato dans la série télévisée le Frelon vert (The Green Hornet). Il décrocha le rôle à la suite d'une démonstration de kung-fu qu'il fit durant le tournoi international de karaté de Long Beach en 1964. Mais sa carrière cinématographique ne commença vraiment qu'une fois de retour à Hong Kong.

      Bruce Lee mourut le 20 juillet 1973 à Hong Kong et fut enterré au cimetière de Lake View à Seattle. Bien que des rumeurs circulent sur les raisons de son décès, la cause officielle est une réaction allergique à un analgésique, un cas rare d'hypersensibilité à l'équagésic.

Ses Films : 

  • Golden Gate Girl - 1941 ; il interprète un enfant. 
  • The Birth of Mankind - 1946
  • Fu gui fu yun (Wealth is Like a Dream) - 1948
  • Meng li xi shi (Sai see in the Dream) - 1949 ; il interprète Yam Lee.
  • Xi lu xiang (Ah Chung / The Kid / My Son) - 1950 ; il intérprète Lee Siu Lung.
  • Ren zhi cue (Infancy) - 1951 ; il interprète Ngau.
  • Qian wan ren jia - 1953
  • Fu zhi guo (Blame it on Father / Father's Fault) - 1953
  • Ku hai ming deng (The Guiding Light) - 1953
  • Ci mu lei (A Mother's Tears) - 1953
  • Wei lou chun xiao (In the Face of Demolition) - 1953
  • Gu xing xue lei - 1955
  • Gu er xing - 1955
  • Ai aka Love - 1955
  • Ai xia ji (Love Part 2) - 1955
  • Er nu zhai (We owe it to our Children) - 1955
  • Zhia dian na fu - 1956
  • Lei yu (The Thunderstorm) - 1957
  • Ren hai gu hong (The Orphan) - 1960 ; il intérprète Ah San.
  • Le Frelon vert - 1966 (Série TV)
  • Marlowe (La Valse des truands) - 1969 de Paul Bogart ; il interprète Winslow Wong. 
  • Tang shan da xiong (The Big Boss) - 1971 de Lo Wei ; il interprète Cheng Chao-an. Le film qui fit de lui une star dans toute l'Asie puis en Occident.
  • Jing wu men (Fist of Fury, La Fureur de vaincre) - 1972 de Lo Wei ; il interprète Chen Zhen. Film historique.
  • Meng long guojiang (The Way of the Dragon, La Fureur du Dragon) - 1972 ; il interprète Tang Lung (Dragon), un héros qui prend la défense d'un restaurant chinois. Avec Chuck Norris dans un de ses premiers rôles pour un combat au Colisée de Rome.
  • Enter the Dragon (Opération Dragon) - 1973 de Robert Clouse produit par la Warner.
  • Game of Death (Le Jeu de la Mort) - 1978 de Robert Clouse. Ce film ne contient que quelques scènes effectivement tournées par Bruce Lee, un sosie, de dos, se chargeant de joindre des morceaux épars dont on retiendra surtout le combat avec Kareem Abdul-Jabbar.

Ses Livres :

  • Pensées Percutantes ou la Sagesse du Combattant Philosophe - traduction de Serge Mairet, (Budo Editions)
  • Hommage au Dragon Eternel - traduction de Serge Mairet, (Budo Editions)
  • Bruce Lee's Fighting Method 1-4
  • Chinese Gung-Fu : The Philosophical Art of Self Defense
  • The Tao of Jeet Kune Do

La Légende :

      Bien qu'il n'ait joué que dans quelques films et séries télévisuelles, Bruce Lee incarne l'homme faible atteignant l'apogée de la perfection physique et l'invincibilité au combat à mains nues. Sa gloire amorça à l'Ouest un grand intérêt pour les arts martiaux chinois.

      Le 16 octobre 2005, le producteur Raymond Chow a affirmé à l'Associated Press que l'ancienne star des films de kung-fu Bruce Lee, mort à l'âge de 32 ans, est décédé après avoir pris un mauvais médicament. Il a succombé à un œdème en 1973 alors qu'il était chez l'actrice hong-kongaise Betty Ting Pei. Le médecin légiste avait alors conclu à un décès accidentel, ce qui avait alimenté les rumeurs de prise de drogues. Raymond Chow, cofondateur des studios Golden Harvest, a expliqué que l'acteur avait pris un médicament contre le mal de tête auquel il était très sensible alors qu'il n'était pas chez lui et conclut qu'il s'agissait d'un accident. Il a par ailleurs déclaré qu'il avait été personnellement dévasté par la mort de Bruce Lee, un drame qui l'avait poussé à suspendre la préparation du Jeu de la mort, dernier film de l'acteur.

 

Le Jeet-Kune Do : 

      Il ne s'agit pas à proprement parler d'un style de combat, mais plutôt d'un concept, qui consiste à étudier plusieurs arts martiaux ou autres sports pour faire évoluer sa propre pratique. On absorbe ce qui nous est utile, on rejete ce qui ne l'est pas et on ajoute ce qui nous appartient.

      On retrouve les éléments du kung-fu Wing Chun, variante cantonnaise du kung-fu wushu, que pratiquait Bruce Lee, des coups de pieds propres au kung-fu wushu du Nord et à la boxe française, des coups de boxe anglaise, d'escrime, de karaté, d'aikido et de jiujitsu. Bruce Lee a même intégré des éléments inspirés par Mohammed Ali. Le Jeet Kune Do (abrégé parfois JKD), bien qu'issu des arts traditionnels, rompt avec l'éthique habituelle des arts-martiaux chinois : on a parfaitement le droit de mordre, de crever les yeux, de frapper les hommes dans leur intimité ; c'est une méthode de combat en situation réelle. Une considération importante, Lee cultivait l'idée de fluidité, à savoir, d'évolution constante ; le pratiquant ne doit pas se tenir à son art mais doit le faire évoluer, il est inutile de conserver la tradition si on ne la fait pas fructifier. C'est le combattant qui fait l'art et non l'art qui fait le combattant. Le combattant s'exprime à travers son art. Et comme chacun est différent, chacun s'exprime à sa manière.

      Le jeet-kune do est très axé sur le développement physique, l'autodéfense et le combat. Il insiste surtout sur la notion de combat réel et total. Un autre des points essentiels du JKD est l'abscence totale de kata (combats imaginaires) ou de formes mémorisées, jugées inutiles par l'auteur (mais il savait tout de même les apprécier). De plus, il n'est pas question de styles, c'est une philosophie avant tout, et ceux qui ont pu entendre Lee de son vivant se souviennent de ses capacités dans ces domaines.

L'Essor : 

     Depuis la mort de Bruce Lee, le JKD fut enseigné, sous sa forme originelle, par Taky Kimura, Ted Wong, Tim Tackett et Lamar Davis II, qui furent eux-mêmes les élèves de Lee ; et sous une forme adaptée par Dan Inosanto (seule personne a avoir été certifiée par Bruce Lee), Larry Hartsell, Paul Vunak et Burton Richardson qui y ajoutèrent des éléments des sports indonésiens.

La Lignée Martiale :

 

Héritage du Wing Chun / Jeet-Kune Do

Sifu de Wing Chun

- Yip Man (葉問)

Autres instructeurs

- Sihing Wong Shun Leung (黃惇樑)

- Sihing William Cheung (張卓興)

 

Sparring Partner

- Toe Dai

- Hawkins Cheung (ami de Bruce Lee à cette époque)

 

Bruce Lee (李小龍) / Jeet-Kune Do

Elèves principaux en Jun Fan Gung Fu / Jeet Kune Do

- Jesse Glover
- Steve Golden
- Dan Inosanto
- Taky Kimura
- Jerry Poteet
- Ted Wong
- James Yimm Lee
 Et de nombreux autres ...

 

Elèves célèbres en Jun Fan / Jeet Kune Do

- Kareem Abdul-Jabbar
- James Coburn
- Joe Lewis
- Roman Polanski
- Lee Marvin
- Steve McQueen
- Chuck Norris
- Lalo Shiffrin
 Et de nombreux autres ...

 

Les Références à Bruce Lee et au JKD :

Au Cinéma :

  • Dragon, l'Histoire de Bruce Lee - de Rob Cohen

A la Télévision :

  • Bruce Lee: A Warrior's Journey - documentaire de John Little basé sur le livre du même nom.
  • Bruce Lee: The Curse of the Dragon - avec des interviews des anciens élèves de Bruce Lee et de son entourage.
  • Bruce Lee: The Immortal Dragon - documentaire de Biography Channel
  • Bruce Lee: The Man, the Myth - film biographique
  • Jeet Kune Do - documentaire de Wah Chan plus orienté sur le JKD.

Dans la Littérature :

 

  • Absorb What Is Useful - écrit par Dan Inosanto, sur la pratique du JKD.
  • Bruce Lee Between Wing Chun and JKD - écrit par Jesse Glover.
  • Bruce Lee: Dynamic Becoming - sur la philosophie de Bruce Lee.
  • Bruce Lee : Fighting Spirit - biographie par Bruce Thomas.
  • Striking Thoughts - pensées et citations de Bruce Lee.
  • The Tao of Bruce Lee - écrit par Davis Miller, sur la vie de Bruce Lee.
  • Bruce Lee: The Art of Expressing the Human Body - orienté sur la préparation physique et l'entrainement de Bruce Lee.

 

 

 

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Martial Arts : Boxe Anglaise  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:30

 

Boxe Anglaise

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Sport de combat  de :

  • Steve Fox
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      La boxe anglaise est un sport de combat dans lequel deux adversaires, de poids similaires, se rencontrent sur un ring, munis de gants afin de limiter le risque de coupure, et s'échangent des coups de poings, portés au visage et au buste. Le combat est divisé en intervalle de temps, les rounds, séparés par une minute de repos annoncé par une cloche.

      Que ce soit en boxe olympique ou professionnelle, les combattants, ou boxeurs, tentent d'éviter les coups de poings de leur adversaire tout en essayant de les toucher. Des points sont attribués à chaque coup considéré comme net, puissant et précis. A la fin du combat, le boxeur ayant le plus de points est déclaré vainqueur.
La victoire peut également être atteinte si un combattant met son adversaire hors de combat (par knock-out ou K.O.), c'est-à-dire dans l'incapacité de se relever et de reprendre le combat après le compte de 10 secondes de l'arbitre. Un combattant est également déclaré vainqueur si son adversaire blessé ne peut continuer le combat (K.O. technique).

      La boxe anglaise est aussi appelée le « noble art ». Elle est la descendante directe du pugilat.

 

Les Origines :

Le Pugilat : 

      La boxe apparaît au XVIIIème siècle, les matchs étaient alors organisés par des parieurs qui prirent comme modèle le pugilat. Elle est à l'époque peu réglementée et est pratiquée à mains nues.

      Le premier grand champion de boxe à mains nues fut le maître d'armes James Figg, son élève Brougthon (1704-1789) gagna près de 400 combats jusqu'au jour où il tua accidentellement son adversaire. Traumatisé, il codifia les règles de la boxe avec l'aide du marquis de Queensberry et rendit obligatoire le port de gants de protection. La boxe anglaise était née mais cohabita encore plusieurs années avec les règles de la boxe à mains nues.

L'avènement des Règles :

      Les règles du marquis de Queensberry, rédigées en 1867, ont mis l'accent sur l'agilité plutôt que sur la force. Ces nouvelles règles interdisaient le combat à mains nues, le corps à corps, l'étouffement, les coups lorsque l'adversaire est impuissant et le combat au finish. Les rencontres sont divisées en rounds de trois minutes, espacées d'un temps de repos d'une minute. Un participant perd le match s'il reste au sol plus de dix secondes, allongé ou en appui sur un genou. Ces règles stipulent également que les matches doivent avoir lieu sur un ring de 7,30 m de côté. Le dernier champion poids lourd à mains nues fut l'américain John L. Sullivan, en 1889.

      La boxe anglaise comprend différentes sections que sont la boxe amateur, professionnelle et éducative. La boxe anglaise est le seul type de boxe reconnu par le Comité International Olympique. Si l'on rencontre des compétitions amateurs et professionnelles, seuls les amateurs sont autorisés à combattre aux Jeux Olympiques.

      Les combats sont tenus par deux hommes (ou femmes) qui s'affrontent sur un ring (de 7,30 m de côté) avec puissance. Ils ont l'obligation de porter des gants, une paire de chaussure sans pointe ni talon, une culotte à mi-cuisse, une coquille protectrice, un protège-dents. Les boxeurs amateurs doivent obligatoirement porter un casque protecteur et un maillot léger sans manches.

      La boxe anglaise professionnelle n'est pas fédérée par un organe unique mais par de nombreuses fédérations, ce qui n'est pas le cas de la boxe dite amateur. Les professionnels hommes doivent être torse nu alors que les amateurs doivent porter un débardeur et un casque. La boxe professionnelle est répartie principalement entre quatre fédérations concurrentes: la WBA, l'IBF, la WBC et la WBO. La Fédération internationale de boxe amateur reconnue par le CIO a son siège à Lausanne en Suisse.

 

Le Règlement :

 

Le Ring :

      Le ring est carré et est délimité par trois cordes de couleur, il mesure 7,30 m de côté. 

Le Temps :

      Le combat se compose de 4 à 12 rounds de 3 minutes (2 minutes chez les femmes).

La Tenue :

      La tenue comprend un protège dent, un short mi long, une coquille protectrice, une paire de chaussures sans pointe ni talon et des gants de 6, 8, 10 ou 12 onces selon la juridiction. Le port du casque (de même que le port d'un débardeur) est obligatoire en boxe amateur et interdit en boxe professionelle. Les boxeurs sont par ailleurs autorisés à utiliser de la vaseline pour prévenir les risques de coupure.

Les Règles :

      Le jour précédent le combat, les deux boxeurs doivent se soumettre à la pesée officielle. Dès lors, ils se présentent sur une balance et ne doivent pas dépasser le poids de la catégorie pour lequel le combat a été conclu.

      En situation de combat, il est strictement défendu de :

  - donner un coup de poing avec la main ouverte, avec l'intérieur ou le côté de la main, le poignet, le coude ou toute autre partie du corps (ceci inclut l'interdiction de mordre...),

  - de donner des coups de poings portés au-dessous de la ceinture, derrière la tête ou derrière le corps,

  - de tenir, serrer, pousser le partenaire ou de s'appuyer sur lui, de passer les bras sous ceux du partenaire ou de tenir les cordes pour frapper,

  - d'abaisser la tête en-dessous du niveau de la ceinture du partenaire,

  - de toucher ce dernier lorsqu'il est au sol.

      Après avoir faite une chute au sol, le boxeur se doit de se relever avant que l'arbitre ait compté jusqu'à 10. Si le pugiliste demeure au sol ou se redresse trop tard et ne se remet pas sponténament en garde, il est considéré K.O.

      Lorsque la règle des trois knock-down (chutes) est en vigueur ou lorsqu'un boxeur est arrêté de boxer par l'arbitre, le médecin ou ses hommes de coins, car il ne semble plus être en mesure de se défendre efficacement, que ses attaques sont vaines ou qu'une blessure est jugée trop sérieuse et qu'il ne semble plus capable d'encaisser davantage de coups, le boxeur est alors déclaré battu par K.O. technique.

Les Juges :

       En absence de K.O. ou de K.O. technique, trois juges désignent le vainqueur en basant leur pointage sur un système de 10 points.

      Un pointage de 10 est attribué au boxeur ayant remporté le round, 9 points étant donnés à son adversaire.
      Chaque knock-down ou point enlevé par l'arbitre en raison de mauvaise conduite, est déduit du pointage de 10. Par exemple, si un boxeur tombe une fois, il se verra donner un pointage de 8 (9 pour avoir perdu le round et -1 pour sa chute). Il est également possible d'avoir un round nul si les juges ne peuvent pas départager le gagnant de celui-ci (un pointage de 10-10 est alors accordé aux boxeurs).

      Lors de la décision, les cartes de pointages des trois juges sont utilisées. Dès lors, ces derniers calculent tous les points accumulés pour chaque round. Le total de ces points déterminera qui sera le gagnant du combat. 

Différents cas peuvent se présenter :

  • Décision unanime (= Victoire) : les trois juges donnent la victoire au même boxeur. 
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  • Décision majoritaire (= Victoire) : deux juges accordent la victoire au même boxeur alors que le troisième juge considère le combat nul. 
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  • Décision partagée (= Victoire) : deux juges donnent la victoire à un boxeur alors que le troisième juge accorde la victoire à l'autre boxeur.
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  • Décision nulle (= Match Nul) : tous les juges considèrent le match nul ou un un juge accorde la victoire à un boxeur, le deuxième l'accorde à l'autre boxeur et le troisième considère le match nul.
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  • Sans décision (= Non Lieu) : dans la plus-part des cas, lorsqu'un combat est interrompu avant le quatrième round pour une coupure issue d'un coup accidentel, le match est déclaré "No Contest" comme si il n'avait pas eu lieu.
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  • Disqualification (= Défaite) : lorsqu'un boxeur est arrêté de boxer par l'arbitre en raison d'un coup illégal ou d'un manque au respect des directives de ce dernier, il peut être déclaré disqualifié. Dès lors, c'est son adversaire qui l'emporte.

L'Arbitre :

      L'arbitre est habilité à intervenir lors du combat à tout moment.

 

      Il dispose de quatre commandements :

- Break : interruption du combat (les boxeurs doivent se séparer nettement en effectuant un pas en arrière).

- Boxe : reprise du combat.

- Time : arrêt du chrono.

- Stop (en agitant les bras vers le ciel) : arrêt du combat.

- Out (en croisant les bras devant lui) : fin du combat (K.O. ou K.O.T.)

Le Chronométreur :

      Il sonne le gong au début du combat, à 10 secondes de chaque fin de round et à la fin de ces rounds.

Le Speaker :

      Avant le combat, il doit donner le dossier professionnel des boxeurs, ainsi que quelques informations sur leurs profils.

      En fin de combat, s'il y a eu un K.O. ou K.O.T., il annonce le vainqueur et précise le round et le temps où a été arrêté le combat ; sinon, lorsque la décision est rendue, il donne le pointage des trois juges et déclare le vainqueur.

 

Les Catégories de Poids :

Boxe professionnelle :

  • inférieur à 50,8 kg (112 livres) : poids mouche
  • entre 50,8 et 53,5 kg (118 livres) : poids coq
  • entre 53,5 et 55,3 kg (122 livres) : poids super-coq
  • entre 55,3 et 57,2 kg (126 livres) : poids plume
  • entre 57,2 et 59,0 kg (130 livres) : poids super-plume
  • entre 59,0 et 61,2 kg (135 livres) : poids légers
  • entre 61,2 et 63,5 kg (140 livres) : poids super-légers
  • entre 63,5 et 66,7 kg (147 livres) : poids super-mi-moyens
  • entre 66,7 et 69,9 kg (154 livres) : poids mi-moyens
  • entre 69,9 et 72,6 kg (160 livres) : poids moyens
  • entre 72,6 et 76,2 kg (168 livres) : poids super-moyens
  • entre 76,2 et 79,4 kg (175 livres) : poids mi-lourds
  • entre 79,4 et 90,7 kg (200 livres) : poids lourds-légers
  • plus de 90,7 kg : poids lourds

Boxe amateur (olympique) : 

  • inférieur à 48 kg  : poids mi-mouche
  • entre 48 et 51 kg : poids mouche
  • entre 51 et 54 kg : poids coq
  • entre 54 et 57 kg : poids plume
  • entre 57 et 60 kg : poids légers
  • entre 60 et 64 kg : poids super-légers
  • entre 64 et 69 kg : poids mi-moyens
  • entre 69 et 75 kg : poids moyens
  • entre 75 et 81 kg : poids mi-lourds
  • entre 81 et 91 kg : poids lourds
  • plus de 91 kg : poids super-lourds

 

Les Techniques :

Coups de poings :

  • Direct (straight-punch en anglais) : coup de poing direct de forme, pistonnée, fouettée ou balancée-jetée. On peut distinguer des nuances, le Jab est un direct à petite course, alors que le Lead est un direct à grande course et très lourd. On trouve également le Direct court utilisé au corps à corps qui se rapproche d'un uppercut horizontal.
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  • Crochet (hook ou hook-punch en anglais) : coup de poing circulaire (crocheté). Il existe d'autres formes de coups circulaires, le Swing (appelé également stick-punch) et le Half-swing.
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  • Uppercut (coup de poing remontant ou rising punch) : classé dans la catégorie des coups circulaires, ce qui n'est pas toujours le cas.
  • Drop : coup de poing descendant (plongeant).

Coups mixtes et hybrides :

  • Bolo-punch : coup de poing circulaire exécuté à 45° et envoyé de bas en haut. C'est une technique dite mixte à mi-chemin entre l'uppercut et le crochet.
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  • Semi-crochet : coup mixte à mi-chemin entre un crochet et un direct.
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  • Semi-uppercut : coup mixte à mi-chemin entre un uppercut et un direct et qui atteint, le plus souvent, le buste adverse. Il ressemble à un direct court remontant.

Défense :

  • Garde : position idéale du boxeur à l'arrêt qui doit être capable de passer à l'attaque ou de se défendre sans pour cela compromettre son équilibre. La garde classique, dite garde anglaise, se traduit par le poing et le pied gauche en avant. Le bras droit replié protége le foie avec son coude et le menton avec son poing. 
          La fausse garde est la position symétrique par rapport à celle d'un droitier. Toutefois il faut remarquer que chez un gaucher le foie ne profite plus de la même protection. En règle générale on estime aux environs de 15% le nombre des boxeurs en fausse garde, et très rare sont les champions du monde qui boxent dans cette position. Il n'en demeurent pas moins vrai que ces pugilistes posent des problèmes parfois insolubles à ceux qui ont adopté une garde normale à cause de l'envers des réflexes.
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  • Blocage : geste destiné à s'opposer aux coups adverses avec les moyens dont on dispose (bras et poings) ; la main ouverte peut bloquer un direct, l'avant-bras ou le coude sont susceptibles d'arrêter un crochet, l'épaule peut par des rotations également à servir de bouclier.
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  • Esquive : mouvement consistant à effacer la partie de son corps exposée au coup (retraits du buste, pas en arrière, esquive rotative effectuée par la tête et le buste évoluant en arc de cercle au dessous des coups adverses et esquives latérales constituées par un pas ou retrait du buste sur le côté).

Autres techniques :

  • Feinte : attaque simulée destinée à provoquer une faute chez l'adversaire.
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  • Contre : offensive (coup ou enchaînement de coups) déclenchée aprés avoir subit une attaque. 
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  • Remise : action offensive succédant une attaque adverse. Contraîrement au contre qui est une arme défensive, la remise est offensive qui se déclenche pendant le temps mort nécessaire au boxeur qui revient de son attaque pour se remmettre en garde._
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  • Cross-counter : attaque se présentant comme un contre qui croise le bras adverse. Pour cela, l'arme la plus souvent utilisée est le direct ou le drop.

 

Les Points névralgiques :

 

A la Tête :

      Tout d'abord les tempes, où l'os de l'enveloppe crânienne est à cet endroit le moins épais, un choc violent obtenu souvent par des crochets peut entraîner des troubles.
      L'oreille aussi est très sensible, en particulier l'oreille interne, centre de l'équilibre. Il n'est pas rare de voir un boxeur, touché sur l'oreille par un crochet large, traverser le ring sans pouvoir retrouver son équilibre et s'affaisser en toute conscience.
      Sur le visage, le nez et les arcades, même s'ils ne sont pas vraiment des points sensibles pour le boxeur, peuvent devenir l'objet de blessures souvent difficiles à réduire pendant un combat. Nombre de décisions ont été obtenues par un abandon ou un arrêt de l'arbitre consécutif à une hémorragie nasale ou des arcades, ou encore des pommettes.
      La pointe du menton et la mâchoire constituent également des points névralgiques. Un coup qui arrive juste, par exemple un uppercut, peut provoquer une perte de conscience immédiate. Le crâne relevé ainsi d'un seul coup, projette le cerveau contre la boîte crânienne. Certains centres sensibles, zones sensorielles ou motrices, sont alors traumatisées et en cours circuit momentané.

Au Buste :

      Le plexus solaire, un coup frappé au milieu de la poitrine bloque momentanément le diaphragme ; la victime, souffle coupé, s'asphyxie et s'effondre comme électrocutée.
      Si le cœur, bien protégé, n'est pas aussi sensible qu'on le dit, il faut toutefois en boxe prendre garde de ne point recevoir des coups trop violents.
      Enfin le foie, organe sensible générallement bien protégé par le boxeur en garde normale, peut jouer de vilains tours. Lorsqu'il est sévèremment touché, le foie rejette brutalement le sang dans l'organisme et provoque une quasi paralysie des membres inférieures (jambes coupées).

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Martial Arts : Lucha Libre  (Fighting Skills) posté le mercredi 22 mars 2006 00:35

 

Lucha Libre

 

 

Sport de combat de :

  • Armor King
  • King

 

      La lucha libre dont la traduction littérale serait lutte libre est un spectacle mexicain connu en français sous le nom anglais catch (attraper en anglais) car ce sport provient des Etats-Unis. Les termes lucha libre (lutte libre en castillan) et professional wrestling (lutte professionelle en anglais) ne peuvent pas se traduire par lutte car ils préteraient trop à confusion avec la discipline olympique, particulièrement populaire en France.

 

La Lutte olympique :

      La lutte est une discipline sportive et un sport de combat existant depuis des millénaires. Il en existe un très grand nombre de variétés mais on peut en distinguer trois majeures :

    - la lutte gréco-romaine,

    - la lutte libre,

    - la lutte féminine.

      La lutte est un système de combat à mains nues au cours duquel les adversaires se mesurent au corps à corps. L'objectif est de remporter le combat soit en faisant tomber l'adversaire au sol et en maintenant ses deux épaules collées au tapis soit en gagnant aux points. Il existe cependant des règles particulières selon les différents styles.

      La lutte, au même titre que l'athlétisme, est probablement le sport le plus ancien ayant fait l'objet de compétitions. Elle fut introduite aux Jeux Olympiques de l'Antiquité en 708 avant J.-C. quelque temps après le début de l'histoire écrite des Jeux en 776 avant J.-C. Mais la lutte existait déjà avant les Jeux-Olympiques de l'Antiquité, en effet on a retrouvé des peintures rupestres datant de 3000 avant J.-C. et représentant des lutteurs des civilisations akkadienne et sumérienne. D'anciens reliefs représentant des lutteurs utilisant la plupart des prises répertoriées dans la lutte moderne ont été laissées par les civilisations de l'Egypte ancienne aux alentours de 2400 av. J.-C.

      Dans la Grèce antique, la lutte (pancrace) avait une place majeure dans les légendes et la littérature et les compétitions de lutte étaient l'évènement le plus important lors des jeux de l'Olympe. Le Japon a également une longue tradition de lutte ancienne de près de 2000 ans : le premier combat retrouvé dans les annales japonaises remonte à 23 avant notre ère.

      Au Moyen Âge, la lutte resta populaire et bénéficia du patronage de nombreuses maisons royales, particulièrement en Angleterre, en France et au Japon. Elle se répandit en Europe et en Grande-Bretagne, au cours du XIXe siècle.

      Dans d'autres contrées, elle est connue depuis longtemps, la Mongolie, par exemple, possède déjà une longue tradition de lutte. L'Inde et le Pakistan ont vu naitre de nombreux lutteurs célèbres. Et certains pays ont développé leur propre style : le Sambo en Russie, le Schwingen en Suisse, le Glima en Islande et le Yagli Gures en Turquie, où la tradition est très ancienne.

      La lutte libre, la lutte gréco-romaine et la lutte féminine ainsi que la lutte traditionnelle se développent dans tous les pays de la planète, actuellement, 154 pays sont reconnus et affiliés à la FILA. La lutte libre est désormais le style le plus populaire de lutte et réunit davantage de pays participants que la lutte gréco-romaine lors des championnats du monde.

      La lutte féminine est aussi maintenant une discipline olympique puisqu'à Athènes en 2004 elle figurera pour la première fois au programme des Jeux olympiques.

La Lutte gréco-romaine :

      La lutte gréco-romaine est une forme de lutte dans laquelle les lutteurs ne peuvent utiliser que leurs bras et ne peuvent attaquer que le haut du corps de leur adversaires, contrairement à la lutte libre, où ils peuvent aussi utiliser leurs jambes et tenir leur adversaire en dessous de la ceinture.

      Les lutteurs commencent leur assaut debout et essaient soit d'envoyer leur adversaire au tapis. Les combattants doivent porter toutes leurs prises au-dessus de la ceinture et l'usage des jambes, croche-pied et plaquages sont interdit.

      Dans la Grèce antique, les compétitions de lutte, brutales, étaient un point culminant des jeux de l'Olympe. Les Romains, qui firent de nombreux emprunts à la lutte grecque, éliminèrent son caractère brutal, d'où le nom de lutte gréco-romaine.

      La lutte gréco-romaine est particulièrement populaire en Europe mais est pratiquée dans le monde entier. Elle est une discipline Olympique.

La Lutte libre :

      La lutte lutte libre est le style le plus populaire de lutte, dans ce sport de combat, la victoire revient au lutteur ayant mis son adversaire au tapis en lui plaquant les épaules au sol. Cette discipline autorise une plus grande variété de prises qu'en lutte gréco-romaine, les athlètes pouvant utiliser la totalité du corps : dans les compétitions de lutte gréco-romaine, les lutteurs ne peuvent attaquer qu'avec leurs bras et le haut de leur corps. Dans la lutte libre, ils peuvent aussi utiliser leurs jambes et tenir leur adversaire au-dessus et en dessous de la ceinture.

Le Tapis :

      Le Tapis comprend trois zones distinctes :

  • La zone de combat : de 9 mètres de diamètre (jaune) où les lutteurs doivent s'efforcer de rester.
  • La zone de passivité (rouge) : dans laquelle les lutteurs y entrant risquent d'être pénalisés.
  • La zone de protection (bleue).

La tenue :

      Lors des combats, les lutteurs sont différenciés par un maillot rouge ou bleu et portent une paire de chaussures spécifiques souples. Le port d'un casque de protection est accepté.

Les catégories de poids :

  • Inférieur à 55 kg
  • De 60 kg à 65 kg
  • De 66 kg à 73 kg
  • De 74 kg à 83 kg
  • De 84 kg à 95 kg
  • De 96 kg à 119 kg
  • Supérieur à 120 kg

Le Règlement :

      Le combat se compose de 3 manches de 2 minutes avec 30 secondes de repos entre chaque manche.

      La victoire par tombé est obtenue quand un des lutteurs réussit à maintenir pendant au moins 1 seconde les 2 épaules de son adversaire plaquées au tapis.

      La victoire aux points est obtenue quand un des lutteurs a remporté 2 manches. Une manche est remportée lorsqu'un lutteur accumule 6 points d'écart ou qu'il a plus de points à l'issue du chronomètre.

 

      Les techniques sont notées de 1 à 5 points. L'execution d'une technique à 5 points permet de gagner la manche directement.

 

      L'arbitrage est assuré par trois arbitres : un arbitre sur le tapis (arbitre central) qui attribue des points en fonction des techniques réalisées, un juge et un chef de tapis. Pour que des points soient accordés, il est nécéssaire que deux arbitres soient du même avis. En cas de litige, les arbitres peuvent arrêter le combat afin d'utiliser la vidéo pour mieux apprécier les situations litigieuses.

 

 

Le Catch (Professional Wrestling) :

      Le catch dérivé de l'expression "Catch as catch can" (Attrape-le comme tu peux) et appelé lutte professionnelle au Canada et professional wrestling en anglais) est un sport-spectacle d'origine américaine qui se déroule sur un ring et qui peut être vu comme un lointain dérivé du pugilat ou de la lutte gréco-romaine, mais qui en diffère énormément dans le sens où les combats sont scénarisés. En effet, l'issue de chaque rencontre est déterminée à l'avance par des bookers (c'est-à-dire scénaristes), et chaque protagoniste interprète un personnage (caricatures souvent extrêmes et simplistes du gentil ou du méchant, appelées gimmicks) dont le but est avant tout de faire réagir la foule.

      Au contraire des autres sports de combat, un match de catch sert de prétexte à raconter une histoire pour distraire les spectateurs. Par exemple, le catcheur jouant le rôle du méchant passe son temps à tricher de sorte à forcer la foule à le huer. Ainsi, les fans s'amusent en encourageant le gentil à gagner son match. Malgré cet aspect grand-guignol, le catch possède un aspect sportif indéniable nécessitant une condition physique hors-pair de la part de ses participants, capables d'accomplir de réelles prouesses physiques sans se blesser (dans la plupart des cas).

 

Les Principes :

      Il existe de nombreux types de match. Aux États-Unis, un match de catch dure généralement entre 5 et 10 minutes pour un show normal et 15-60 minutes pour un show de plus grande importance (type pay-per-view). Traditionnellement, le match oppose un gentil (face) à un méchant (heel) mais ce n'est pas systématique. Bien sûr, la façon dont un catcheur gagne un match sert avant tout à faire avancer le scénario de sa rivalité (dans le jargon du catch, feud) avec son adversaire. Les rivalités sont évidemment décidées par les bookers et ne reflètent pas (ou pas forcément) une véritable animosité entre les catcheurs concernés. Dans la mesure où deux catcheurs impliqués dans un feud vont être amenés à lutter souvent l'un contre l'autre, il est même préférable qu'ils s'entendent bien afin d'être sûrs que les matchs ne dégénèrent pas en authentiques règlements de compte et n'entraînent des blessures réelles.

      L'issue du match est toujours prédéterminée par les bookers et doit évidemment être acceptée par les participants pour que le match se déroule correctement et sans malentendu. Le gagnant n'est pas forcément le catcheur le plus talentueux ou le plus populaire ; victoires et défaites servent avant tout à raconter une histoire. Les matchs les plus importants sont longuement scénarisés, chorégraphiés et répétés. Pour les matchs de moindre importance, les participants se contentent de déterminer et de répéter les temps forts (appelés spots) : prises risquées, saut depuis la troisième corde, bagarre hors du ring, renversement de situation, prise de finition, etc. Le reste est improvisé.

      Précisons également que les interviews et les longues déclarations au micro jouent une part de plus en plus importante du spectacle car elles servent de mise en scène pour de futurs matches. Généralement, les catcheurs les moins habiles à s'exprimer oralement sont accompagnés d'un manager servant à parler à leur place et à les valoriser aux yeux du public. On fait également appel à des valets, c'est-à-dire des jeunes femmes qui accompagnent vers le ring les catcheurs en mal de popularité, et qui attirent sur leur poulain l'attention du public de par leur plastique rebondie.

Le Secret :

      Le grand défi du catch a longtemps été de protéger sa nature scriptée. À une époque pas si lointaine que ça (on peut estimer l'aveu de la nature scénarisée du catch au milieu des années 90), les catcheurs qui jouaient le rôle de méchants (heel) ne devaient surtout pas être vus dans des lieux publics en compagnie de leur collègues censés être gentils (face). Lors de chacune de leurs apparitions à la télé les catcheurs devaient continuer à jouer le rôle de leur personnage (ou gimmick), se faire appeler par leur nom de scène et les catcheurs masqués ne devaient surtout pas montrer leur vrai visage. Ce code interne d'allégeance à la préservation de la mystique du catch s'appelle le Kayfabe.

      On considère que c'est Vince McMahon, le propriétaire de la WWF et de la WWE qui a été le premier à casser le Kayfabe et à admettre que le catch était truqué. Cela permit à certains de ses poulains, comme Hulk Hogan, de ne pas avoir à répondre aux accusations de dopage portées contre eux du fait de leur utilisation de stéroïdes anabolisants car si le catch n'est pas un vrai sport, se doper de la sorte n'est pas tricher !

Le Règlement :

Décompe de 3 :

      C'est la technique la plus utilisée pour gagner. C'est le tombé (Pinfall) qui consiste a river les épaules de son adversaire au ring pendant trois secondes minimum, décomptées par l'arbitre en frappant sur le ring. Il existe plusieurs versions de tombé, dont le Small package, Roll-up, ... mais la plus utilisée est celui où un catcheur s'allonge sur l'adversaire et passe un bras sous une des jambes de celui-ci, ça s'appelle le cover. Des tombés illégaux furent créés aussi comme porter un tombé en s'aidant des cordes.

 

Abandon :

      On peut également bloquer son adversaire dans une prise de soumission et le forcer à abandonner, l'adversaire tapote le matelas. Un Knockout est aussi considéré comme un abandon, l'arbitre peut aussi arrêter le match s'il constate que l'un (ou les deux) des catcheurs reste au sol sans se relever pendant au moins dix secondes ou que l'un (ou les deux) catcheurs perd trop de sang.

 

Décompte extérieur :

      Il est possible de gagner sur un décompte extérieur (ou count-out en anglais) ou l'adversaire resté trop longtemps en dehors du ring, en général le temps que l'arbitre compte jusqu'à 10. Si l'autre catcheur (qui est resté sur le ring) descend du ring, l'arbitre est obligé de refaire le décompte.

 

Disqualification :

      Enfin, il est possible de gagner sur une disqualification de l'adversaire. Il est disqualifié s'il :

  - Emploie une attaque interdite

  - Utilise un objet comme arme pour tricher.

  - Agresse l'arbitre.

  - Une personne non impliquée dans le combat intervient en sa faveur (interférence)

  - Refuse d'exécuter un ordre de l'arbitre (ex : refus de lâcher une prise, étrangler l'adversaire pendant plus de 5 comptes de l'arbitre, plusieurs coups de poing sur un adversaire reposant sur le turnbuckle).

_

Vocabulaire :

 

Mark :

      Fan crédule ou particulièrement enthousiaste.

 

Smark :

      Fan qui prétend tout connaître des ficelles du catch (contraction de smart (malin dans le sens de l'intelligence) et mark).

 

Gimmick :

      Traits marquants du personnage incarné par un catcheur. Par exemple, la gimmick de The Undertaker est qu'il s'agit d'un croque-mort lui-même mort-vivant, habillé de noir et possédant des pouvoirs surnaturels. La gimmick de John Cena est celui d'un rappeur blanc, la gimmick de Shawn Michaels est celui d'un homme à femmes sexy et arrogant. Il est rare qu'un catcheur conserve la même gimmick toute sa vie, sous peine que les fans se lassent de lui. Ainsi The Undertaker a brièvement délaissé son personnage de croque-mort pour celui d'un biker.

 

Face :

      C'est un catcheur au gimmick gentil, abréviation de babyface, il est courageux, respecte les règles et aide les autres. (John Cena, Shawn Michaels, Triple H, Ric Flair, Carlito, ...)

 

Heel :

      C'est le contraire de face, un catcheur au gimmick méchant. Le heel triche, insulte ses adversaires et ne se préoccupe que de ses intérêts personnels. (Edge, Randy Orton, Kenny Dykstra, Umaga, The Great Khali.

 

Tweener :

      Cependant un catcheur peut être à la fois face et heel comme le clan D-Generation X.

 

Jobber (ou Enhancement talent) :

      C'est un catcheur dont le rôle est de perdre tous ses matchs pour faire valoir ses adversaires. Un des plus célèbres et et des plus populaires de la WWF/WWE est Steve Lombardi, qui a principalement catché sous le nom de Brooklyn Brawler (bagarreur de Brooklyn). Aujourd'hui, le jobber pur tend à disparaître car plus aucun catcheur ne perd TOUS ses matchs (alors que c'était le cas du Brooklyn Brawler). Pour ce type de catcheur on utilise généralement des lutteurs indépendants locaux.

 

Feud :

      Ce terme designe une rivalité entre un ou plusieurs catcheurs. Cela peut aussi bien s'appliquer a une succession de match avec une ceinture pour enjeu qu'une forte haine entre les catcheurs. La plus célebre Feud depuis 2005 était celle de John Cena contre Edge (Elle a duré pendant 2 ans et continue) qui a entrainé la deuxiéme plus célébre Feud en 2006-2007 entre la D-Generation X (Triple H, Shawn Michaels et John Cena) contre la Rated-RKO (Edge, Randy Orton) et Umaga (Elle continue).

 

Blade Job (ou Blading) :

      Pratique qui consiste a se faire saigner volontairement grace a une petite lame (généralement cachée dans leur genouillère ou coudière) pour qu'un coup assené par l'adversaire paraisse plus brutal. Cela était parti particulièrement fréquents vers la fin des années 90, lorsque le monde du catch a voulu casser son image de divertissement familial pour devenir plus "branché", plus tourné vers le public ado/jeune adulte.

 

Squash match :

      C'est un match extrêmement bref qui est destiné à faire paraître le vainqueur comme particulièrement puissant et le perdant est considéré comme jobber.

 

Shoot match :

      C'est un match où les coups sont réellement portés (et non pas simulés). Le terme de shoot s'emploie également en d'autres occasions où les catcheurs sortent du cadre prédéfini par les bookers pour s'exprimer librement et de façon imprévue. Un exemple bien connu des fans est celui de Dustin Rhodes qui, trouvant ridicule le personnage de Seven que voulaient lui faire jouer les bookers et l'a publiquement exprimé en s'adressant aux fans dès son arrivée sur le ring dans son costume de Seven en disant "Regardez-moi ça, je ressemble à l'Oncle Fétide de la Famille Addams !", signant par la même occasion l'arrêt de mort du personnage.

 

Hair match :

      C'est un match au cours duquel le perdant ou la perdante aura la tête tondue, et rasée. Parmi les plus célèbres perdantes, citons Molly Holly.

 

Les Gimmicks :

 

Face :

Le Héros :

      Un modèle pour la jeunesse, courageux, loyal, respectueux des règles, toujours prêt à défendre les faibles. Ce genre de gimmick, réservé aux catcheurs charismatiques et dotés d'un physique imposant, s'est quelque peu ringardisé dans les années 90. Hulk Hogan est l'exemple type du catcheur utilisant un gimmick "héroïque". Un autre "héros a fait sonn apparition pendant les années 2003 à 2006 : The Hurricane qui ensuite devenu Gregory Helms et devenu Heel.

 

Le Cool :

      Il est drôle, il a du succès auprès des femmes comme Val Venis, il sait se sortir de toutes les situations et même s'il se comporte parfois de façon arrogante, il reste très populaire auprès des jeunes car il incarne ce qu'ils aimeraient (ou pensent) être. Pour incarner un personnage de ce type, il faut être plutôt jeune, beau garçon, et avoir du bagoût. The Rock est le cool par excellence, on peut aussi citer Carlito, très arrogant.

 

Le Patriote :

      Un catcheur qui brandit fièrement le drapeau américain récoltera les acclamations de la foule même s'il n'a pas plus de talent que de personnalité. Le gimmick a ses limites, mais ne se démode pas. Hacksaw, All American, Hulk Hogan ou The Patriot ont lutté sous la bannière étoilée.

Heel :

L'Etranger anti-Américain :

      A la WWE, la plupart des catcheurs non-originaires des États-Unis ont été amenés à jouer le rôle du méchant immigré, ingrât avec sa terre d'accueil. Depuis des décennies, méchants Arabes/Russes/Anglais/Canadiens/Français se sont succédés sur les rings avec un gimmick de ce type, plus ou moins raciste et stéréotypé, insultant les fans américains et profanant leur drapeau. Le public adore huer ce genre de personnage, et scander "USA, USA!" pour encourager leurs adversaires. The Iron Sheik, Nikolaï Volkoff, Muhammad Hassan ou René Duprée et sa gimmick stéréotypée de français arrogant, se sont fait connaître avec des gimmicks anti-américains.

 

L'Effeminé :

      Dans le monde machiste du catch, on doit être un homme, un vrai. Un personnage effeminé ou homo (que le catcheur qui l'incarne le soit réellement ou pas) sera donc systématiquement un heel, se comportant en grande folle insupportable, tendant d'aguicher ses adversaires mâles, fuyant lâchement en cas de danger. Ce type de gimmick était assez répandu dans le catch français des années 50, et se retrouve dans le catch américain jusqu'à nos jours. Adorable, Goldust ou la Spirit Squad (Pom-Pom Boys) (ou Kenny Dykstra a été le Leader mais n'est plus effeminés) ont été des Effeminés célèbres.

 

Le Méchant Milliardaire :

      Voir que les riches et les puissants n'ont pas toujours le dernier mot, se venger de son patron, un fantasme qui se réalise dans le monde du catch ! Hors du ring, le catcheur est habillé d'un smoking et utilise sa fortune pour corrompre les officiels, acheter les services d'alliés, parfois même s'offrir un titre de champion sans combattre ! Il abuse de son pouvoir et ne perd pas une occasion d'insulter les plus pauvres que lui. Le public est ravi lorsque ce genre de personnage finit par recevoir la monnaie de sa pièce. Vince McMahon, Ted DiBiase ou John "Bradshaw" Layfield (JBL) ont utilisé un gimmick de type Méchant Milliardaire.

 

Le Monstre invincible :

      Ce gimmick est idéal pour les catcheurs au physique hors normes, mais peu doués pour les interviews et la lutte pure. Grand, fort, le Monstre détruit ses adversaires pour le simple plaisir de faire mal, ou pour calmer sa furie, ou parce qu'un autre catcheur plus rusé a fait de lui son serviteur. Andre the Giant, Giant Gonzalez, The Undertaker, Kane,The Great Khali ou encore Big Show sont des exemples de catcheurs ayant incarné un personnage de Monstre Invincible.

 

Le Narcissique :

      Souvent utilisé par les catcheurs dotés d'une musculature parfaitement sculptée mais d'une personnalité terne. Très fier de lui, arrogant, il aime rabaisser les autres, se moquer du public qu'il invite à se prosterner devant lui et égoïste. Très courant, ce gimmick a rarement mené très loin ceux qui l'ont utilisé (faute d'originalité), comme The Narcissist, The Reflection of Perfection ou Chris Masters.

 

Le Traître :

      Au États-Unis, lorsqu'un catcheur se retourne contre son pays, il est considéré comme un traître par le public. Par exemple lorsqu'un catcheur américain s'allie avec un catcheur d'une autre nationalité comme Rob Conway qui faisait partie de La Résistance, le groupe de catcheur français composé de René Duprée et Sylvain Grenier. Mais au Japon, si les catcheurs s'allient avec des américains ou d'autres catcheurs non japonais, ils sont aussi considérés comme traîtres, par exemples Masahiro Chono, Hiroyoshi Tenzan, Satoshi Kojima ou The Great Muta qui s'allièrent avec Sting ou Scott Norton dans la nWo version japonais (connu après sous le nom de Team 2000).

 

Le Délinquant :

      Un catcheur délinquant veut dire qu'un catcheur qui agit avec de la violence, moquerie, vulgarité et vandalisme sur les autres catcheurs, mais parfois, il fixe leur propre loi aux autres catcheurs comme Steve Austin ou Edge tout comme les groupes de catcheur comme la nWo ou la D-Generation X (mais elle est aussi face).

 

La Lucha Libre :

      La lucha libre est le catch mexicain.

 

Le Règlement :

      Un combat de lucha libre peut opposer deux luchadores ou bien des équipes de deux, trois, quatre ou cinq. En général un match se déroule en trois tombées, ou caídas. On réalise un tombé soit en rivant les épaules de l'adversaire pendant environ 3 secondes, soit par soumission. Les soumissions lors des matches par équipes sont souvent simultanées, et à la différence du catch américain le lutteur se soumettant ne tape pas au sol mais agite la main ou se rend verbalement. Les disqualifications sont quasi inexistantes en effet en lucha libre. Dans les matchs par équipe en général il y a deux arbitres : l'un a tendance técnico, pour les gentils, celui qui se bat avec plus de technique, et l'autre pour les rudos, plus violents dans leur catch, mais cela n'influe pas les comptes de trois selon le lutteur qui tente un tombé.

Spécificités :

      La lucha libre se révèle particulièrement spectaculaire, notamment avec des prises comme le Hurracanrana, le Pescado ou des sauts vers l'extérieur du ring. Les combats sont très rapides et moins violents (tout spécialement à la CMLL) par rapport à ceux du catch américain (notamment la WWE). Au Mexique les lutteurs, selon la tradition, doivent porter un masque et/ou avoir les cheveux longs. Au cours de leur carrière ils combattent dans des matchs où le vainqueur remporte le masque du perdant. Beaucoup de lutteurs perdent leur masque dans leur carrière, souvent lors de leur dernier match, moyennant une prime importante car le masque représente un peu la vie d'un luchador, il a une importance toute particulière et est ancré dans les vieilles traditions. Ces matchs sont souvent assez brutaux, les deux lutteurs tentant chacun d'arracher littéralement le masque de l'autre, ces matchs sont les rares au Mexique où les lutteurs saignent assez régulièrement.

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